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Garidech

commune française du département de la Haute-Garonne

Garidech
Garidech
Garidech vu du Girou
Blason de Garidech
Blason
Garidech
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Pechbonnieu
Intercommunalité Communauté de communes des coteaux du Girou
Maire
Mandat
Christian Ciercoles
2014-2020
Code postal 31380
Code commune 31212
Démographie
Gentilé Garidéchois, Garidéchoises
Population
municipale
1 756 hab. (2016 en augmentation de 9,07 % par rapport à 2011)
Densité 247 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 32″ nord, 1° 33′ 42″ est
Altitude Min. 132 m
Max. 214 m
Superficie 7,11 km2
Localisation

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Garidech
Liens
Site web Site officiel

Garidech est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Garidéchois.

GéographieModifier

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située à 17 km au nord-est de Toulouse, sur la rive droite du Girou. Elle fait aussi partie de l'unité urbaine de Montastruc-la-Conseillère et du Pays Tolosan.

Communes limitrophesModifier

Garidech est limitrophe de cinq autres communes.

 
Carte de la commune de Garidech et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Garidech[1]
Bazus Paulhac
(sur 100 m)
Montastruc-la-Conseillère
 
Castelmaurou Gragnague

Géologie et reliefModifier

Adossée à une colline molassique sur la rive droite du Girou, entre Launagais et Frontonnais.

La superficie de la commune de est de 711 hectares ; son altitude varie de 132 à 214 mètres[2].

HydrographieModifier

La commune est bordée par le Girou au sud-est et par la Nauze au sud-ouest.

TransportModifier

Accessible par l'autoroute A68 Toulouse-Albi sortie :   03 ou par la route départementale 888 (RD888, ex-RN 88).

Par le train en Gare de Gragnague sur la ligne de Brive-la-Gaillarde à Toulouse-Matabiau via Capdenac

ToponymieModifier

De l'occitan garida, « guérite »[réf. nécessaire].

HistoireModifier

Si des traces d'occupation gallo-romaine sont relevées sur les bords de la rivière, le nom de Garidech n'apparaît pour la première fois dans l'Histoire que le .

On peut supposer que le village serait resté anonyme si, ce jour-la, Pierre et Raymond Aguassa n'avaient cédé une partie de leur droit de dîme de Saint Pierre de Salinières (aujourd'hui Prexempeyre) à l'Hôpital de Jérusalem. Garidech entrait simultanément dans l'Histoire et dans une organisation complexe: l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Les possessions hospitalières grossirent rapidement par donations successives si bien que, dès le milieu du XIIIe siècle, Garidech fut élevée au rang de « préceptorie ». Les biens de l'ordre du Temple confisqués : ils furent confiés aux Hospitaliers qui les administrèrent. Garidech reçut un immeuble de rapport à Toulouse (la Maison du Temple), les terroirs de Labarthe, Flamarens et Albefeuille (aujourd'hui commune d'Albefeuille-Lagarde en Tarn-et-Garonne) et une part des dîmes de la paroisse de Cornebarrieu. Ainsi dotée, la préceptorie de Garidech fut élevée au rang de « commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem » et une partie de ses revenus fut affectée à l'entretien de l'Hôtel-Dieu Saint-Jacques à Toulouse.

Les revenus du commandeur étaient tirés de l'exploitation agricole (il possédait en propre deux grandes fermes qui étaient travaillées en métayage) et de l'exercice de ses droits seigneuriaux.

La commanderie était dotée d'un four banal où chaque habitant devait cuire son pain, d’une forge banale où chaque tenancier devait faire fabriquer et aiguiser ses outils et d'un moulin non-banal sur le Girou. Outre la seigneurie banale, le commandeur disposait de la seigneurie ecclésiastique et, à ce titre, il prélevait la dîme de 10 % sur les cultures spéculatives blé, avoine, foins, vendanges et pastel), de 1/12 (8,3 %) sur les cultures ordinaires (pois, fèves, maïs, légumes et chanvre).

Il exerçait aussi la seigneurie foncière : les terres qu'il avait reçues en échange de protection étaient rendues, sous le régime de « l'emphytéose perpétuelle », à leurs anciens propriétaires, à charge pour eux de payer le « cens récognitif de seigneurie ». Si les prélèvements étaient nombreux, ils étaient toutefois modiques : la totalité des taxes perçues par le commandeur atteignait une proportion de 15 % de tous les revenus en échange de structures et de services comme le four, le moulin ou la forge, investissements qu'aucun paysan garidéchois n'aurait pu assumer seul.

La Révolution de 1789, avec l'abolition des privilèges et la nationalisation de biens du clergé, mit fin à la commanderie de Garidech. La commune, nouvellement formée (1791) s'assoupit doucement à l'écart du vacarme de la révolution industrielle. Il fallut attendre le début des années 1980 et la métropolisation de Toulouse pour que Garidech tirât profit de la proximité toulousaine et reprît vie.

La commune, dont la population a longtemps stagné aux alentours de quatre cents habitants, dépasse le millier à l'aube du troisième millénaire et grossit toujours... Elle tire bénéfice de l'autoroute A 68 et de son échangeur : il achemine les habitants vers les emplois toulousains et il valorise un pôle d'activités tertiaires et un bassin d'emploi local[3].

HéraldiqueModifier

Son blasonnement est : D'argent à la lettre G capitale d'azur.

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 1 500 habitants et 2 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de dix neuf[4],[5].

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Commune faisant partie de la deuxième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes des Coteaux du Girou et du canton de Pechbonnieu (avant le redécoupage départemental de 2014, Garidech faisait partie de l'ex-canton de Montastruc-la-Conseillère).

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 En cours Christian Ciercoles SE Retraité
2001 2008 Bernard Levresse SE  
1995 2000 Gabriel Josserand SE  
1971 1995 Charles Latieule SE  

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

En 2016, la commune comptait 1 756 habitants[Note 1], en augmentation de 9,07 % par rapport à 2011 (Haute-Garonne : +6,98 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
275304345361348399383399383
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
403407376390375386349322347
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
341345331323316303318293316
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3313183805206989541 4981 6101 756
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[10] 1975[10] 1982[10] 1990[10] 1999[10] 2006[11] 2009[12] 2013[13]
Rang de la commune dans le département 187 238 186 159 138 118 118 119
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

ÉconomieModifier

L'agriculture basée sur la culture de céréales (maïs, blé…) a encore une place importante mais tend à diminuer en faveur de zones résidentielles liées à la proximité de l'agglomération toulousaine puisque Garidech se trouve dans son aire urbaine.

Lieux et monumentsModifier

  • Monument aux morts
  • Église Saint-Jean-Baptiste du XVe siècle inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Elle conserve une croix processionnelle en argent repoussé datant de 1542 de l'orfèvre toulousain Pierre I Delezat, classe au titre des Monuments historiques.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la communeModifier

Vie pratiqueModifier

Service publicModifier

EnseignementModifier

Garidech fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune par une école maternelle et une école primaire[14].

CultureModifier

Comité des fêtes, école de musique, danse, Club de Karaté, Club de pétanque, Club de Sport

Activités sportivesModifier

Karaté, chasse, pétanque,

Écologie et recyclageModifier

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes des Coteaux du Girou[15], (SITROM), et du syndicat de traitement DECOSET.

La commune possède une déchèterie.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. (Texte issu du site Internet officiel de la Mairie de Garidech)
  4. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  5. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031303.html.
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  11. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  12. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  13. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  14. http://www.mairie-garidech.com/soccul/pscindex.php
  15. http://www.cc-coteaux-du-girou.fr/vie-quotidienne/les-ordures-menageres