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Cathédrale Saint-Corentin de Quimper

cathédrale située dans le Finistère, en France

Cathédrale Saint-Corentin
Image illustrative de l’article Cathédrale Saint-Corentin de Quimper
Présentation
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattachement Diocèse de Quimper et Léon (siège)
Début de la construction XIIIe siècle
Fin des travaux XVe siècle
(flèches)
Style dominant Gothique rayonnant (chœur)
Gothique flamboyant (nef et transept)
Protection Logo monument historique Classée MH (1862)
Site web http://www.quimper.fr/624-la-cathedrale-saint-corentin.htm
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Ville Quimper
Coordonnées 47° 59′ 44″ nord, 4° 06′ 08″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Finistère

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Cathédrale Saint-Corentin

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Cathédrale Saint-Corentin

La cathédrale Saint‑Corentin, dont le nom complet est basilique cathédrale Saint-Corentin[1], est un lieu de culte catholique sous le patronage de Notre-Dame et du premier évêque légendaire dont elle porte le nom, saint Corentin. Elle est située dans le centre-ville de Quimper, chef-lieu du département du Finistère, en Bretagne. Siège du diocèse de Quimper avant la Révolution française, le bâtiment est depuis 1801 le siège du diocèse de Quimper et Léon.

Le monument actuel de style gothique est édifié au XIIIe siècle sur la base d'édifices plus anciens, et achevé sous le Second Empire. Il présente une apparente unité architecturale malgré un chantier permanent durant six siècles, marqué d'hésitations, d'arrêts dans la construction et de repentirs.

Classée Monument Historique sur la liste de 1862, la cathédrale est entièrement restaurée dans les années 1990 et 2000 qui voient la consolidation de ses structures et la restitution partielle de sa polychromie originelle plus vive.

La cathédrale est considérée comme l'élément majeur du patrimoine quimpérois, attirant de nombreux touristes venus admirer ses flèches culminant à plus de 75 mètres au-dessus du sol et encadrant la statue du roi légendaire Gradlon.

LocalisationModifier


HistoireModifier

 
Situation de la cathédrale.

La cathédrale actuelle occupe un emplacement où plusieurs sanctuaires se sont succédé et dont l'historien sait peu de choses, faute de textes et de fouilles archéologiques.

La cathédrale pré-romaneModifier

La cathédrale pré-romane est élevée sous l’épiscopat de Félix (titulaire du siège de Cornouaille en 835), déposé par Nominoé en 849 sous prétexte de simonie, mais plus probablement en raison de son origine ou de son obédience franques[2].

La cathédrale romaneModifier

Bien qu'attestée en 1128 et en 1424, la cathédrale romane n'a pas fait l'objet d'études historiques, ni de fouilles archéologiques. On ignore donc pour l'essentiel ses caractéristiques et l'époque de sa construction[3]. Le seul vestige connu est un chapiteau sculpté dans le style de ceux de Sainte-Croix de Quimperlé mentionné par René-François Le Men en 1877[4].

Sa place au cœur du réseau viaire concentrique du Quimper médiéval permet néanmoins de supposer que sa construction est liée à la réorganisation de l'espace public situé aux alentours. En effet, ainsi que l'ont démontré les fouilles archéologiques, l'actuelle place Laënnec accueille à partir de 1060 - 1080 un grand cimetière traversé par des allées convergeant vers la nef de l'actuelle cathédrale gothique, emplacement supposé de la cathédrale romane. Jean-Paul Le Bihan émet l'hypothèse que ce grand projet urbain est ordonné par le duc de Bretagne et comte de Cornouaille Hoël II, dont la famille a fréquemment été associée à la charge d'évêque de Quimper[3]. Le culte de saint Corentin est également très vivace chez les princes cornouaillais. Cette période de construction, commençant aux alentours de 1070, est compatible avec le chapiteau roman mentionné par Le Men[4].

Le Bihan fait également l'hypothèse que l'emplacement de la cathédrale romane à cet endroit - sous la nef de l'actuelle cathédrale gothique - aurait permis la conservation d'un monument plus ancien le temps des travaux et situé sous le chœur de l'actuelle cathédrale gothique. Cet emplacement est également davantage à l'abri des grandes marées qui peuvent remonter le cours de l'Odet. La découverte, en 1992, des vestiges d'une abside sous le bras nord du transept gothique laisse supposer la présence d'un baptistère de plan circulaire construit à l'arrière du chevet roman[4].

D'après Le Men, le chœur de la cathédrale romane est démoli en 1424 pour laisser place aux travaux de construction de la nef gothique[3]. Le Bihan pense que c'est la cathédrale entière qui a été démolie à cette occasion[5].

La cathédrale gothiqueModifier

La cathédrale gothique est construite en trois fois, l'impulsion initiale étant donnée en 1239 par un horsain, l'évêque de Cornouaille Rainaud.

L’édification du chœurModifier

De 1240 à 1336 est construit le chœur (consacré en 1287) à l'Est de la cathédrale romane qui est conservée pour le culte mais les travaux sont interrompus par la guerre de Succession de Bretagne et ne sont achevés que sous l'épiscopat de Gatien de Monceaux : les voûtes sur croisées d'ogives sont lancées de 1408 à 1415, peintes en 1417. Les verrières traitées au jaune d'argent sont, quant à elles, sont mises en place entre 1417 et 1419[6].

L'édification de la nefModifier

 
Plan de la cathédrale montrant le « désaxement ».

