Vimory

commune française du département du Loiret

Vimory
Vimory
L'église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Montargis
Intercommunalité Agglomération montargoise et rives du Loing
Maire
Mandat
Valérie Bascop
2020-2026
Code postal 45700
Code commune 45345
Démographie
Gentilé Vimoriens
Population
municipale
1 173 hab. (2017 en augmentation de 0,77 % par rapport à 2012)
Densité 45 hab./km2
Population
agglomération
68 488 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 56′ 53″ nord, 2° 41′ 18″ est
Altitude Min. 89 m
Max. 104 m
Superficie 26,22 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Montargis
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Montargis
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web vimory.fr

Vimory est une commune française, située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Ses habitants sont appelés les Vimoriens[1].

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
Carte de la commune de Vimory et des communes limitrophes.

La commune de Vimory se trouve dans le quadrant nord-est du département du Loiret, dans la région agricole du Gâtinais pauvre[2] et l'aire urbaine de Montargis. À vol d'oiseau, elle se situe à 58,4 km d'Orléans[3], préfecture du département, à 7,0 km de Montargis[4], sous-préfecture, et à 6,6 km d'Amilly, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant . La commune fait partie du bassin de vie de Montargis[5].

Les communes les plus proches sont : Mormant-sur-Vernisson (3,8 km), Lombreuil (4,2 km), Villemandeur (4,8 km), Chevillon-sur-Huillard (4,9 km), Saint-Hilaire-sur-Puiseaux (5,6 km), Oussoy-en-Gâtinais (5,8 km), Solterre (6,3 km), Amilly (6,6 km), Saint-Maurice-sur-Fessard (6,9 km) et Montargis (7 km)[6].

PaysagesModifier

Vimory est un village de 26,22 km2 à caractère rural constitué autour d'un bourg et de nombreux hameaux.

HydrographieModifier

Il est arrosé par deux cours d'eau, le Solin et le Puiseaux.

Lieux-dits et écartsModifier

Courtoin ; les Grégoires. Le Sautoir ; les Gions ; la Vaugrenière ; la Grande Veuve ; la Petite Veuve ; Château Gaillard ; les Seguins.

Routes et transportsModifier

L'autoroute A77 et la route départementale 42 traversent le territoire de la commune.

Vimory accueille sur son territoire l’aérodrome de Montargis - Vimory[7].

Milieux naturels et biodiversitéModifier

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristiqueModifier

 
Carte des ZNIEFF de la commune et de ses abords.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Vimory comprend une ZNIEFF[INPN 1].

Désignation Type Superficie Description
« Prairie tourbeuse de la fontaine de Saint-Liphard » type 1[Note 1] 2,06 hectares Cette zone s'étend sur les communes de Mormant-sur-Vernisson et Vimory. Elle se localise à environ 1,7 km de Vimory et à peu de distance au nord du hameau de Courtouin[DREAL 1]. Son altitude est de 95 m[INPN 2]. Les prairies à molinie (en partie plantée en peupliers) et les berges de l'étang constituent l'intérêt du site. Y subsistent plusieurs espèces patrimoniales caractéristiques de ce type de prairie (alliance du Molinion) et gazons. À souligner la présence de la Grande Sanguisorbe[INPN 3] (Sanguisorba officinalis) peu commune dans le bassin du Loing au Sud de Montargis et rare dans l'ensemble du bassin[INPN 4].

HistoireModifier

À la bataille de Vimory le , pendant la huitième guerre de religion, l’armée royale française commandée par le duc de Guise inflige de lourdes pertes aux mercenaires allemands et suisses engagés par les protestants.

Entre le et le , plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. Devant l'insuffisance des structures d'accueil d’Orléans, 46 centres d’accueil ruraux sont ouverts[8], dont un à Vimory[9]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, et le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[10]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais[9].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Vimory est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 2],[11],[12].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montargis, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 33 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[13],[14].

Voies de communication et transportsModifier

 
Réseau routier principal de la commune de Vimory (avec indication du trafic routier 2014).

Risques majeursModifier

La commune de Vimory est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible). Elle est également exposée à un risque technologique : le risque de transport de matières dangereuses[15]. Entre 1989 et 2019, trois arrêtés ministériels ayant porté reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune : deux pour des inondations et coulées de boues et un pour des mouvements de terrains[16].

