Sayonara Monsieur Désespoir

Sayonara Monsieur Désespoir
Image illustrative de l'article Sayonara Monsieur Désespoir
Logo japonais de Sayonara Zetsubō Sensei.
さよなら絶望先生
(Sayonara Zetsubō sensei)
Type Shōnen
Genre Comédie
Manga
Auteur Kōji Kumeta
Éditeur (ja) Kōdansha
(fr) Pika Édition
Prépublication Drapeau du Japon Weekly Shōnen Magazine
Sortie initiale
Volumes 30
Anime japonais
Réalisateur
Studio d’animation Shaft
Chaîne Drapeau du Japon TVK, CTC, TVS, SUN, MX, TVA, KBS, Kids Station
1re diffusion
Épisodes 12
Anime japonais : Zoku Sayonara Zetsubō sensei
Réalisateur
Studio d’animation Shaft
Chaîne Drapeau du Japon TVK, CTC, TVS, SUN, MX, TVA, KBS, Kids Station
1re diffusion
Épisodes 13
OAV japonais : Goku Sayonara Zetsubō sensei
Réalisateur
Studio d’animation Shaft
1re diffusion
Épisodes 3
Anime japonais : Zan Sayonara Zetsubō sensei
Réalisateur
Studio d’animation Shaft
Chaîne Drapeau du Japon TVK, CTC, TVS, SUN, MX, TVA, KBS, Kids Station
1re diffusion
Épisodes 13
OAV japonais : Zan Sayonara Zetsubō Sensei Bangaichi
Réalisateur
Studio d’animation Shaft
1re diffusion
Épisodes 3

Sayonara Monsieur Désespoir (さよなら絶望先生, Sayonara Zetsubō sensei?, littéralement Au revoir, professeur désespoir) est un manga de Kōji Kumeta. Il est prépublié entre 2005 et 2012 dans le magazine Weekly Shōnen Magazine et compilé en un total de 30 tomes par l'éditeur Kōdansha. La version française est publiée par Pika Edition. Cette comédie raconte la vie d'un professeur qui envisage tous les aspects de la vie, de la langue et de la culture de la manière la plus négative possible. En 2007, le manga se voit décerner le 31e Prix du manga de son éditeur Kōdansha dans la catégorie shōnen, à égalité avec Dear Boys: Act 2 de Hiroki Yagami[1]. Plusieurs adaptations en anime sous forme de séries télévisées et OVA sont diffusées entre 2007 et 2012.

TrameModifier

Sayonara Monsieur Désespoir raconte la vie d'un professeur de lycée très pessimiste, Nozomu Itoshiki. En effet, la série commence sur une tentative de suicide de sa part : il essaie de se pendre à un cerisier. Malgré ses efforts, il est sauvé par une fille particulièrement optimiste appelée Kafuka Fuura (même si dans sa tentative elle l'a presque achevé). Elle lui explique que c'est impardonnable de se pendre un jour où il fait si beau, et devant de si beaux arbres. Elle décide de le surnommer le « vice-président rose » (桃色係長, Momoiro Kakarichō?), et pour ce faire elle lui offre une compensation monétaire de 50 yen. En ayant assez de cette fille étrange, Nozomu se rend au lycée où il commence son cours, mais sa tentative de fuite est vaine, car il se trouve que Fuura Kafuka est l'une de ses étudiantes. Et ceci n'est que la pointe de l'iceberg, puisque chacun des étudiants et étudiantes de sa classe possède une personnalité particulièrement excentrique ou une étrange obsession, ce qui entraîne un lot de difficultés que le professeur à tendance suicidaire devra surmonter, en dépit de lui-même.

