Valaire

commune française du département de Loir-et-Cher

Valaire
Valaire
Le bourg de Valaire.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Blois
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Blois « Agglopolys »
Maire
Mandat
Catherine Le Troquier
2020-2026
Code postal 41120
Code commune 41266
Démographie
Population
municipale
84 hab. (2019 en augmentation de 10,53 % par rapport à 2013)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 28′ 14″ nord, 1° 16′ 10″ est
Altitude Min. 62 m
Max. 109 m
Superficie 6,68 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Blois
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Blois-3
Législatives Première circonscription
Localisation
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Valaire

Valaire est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire.

Localisée au centre du département, la commune fait partie de la petite région agricole « les Vallée et Coteaux de la Loire », grand ruban plus ou moins large où dominent la culture de la vigne et les productions maraîchères. Elle est drainée par la Rère, les Lacs Plats, le Rouaire, les Forges, les Gaz, le Saint Joseph et par divers petits cours d'eau.

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal. Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est toutefois recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture des céréales et des oléoprotéagineux. À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 28 en 1988, à 7 en 2000, puis à 6 en 2010.

Avec 86 habitants en 2017, la commune fait partie des 5 communes les plus faiblement peuplées de Loir-et-Cher.

GéographieModifier

Localisation et communes limitrophesModifier

La commune de Valaire se trouve au centre du département de Loir-et-Cher, dans la petite région agricole des Vallée et Coteaux de la Loire[1],[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 14 km de Blois[3], préfecture du département. La commune fait en outre partie du bassin de vie d'Onzain[4].

Les communes les plus proches sont[5] : Monthou-sur-Bièvre (2,1 km) , Ouchamps (2,9 km) , Candé-sur-Beuvron (2,9 km) , Les Montils (3,6 km) , Sambin (4 km) , Fougères-sur-Bièvre (5,9 km) , Chaumont-sur-Loire (6,1 km) , Seur (6,2 km) et Chouzy-sur-Cisse (6,2 km).

Paysages et reliefModifier

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage, adoptée le et entrée en vigueur en France le , un atlas des paysages de Loir-et-Cher a été élaboré en 2010 par le CAUE de Loir-et-Cher, en collaboration avec la DIREN Centre (devenue DREAL en 2011), partenaire financier[6]. Les paysages du département s'organisent ainsi en huit grands ensembles et 25 unités de paysage[Note 1],[7]. La commune fait partie de l'unité de paysage du « plateau de Pontlevoy », au sein de l'ensemble de paysage « les confins de la Touraine »[8].

Le plateau de Pontlevoy est constitué d'une mosaïque de sols : le calcaire de Beauce en profondeur est recouvert de sables éoliens et de faluns, mais aussi partiellement nappé d'argiles à silex. Ces sols, s'ils sont moins variés que ceux de la Sologne viticole, prolongent et confirment les changements radicaux de paysages entre l'est et l'ouest du territoire départemental: les vignes s'étiolent pour faire place à la grande culture et les forêts, bien délimitées, constituent désormais des massifs boisés isolés les uns des autres sans que le relais soit pris par des bosquets épars[9].

L'altitude du territoire communal varie de 62 mètres au niveau du Beuvron à 109 mètres à l'Aubardière[10],[11]. La topographie est marquée par trois vallées, la vallée du Beuvron à la pointe nord-est, la vallée du Chapon en limite nord, et la vallée du ruisseau de Valaire, à l'est[12].

HydrographieModifier

 
Réseau hydrographique de Valaire.

La commune est drainée par le Beuvron (0,482 km), le Valaire et par deux petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 4,45 km de longueur totale[13].

Le Beuvron, d'une longueur totale de 115,2 km, prend sa source dans la commune de Coullons, dans le Loiret et se jette dans la Loire à Candé-sur-Beuvron, après avoir traversé 29 communes[14]. Sur le plan piscicole, ce cours d'eau est classé en deuxième catégorie, où le peuplement piscicole dominant est constitué de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[15].

ClimatModifier

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 11,1 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5 °C : 3,5 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,3 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,1 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 669 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,5 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,9 j

La commune bénéficie d'un climat « océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France définie en 2010. Ce type affecte l'ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, et en particulier la plus grande partie du département de Loir-et-Cher. Le climat reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires et les précipitations sont faibles (moins de 700 mm de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur 12 jours en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l'ensemble français. La variabilité interannuelle des précipitations est minimale tandis que celle des températures est élevée[16].