Sous l'impulsion de l'évêque de Cornouaille Bertrand de Rosmadec, la première pierre de la façade est posée le 26 juillet 1424[7]. La nef et le transept sont construits de 1424 à 1485, après démolition de la cathédrale romane[8]. Les portails nord (portail des Baptêmes) et sud (portail Sainte-Catherine) sont en place avant 1433. Après 1460, la nef vient se greffer sur le chœur par l'intermédiaire du transept, que surmonte un clocher central de 16 mètres. Les voûtes de la nef, enduites d'ocre et tracées à l'imitation d'un assemblage de briques, ne sont complètement posées qu'entre 1486 et 1493[9].

La cathédrale a un plan en croix latine et possède la particularité d'avoir une déviation vers la gauche de l'ordre de 10° de l'axe du chœur par rapport à la nef. Plusieurs hypothèses ont été données pour expliquer ce « désaxement » :

  • hypothèse la plus vraisemblable : contrainte due à la configuration du terrain (« désaxement » pour éviter le sol humide trop instable proche de la rivière) qui empêche de modifier l’axe de la cathédrale romane ;
  • choix symbolique de rappeler la position de la tête du Christ sur sa croix ;
  • choix rationnel de raccorder l'édifice à la chapelle romane de la « Victoire » qui était alors une structure indépendante et un symbole important de la mythologie comtale (mémorial de la victoire du comte de Cornouaille Alain Canhiart sur son suzerain Alain III en 1031) avant de devenir la chapelle axiale ;
  • présence du palais épiscopal au Sud et de l'urbanisme naissant, avec ses axes comme la rue Kéréon et la place sur laquelle la façade de la cathédrale ne pouvait être placée en biais, ce qui interdit de prolonger l’axe gothique du chœur et impose de conserver l’orientation de la nef romane[10].

Le porche sud a été réalisé par l'atelier ducal du Folgoët[11]. Les vitraux anciens furent réalisés par Allain Cap[12], un célèbre peintre verrier[13].

Les temps modernesModifier

Le 10 août 1613 a lieu l'incendie de la toiture de la tour nord. Le , la flèche de la tour de plomb est touchée par la foudre. Les chanoines du chapitre approchent les saintes reliques des flammes ; peine perdue, l'incendie poursuit ses ravages, malgré l'emploi de 150 barriques d'eau et d'une cinquantaine de charretées de fumier. Pour lutter contre ce fait de sorcellerie, les chanoines décident alors de jeter dans le brasier un pain de seigle renfermant une hostie et d'asperger le feu d'eau bénite mélangée à du lait de femme. Miraculeusement, le démon quitte les flammes et le feu s'éteint, mais le clocher est totalement ruiné. La légende affirme que le pain de seigle contenant l'hostie fut retrouvé intact au milieu des cendres. Cette anecdote est connue sous le nom du « diable de Quimper-Corentin »[14].

De 1643 à 1644 sont construits l'orgue et sa tribune[7]. La chaire baroque, de bois polychrome et doré, est une œuvre de 1679, due à Jean Michelet et Olivier Daniel, maître menuisier et maître sculpteur quimpérois, qui représentent dans des médaillons de la cuve et sur la rampe d'escalier différents épisodes de l'histoire de saint Corentin[15].

La RévolutionModifier

 
La cathédrale flanquée de ses échoppes, vers 1740.

Sous la Révolution, la cathédrale est transformée en temple de la Raison. Les échoppes fabriciennes accrochées aux flancs de la cathédrale sont converties en débits de boisson. Mobilier, objets sacrés et statues polychromes sont brûlés ou dispersés[16]. Selon la tradition locale, un menuisier, Daniel Sergent, réussit à soustraire aux profanations les prétendues reliques de saint Corentin et celles du bienheureux Jean Discalceat et les transporter en l'église d'Ergué-Armel. Le bâtiment n'est rendu à sa vocation religieuse qu'avec le Concordat. Seules les reliques de saint Corentin sont restituées à la cathédrale[17].

La restauration et l'érection des flèches au XIXe siècleModifier

 
Médaillon représentant la Cène sur l'autel d'onyx de Poussielgue-Busand, chapelle du Sacré Cœur.
 
Cathédrale au XIXe siècle - photo de J. Villard

À Quimper, vers 1838, les cabarets les plus prospères jouxtaient la cathédrale ou y étaient accolés. L'un d'eux avait même une porte donnant directement sur le porche. « Parfois on entend des chants bachiques se mêler aux chants religieux ». En sortant, on urine volontiers contre le temple sacré. La municipalité fait détruire plusieurs de ces cabarets ; l'effet ne fut pas merveilleux : leur emplacement servit d'urinoir et de dépôt d'ordures[18].

Sous l'impulsion de l'évêque de Quimper Mgr Graveran gagné aux reconstitutions d'Eugène Viollet-le-Duc, une importante campagne de restauration est confiée à l'architecte diocésain Joseph Bigot. À l'intérieur de la cathédrale, on croit « reconstituer » une atmosphère médiévale en créant des vitraux à médaillons historiés et du mobilier néo-gothique, en supprimant les retables et en recouvrant de patine ou de brou de noix les couleurs des enduits et des bois. Yan' Dargent est alors engagé pour orner les murs des chapelles de scènes tirées de l'évangile et de La Légende dorée[19].