Chaque chapitre ou épisode de la série est centré sur un aspect particulier de la vie quotidienne, de la culture japonaise ou d'une expression de la langue japonaise. Généralement, le sujet impliqué est poussé à l'extrême (une discussion sur l'« amakudari », le fait de « descendre » du secteur public vers le privé, résulte en Nozomu « descendant » jusqu'à ce qu'il se rende à une vie antérieure), ou pris au sens littéral (dans la famille de Nozomu, l'« omiai », normalement une rencontre entre un parti potentiel pour un mariage organisé, est transformé en un événement où un mariage est conclu lorsqu'un contact visuel est établi entre deux personnes). Souvent, Nozomu présente à ses étudiants son point de vue pessimiste sur un aspect de la vie habituellement considéré comme positif. Ces analyses, poussées autant que non conventionnelles (où ses étudiants rajoutent leurs points de vue et réactions, ces dernières étant normalement à la fois uniques et particulières) culmine généralement avec un gag final lié au sujet abordé, ou plus rarement, sur une fin absurde et hors-sujet ou un moment de fan service.

Alors qu'il est assez apparent que la série se déroule dans la période contemporaine, l'on retrouve aussi quantité d'aspects visuels évoquant plutôt l'ère Taishō, une époque aux mœurs relativement libérales avant que le nationalisme poussé à l'extrême et le militarisme prennent d'assaut le Japon. La plupart de ces aspects s'inspirent de l'ambiance sociale, de la littérature japonaise et du renouveau artistique de l'ère Taishō. L'un des exemples les plus proéminent est donné par Nozomu et Matoi : ils portent presque toujours respectivement un hakama (un uniforme d'école japonais qui était porté vers la fin du XVIIIe siècle) et un kimono, mais l'on peut aussi observer une grande variété de ces choix stylistique à travers l'architecture, les véhicules et les technologies retrouvés dans la série. Chaque titre de chapitre fait référence à une œuvre littéraire et chaque chapitre comporte une page titre portant une ressemblance marquée aux cartes karuta, assortie d'une silhouette de style kiri-e. L'anime poursuit dans la même direction en employant parfois un style vieillot et suranné, dans la même veine qu'un film en format pellicule, de même qu'en utilisant les katakana (plutôt que les hiragana) en tant qu'okurigana. De plus, toujours dans l'anime, la date est souvent donnée comme si l'empereur Hirohito était toujours vivant, par exemple, l'an 20 de l'ère Heisei (la vingtième année du règne de l'empereur Akihito, ou 2008 selon le calendrier grégorien) devient l'an 83 de l'ère Showa.

PersonnagesModifier

La plupart des noms des personnages dérivent de mots japonais à prononciation ou écriture similaire ; ces mots décrivent le caractère de chacun.

Famille ItoshikiModifier

Cette famille possédant une riche entreprise est composée, en plus des parents, d'une fratrie de cinq enfants assistés d'un majordome. La majorité de la fratrie possède une garde-robe japonaise traditionnelle, et tous les membres masculins connus de la famille portent des lunettes.