Risques naturelsModifier

Le territoire de la commune peut être concerné par un risque d'effondrement de cavités souterraines non connues. Une cartographie départementale de l'inventaire des cavités souterraines et des désordres de surface a été réalisée. Il a été recensé sur la commune plusieurs effondrements de cavités[17].

Par ailleurs le sol du territoire communal peut être faire l'objet de mouvements de terrain liés à la sècheresse. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sècheresse[18]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. Celui-ci a particulièrement affecté le Loiret après la canicule de l'été 2003. Une grande partie du territoire de la commune est exposée à un aléa « moyen » face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)[19].

Depuis le , la France dispose d'un nouveau zonage sismique divisant le territoire national en cinq zones de sismicité croissante[20]. La commune, à l'instar de l'ensemble du département, est concernée par un risque très faible[16].

Risques technologiquesModifier

La commune est exposée au risque de transport de matières dangereuses, en raison du passage sur son territoire d'un itinéraire routier structurant supportant un fort trafic (l'autoroute A77)[15],[21].

Politique et administrationModifier

Découpage territorialModifier

Bloc communal : Commune et intercommunalitésModifier

La paroisse et bourg de Vimory acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[22] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[23]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[24].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[25].

 
Localisation de la commune de Vimory dans la communauté d'agglomération Agglomération Montargoise et Rives du Loing.

Initialement constitué par arrêté préfectoral le , le district urbain de l’agglomération Montargoise, le plus ancien district de France, regroupait huit communes dont la commune de Vimory. Celui-ci avait des compétences réduites : ordures ménagères, transports, service départemental d’incendie et de secours (SDIS) et assainissement. La communauté d’agglomération a été créée dans l’optique d’avoir une mutualisation des moyens. En application des dispositions de la loi no 99-586 du relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale, le district s’est transformé en communauté d’agglomération qui a pris le nom de « Agglomération Montargoise et Rives du Loing » par arrêté préfectoral du . Les statuts dont été adoptés le [26]. La commune appartient à d'autres établissements publics de coopération intercommunale, de type syndicats ou autres regroupements intercommunaux. Le découpage territorial de ces structures est en constante évolution dans une perspective de rationalisation et d'efficience des services[Note 4].

La loi du portant nouvelle organisation territoriale de la République (dite loi NOTRe), visant une réduction du nombre d'intercommunalités en France, fait passer de 5 000 à 15 000 habitants, sauf exceptions, le seuil démographique minimal pour constituer une intercommunalité et a un impact sur les périmètres des intercommunalités du département du Loiret dont le nombre passe de 28 à 16. Mais la communauté d'agglomération Agglomération Montargoise et Rives du Loing, dont la population totale dépasse le nouveau seuil minimal, ne voit pas son périmètre changer[27] et la commune de Vimory en reste donc membre. Cette loi a toutefois un impact sur ses compétences avec l'attribution de nouvelles compténces comme de la gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations à partir du [28].

Circonscriptions de rattachementModifier

Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse de Vimory était rattachée sur le plan ecclésiastique de l'ancien diocèse de Sens[29] et sur le plan judiciaire au bailliage de Montargis[30].

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Vimory est alors incluse dans le canton de Montargis, le district de Montargis et le département du Loiret[31].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[32]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[33]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[34]. L'acte II intervient en 2003-2006[35], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Vimory aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
District Montargis 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district de Montargis de 1790 à 1795[25],[31]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[36].
Canton Montargis 1790-1801 Administrative et électorale Le , la municipalité de Vimory est rattachée au canton de Montargis qui comprend dix municipalités[37]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Montargis 1801-1973 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[38]. Vimory est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X () au canton de Montargis qui comprend désormais 15 communes[39],[25].
Amilly 1973-2015 En 1973, la commune est rattachée au canton d'Amilly, un nouveau canton issu de la division de l'ancien canton de Montargis[40].
Montargis 2015- Électorale La loi du [41] et ses décrets d'application publiés en février et [42] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Montargis[42]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale destinée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[43].
Arrondissement Montargis 1801- Administrative Vimory est rattachée à l'arrondissement de Montargis depuis sa création en 1801[25],[39].
Circonscription législative 4e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[44],[45]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[46]. La réforme n'affecte pas Vimory qui reste rattachée à la quatrième circonscription[47].

Collectivités de rattachementModifier

La commune de Vimory est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[48], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Politique et administration municipalesModifier

 
La mairie de Vimory.