Mgr Graveran[20] décide notamment de reprendre le projet des flèches, ébauché par Claude de Rohan. Il impose aux fidèles le « sou de saint Corentin », consistant pour chaque habitant du diocèse à donner un sou par an, pendant cinq ans, pour financer les travaux[21] d'un coût de 150 000 francs[22]. Les flèches néo-gothiques sont dressées en 1854 par Bigot, architecte du château de Kériolet. Elles sont réalisées de 1854 à 1856 par le maître-maçon Pierre Nestour et le tailleur de pierres Corentin Quéré[23]. Le peintre-verrier Émile Hirsch réalise jusqu'en 1875 23 verrières, sous la direction de Bigot[24]

La clôture de chœur est l'œuvre du ferronnier et serrurier parisien Jules Everaert qui réalise de 1866 à 1868 une grille de fer forgé d'1,70 m de hauteur. En 1875-1876, le même artisan met en place une grille en fer ouvré au-dessus des stalles en châtaignier[25].

Le fameux « autel d'or » (ancien maître-autel de la cathédrale en chêne recouvert de bronze doré et émaillé, sous un baldaquin à séraphins, œuvre de l'orfèvre Poussielgue et du statutaire Geoffroy-Dechaume, d'après les dessins de Boeswillwald) présenté à l’exposition universelle de 1867 est un présent de Napoléon III, premier chef d'État français à se déplacer officiellement à Quimper[26].

La cathédrale est classée Monument Historique sur proposition de Prosper Mérimée le 28 mars 1837 et est placée sur la liste de 1862[27].

La cathédrale au début du XXIe siècleModifier

 
Nef de la cathédrale : restitution partielle[28] de la polychromie avec les voûtains ornées d'un faux appareil, les murs et colonnes chaulés, les enduits colorés de la voûte avec ses nervures ocrées.

Malgré l'importante campagne de restauration menée dans les années 1870 par l'architecte diocésain Joseph Bigot, l'édifice souffre de désordres qui nécessitent une reprise des travaux dans le cadre des lois de programme sur les monuments historiques de 1989-1993 et 1996-1999. La cathédrale Saint-Corentin fait ainsi l'objet d'opérations de rénovation durant près de vingt ans, subventionnées par le ministère de la Culture, par le biais de la Conservation régionale des Monuments historiques, service de la DRAC Bretagne[29]. Il s'agit de consolider les structures de la cathédrale (dès 1982, les études ont montré des fissures dans les voûtes du chœur malgré le remplacement, par l'architecte diocésain Joseph Bigot, des tirants métalliques installés dès 1777), notamment par le recentrement des charges pour pallier le déversement des culées d'arcs-boutants. La restauration a également porté sur le remplacement des pierres abîmées, le traitement des fresques et la création d'un mobilier liturgique contemporain (maître-autel, cathèdre et ambon), dû au sculpteur Pierre Manoli en 1999[30]. Le choix d'une restitution de la polychromie que partielle a fait l'objet de controverses, y compris au service des Monuments historiques dont plusieurs architectes ont critiqué le manque d'audace ou la décoration aseptisée[31].

Le chœur restauré de 1988 à 1993 est inauguré à la Saint Corentin les 12 et 13 décembre 1993. La nef et ses transepts sont restaurés de 1995 à 1999, le grand orgue de 1995 à 2003, les tours et des flèches de 2004 à 2007, le portail occidental qui souffrait de nombreux maux (desquamation, désagrégation due à l’action des sels solubles, fissures dues aux efforts de compression, érosion due aux pluies battantes, croûtes noires dues à la pollution, développement de végétaux) de 2007 à 2008. L'inauguration du portail occidental, le 12 décembre 2008, marque la fin de ce travail de restauration[32].

DescriptionModifier

DimensionsModifier

Les principales dimensions de la cathédrale sont les suivantes :

Longueur totale 92,45 m (du portail au fond de l'abside)
Longueur du transept 36 m
Longueur de la nef 36 m
Hauteur voûte du vaisseau central (nef et chœur) 20,20 m
Largeur du vaisseau central m (nef)
m (chœur)
Hauteur des tours 40 m
Hauteur des flèches 35,40 m
Largeur de la façade 34 m[33].

ExtérieurModifier

FaçadeModifier

 
La façade occidentale.

La façade harmonique tripartite à deux tours, débutée au XVe siècle et finalisée sous l'épiscopat de Mgr Graveran, a un style resté proche du gothique normand du XIIIe siècle, seuls des détails comme les remplages témoignant d'un environnement flamboyant[34]. Elle a comme originalité de n'avoir qu'un portail central encadré par deux grandes baies en tiers-point, les deux portails latéraux étant déportés sur les façades nord et sud, au niveau de la première travée des bas-côtés. Ce porche est surmonté d'un mur pignon triangulaire percé de deux grandes baies superposées en plein cintre dont le maillage orthogonal traduit l'influence de l'architecture anglaise car il n'est pas sans rappeler la chœur des Anges de la cathédrale de Lincoln. Les tours hautes de 75 mètres (les flèches font quant à elles 36 mètres), sont influencées des clochers normands et découlent des recherches de la chapelle de Notre-Dame-du-Mur à Morlaix, du clocher de la chapelle Notre-Dame du Kreisker et de la flèche de l'église Saint-Pierre de Caen. Les deux tours sont percées de baies très allongées et couronnées par deux galeries ajourées et superposées, cette formule originale étant reprise et adaptée à de nombreuses églises rurales de la Bretagne occidentale[35].