Nozomu Itoshiki (糸色 望, Itoshiki Nozomu?)/« Monsieur Désespoir » (絶望先生, Zetsubō sensei?)
Voix japonaise : Hiroshi Kamiya
Le personnage principal et quatrième fils de la famille Itoshiki, professeur de lycée aux cheveux mi-longs, habillé en toute circonstance d'un hakama, de son koshita et chaussé de zōri. Quand son nom est écrit dans le sens japonais habituel (horizontalement et sans espace), il est similaire au mot zetsubō (絶望?, désespoir), ce qui va avec son caractère paranoïaque, pessimiste, dépressif et suicidaire. Ses opinions sur le monde moderne et ses dérives sont le plus souvent acerbes et tranchées. Sa réplique récurrente, qu'il déclame (souvent avec dramaturgie) envers ce qui provoque son mal-être et souligne le surnom dont Kafuka Fūra l'a affublé, est généralement « Je suis au désespoir ! [...] m'a/ont conduit au désespoir ! » (絶望した!⋯⋯「何々」絶望した!?, Zetsubō shita!... [nani nani] zetsubō shita!).
Rin Itoshiki (糸色 倫, Itoshiki Rin?)
Voix japonaise : Akiko Yajima
Rin est la sœur cadette de Nozomu et fille unique de la famille Itoshiki, constamment habillée en kimono quand elle n'est pas à l'école. Incarnant la beauté et l'élégance de la femme japonaise traditionnelle type, elle prend un peu plus de place par la suite au point d'intégrer la classe de son frère comme élève et devient, à la place de Kaere, la touche de séduction féminine et de fantasmes apportés à but assumé aux spectateurs (posant systématiquement à chacune de ses introductions dans l'histoire en présentant son dos et sa chevelure, même quand la situation ne s'y prête pas). Quand il est écrit dans le sens japonais habituel, son nom ressemble à zetsurin (絶倫?, inégalée), qui prend ici un caractère sexuel mais signifie également « chauffer à blanc » dans un sens argotique. Elle menace de mort tous ceux qui l'appellent ainsi.
Mikoto Itoshiki (糸色 命, Itoshiki Mikoto?)
Voix japonaise : Hiroshi Kamiya
Mikoto est le troisième fils de la famille Itoshiki, médecin de l'Hôpital Itoshiki propre sur lui et qui est le seul de sa fratrie à être habillé à l'occidental et moderne (cheveux courts et blouse médicale sur une tenue de travail avec cravate). Bien qu'il soit compétent, à son grand dam les patients autour de lui sont tout de même un peu inquiets par superstition : quand il est écrit dans le sens japonais habituel, son nom ressemble à zetsumei (絶命?, mort). Il déteste être appelé « Docteur Lamort » (絶命先生, Zetsumei sensei?).
Kei Itoshiki (糸色 景, Itoshiki Kei?)
Voix japonaise : Takehito Koyasu
Kei est le second fils de la famille Itoshiki, artiste peintre surréaliste égocentrique aux cheveux longs et barbu, sobre mais négligé dans son allure, habillé d'un samue et chaussé de geta. Il dit avoir une femme appelée Yuka (prénom qui signifie « le sol, le plancher » en japonais), mais elle n'est en réalité qu'une tache sur son mur. Quand il est écrit dans le sens japonais habituel, son nom ressemble à zekkei (絶景?, paysage inégalé, scène pittoresque).
Majiru Itoshiki (糸色 交, Itoshiki Majiru?)
Voix japonaise : Akiko Yajima
Majiru est le neveu de Nozomu, envoyé vivre avec lui parce que ses parents (l'aîné non révélé de la fratrie de Nozomu, et son épouse) l'avaient abandonné. Contrairement à sa personnalité, il ressemble à son oncle dans son allure et son accoutrement. Il est régulièrement traumatisé par les étudiantes de la classe 2-H et passe beaucoup de temps en compagnie de Komori Kiri, à qui il s'est attaché. Quand il est écrit dans le sens japonais habituel, son nom ressemble à zekkō (絶交?, rupture, « faille dans une relation » ou « rupture permanente en amitié »).
Tokita (時田, Tokita?)
Voix japonaise : Yōji Ueda
Tokita est le dévoué serviteur de la famille Itoshiki, souvent vu en compagnie de Rin. Accoutré comme le majordome occidental typique, le personnage est inspiré de Garrison Tokida (ギャリソン時田?, Gyarison Tokida), de l'anime Muteki Kōjin Daitān 3.

Classe 2-HModifier

La classe des cas difficiles dont Nozomu Itoshiki est le professeur titulaire. Le nom de la plupart des élèves est inspiré d'une problématique sociale controversée au Japon.