Les paramètres climatiques qui ont permis d'établir cette typologie comportent 6 variables pour les températures et 8 pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[16]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer.

Milieux naturels et biodiversitéModifier

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[17],[18],[19].

La forêt est en revanche reconnue comme réservoir au titre de la trame verte et bleue du blésois identifiée dans le SCoT de 2016. D'après ce document, deux corridors forestiers traversent également la commune, l'un vers le sud, l'autre vers l'ouest[20].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Valaire est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[21],[22],[23].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Blois, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 78 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[24],[25].

 
Infrastructures et occupation des sols de la commune de Valaire.

Occupation des solsModifier

Selon l'Insee, Valaire est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 6],[26],[27].

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (100 %). La répartition détaillée ressortant en 2012 de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover est la suivante : terres arables (31,4 %), zones agricoles hétérogènes (26 %), forêts (42,4 %)[13].

Le territoire est caractérisé par un paysage de Sologne alternant milieux ouverts (agricoles) et milieux fermés (forêts). À l'échelle de l'unité géographique « Chailles / Les Montils Cheverny / Cour-Cheverny », qui regroupe douze communes, dont Valaire, la consommation d'espaces agricoles et naturels pour répondre aux besoins de développement a été soutenue : 78 % des aménagements (logements, équipements, entreprises) ont été réalisés sur de nouveaux terrains, soit 205 hectares entre 2002 et 2015[28].

PlanificationModifier

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d'un établissement public, pour déterminer les partis d'aménagement de l'espace au sein d'un SCoT, un document essentiel d'orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCOT du Blésois, approuvé en 2006 et révisé en [29].

En matière de planification, la commune disposait en 2017 d'une carte communale, approuvée le  ; un plan local d'urbanisme était en élaboration[30]. En effet, à la suite de la loi ALUR (loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové) de , un plan local d'urbanisme intercommunal couvrant le territoire de la communauté d'agglomération de Blois « Agglopolys » a été prescrit le [31].

Habitat et logementModifier

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Valaire en 2016 en comparaison avec celle du Loir-et-Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (11,1 %) inférieure à celle du département (18 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,6 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 81,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (82,4 % en 2011), contre 68,1 % pour le Loir-et-Cher et 57,6 pour la France entière.

Le logement à Valaire en 2016.
Valaire[32] Loir-et-Cher[33] France entière[34]
Résidences principales (en %) 82,3 74,5 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 11,1 18 9,6
Logements vacants (en %) 6,6 7,5 8,1

Risques majeursModifier

Le territoire communal de Valaire est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement du Beuvron), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique : le transport de matières dangereuses[35],[36].

Risques naturelsModifier

 
Zones inondables de la commune de Valaire.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles[35]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[37]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques[38].

Un atlas des zones inondables du Beuvron est établi en . Les crues historiques du Beuvron sont celles de 1856, de 1910 et de 1936-1937. Le débit de la crue de référence varie ainsi entre 60 et 160 3/s selon les sections[39].

Risques technologiquesModifier

Le risque de transport de marchandises dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une canalisation de transport de gaz. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d'avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu'à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d'urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[40].

ToponymieModifier

Dérivé de val, formé avec le suffixe collectif aria, Valaire = endroit vallonné.
Vallère, (Archives Nationales-JJ 226B, n° 963, fol. 182 v°) ; Vallaire, 1740 (Bibliothèque Municipale d'Orléans, Manuscrit 995, fol. 253) ; Valaire en Blésois, Vallières les Petites, XVIIIe s. ; Valaire, XVIIIe s. (carte de Cassini) ; Valaire, décret du 5 vendémiaire an IX (application de la loi du 8 pluviôse an IX).

HistoireModifier

Pré-histoire et périodes antérieures au Moyen-ÂgeModifier

La présence humaine dans le Blésois est très ancienne.

Moyen-ÂgeModifier

L'église est antérieure au XIIe siècle[12].

On retrouve trace du nom de Valaire à partir de 1270[12].

L'ancien prieuré date du XVe siècle[12].

Révolution française et EmpireModifier

Nouvelle organisation territorialeModifier

Le décret de l'Assemblée nationale du décrète qu'« il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne »[41], mais ce n'est qu'avec le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II () que la paroisse de Valaire devient formellement « commune de Valaire »[41],[42].

En 1790, dans le cadre de la création des départements, la municipalité est rattachée au canton de Pont Levoy et au district de Saint Aignan[42]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du , et ne conservent qu'un rôle électoral, permettant l'élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[43],[44]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, considérés comme des rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance en retrouvant une fonction administrative[43]. Enfin, sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons en Loir-et-Cher de 33 à 24[45]. Valaire est alors rattachée au canton de Contres et à l'Arrondissement de Blois par arrêté du 5 vendémiaire an X ()[46],[42],[47]. Cette organisation va rester inchangée pendant près de 150 ans.

Époque contemporaineModifier

Autrefois[Quand ?], un tramway s'arrêtait à la gare voisine de Monthou-sur-Bièvre/Ouchamps.

Valaire a rejoint Agglopolys en ...[Quand ?].

Le bourg fait l'objet d'un aménagement paysager (et colombarium...) à la fin des années 2010.

Politique et administrationModifier

Découpage territorialModifier

La commune de Valaire est membre de la communauté d'agglomération de Blois « Agglopolys », un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le [48].

Elle est rattachée sur le plan administratif à l'arrondissement de Blois, au département de Loir-et-Cher et à la région Centre-Val de Loire[4], en tant que circonscriptions administratives[4]. Sur le plan électoral, elle est rattachée au canton de Blois-3 depuis 2015 pour l'élection des conseillers départementaux[49] et à la première circonscription de Loir-et-Cher pour les élections législatives[50].

Politique et administration municipaleModifier

Conseil municipal et maireModifier

Le conseil municipal de Valaire, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal[51] avec listes ouvertes et panachage[52]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges au conseil municipal est de 7. Le maire, à la fois agent de l'État et exécutif de la commune en tant que collectivité territoriale, est élu par le conseil municipal au scrutin secret lors de la première réunion du conseil suivant les élections municipales, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil[53].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2007 André Gibault    
mars 2007 2014 Bernard Regnard    
mars 2014 En cours Catherine Le Troquier[54],[55]   Profession libérale
Les données manquantes sont à compléter.

Équipements et servicesModifier

Eau et assainissementModifier

L'organisation de la distribution de l'eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La compétence eau et assainissement des communes est un service public industriel et commercial (SPIC)[56].

Alimentation en eau potableModifier

Le service d'eau potable comporte trois grandes étapes : le captage, la potabilisation et la distribution d'une eau potable conforme aux normes de qualité fixées pour protéger la santé humaine[57]. En 2019, la commune est membre du syndicat intercommunal d'adduction d'eau potable Monthou Sur Bievre Ouchamps Valaire qui assure le service en le délégant à une entreprise privée, Saur dont le contrat arrive à échéance le [58].

Assainissement des eaux uséesModifier

En 2019, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune de Valaire est assurée par la communauté d'agglomération Agglopolys qui a le statut de régie à autonomie financière[59].

L'assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[60]. La communauté d'agglomération de Blois « Agglopolys » assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l'entretien des installations[61].

Sécurité, justice et secoursModifier

La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie de Veuzain-sur-Loire qui dépend du groupement de gendarmerie départementale de Loir-et-Cher installé à Blois[62].

En matière de justice, Valaire relève du conseil de prud'hommes de Blois, de la Cour d'appel d'Orléans (juridiction de Blois)[63], de la Cour d'assises de Loir-et-Cher, du tribunal administratif de Blois, du tribunal de commerce de Blois et du tribunal judiciaire de Blois[64].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[65]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[66].

En 2019, la commune comptait 84 habitants[Note 7], en augmentation de 10,53 % par rapport à 2013 (Loir-et-Cher : −0,76 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
141128137163155149136127152
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
182159182173166155144161167
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
15014615913011312210799102
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1018891868287818475
2015 2019 - - - - - - -
8484-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[67] puis Insee à partir de 2006[68].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 22,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (31,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 41,6 % la même année, alors qu'il est de 31,6 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 44 hommes pour 41 femmes, soit un taux de 51,76 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,55 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[69]
HommesClasse d’âgeFemmes
4,6 
90 ou +
7,3 
4,6 
75-89 ans
12,1 
24,4 
60-74 ans
30,6 
18,3 
45-59 ans
21,8 
18,3 
30-44 ans
13,7 
16,0 
15-29 ans
2,4 
13,7 
0-14 ans
12,1 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2018 en pourcentage[70]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,1 
90 ou +
2,5 
75-89 ans
11,7 
19,1 
60-74 ans
19,7 
21 
45-59 ans
20,2 
16,8 
30-44 ans
16,4 
15,3 
15-29 ans
13,3 
17,8 
0-14 ans
16,2 

ÉconomieModifier

Secteurs d'activitéModifier

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Valaire selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[71] :

Établissements actifs par secteur d'activité au .
total % com (% dep[72]) 0 salarié 1 à 9 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 salariés ou plus
Ensemble 16 100,0 (100) 11 5 0 0 0
Agriculture, sylviculture et pêche 5 31,3 (11,8) 4 1 0 0 0
Industrie 0 0,0 (6,5) 0 0 0 0 0
Construction 2 12,5 (10,3) 2 0 0 0 0
Commerce, transports, services divers 7 43,8 (57,9) 4 3 0 0 0
dont commerce et réparation automobile 0 0,0 (17,5) 0 0 0 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 2 12,5 (13,5) 1 1 0 0 0
Champ : ensemble des activités.

Le secteur du commerce, transports et services divers est prépondérant sur la commune (7 entreprises sur 16) néanmoins le secteur agricole reste important puisqu'en proportions (31,3 %), il est plus important qu'au niveau départemental (11,8 %). Sur les 16 entreprises implantées à Valaire en 2016, 11 ne font appel à aucun salarié et 5 comptent 1 à 9 salariés

AgricultureModifier

En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la polyculture et le polyélevage[73]. Le département a perdu près d'un quart de ses exploitations en 10 ans, entre 2000 et 2010 (c'est le département de la région Centre-Val de Loire qui en compte le moins)[74]. Cette tendance se retrouve également au niveau de la commune où le nombre d'exploitations est passé de 11 en 1988 à 7 en 2000 puis à 6 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 62 ha en 1988 à 137 ha en 2010[73]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Valaire, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l'agriculture à Valaire (41) entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[73]
Nombre d'exploitations (u) 11 7 6
Travail (UTA) 16 8 9
Surface agricole utilisée (ha) 687 801 824
Cultures[75]
Terres labourables (ha) 664 785 814
Céréales (ha) 349 432 362
dont blé tendre (ha) 176 334 250
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 30 s s
Tournesol (ha) 141 s s
Colza et navette (ha) 72 183 114
Élevage[73]
Cheptel (UGBTA[Note 8]) 211 143 145

.

Produits labellisésModifier

La commune de Valaire est située dans l'aire de l'appellation d'origine protégée (AOP)[Note 9] de quatre produits[76] : un fromage (le Selles-sur-cher[77]) et trois vins (le crémant-de-loire[78], le rosé-de-loire[79] et le Touraine[80]).

Le territoire de la commune est également intégré aux aires de productions de divers produits bénéficiant d'une indication géographique protégée (IGP) : le vin Val-de-loire[81] et les volailles de l’Orléanais[82],[76].

Culture et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
L'église Notre-Dame de Valaire.
  • L'église paroissiale Notre-Dame, située dans le bourg, est antérieure au XIIe siècle.
  • Le Temple de La Gendronnière est un temple zen, situé au lieu dit la Gendronnière, dans la forêt, au nord-ouest de la commune.

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule : Le Loir-et-Cher, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, , 159 p. (ISBN 2-87754-003-0)
  • Christian Poitou, Paroisses et communes de France : Loir-et-Cher, Paris, CNRS Editions, , 591 p. (ISBN 2-271-05482-6)
  • Stéphane Gendron, Les noms de lieux du Centre, Paris, éditions Bonneton, , 232 p. (ISBN 978-2-86253-226-4).
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d'hier, communes d'aujourd'hui : Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d'histoire administrative, Paris, Institut National d'Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4, lire en ligne)
  • Liste des communes de Loir-et-Cher

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Une unité de paysage est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Les normales climatiques sont des produits statistiques calculés sur des périodes de 30 ans, permettant de caractériser le climat sur cette période et servant de référence.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  8. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d'espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
  9. Nomenclature européenne, appellation d'origine contrôlée (AOC) dans la nomenclature française.

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