Les flèches ne datent que du milieu du XIXème, entre 1854 et 1856, réalisées par l'architecte Joseph Bigot. Elles sont inspirées en grande partie de celle de l'église Notre Dame de Roscudon de Pont-Croix, datant du milieu du XVème siècle, et dans une moindre mesure de celle du Kreisker à Saint Pol-de-Léon. Elles prennent leur appui sur la plateforme qui présente une galerie de couronnement composée de trois registres : deux rangs étroits de quatre-feuilles ou de soufflets encadrant une suite d'arcatures brisées et trilobées. Quatre clochetons de forme octogonal encadrent aux quatre points cardinaux quatre baies divisées par un meneau central, surmontées d'un gâble ajouré. Dans la partie supérieure de la flèche s'échelonnent des quatre-feuilles ajourées, surmontés de petits gâbles à crochets et fleuron. Les huit ouvertures situées au sommet sont empruntés au Kreisker. Les arêtes des angles sont ornés de crochets.

La travée centrale de la façade est épaulée par une double rangée de contreforts ornés de niches superposées et couronnées d'un dais, amortis de pinacles et surmontés de fausses arcades en mitre décorant les angles de la tour[36].

Légèrement en saillie entre les contreforts, le portail est surmonté d'une terrasse avec balustrade décorée de quatre-feuilles et de mouchettes. Largement ébrasé, il comporte sept voussures disposées sur un plan biais et qui portent des culs-de-lampe, les trois voussures principales étant ornées de niches à dais garnies de statuettes d'anges couronnés dans l’attitude de l'adoration et les quatre secondaires ornés de rinceaux de feuillages. Le tore extérieur se relève en une accolade ornée de choux frisés, et amortie d'un fleuron. Cette accolade est surmontée d'un gable, qui, au lieu de lui être tangent, présente la particularité de couper au-dessus d'elle les hauts pinacles encadrant l'entrée.
Les baies géminées du grand portail étant trop étroites pour laisser passer le dais de la procession, leur trumeau central et leur tympan sont démolis en 1820 avant d'être restitués de 1866 à 1870 par l'architecte diocésain Bigot qui choisit une autre iconographie[37]. La baie d’entrée est divisée en deux par un trumeau auquel était adossée, avant 1793, la statue équestre en kersanton du duc de Bretagne Jean V (donateur important de la cathédrale). Bigot y a substitué en 1866 une figure du Christ foulant aux pieds un dragon, bénissant de la dextre et tenant le globe dans la main gauche, œuvre du sculpteur lorientais M. Le Brun qui s'est clairement inspiré des grandes cathédrales gothiques, à commencer par le Beau Dieu d'Amiens[38]. Le tympan jadis plein est désormais ajouré et orné d'une rosace rayonnante aveugle, flanquée de roses plus petites.

C'est dans le gable couronnant le portail que s'étale, selon l'archiviste Le Men, « la plus belle page héraldique que le moyen âge ait gravée en Bretagne, sur le granit de ses monuments »[39] : au centre trône le lion de Montfort assis, coiffé d’un casque sommé de deux cornes pour cimier et orné de lambrequins, tient de la patte gauche, l’écu carré de Jean V, et, de la patte droite, la hampe de la bannière de Bretagne au haut de laquelle flotte une banderolle qui porte la devise ou « cry de guerre », de ce duc : « Malo au riche duc »[40]. À droite de ces armoiries, est l’écusson en losange de Jeanne de France (parti de Bretagne et de France), mariée en 1396 au duc Jean V. Il est soutenu par deux colombes. Trois autres écus sans timbres, dont l’un est posé sur un lion couché, sont placés l’un à gauche, et les deux autres au-dessous des armes du duc. Ils représentent les trois fils, alors en bas-âge, de Jean V et de Jeanne de France. Dans l’angle inférieur du fronton, à gauche, sont les armes de l’évêque Bertrand de Rosmadec. À l’angle opposé du même fronton, à droite, est un écu couché de Guillaume de Rosmadec, père de l’évêque Bertrand, timbré d’un casque sur son angle sénestre, sommé d’un cygne pour cimier et orné de lambrequins. En dehors du fronton triangulaire, est représentée toute la noblesse cornouaillaise avec ses écus et cartouches portant leur devise. Bien que bûchés à la Révolution, il a été possible de restituer cet armorial qui était coloré et doré.

Au sommet de cette façade, est placée la statue équestre du roi Gradlon qui, selon la légende, aurait fait don de son palais au bord de l'Odet, situé à l'emplacement de l'actuelle cathédrale, à l'ermite Corentin pour y construire le sanctuaire. Une première statue du XVe siècle, en plomb, est détruite par les Sans-Culotte le 12 décembre 1793, pendant la Révolution française. Dans le contexte de renouveau culturel et de quête identitaire que connaît la Bretagne au milieu du XIXe siècle, le congrès de l'Association bretonne tenu à Quimper en 1847 lance l'idée du rétablissement de la statue équestre. L'architecte diocésain Joseph Bigot parvient à restituer une nouvelle statue, en granit, réalisée par le sculpteur Le Brun sur un modèle du statuaire Amédée Ménard, et inaugurée le 10 octobre 1858 . D'un traitement naturaliste, Gradlon veillant sur la ville est représenté sur son cheval Morvarc'h et avec tous les attributs de sa royauté : couronne sur la tête, sceptre dans la main droite, cape, collier en or autour du cou, épée sur le côté[25].

NefModifier

TranseptModifier

ChevetModifier

IntérieurModifier

NefModifier

TranseptModifier

ChœurModifier

 
Élévation.