ÉtudiantesModifier

« Kafuka Fūra » (風浦 可符香, Fūra Kafuka?)
Voix japonaise : Ai Nonaka
Une étudiante atteinte de suroptimisme : elle voit la vie de la manière la plus positive possible, quitte à nier la réalité, inventer des explications complètement absurdes et adopter des comportements à risque pouvant engendrer des catastrophes pour les autres. Elle est à l'opposé du professeur Itoshiki, qui est souvent la victime des évènements qu'elle provoque. Certains détails la concernant laissent entendre que son positivisme irrationnel ne serait pas dû à une naïveté excessive, mais serait un phénomène de compensation de son inconscient afin de supporter les séquelles d'une vie traumatisante dans un milieu familial difficile. Ses explications pour les choses négatives tiennent de l'euphémisme : par exemple, elle appelle le suicide par pendaison « essayer de devenir plus grand » et le harcèlement « amour profond ». Kafuka Fūra n'est qu'un pseudonyme dérivant de la transcription en japonais pour Franz Kafka, écrivain dont le style d'univers cauchemardesque, aliénant et oppressant à l'absurde a donné son nom au néologisme qualifiant ce genre d'absurdité oppressante (« kafkaïen » ; en japonais, kafukateki). Son nom provient également du livre Kafka sur le rivage de Haruki Murakami.
Manami Ōkusa (大草 麻菜実, Ōkusa Manami?)
Voix japonaise : Kikuko Inoue
Mariée et femme au foyer en parallèle de ses cours, elle travaille également à plusieurs endroits pour assumer les dettes de son époux infidèle. Son nom vient de okusama-nami (奥様な身?, égalité à la femme au foyer).
Meru Otonashi (音無 芽留, Otonashi Meru?)
Voix japonaise : Chiwa Saito (épisode 6 de Zoku Sayonara Zetsubō Sensei ; sa doubleuse change régulièrement au fil des épisodes et est nommée dans les crédits par une suite de caractères incompréhensibles[2])
Une fille qui ne communique qu'à travers des SMS insultants et ne se sépare jamais de son téléphone mobile. Elle est complexée par sa voix à cause de la remarque faite par un ancien condisciple dans le passé, ce qui l'a traumatisée au point d'en développer un blocage mental. Elle semble également complexer sur son absence de poitrine. Son nom de famille veut dire « silencieux » et son prénom vient de mēru (メール), un emprunt lexical de l'anglais mail.
Ai Kaga (加賀 愛, Kaga Ai?)
Voix japonaise : Saori Gotō
Une fille qui passe son temps à s'excuser pour tout et a un complexe de culpabilité, étant persuadée que tout ce qui peut arriver de négatif en sa présence, ou lorsqu'elle se sent concernée d'une façon ou d'une autre, est forcément de sa faute. Elle est également embarrassée par les goûts vestimentaires douteux de Kuniya Kino. Son nom, dans le sens de prononciation japonaise, est similaire à kagai (加害?, nuisance).
Chiri Kitsu (木津 千里, Kitsu Chiri?)
Voix japonaise : Marina Inoue
Une étudiante conformiste et psychorigide atteinte d'un trouble obsessionnel lié à l'ordre et l'exactitude, qui ne supporte pas l’imprécision et voudrait que tout dans sa vie soit symétrique et égal. La raie de ses cheveux passe exactement au centre. Elle n'a pas été élue déléguée de la classe, mais est souvent considérée comme telle (au grand dam d'Usui) à cause de son comportement et de son caractère autoritaire. Derrière son besoin de reconnaissance et sa peur du rejet se tapit une tueuse en puissance qui peut se manifester à la moindre contrariété. Son nom dérive du mot kicchiri (きっちり?, correctement).
Kaere/Kaede Kimura (木村 カエレ/楓, Kimura Kaere/Kaede?)
Voix japonaise : Yū Kobayashi
Une « rapatriée » récemment rentrée au Japon depuis un pays inconnu, elle est atteinte de trouble dissociatif de l'identité à cause des trop grandes différences culturelles entre ses pays de naissance et d'accueil (phénomène qui rappelle le syndrome de Paris). Afin de gérer ce conflit intérieur, elle s'est créée deux personnalités distinctes : Kaede, la « femme japonaise type » gentille, prude et bien versée dans sa culture d'origine ; et Kaere, l'« étrangère stéréotypée » occidentalisée, caractérielle et ethnocentrique qui s'exhibe tout en menaçant de poursuites judiciaires à la moindre occasion. Le fait que sa culotte soit vue à outrance et pour des raisons totalement gratuites devient un élément comique récurrent. Son prénom vient de kaere (帰れ?), l'impératif du verbe kaeru (帰る?, retourner, partir). On peut donc traduire littéralement son nom par « va-t’en/repars, Kimura ». Son nom vient également de Kaela Kimura, une chanteuse japonaise.
Abiru Kobushi (小節 あびる, Kobushi Abiru?)
Voix japonaise : Yūko Gotō
