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Courville-sur-Eure

commune française du département d'Eure-et-Loir
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Courville (homonymie).

Courville-sur-Eure
Courville-sur-Eure
L'église Saint-Pierre
Logo monument historique Classé MH (1907)[1].
Blason de Courville-sur-Eure
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Canton Illiers-Combray
Intercommunalité Communauté de communes entre Beauce et Perche
Maire
Mandat
Hervé Buisson
2014-2020
Code postal 28190
Code commune 28116
Démographie
Gentilé Courvillois
Population
municipale
2 817 hab. (2016 en augmentation de 0,07 % par rapport à 2011)
Densité 253 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 03″ nord, 1° 14′ 28″ est
Altitude Min. 155 m
Max. 194 m
Superficie 11,13 km2
Localisation

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Courville-sur-Eure
Liens
Site web http://www.courville-sur-eure.fr

Courville-sur-Eure est une commune française, située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

GéographieModifier

SituationModifier

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Communes limitrophesModifier

Lieux-dits et écartsModifier

  • Lancey, Vaujoly, le Tronchet.

HydrographieModifier

Provenant de l'ouest par Chuisnes, la rivière l'Eure, affluent en rive gauche du fleuve la Seine, traverse le sud de la commune pour se diriger ensuite vers l'est et Saint-Luperce.

Voies de communication et transportsModifier

 
La gare.

Desserte ferroviaireModifier

Article détaillé : gare de Courville-sur-Eure.

La gare de Courville-sur-Eure se situe sur la ligne de Paris-Montparnasse à Brest.

ToponymieModifier

À l’origine, le nom de la ville est formé de deux mots latins « curva » et « villa », ce qui veut dire « ville courbe ».

Dans les chartes du Moyen Âge, Courville porte les noms suivants : Corba-villa, Corbe-villa, Curba-villa, Curva-villa,Corvilla ; qui se traduisent en français par Corbeville, Courvbeville, Courbville et enfin Courville[2].

HistoireModifier

Ancien RégimeModifier

Lorsqu'en l'an 877 l'hérédité des fiefs fut proclamée par l'édit de Kiersy, un ordre social nouveau remplace la société gallo-romaine : la féodalité se constitue. Partout se construisent des châteaux fortifiés, symboles de la domination féodale : Courville devint une châtellenie, sous la domination d'un petit seigneur féodal, appelé sire d'abord sous la famille Vieux-pont, puis baron avec les Billy et les Ligneris ; en 1656, la baronnie de Courville est érigée en marquisat lorsque cette seigneurie passe entre les mains des descendants de Sully[2].

Courville fut autrefois entouré de murailles et de fossés ; on y accède alors par plusieurs portes. Mais ces fortifications ne tardent pas à devenir inutiles. Au XIIe siècle, resserré dans les limites trop étroites de son enceinte, Courville s’agrandit, sa population augmente, sa bourgeoisie commerçante et aisée obtient des privilèges et peut prendre part à l'administration locale. Un syndic, nommé pour trois ans, est chargé de faire exécuter les « ordres du Roy et les ordonnances de Monseigneur l'Intendant et de veiller pareillement à tout ce qui pouvait être des intérêts de la communauté des habitants »[2].

Civilement, Courville faisaient partie de la généralité d'Orléans et de l'élection de Chartres : au point de vue religieux, il était le chef-lieu d'un doyenné relevant de l'archidiaconé de Chartres[2].

Révolution française et EmpireModifier

Par un décret du 15 janvier 1790, l'assemblée nationale divise la France en 83 départements, chacun d'eux étant partagé en district, les districts en cantons et ces derniers en municipalités. Le canton de Courville-sur-Eure est compris dans le district de Châteauneuf et composé de douze municipalités[Note 1]. Mais la loi du 28 pluviôse an VIII modifie cette organisation ; les districts sont remplacés par des sous-préfectures. Puis, l'arrêté du 29 fructidor an IX, qui réduit le nombre des cantons, constitue celui de Courville comme il l'est actuellement, en ajoutant quatre communes aux douze précédentes[2],[Note 2].

Époque contemporaineModifier

Article détaillé : Retirada.