Conseil municipal et maireModifier

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Vimory, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[49], pour un mandat de six ans renouvelable[50]. Il est composé de 15 membres[51]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1947 mars 1983 Raymond Posta   Agriculteur
mars 1983 mars 2001 Paul Beaucamp   Agriculteur
mars 2001 mars 2008 Serge Bonneau   Gendarme
mars 2008 En cours Valérie Bascop    
mars 2014 mai 2020 Bernadette Absolu[52]   Employée (secteur privé)
mai 2020 en cours Valérie Bascop[52],[53]   Artisan

Équipements et servicesModifier

EnvironnementModifier

Gestion des déchetsModifier

En 2016, la commune est membre du syndicat mixte de ramassage et de traitement des ordures ménagères (SMIRTOM) de Montargis, créé en 1968. Celui-ci assure la collecte et le traitement des ordures ménagères résiduelles[Note 5], des emballages ménagers recyclables et des encombrants en porte à porte et du verre en points d’apport volontaire[54]. Un réseau de trois déchèteries accueille les encombrants et autres déchets spécifiques (déchets verts, déchets dangereux, gravats, ferraille, cartons…). La déchèterie la plus proche est située sur la commune d'Amilly[55].

Le SMIRTOM de Montargis procède également à l'élimination et la valorisation énergétique des déchets ménagers et de ceux issus de la collecte sélective dans l'unité d'Amilly, construite en 1969. Une convention de délégation du service public de traitement a été conclue en 2013 avec la société Novergie Centre, filiale énergie du Groupe Suez pour la valorisation énergétique des déchets[56].

Depuis le , la « gestion des déchets ménagers » ne fait plus partie des compétences de la commune mais est une compétence obligatoire de la communauté d'agglomération Agglomération montargoise et rives du Loing en application de la loi NOTRe du [57].

Production et distribution d'eauModifier

Le service public d’eau potable est une compétence obligatoire des communes depuis l’adoption de la loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques[58]. Au , la production et la distribution de l'eau potable sur le territoire communal sont assurées par la Communauté de l'Agglomération Montargoise Et des Rives du Loing (A.M.E.)[59],[60],[61]. L'eau brute est pompée par le biais de six forages : trois à Amilly (la Chise 1, la Chise 2 et la Chise 3) et trois à Pannes (la Justice-Aunois, la Rivière-Aunois et la Grand Aunois). En 2015, 3 410 022 m3 d'eaux brutes ont été prélevés en nappe pour desservir les 21 102 abonnés de l'agglomération montargoise (soit 52 092 habitants raccordés)[62].

AssainissementModifier

La compétence assainissement, qui recouvre obligatoirement la collecte, le transport et l’épuration des eaux usées, l’élimination des boues produites, ainsi que le contrôle des raccordements aux réseaux publics de collecte[63], est assurée par le Communauté de l'Agglomération Montargoise Et des Rives du Loing (A.M.E.), une structure créé en 2002 desservant 13 communes[64],[65]régieaffermage[66]. La commune dispose de deux stations d'épuration sur son territoire. La première, dite de Vimory les Grandes veuves,a été mise en service le et a une capacité nominale de traitement est de 50 EH, soit 8 m3/jour. Cet équipement utilise un procédé d'épuration de type filtre à sable. Son exploitation est assurée en 2017 par Lyonnaise des Eaux Amilly[67],[68].

Certaines rues de la commune ne sont pas desservies par le réseau d’eaux usées (réseau d’assainissement collectif) de l’Agglomération Montargoise et les habitations doivent dès lors être pourvues d’un système d’assainissement individuel (assainissement non collectif). L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[69]. L'agglomération montargoise assure le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[70],[71].

EnseignementModifier

 
L'école maternelle.

Vimory est située dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription de Montargis-ouest. La commune possède une école maternelle et une école primaire[72].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[73]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[74].

En 2017, la commune comptait 1 173 habitants[Note 6], en augmentation de 0,77 % par rapport à 2012 (Loiret : +2,39 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
774823790822848898903914915
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
928980954878891855866864863
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
802792780721704720703668707
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
6756947117881 0281 1051 0811 1211 186
2017 - - - - - - - -
1 173--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[75] puis Insee à partir de 2006[76].)
Histogramme de l'évolution démographique

SportsModifier

La ville a accueilli une étape du Paris-Nice 2013.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
L'église Saint-Pierre.