Le chœur à quatre travées droites avec bas-côté et chapelles latérales est prolongé par un rond-point avec déambulatoire ouvrant sur cinq chapelles rayonnantes et une chapelle axiale consacrée à la Vierge, le tout mesurant 30 mètres de long[41]. La nef est composée d’une travée précédant le portail et de cinq travées avec deux collatéraux, l’un large, l’autre étroit et fractionné tardivement en chapelles latérales dont les autels sont supprimés depuis 1790[41].

Les travées du chœur traduisent l’influence normande au XVIe siècle : multiplication verticale des colonnettes dont la taille est réduite, foisonnement de nervures simples dans la mouluration des arcades au profil aigu, frise peu débordante au-dessus des grandes arcades, baies du triforium aveugle contenues dans un cadre, fenêtres hautes assez étroites[42].

Le maître d'œuvre rompt avec la mode anglaise qui superposait une élévation à trois étages avec des grandes arcades, un haut triforium à arcades géminées et des fenêtres peu élevées. Il choisit une élévation à trois niveaux dans la nef, mais avec des grandes arcades en ogive surbaissée, une double galerie composée d'un court triforium en bande (la longueur des travées étant inégale, le triforium[43] comporte cinq ou six arcs brisés à réseau d'intrados trilobé) et d'une galerie supérieure (le garde-corps de cette galerie étant ajouré de six ou sept quadrilobes), enfin des fenêtres trois fois plus hautes que le triforium. L'élévation dans les quatre travées du chœur diffère par un triforium et une galerie de circulation qui sont placées devant les fenêtres hautes[44].

Les grandes arcades sont surmontées d'une frise richement ornée dont les motifs sculptés mêlent végétaux, figures animales, petites arcatures et quatre-feuilles, attestant une probable influence normande[45].

VitrauxModifier

Les vitraux de la cathédrale de Quimper composent un ensemble particulièrement riche ; cependant, cet ensemble apparaît au visiteur du XXIe siècle gravement mutilé : toutes les verrières basses anciennes ont été perdues ; quant aux verrières hautes, une grande part d'entre elles est, au moins en partie, ancienne, mais les restaurations menées depuis le XIXe siècle, très lourdes, rendent difficile la distinction entre les éléments anciens et modernes. La plupart des verrières anciennes conservées, au moins en partie, remontent aux travaux du XVe siècle[46]. L'ensemble des vitraux des parties hautes ont été déposés en 1942, puisi reposées dans les années 1950-1960[47].

Les baies sont présentées conformément à la numérotation du Corpus Vitrearum Medii Aevi, c'est-à-dire portant un numéro à trois chiffre dont le premier (ou son absence) renseigne sur le niveau de la baie, les deux autres localisant la baie dans l'édifice : 0 étant la fenêtre basse d'axe, 1 celle immédiatement à gauche, 2 celle immédiatement à droite, et ainsi de suite.

Verrières du chœurModifier

Les verrières hautes du chœur ont été exécutées vers 1415-1417, alors que les voûtes du haut chœur étaient en voie d'achèvement. Il subsiste assez peu de panneaux intacts de cette période, mais le programme iconographique demeure lisible : la baie axiale figurait un Calvaire autour duquel s'alignaient des saints abrités par des niches d'architecture figurée, accompagnés de donateurs clercs (au nord) ou laïcs (au sud). Ces donateurs ont choisi leur saint, d'où des redites dans le programme ; en outre, ils avaient initialement fait figurer leurs armoiries au tympan des verrières. Ces parties ont été perdues par vandalisme en 1793. Le Calvaire de la verrière d'axe ainsi que les deux fenêtres immédiatement latérales, abîmées, sont remplacées par le maître-verrier Julien-Léopold Lobin en 1856[48]. En 1866, Antoine Lusson restaure les verrières des travées droites ; il n'intervient guère sur celles du nord, encore en bon état, mais change de nombreux panneaux des baies méridionales. Après ce travail de restauration, les vitraux de Lobin juraient, et Lusson est chargé de les remplacer par des copies des anciennes, dont certains panneaux étaient conservés à la cathédrale ; le Calvaire de Lobin est installé par la suite à l'église Saint-Idunet de Châteaulin. Quant aux panneaux anciens, ils demeurent probablement dans le fond d'atelier Lusson jusqu'à la mort de son successeur, Pierre-Georges Bardon, en 1905. Ils sont alors dispersés, la Crucifixion est remontée dans la chapelle du château de Castelnau-Bretenoux, tandis que les autres éléments, plus fragmentaires, transitent dans des collections normandes avant de parvenir à Paris où ils sont aujourd'hui conservées en mains privées. Les verrières ont fait l'objet d'une nouvelle restauration en 1989-1993 par les ateliers Le Bihan, pour les verrières nord, et Messonet, pour les verrières sud[49].

Baie 103Modifier

La baie 103, qui ouvre le mur nord de la dernière travée droite avant le sanctuaire, est composée de trois lancettes surmontées d'un tympan à six ajours. Les lancettes accueillent les saints Paul, Jean Baptiste et Pierre dans des niches particulièrement imposantes au-dessus desquelles s'ébattent des séraphins. Au tympan, les ateliers Le Bihan ont remplacé les anges musiciens inspirés de l'Arbre de Jessé de la cathédrale d'Autun d'Antoine Lusson par des copies en 1992[50].