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[3], dont Courville-sur-Eure[4]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[5]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[6].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1974 Georges Fessard    
Les données manquantes sont à compléter.
Robert Bizard[8] RI puis
UDF-PR
Dirigeant d'entreprise
Conseiller général (1978 → 1994)
Daniel Pothier    
Bernard Gautier    
en cours Hervé Buisson DVD Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

JumelagesModifier

La commune est jumelée depuis 1987 avec Alveston (en) (South Gloucestershire)[9].

Politique environnementaleModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2016, la commune comptait 2 817 habitants[Note 3], en augmentation de 0,07 % par rapport à 2011 (Eure-et-Loir : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3431 3811 3411 3401 4451 5351 5471 6531 646
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5951 6281 7181 7071 7411 6681 7161 7401 840
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8161 8761 8591 7441 7981 7261 8401 9471 862
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 0441 9722 0302 2602 3752 7392 6992 7942 810
2016 - - - - - - - -
2 817--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

La commune possède le plus grand collège d'Eure-et-Loir en termes de capacité d'accueil. Deux écoles primaires sont aussi présentes, une publique et l'autre privée catholique.

Sports et activités culturellesModifier

Amicale courvilloise.

Généralités
Fondation (106 ans)
Couleurs Blanc et bleu
Siège Rue Pannard,
28190 Courville-sur-Eure
Président Serge Juhel
Sections actuelles Basket-ball, boxe, Dentelle aux fuseaux, Football, Gymnastique volontaire, Judo, Karaté, Philatélie, Randonnée pédestre Tarot, Tennis et Yoga
Sections anciennes Gymnastique et la préparation militaire

L'association régie par la loi 1901 Amicale courvilloise, fondée le 14 janvier 1913, a pour objet de regrouper des sections ayant pour but la promotion, l'apprentissage, la pratique et le développement de toute activité à caractère sportif ou culturel au bénéfice du plus grand nombre possible de pratiquants. À son origine, deux disciplines sont pratiquées : la gymnastique et la préparation militaire[14].

En 1920 apparaît la première équipe de football[15].

Manifestations culturelles et festivitésModifier

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

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Personnalités liées à la communeModifier

La salle des fêtes de la ville portant son nom est inaugurée le 14 mai 1899. Elle est reconstruite au XXIe siècle dans la même rue portant son nom[19] ;

HéraldiqueModifier

  Blason D'argent à dix annelets de gueules ordonnés 3, 3, 3 et 1.
Détails
Adopté le 7 avril 1998. Armoiries de la famille des De Vieux Pont.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. À savoir : Courville, Billancelles, Chuisnes, Dangers, Fruncé, Landelles, Le Favril, Mittainvilliers, Pontgouin, Saint-Arnoult-des-Bois, Saint-Germain-le-Gaillard et Vérigny
  2. Fontaine-la-Guyon, Saint-Georges-sur-Eure et Saint-Luperce qui faisaient partie du canton de Bailleau-l'Évêque supprimé et Orrouer qui appartenait à celui d’Illiers-Combray
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a et b « L'église Saint-Pierre », notice no PA00097088, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. a b c d et e Armand Pelé, Courville, Essais historiques, Lafolye, coll. « Monographies des villes et villages de France », , 155 p.
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  5. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  6. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  7. Châteaux en Eure-et-Loir, Charles Métais, volume 1er, Archives du diocèse de Chartres, 1902.
  8. Fiche personnalité Robert BIZARD, sur perche-gouet.net
  9. Les amis des jumelages de Courville
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. « Amicale Courvilloise », sur courville-sur-eure.fr (consulté le 5 novembre 2014)
  15. « Le club », sur am_courville.sportsregions.fr (consulté le 5 novembre 2014)
  16. « Les objets classés de l'église », base Palissy, ministère français de la Culture
  17. « L'éolienne », notice no PA00125350, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « L'hôpital », notice no PA00097089, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Pannard, célèbre courvillois », sur courville-sur-eure.fr (consulté le 19 décembre 2014).
  20. "Eure-et-Loir : une comédienne lègue 4 millions d'euros à sa commune" sur franceinfo.fr, 18 octobre 2018.