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Benicio del Toro
Description de cette image, également commentée ci-après
Benicio del Toro en juillet 2014.
Nom de naissance Benicio Monserrate Rafael del Toro Sánchez
Naissance (52 ans)
San Germán, Porto Rico
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Drapeau de l'Espagne Espagnol (depuis 2011)
Profession Acteur
Réalisateur
Producteur
Films notables Permis de tuer
Usual Suspects
Las Vegas Parano
Snatch : Tu braques ou tu raques
Traffic
21 grammes
Sin City
Che
Sicario
Séries notables Escape at Dannemora

Benicio del Toro [beˈnisjo del ˈtoɾo][1] est un acteur américano-espagnol, né le à San Germán à Porto Rico.

Il a été récompensé par l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour son rôle dans Traffic (2000) et par le prix d'interprétation masculine du Festival de Cannes pour son rôle de Che Guevara dans Che (2008). Il a également joué notamment dans Usual Suspects, Las Vegas Parano, Snatch, 21 grammes, Sin City, Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des plaines), Sicario et Star Wars, épisode VIII.

BiographieModifier

Jeunesse et formationModifier

Benicio del Toro est le second fils d'un couple d'avocats, il grandit à Santurce, un quartier de San Juan de Porto Rico. Sa mère meurt d'une hépatite alors qu'il est âgé de 9 ans, et sa famille déménage trois ans plus tard à Mercersburg dans la campagne de Pennsylvanie[2]. À l'âge de 13 ans, Benicio est inscrit dans une pension préparant aux meilleures écoles. Son père veut faire de lui un avocat. Il suit les conseils de son père et part étudier à l'université de Californie à San Diego, mais il abandonne rapidement pour entrer à la célèbre Square Acting School de New York[3].

Débuts et révélation critique (années 1990)Modifier

Il débute avec de petits rôles dans plusieurs séries dont Deux flics à Miami en 1987. Il obtient un peu plus tard ses premiers petits rôles au cinéma entre autres dans Permis de tuer (1989) en devenant le plus jeune adversaire de James Bond. On le retrouve ensuite dans des seconds rôles dans État second (1993) et surtout dans Usual Suspects (1995) de Bryan Singer. Le succès planétaire de cette petite production marque un tournant dans sa carrière, en lui offrant la reconnaissance au sein de la profession, lui permettant de choisir ses projets artistiques. Son rôle du truand Fred Fenster lui vaut de remporter l'Independent Spirit Award du meilleur second rôle masculin. Il remporte à nouveau cette récompense l'année suivante pour son rôle dans Basquiat (1996). Il joue aussi un rôle de joueur de baseball charismatique au côté de Robert De Niro dans Le Fan (1996).

On le retrouve donnant la réplique à Johnny Depp dans Las Vegas Parano (1998) où il prend presque vingt kilos pour interpréter son personnage, l'excentrique Dr Gonzo[4]. Après un hiatus de deux ans, il revient au premier plan en 2000 en étant à l'affiche de plusieurs films : Snatch : Tu braques ou tu raques de Guy Ritchie, Way of the Gun et surtout Traffic où il obtient son premier grand premier rôle, celui d'un policier mexicain, et se fait connaître du grand public. Son interprétation dans Traffic lui permet de remporter l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle ainsi que plusieurs autres récompenses.

Confirmation et consécration (années 2000)Modifier

 
L'acteur aux côtés du réalisateur Steven Soderbergh à la première nord-américaine de Che, en novembre 2008.

Il joue ensuite un amérindien retardé mental dans The Pledge (2001), réalisé par son ami Sean Penn.

En 2003, il partage l'affiche du thriller Traqué avec Tommy Lee Jones et du drame 21 grammes avec Sean Penn et Naomi Watts. Son rôle dans ce dernier film lui vaut une nouvelle nomination à l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Il apparaît ensuite dans un petit rôle dans l'expérimental adaptation Sin City (2005), puis partage l'affiche du mélodrame Nos souvenirs brûlés (2007) avec une autre oscarisée, Halle Berry.

La consécration arrive avec son interprétation de Che Guevara dans le diptyque Che, rôle pour lequel il est récompensé par le prix d'interprétation masculine du Festival de Cannes 2008. Lors de la remise de ce prix, il dédie celui-ci à Guevara et tient à le partager avec le réalisateur Steven Soderbergh[5]. Il perd une quinzaine de kilos pour jouer les scènes de la dernière partie du film en Bolivie[6].

Diversification et blockbusters (années 2010)Modifier

 
L'acteur à la première australienne de Savages, en octobre 2012.

L'année 2010 est marquée par la sortie du blockbuster fantastique Wolfman réalisé par Joe Johnston, mais aussi par sa participation au jury au Festival de Cannes, sous la présidence de Tim Burton.