Baie 104Modifier

La baie 104 est située juste en face de la précédente et a la même composition : trois lancettes et un tympan à six ajours. Dans les lancettes, les saints Hervé, Gicquel (ou Judicaël) et Ronan occupent des dais plats et présentent chacun un couple de donateurs, qui portent des vêtements aux armes de la famille du Juch ; il y avait probablement parmi eux Hervé du Juch ou son fils Henri, capitaines de Quimper à l'époque de la création du vitrail. Le tympan présente des anges musiciens du XIXe siècle, sur le même modèle qu'en face. L'ensemble de cette baie a été très lourdement restauré au XIXe siècle, et ne subsistent des panneaux médiévaux que les dais et les vêtements armoriés des personnages de la lancette centrale[50].

Baie 105Modifier

La baie 105 est située juste à gauche de la baie 103, dans l'avant-dernière travée droite du chœur. Composée de quatre lancettes surmontées d'un tympan à douze ajours, elle a été donnée par un évêque de Quimper sur lequel les spécialistes ne s'accordent pas : soit Gatien de Monceaux, soit Bertrand de Rosmadec. Les lancettes figurent, de gauche à droite, sainte Catherine, un saint évêque non identifié présentant un donateur évêque vêtu d'une chape bleue, saint Guénolé et la Vierge à l'Enfant. Le tympan, refait au XIXe siècle, est habillé d'un décor végétal[50].

Baie 106Modifier

Située en face de la précédente, la baie 106 a la même composition. Les lancettes abritent un saint diacre non identifié, portant une chape verte ; sainte Madeleine ; saint Barthélemy ; sainte Catherine. Le saint diacre présente un donateur, un chevelier non identifié ; Madeleine présente une donatrice dont le vêtement présente les armes des familles du Juch et Botigneau ; Barthélemy présente un donateur dont le vêtement est orné des armes de Pratanras ; enfin, sainte Catherine présente une donatrice traditionnellement identifiée comme Catherine de Botigneau[51].

Baie 107Modifier

La baie 107 ouvre le mur nord de la troisième travée droite du chœur. Elle compte quatre lancettes surmontées par un tympan à dix ajours. Les parties inférieures des lancettes montrent des socles qui portent des armoiries : ces écus sont restitués d'après des modèles de Le Men pour ceux de quatre chanoines, Pierre du Quenquis, Jacques Buzic, Olivier de l'Hostellerie et Jean de Tréanna. Au-dessus, des niches aux dais arrondis accueillent les saints Jean Baptiste, Pierre et Paul et la Trinité souffrante[52].

Baie 108Modifier

Juste en face de la précédente, la baie 108 est composée, comme elle, de quatre lancettes et d'un tympan à dix ajours. Elle pourrait avoir été donnée par un membre de la famille de Tréanna. Les niches figurées dans les lancettes abritent quatre saints non identifiés, qui présentent des donateurs. Les saints sont un évêque, un homme barbu avec un étendard, un autre évêque, et enfin un diacre. Les donateurs sont deux chevaliers, un personnage qui pourrait être un seigneur de la famille de Botigneau, puis un seigneur de la famille de Tréanna. Le tympan est habillé d'un décor végétal[52].

Baie 109Modifier

La baie 109, percée dans le mur nord de la deuxième travée droite du chœur, est composée de quatre lancettes surmontées d'un tympan à dix ajours. Les lancettes accueillent sainte Catherine, sainte Marguerite, saint Maurice et saint Georges. Il n'y a pas de donateurs, mais sainte Marguerite et saint Georges sont tous deux accompagnés de leur dragon[53].

Baie 110Modifier

En face de la précédente, la baie 110 a la même composition. Les lancettes accueillent un saint évêque non identifié avec une donatrice, saint Jean l’Évangéliste avec un chevalier identifié comme Jean de Botigneau, saint Jean Baptiste présentant un chevalier portant les mêmes armes que le précédent, et la Vierge à l'Enfant avec une donatrice dont le vêtement porte les armes des familles de Botigneau et de Tréanna. La verrière a sans doute été donnée par la famille de Botigneau[53].

Baie 111Modifier

Située juste à gauche de l'entrée du chœur, la baie 111 est composée de quatre lancettes et d'un tympan fait de trois quadrilobes entourés d'écoinçons. Les verrières accueillent saint Antoine, saint Jacques le Majeur, une sainte martyre non identifiée et une Vierge à l'Enfant. La sainte martyre présente un chanoine, vêtu d'un surplis blanc et d'un manteau bleu clair. Comme ailleurs, le tympan est orné de décors végétaux[53].

Baie 112Modifier

Juste en face de la précédente, la baie 112 a quatre lancettes qui accueillent saint Jacques le Majeur, une sainte Anne trinitaire, un saint diacre ou moine non identifié, et sainte Catherine. Ils présentent des donateurs laïcs, sans doute des familles de Trémic et de Tréanna, qui ont offert la verrière[53].

Verrières du transept et de la nefModifier

Les verrières du transept et de la nef ont quant à elles été exécutées à la fin du XVe siècle, après l'achèvement de la construction de ces parties du monument. Les verrières ont plus souffert du passage du temps que celles du chœur et sont donc moins authentiques. Le choix iconographique d'une longue suite de portraits de saints sous des dais d'architecture a été maintenue, sauf dans les baies 116 et 127, cette dernière étant un remploi provenant peut-être d'une fenêtre basse. Malgré l'unicité du programme iconographique, le transept et la nef se distinguent du chœur par les coloris du vitrail, nettement plus soutenus à la fin du XVe siècle du fait de l'évolution des goûts et de la technique du vitrail. Les vitraux ont été restaurés par l'atelier Le Bihan en 1995[47].