Fétichiste des queues d'animaux, elle est constamment blessée parce qu'elle ne peut pas résister à l'envie de les tirer ; les gens pensent donc à cause de ses pansements et bandages qu'elle serait victime de violences domestiques. Son nom dérive de kobushi wo abiru (拳浴びる?, volée de poings). Les iris de ses yeux sont de couleurs différentes.
Kiri Komori (小森 霧, Komori Kiri?)
Voix japonaise : Asuka Tanii
Une hikikomori constamment enroulée dans un futon (ou équivalent selon la circonstance) et présentant des aspects de zashiki warashi. Après la visite chez elle du professeur Itoshiki, elle décide de vivre au lycée pour devenir une « hikikomori d'école ». La demeure de sa famille s'effondre à l'instant de son départ (le départ d'un zashiki warashi étant considéré comme un signe néfaste). Quand elle ne squatte pas l'école, elle habite aussi chez le professeur Itoshiki et passe du temps en compagnie de son neveu, Majiru. Son nom, qui lu à l'occidental ressemble à hikikomori, vient de komorikiri (籠もりきり?, qui reste chez lui).
Maria Tarō Sekiutsu (関内・マリア・太郎, Sekiutsu Maria Tarō?)/« Matarō » (マ太郎?)
Voix japonaise : Miyuki Sawashiro
Une immigrante clandestine constamment enjouée, adepte de récupération et qui aime son pays d'accueil. Elle a acheté l'acte de naissance et le numéro d'un étudiant, et va au lycée sous son nom. Elle se promène constamment pieds nus et ne porte généralement pas de sous-vêtements. Ses airs d'enfant sauvage et son côté attachant la rendent automatiquement adorable auprès des autres et leur donnent envie de prendre soin d'elle. Sekiutsu Tarō vient de seki-uttaro (籍売ったろう?, « tu as vendu ton propre nom »). Quant à son surnom, il fait référence au manga Matarō ga Kuru!! de Fujiko Fujio.
Matoi Tsunetsuki (常月 まとい, Tsunetsuki Matoi?)
Voix japonaise : Asami Sanada
Une romantique qui harcèle et suit celui qu'elle aime : c'est une harceleuse monomaniaque. Elle a récemment changé de cible après la rupture de son ancien compagnon, Takashi, et est devenue obsédée par le professeur Itoshiki, lui causant des problèmes. Sa famille, habituée à son trouble, ne s'en formalise absolument pas. À partir de ce moment, elle adapte sa tenue à la sienne et le suit constamment comme son ombre au point d'apparaître dans son dos sans prévenir et ce, quelle que soit la situation, ce qui devient le sujet d'un effet comique récurrent : sa réponse systématique, lorsque le professeur Itoshiki constate qu'elle le suivait, est « Oui, toujours... » (ええ、ずっと。?, Ee, zutto.). Son nom est un jeu de mots avec tsune ni tsukimatoi (常付きまとい?, toujours en train de suivre).
Nami Hitō (日塔 奈美, Hitō Nami?)
Voix japonaise : Ryoko Shintani
Une fille moyenne qui est plutôt sans histoires comparée à ses camarades de classe. Elle est donc constamment qualifiée de « normale » dans ce qu'elle est, dit ou fait, malgré le fait qu'elle déteste ça. Son nom vient de hitonami (人並み?, normal, ordinaire).
Harumi Fujiyoshi (藤吉 晴美, Fujiyoshi Harumi?)
Voix japonaise : Miyu Matsuki
Meganekko obsédée de yaoi et d'oreilles de chat. Contrairement aux idées reçues, elle est également meilleure en sport que tous ses camarades de classe réunis, au point que les clubs sportifs de l'école se l'arrachent pour la recruter, en vain puisqu'elle n'est pas intéressée. Son nom est un mélange de fujoshi (腐女子?, « fille pourrie »), terme à la fois péjoratif et réapproprié pour désigner les amatrices féminines types de yaoi, et de Harumi, le nom du lieu où se tenait autrefois le Comic Market avant d'être déménagé.
Mayo Mitama (三珠 真夜, Mitama Mayo?)
Voix japonaise : Asuka Tanii
Elle a l'air méchante donc tout le monde pense à cause des préjugés qu'elle ne l'est pas, mais en réalité… elle l'est vraiment. Elle aime jouer de sales tours aux autres. Son nom vient de mita mama yo (見たままよ?, ce qu'elle est est exactement ce dont elle a l'air).
Kotonon (ことのん, Kotonon?)
Voix japonaise : Miyuki Sawashiro
Une idole du net. Dans la « vraie vie » elle est grosse et s'habille en gothic lolita, mais sur son site Internet, plein de photographies d'elle-même retouchées numériquement, elle est très populaire. Son nom est inspiré de la seiyū Kotono Mitsuishi.
Kanako Ōura (大浦 可奈子, Ōura Kanako?)
Voix japonaise : Ayahi Takagaki
Une fille très ouverte d'esprit mais un peu lente, tête en l'air et dans son monde, ne semblant pas toujours consciente de tout ce qu'il se passe autour d'elle. Sans-souci, elle laisse les autres s'exprimer ouvertement et accepte d'entendre de nouvelles idées. Son nom vient de ōraka na ko (大らかな子?, fille au grand cœur).

