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Placide Poussielgue-Rusand

orfèvre français
Placide Poussielgue-Rusand
Naissance
Décès
Nationalité
Française
Activité
Élève
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur

Placide Poussielgue-Rusand (1824-1889) est un orfèvre parisien connu surtout pour ses objets liturgiques : calices, ciboires, patènes, ostensoirs.

Sommaire

BiographieModifier

La famille Poussielgue est installée à La Valette (Malte), depuis le milieu du XVIIe siècle. Le grand-père de l’orfèvre, Mathieu Poussielgue, s’installa en France en 1800. Antoine-Jean-Baptiste-Joseph-Vincent, père de l’orfèvre épousa, le 2 juin 1823, Marguerite Rusand, une des filles de l’imprimeur lyonnais Mathieu-Placide Rusand. Deux ans plus tard, son beau-père lui confia la gestion d’une succursale à Paris, 3 rue de l’Abbaye.

Au décès de son épouse en 1833, Jean-Baptiste Poussielgue-Rusand céda l’entreprise familiale à son frère Ange Poussielgue. Ayant obtenu un brevet de libraire, le 7 octobre 1833, il fonda une « Librairie ecclésiastique et classique », 9 rue Hautefeuille. en plus de livres, la librairie vendait des objets d’orfèvrerie religieuse[1].

Placide Poussielgue-Rusand se fit orfèvre. Il reprit en 1849 la maison Choiselat-Gallien. Son sens du commerce lui permit d'organiser de façon industrielle sa production d'objets modulables, vendus sur catalogue. En 1862, son entreprise employait 250 ouvriers[2].

Reconnus par ses pairs, il obtint des prix aux expositions de 1851 à 1878. Il présida le jury de l'orfèvrerie en 1889.

À sa mort, son entreprise prend le nom de Maison Poussielgue-Rusand Fils, dirigée par son fils, Maurice Poussielgue-Rusand (1861-1933), puis son petit-fils, Jean-Marie Poussielgue-Rusand (1895-1967) qui ferme l'entreprise en 1963[3].

Œuvres principalesModifier

Il est aussi l'auteur de plusieurs mobiliers liturgiques et reliquaires:

Il travailla aussi pour la Cathédrale Notre-Dame d'Amiens où il réalisa notamment :

Pour l'église Saint-Rémi d'Amiens, il réalisa le reliquaire de la Sainte Larme de Selincourt, et son atelier produisit le reliquaire de la Sainte Coiffe pour la cathédrale Saint-Étienne de Cahors.

Il est également le maître d'œuvre de nombreux objets conservés par le trésor de la Cathédrale Notre-Dame de Laon.

Il forma Émile-Dominique Evellin, orfèvre breton.

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DistinctionModifier

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Notes et référencesModifier