Baie 113Modifier

Située dans le transept nord, la baie 113 est composée de cinq lancettes trilobées surmontées d'un tympan à 9 ajours. Dans les lancettes, des édicules gothiques décorés de damas abritent saint Corentin, saint Michel combattant, saint Maurice, saint Christophe, saint Jean Baptiste présentant le chanoine Jean Le Baillif, probablement donateur de la verrière. Le tympan a été refait au XIXe siècle ; on y voit des anges portant des phylactères, ainsi que d'autres phylactères nommant les personnages situés plus bas[53].

Baie 114Modifier

Située dans le transept sud, la baie 114 est quant à elle composée de quatre lancettes que surmonte un tympan à sept ajours. Les lancettes sont occupées par saint Pierre, saint Christophe avec un donateur, peut-être identifiable avec Christophe de Lézongar, sainte Marguerite présentant l'épouse de Christophe de Lézongar, une femme de la famille de Kermeno, et enfin saint Ronan présentant un troisième membre de la famille, tous abrités par des dais d'architecture dont ceux des trois premières lancettes sont d'origine. Saint Pierre et saint Ronan ont été largement refaits au XIXe siècle, en même temps que le tympan où l'on voit des écus divers, dont ceux des familles de Lézongar et de Kermeno, ainsi que les armes de Bretagne[53].

Baie 115Modifier

Egalement située dans le transept nord, la baie 115 est composée de six lancettes que surmonte un tympan à onze ajours. Là encore, le tympan a été refait au XIXe siècle : il présente la Trinité avec le Saint-Esprit sous apparence humaine, accompagnée de six anges portant des phylactères. En-dessous, les lancettes montrent saint Jean Baptiste, un chanoine donateur, une Vierge à l'Enfant, un autre chanoine donateur, saint Jean l’Évangéliste et saint Christophe[54].

Baie 116Modifier


Baie 120Modifier
Baie 121Modifier
Baie 123Modifier
Baie 124Modifier
Baie 125Modifier
Baie 126Modifier
Baie 127Modifier
Baie 128Modifier
Baie 129Modifier
Baie 131Modifier

MobilierModifier

GalerieModifier

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Les flèches de la cathédrale Saint-Corentin vues depuis la rue Kéréon