ÉtudiantsModifier

Kagerō Usui (臼井 影郎, Usui Kagerō?)
Voix japonaise : Yōji Ueda
Le délégué de la classe. C'est un binoclard qui perd ses cheveux et est quasiment toujours ignoré, au point d'en devenir parfois littéralement invisible. Son nom est un jeu de mots sur kaga ga usui (影が薄い?, présence ignorée) ; usui fait aussi référence à son absence de cheveux.
Jun Kudō (久藤 准, Kudō Jun?)
Voix japonaise : Takahiro Mizushima
Excellent conteur, son nom est inspiré de celui de la chaîne de librairies Junkudō (ジュンク堂書店, Junkudō Shoten?) et du nom de son fondateur, Jun Kudō (工藤淳, Kudō Jun?). Son talent pour raconter ou improviser des histoires est tel que ses auditeurs en ont généralement la larme à l'œil, quand bien même certaines de ces histoires sont supposées être des plaisanteries voire totalement absurdes.
Kuniya Kino (木野 国也, Kino Kuniya?)
Voix japonaise : Takuma Terashima
L'un des membres du club de littérature, son nom est inspiré de celui de la chaîne de librairies Kinokuniya (紀伊國屋書店, Kinokuniya Shoten?). Il est en concurrence avec Jun et lui lance souvent des défis, qu'il déteste perdre. Il montre de l'intérêt pour Ai Kaga et a un style vestimentaire extravagant qui exaspère sa camarade de classe.
Takashi (たかし?)
Voix japonaise : Takahiro Mizushima
Ancien compagnon de Matoi Tsunetsuki. Il avait rompu avec elle à cause de son harcèlement incessant et refusait de la reprendre malgré son insistance, mais finit par regretter son absence après que Matoi se soit finalement détournée de lui pour fixer son obsession monomanique sur le professeur Itoshiki. Il réapparait parfois dans la salle de classe. Fan de Hitoshi Kusano. Sa couleur de cheveux est différente d'un support à l'autre (noire dans le manga, blonde dans l'anime). Écrit différemment (崇史), le prénom Takashi peut signifier « adoration, vénération ».