Deux ans plus tard, il fait partie du casting du thriller Savages, réalisé par Oliver Stone, puis tient surtout le rôle principal du film français Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des plaines), d'Arnaud Desplechin. Par ailleurs, il rejoint l'univers cinématographique Marvel en incarnant le Taneleer Tivan dans la scène post-générique de Thor : Le Monde des ténèbres. Il reprend vraiment son personnage pour Les Gardiens de la Galaxie, de James Gunn. Un gros succès critique et commercial de l'année 2013, qui permet aussi à l'acteur de s'essayer à un registre plus comique. Il reviendra en 2018 sous les traits du personnage dans le blockbuster évènement Avengers: Infinity War, d'Anthony et Joe Russo.

L'année 2014 est marquée par la sortie du thriller romantique indépendant Paradise Lost, une co-production d'Andrea Di Stefano, où il incarne Pablo Escobar, puis par celle de l'expérimental Inherent Vice, où il fait partie du casting réuni par Paul Thomas Anderson autour de l'acteur principal Joaquin Phoenix.

En 2015, il donne la réplique à Emily Blunt dans le remarqué thriller Sicario, de Denis Villeneuve, puis porte la comédie dramatique espagnole Un jour comme un autre, de Fernando León de Aranoa.

L'année 2017 est marquée par sa participation à une autre franchise à succès : il joue DJ dans Star Wars, épisode VIII : Les Derniers Jedi, écrit et réalisé par Rian Johnson. Autre suite, Sicario : La Guerre des cartels, de Stefano Sollima, dont il est cette fois le protagoniste.

Lors du Festival de Cannes 2018 il préside le jury Un certain regard. Il succède à trois femmes ayant présidé ce jury consécutivement : Isabella Rossellini, Marthe Keller et Uma Thurman.

L'année 2019 le verra aller plus loin dans l'humour : il fait partie du casting réuni par Jamie Foxx pour son premier film comme réalisateur, la comédie All-Star Weekend ; puis il fait partie du casting hispanophone réuni pour l'adaptation Dora et la Cité perdue, réalisé par James Bobin. Pour finir, il figure au sein de la distribution quatre étoiles de The French Dispatch, dixième long-métrage de Wes Anderson.

Vie privéeModifier

En 2011, il devient père de Delilah, née le 21 août, dont la mère est Kimberly Stewart (en), la fille de Rod Stewart, avec qui il a eu une brève liaison[7]. La même année, en novembre, il se voit accorder la nationalité espagnole par le gouvernement de ce pays en raison de sa contribution dans le domaine artistique et de ses origines espagnoles[8].

FilmographieModifier

ActeurModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

RéalisateurModifier

 
L'acteur en décembre 2011 à la première mondiale de 7 jours à La Havane, dont il réalise un segment.

ProducteurModifier

  • 1995 : Submission (court-métrage)
  • 2007 : Maldeamores, de Carlos Ruíz Ruíz – Producteur délégué
  • 2008 : Che
  • 2010 : Wolfman

DistinctionsModifier

Cette section récapitule les principales récompenses et nominations obtenues par Benicio del Toro. Pour une liste plus complète, se référer à l'Internet Movie Database[9].

RécompensesModifier

NominationsModifier

Voix françaisesModifier

En France, Boris Rehlinger[10],[11] est la voix française régulière de Benicio del Toro. Bernard Gabay, Julien Kramer et Pierre-François Pistorio l'ont doublé à cinq reprises pour le premier et à deux reprises pour les seconds.

et aussi

Au QuébecModifier

Au Québec, Benoît Rousseau est la voix québécoise régulière de l'acteur, l'ayant doublé à 7 reprises[15].

Notes et référencesModifier

  1. Prononciation en espagnol d'Amérique retranscrite selon la norme API. La prononciation espagnole européenne de son prénom est plutôt [beˈniθjo].
  2. (en) Simon Hattenstone, « Dammit, this guy is cool », sur The Guardian (consulté le 24 mai 2012)
  3. (en) « Benicio del Toro Biography », sur biography.com (consulté le 13 mai 2014)
  4. (en) Yvette Doss, « The Lost Legend of the Real Dr. Gonzo », Los Angeles Times,‎
  5. « Benicio Del Toro, prix d'interprétation masculine », sur 7sur7.be (consulté le 24 mai 2012)
  6. (en) Mark Olsen, « Benicio Del Toro leads the charge for Che », Los Angeles Times,‎
  7. (en) « Kimberly Stewart Gives Birth to Baby Girl! », sur US Weekly (consulté le 24 mai 2012)
  8. (es) Carmen Munoz, « Ricky Martin y Del Toro se hacen españole », sur El Periódico (consulté le 24 mai 2012)
  9. (en) « Awards for Benicio del Toro », sur Internet Movie Database (consulté le 24 mai 2012)
  10. a b c d e f g et h « Comédiens ayant doublé Benicio del Toro en France » sur RS Doublage
  11. « Comédiens ayant doublé Benicio del Toro en France », sur AlloDoublage
  12. [1]
  13. « Fiche du doublage français du film Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des plaines) » sur Alterego75.fr, consulté le 15 juin 2013
  14. « Fiche du doublage français du film Paradise Lost » sur AlterEgo75.fr, consulté le 1er octobre 2014.
  15. « Acteurs-Doubleurs ayant doublé Benicio Del Toro », sur Doublage.qc.ca (consulté le 2 janvier 2018)

Voir aussiModifier

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Liens externesModifier