Notes et référencesModifier

  1. L'évêque fait prévaloir l'appellation basilique pour la cathédrale Saint-Corentin[1]
  2. Philippe Bonnet, François Talairach, Quimper : la Cathédrale, Éditions Zodiaque, , p. 18
  3. a b et c Le Bihan et Villard 2005, p. 145
  4. a b et c Le Bihan et Villard 2005, p. 146
  5. Le Bihan et Villard 2005, p. 222
  6. Tanguy Daniel, Anne Brignaudy, Les vitraux de la Cathédrale Saint-Corentin de Quimper, Presses universitaires de Rennes, , p. 26
  7. a et b Philippe Bonnet, François Talairach, Quimper : la Cathédrale, Éditions Zodiaque, , p. 205
  8. Le Bihan et Villard 2005, p. 224
  9. Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Quimper, Éditions Palantines, , p. 54
  10. Jean-Pierre Bayard, La tradition cachée des cathédrales : du symbolisme médiéval à la réalisation architecturale, PÉditions Dangles, , p. 108
  11. http://www.lavieb-aile.com/2017/04/la-collegiale-du-folgoet.i.l-autel-des-anges.html
  12. Allain Cap, né le à Lesneven, mort le
  13. Charles-François Farcy et François-Fortuné Guyot de Fère, Le Foll-Goët, "Journal des artistes : annonce et compte rendu des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure, lithographie, poésie, musique et art dramatique", 1844, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k423911m/f313.image.r=Cuburien?rk=1072966;4
  14. Roland Villeneuve, Les procès de sorcellerie, Payot, , p. 60
  15. Philippe Bonnet, François Talairach, Quimper : la Cathédrale, Éditions Zodiaque, , p. 45
  16. On retrouve ainsi un vitrail de la cathédrale au château de Castelnau-Bretenoux, dans le Lot, acquis par Jean Mouliérat, son dernier propriétaire privé. [2]
  17. Louis Le Guennec, Histoire de Quimper Corentin et son canton, Les Amis de Louis Le Guennec, , p. 467
  18. Jean Rohou, "Catholiques et Bretons toujours ? (essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne)", éditions Dialogues, Brest, 2012, (ISBN 978-2-918135-37-1)
  19. Philippe Bonnet, François Talairach, Quimper : la Cathédrale, Éditions Zodiaque, , p. 76
  20. Le vitrail de 1856 dans la chapelle de Saint-Pierre rappelle la construction des flèches édifiées par l'évêque. Une statue en calcaire qui signale sa sépulture rappelle également ce fait : le prélat qui porte la légion d'honneur tient dans sa main un parchemin sur lequel est gravé l'épure des tours et des flèches.
  21. Chantal Leroy, Dominique de La Rivière, Cathédrales et basiliques de Bretagne, Éditions Ereme, , p. 102
  22. Journal L'Impartial du Finistère, no 366 du 25 février 1854
  23. Jean-Yves Quéméner, Quimper, Alan Sutton, , p. 13
  24. Philippe Bonnet, Quimper, la cathédrale, Paris, Zodiaque 2003, p. 67 et passim.
  25. a et b Philippe Bonnet, François Talairach, Quimper : la Cathédrale, Éditions Zodiaque, , p. 78
  26. Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Quimper, Éditions Palantines, , p. 98
  27. Notice no PA00090326, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. La restitution des mouchetures d'hermines n'a pas été adoptée.
  29. DRAC Bretagne, « Quimper, histoire d'un restauration », (consulté le 2 juillet 2010)
  30. Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Quimper, Éditions Palantines, , p. 56
  31. Philippe Bonnet, François Talairach, Quimper : la Cathédrale, Éditions Zodiaque, , p. 86
  32. CATHÉDRALE SAINT-CORENTIN DE QUIMPER. INAUGURATION DU PORTAIL OCCIDENTAL 12 décembre 2008, p. 4
  33. CATHEDRALE SAINT-CORENTIN
  34. Michel Chevalier, La France des cathédrales : du IVe au XXe siècle, Éditions Ouest-France, , p. 181
  35. Pierre Chirol, « Le pays normand et son architecture », dans La construction moderne, 45e année, no 3, 20 octobre 1929, p. 38
  36. Chantal Leroy, Dominique de La Rivière, Cathédrales et basiliques de Bretagne, Éditions Ereme, , p. 87
  37. Philippe Bonnet, François Talairach, Quimper : la Cathédrale, Éditions Zodiaque, , p. 52
  38. Philippe Bonnet, François Talairach, Quimper : la Cathédrale, Éditions Zodiaque, , p. 94
  39. R. François Le Men, Monographie de la cathédrale de Quimper, Jacob, , p. 209-210
  40. Manière pour les aïeux d'Anne de Bretagne de montrer leur mécénat mais surtout leur autorité ducalz sur la ville.
  41. a et b R. François Le Men, Monographie de la cathédrale de Quimper, Jacob, , p. 115
  42. CATHÉDRALE SAINT-CORENTIN DE QUIMPER. INAUGURATION DU PORTAIL OCCIDENTAL, 12 décembre 2008, p. 15
  43. Le triforium se développe entre deux cordons moulurés à tore et cavet.
  44. Philippe Bonnet, François Talairach, Quimper : la Cathédrale, Éditions Zodiaque, , p. 164
  45. Philippe Bonnet, François Talairach, Quimper : la Cathédrale, Éditions Zodiaque, , p. 122
  46. Gatouillat et Hérold 2005, p. 172.
  47. a et b Gatouillat et Hérold 2005, p. 174.
  48. Gatouillat et Hérold 2005, p. 172-173.
  49. Gatouillat et Hérold 2005, p. 173-174.
  50. a b et c Gatouillat et Hérold 2005, p. 176.
  51. Gatouillat et Hérold 2005, p. 176-177.
  52. a et b Gatouillat et Hérold 2005, p. 177.
  53. a b c d e et f Gatouillat et Hérold 2005, p. 178.
  54. Gatouillat et Hérold 2005, p. 178-179.
  55. Philippe Bonnet, François Talairach, Quimper : la Cathédrale, Éditions Zodiaque, , p. 149

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Ouvrages générauxModifier

  • Jean-Marie Pérouse de Montclos, Guide du patrimoine. Bretagne, Monum. Éditions du patrimoine, Paris (France), (ISBN 2-85822-728-4), 2002, p. 375–383.
  • Philippe Bonnet, Quimper, la cathédrale, Zodiaque, Paris (France), 2003, (ISBN 2-7369-0296-3).
  • Quimper, la Grâce d'une Cathédrale, Mgr J.Doré & al. 2013
  • Françoise Gatouillat et Michel Hérold, « Saint-Pol-de-Léon. Cathédrale Saint-Paul-Aurélien », dans Les vitraux de Bretagne, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Corpus Vitrearum / Recensement des vitraux anciens de la France » (no 7), , 367 p. (ISBN 2753501513), p. 172-182.  

Ouvrages thématiquesModifier

  • Tanguy Daniel (dir.), Anne Brignandy, Yves-Pascal Castel, Jean Kerhervé et Jean-Pierre Le Bihan, Les vitraux de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper, Rennes & Quimper, Presses universitaires de Rennes & Société archéologique du Finistère, , 287 p. (ISBN 978-2-7535-0037-2).
  • Yves Gallet, « Les ducs, l'argent, les hommes ? Observations sur la date présumée du chevet rayonnant de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper (1239) », dans Le prince, l'argent, les hommes au Moyen Âge. Mélanges offerts à Jean Kerhervé, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2008, (ISBN 978-2-7535-0602-2), p. 103-116.
  • Yves Gallet, « Quimper, cathédrale Saint-Corentin. L’architecture (XIIIe – XVe siècle) », Congrès Archéologique de France, session 2007 : Finistère, Paris, Société Française d'Archéologie, 2009, (ISBN 978-2-901837-34-3), p. 261-292.
  • Jean-Paul Le Bihan (dir.) et Jean-François Villard, Archéologie de Quimper : matériaux pour servir l'Histoire, t. 1 : De la chute de l'empire romain à la fin du Moyen Âge, Quimper & Saint-Thonan, Centre de Recherche Archéologique du Finistère & éditions Cloître, , 459 p. (ISBN 2-910981-06-1)

Ouvrages anciensModifier

  • René-François Le Men, Monographie de la cathédrale de Quimper, Jacob, Quimper, 1877.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier