Georges Le Gentil

romaniste français

Georges Le Gentil, né le à Fère-Champenoise et mort le à Paris, est un romaniste français. Professeur à la Sorbonne, il y occupe la première chaire de langues et littératures portugaises et brésiliennes[1].

Georges Le Gentil
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BiographieModifier

JeunesseModifier

Élève de l'École normale supérieure en 1897-1901, il a pour professeur Alfred Morel-Fatio.

En 1901, il épouse Marie Eugénie Collard, dont nait Pierre Le Gentil. Boursier de voyage en Espagne en 1901-1902, il passe l'agrégation de lettres qu'il obtient en 1901.

Professeur en lycée et docteurModifier

Il se tourne alors vers l’enseignement et fut professeur aux lycées de Tourcoing (1902-1904), Cahors (1904-1905), Montauban (1905-1907) et de Toulouse (1908-1914).

En 1910, il devient docteur ès lettres avec ses thèses Le poète Manuel Bretón de los Herreros et la société espagnole de 1830 à 1860 et Les revues littéraires de l'Espagne pendant la première moitié du XIXe siècle : aperçu bibliographique.

Dès le mois d', il est mobilisé sous une unité combattante, puis il est chef de mission au Portugal pour le recrutement de la main-d'œuvre militaire de à la fin de la guerre.

Professeur d'université et romanisteModifier

À son retour du Portugal en 1919, il enseigne à la Sorbonne d'abord comme chargé de cours, et à partir de 1935 en tant que maître de conférences. Il est nommé professeur de langues et littératures portugaises et brésiliennes en 1936[2], occupant ainsi la première chaire de langues et littératures portugaises et brésiliennes en France. À partir de 1939, il impose le portugais comme deuxième langue obligatoire des études hispaniques. Il prend sa retraite en 1947.

Collaborateur de la Revue latine, du Bulletin hispanique, de la Revue de l'Amérique latine, Georges Le Gentil a laissé de nombreux ouvrages, parmi lesquels Camoes (1924), Almeida Garrett, un grand romantique portugais (1926), La France équinoxiale (1933), La Littérature portugaise (1935), L'Allemagne et la guerre (1940), Les Portugais en Extrême-Orient, Fernao Mendes Pinto (1947), Camoes, l'œuvre épique et lyrique (1954) et Découverte du monde (1954).

PublicationsModifier

  • Le poète Manuel Breton de Los Herreros et la société espagnole de 1830 à 1860, thèse de doctorat (1909).
  • Les revues littéraires de l'Espagne pendant la première moitié du XIXe siècle, thèse complémentaire (1909).
  • Camoëns, introduction, traduction et notes (1924).
  • Almeida Garrett, traduction et notice (1926).
  • La France équinoxiale (1933).
  • La littérature portugaise (1935), 2e édition (1951).
  • Tragiques histoires de mer au XVIe siècle, récits portugais choisis et traduits (1939).
  • L'Allemagne et la guerre (1940).
  • Les Portugais en Extrême-Orient, Fernao Mendes Pinto (1947).
  • Camoëns, l'œuvre épique et lyrique (1954).
  • Découverte du monde (1954).

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Georges Le Gentil (1875-1953) », sur data.bnf.fr (consulté le 23 juillet 2020)
  2. Christophe Charle, « 64. Le Gentil (Jean, Maxime, Georges) », Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol. 2, no 2,‎ , p. 132–133 (lire en ligne, consulté le 23 juillet 2020)

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