AutresModifier

Chie Arai (新井 智惠, Arai Chie?)
Voix japonaise : Akiko Yajima
La psychologue et conseillère de l'école. Derrière son air tantôt professionnelle, tantôt blasée face au professeur Itoshiki et les excentricités de sa classe titulaire, elle cache ses propres troubles personnels (par exemple, la partie intérieure de la porte d'entrée de son appartement est entièrement tapissée de gofu, des talismans de protection écrits sur papier). Certains éléments dans l’œuvre suggèrent qu'elle pourrait être une adepte de BDSM. Son nom, en kun'yomi kanji, est prononcé Niichie, comme le nom de famille de Friedrich Nietzsche en japonais.
Ikkyū (一旧さん, Ikkyū-san?)
Voix japonaise : Tomokazu Sugita
Il dit être un vieil ami (en fait, d'une seule journée) de Nozomu et, comme lui, aime les vieilles choses. Il réapparaît régulièrement là où on ne l'attend pas, par exemple à l'entrée de la classe de Nozomu au détour d'un échange avec ses élèves en plein cours. Le personnage est une allusion explicite à l'anime homonyme.
Le père de Meru Otonashi (音無芽留の父親, Otonashi Meru no chichioya?)
Voix japonaise : Mugihito
Père surprotecteur de Meru. Tapi dans l'ombre et jamais vraiment éloigné d'elle, il peut apparaître de nulle part pour attaquer aveuglément (sans réflexion ni discernement) quiconque aurait selon lui, blessé ou effrayé sa fille chérie.
Le père d'Abiru Kobushi (小節あびるの父親, Kobushi Abiru no chichioya?)
Voix japonaise : Yūichi Nakamura
Père d'Abiru. Homme de famille et salarié apparemment ordinaire, il est cependant soupçonné (à tort) de violences domestiques répétées contre sa fille, à cause des blessures qu'elle s'inflige constamment.
Perry (ペリー, Perii?)
Voix japonaise : Kenji Nomura
Type insolite et complètement déluré, en tenue de commodore du XIXe siècle et qui s'obstine à ouvrir tout ce qu'il peut, par la force si nécessaire et sans se soucier des conséquences. Il réapparaît occasionnellement dans des scènes. Le personnage fait explicitement allusion au commodore Matthew Perry et à l'arrivée expéditionnaire historique du de ses navires noirs au Japon, ce qui influencera la fin du sakoku.
L'ancien Tarō Sekiutsu (元・関内太郎, Moto-Sekiutsu Tarō?)
Voix japonaise : Takahiro Mizushima
L'élève qui a vendu ses acte de naissance et numéro d'étudiant à Maria. Depuis qu'il a vendu son identité et son statut, il vit littéralement dans un carton, en caleçon et n'est plus identifiable, sa tête demeurant dissimulée dans l'ombre. Il sert d'élément comique occasionnel.
Le manchot empereur (うろペン, Uro-pen?)
Mascotte stylisée et emblématique de la série qui apparaît à la moindre occasion, que ce soit en arrière-plan ou dans des éléments visuels. Sa tête ressemble à un dérivé fantaisiste du taijitu. Elle incarne la petite créature mignonne ou amusante qui est souvent intégrée à outrance dans les anime, généralement à but mercatique afin d'être vendue comme produit dérivé à destination des spectateurs les plus jeunes (ou des otaku les plus chevronnés). Son nom en japonais a plus d'un sens et peut se comprendre à partir du terme urōboe (うろ覚え?, mémoire vague, « appris par cœur » ou encore « qui rappelle vaguement quelque chose ») ou de la forme volitive du verbe uru (売る?, vendre), et de kōtei pengin (皇帝ペンギン?, manchot empereur).
La cigogne (コウノトリ, Kōtonari?)
Élément comique récurrent, elle apparaît régulièrement en arrière-plan dans le ciel, en train de transporter un bébé avec son bec (comme dans l'histoire inventée à destination des jeunes enfants pour éluder la question de la procréation) en émettant un bruit d'avion à réaction. Son allure ainsi que son nom en japonais désignent plus spécifiquement la cigogne orientale.
Le chien au bâtonnet (棒犬, Bō inu?)
Élément comique récurrent, il apparaît régulièrement en arrière-plan et généralement de dos durant des scènes. Une personne malintentionnée (en fait, Mayo Mitama) s'amuse constamment à lui enfoncer un bâton dans l'anus, d'où son surnom.