L'église Saint-Pierre datant du XIe siècle dont le clocher est inscrit aux Monuments historiques depuis le [77]. L'église contient deux tableaux (peintures à l'huile) du XVIIe siècle classés au titre d'objet aux Monuments historiques : l'Adoration des bergers[78] et Salomon et la reine de Saba[79].

Personnalité liée à la communeModifier

Le compositeur Michel Legrand (1932-2019) y possédait une résidence[80].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée caractérisée par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  2. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. La commune peut faire partie de diverses autres intercommunalités qui ne sont pas représentées : des syndicats (syndicats intercommunaux à vocation unique (SIVU), (syndicats intercommunaux à vocation multiple (SIVOM), syndicats mixtes) ou d’autres regroupements intercommunaux (programme local de l'habitat (PLH), contrat local de santé (CLS), centre intercommunal d'action sociale (CIAS).
  5. Les déchets ménagers résiduels comprennent les déchets obtenus après extraction des autres fractions, valorisables, de déchets.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

Inventaire national du patrimoine naturelModifier

Site de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Centre-Val de LoireModifier

Autres sourcesModifier

  1. « Gentilés des communes du Loiret », sur www.habitants.fr (consulté le 17 février 2010).
  2. « Zonage en petites régions agricoles », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 27 juillet 2015)
  3. « Orthodromie entre "Vimory" et "Orléans », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 27 juillet 2015).
  4. « Orthodromie entre "Vimory" et "Montargis" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 27 juillet 2015).
  5. « Fiche communale », sur http://www.insee.fr/ (consulté le 27 juillet 2015).
  6. « Villes les plus proches de Vimory », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 27 juillet 2015).
  7. « L'aéroport de Vimory », sur www.aeroport.fr (consulté le 2 juin 2017)
  8. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  9. a et b Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  10. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  11. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 novembre 2020)
  12. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 novembre 2020)
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 novembre 2020)
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 novembre 2020)
  15. a et b [PDF]« Le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) du Loiret- Liste des risques par commune », sur http://www.loiret.gouv.fr/ (consulté le 1er juillet 2019)
  16. a et b « Risques recensés sur la commune de Vimory », sur http://www.georisques.gouv.fr/.
  17. « Vimory - Recensement des cavités souterraines », sur http://www.georisques.gouv.fr/ (consulté le 1er juillet 2019)
  18. « Argiles - Aléa retrait-gonflement des argiles - Description du phénomène », sur le site « Géorisques » du ministère de la transition écologique et solidaire (consulté le 1er juillet 2019).
  19. « Argiles - Aléa retrait-gonflement des argiles - Carte d'aléa pour le secteur de Vimory », sur le site « Géorisques » du ministère de la transition écologique et solidaire (consulté le 1er juillet 2019).
  20. Décret no n°2010-1255 du 22 octobre 2010 portant délimitation des zones de sismicité du territoire français
  21. « Dossier départemental des risques majeurs - le risque de transport de matières dangereuses. », sur http://www.loiret.gouv.fr/ (consulté le 1er juillet 2019)
  22. Motte 2003, p. 24
  23. Motte 2003, p. 23
  24. « Les grands principes de la loi municipale de 1884 », sur le site du sénat, (consulté le 18 octobre 2015)
  25. a b c et d « Notice communale de Vimory », sur le site de l'EHESS (consulté le 18 octobre 2015).
  26. « Communauté d'agglomération montargoise et rives du Loing (Loiret) - Rapport d'observations définitives », sur le site de la cour des comptes et des chambres régionale des comptes, (consulté le 17 octobre 2015), p. 7.
  27. « Schéma départemental de coopération intercommunale du Loiret », sur http://www.loiret.gouv.fr/, (consulté le 29 novembre 2016).
  28. « L’intercommunalité et la Loi NOTRe du 7 août 2015 », sur http://www.mairieconseils.net/, (consulté le 29 novembre 2016).
  29. « Ancien diocèse de Sens », sur http://www.francegenweb.org/ (consulté le 16 octobre 2015)
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  80. Le compositeur Michel Legrand, propriétaire d'un château à Vimory, est décédé, La République du Centre, 26 janvier 2019

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, , 673 p. (lire en ligne).
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton, , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Abbé Patron, Département du Loiret - Dictionnaire des communes, Paris, Comédit, 1991, réédition de 1870 (ISBN 2-909112-01-2)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)

Articles connexesModifier

Lien externeModifier

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