MangaModifier

Le manga Sayonara Monsieur Désespoir est écrit et dessiné par Kōji Kumeta. Il est prépublié entre le et le dans le magazine Weekly Shōnen Magazine[3]. Le premier volume relié est publié par Kōdansha le [4] et le trentième et dernier le [5]. La version française est publiée par Pika Édition depuis [6].

AnimeModifier

La première saison de l'anime, produite au sein du studio Shaft avec une réalisation de Akiyuki Shinbo, est diffusée du au .

La deuxième saison, Zoku Sayonara Zetsubō sensei, est annoncée en [7]. Elle est diffusée du au .

Des épisodes OAD sont commercialisés entre et avec les éditions limitées des tomes du manga[8].

La troisième saison télévisée, Zan Sayonara Zetsubō sensei, est annoncée en [9]. Elle est diffusée du au .

Une seconde série d'OAD est commercialisée entre et [10].

Autour de la sérieModifier

En tant que série dont l'humour est beaucoup axé sur l'humour noir, l'autodérision, la satire, le pastiche, la parodie, l'humour de connivence et le brisement de quatrième mur, une multitude de références historiques, folkloriques et culturelles (bande dessinée, littérature, audiovisuel, animation, cinématographie, vidéoludique, médias...) parsème les histoires :

 
Amateur de Dragon Ball en cosplay portant un scouter sur l'oreille gauche.
  • Certains éléments emblématiques d'autres œuvres y sont ainsi intégrés brièvement (comme un scouter de l'univers de Dragon Ball parmi diverses sortes de lunettes) ou à fréquence répétée (par exemple, un verrou psyché ou encore le costume de Phoenix Wright, de la série de jeux vidéo Ace Attorney).
  • Des messages, blagues et commentaires de l'auteur se retrouvent dans à peu près tous les éléments d'arrière-plan pouvant servir de support d'écriture (le tableau noir de la salle de classe, un papier fixé sur une surface, une affiche, un mur...) et changent d'un plan à l'autre.
  • Au même titre, le véritable nom de l'école est une énigme source d'un élément comique récurrent : le nom indiqué sur le panneau à l'entrée de l'enceinte change constamment d'une histoire à l'autre. Il est parfois ironique et absurde, comme lorsqu'elle est nommée « École de magie et de sorcellerie de Poudlard ».

Notes et référencesModifier

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Sayonara Zetsubō Sensei » (voir la liste des auteurs).
  1. (ja) Page de Kōdansha
  2. (ja) Interview de Akiyuki Shinbo sur le site de Sayonara Zetsubō Sensei sur le site de Starchild
  3. (ja) « 久米田康治「さよなら絶望先生」完結、7年超の連載に幕 », sur natalie.mu,‎ (consulté le 12 juillet 2015).
  4. (ja) « さよなら絶望先生(1) », sur kc.kodansha.co.jp (consulté le 12 juillet 2015).
  5. (ja) « さよなら絶望先生(30)<完> », sur kc.kodansha.co.jp (consulté le 12 juillet 2015).
  6. « Sayonara Zetsubou Sensei et Hammer Session chez Pika », sur manga-news.com, (consulté le 12 juillet 2015).
  7. (en) « Sayonara Zetsubō Sensei's 2nd Season in 2008 Confirmed », sur Anime News Network, (consulté le 13 juillet 2015).
  8. (en) « Sayonara Zetsubō Sensei Manga to Bundle 2 Anime DVDs », sur Anime News Network, (consulté le 13 juillet 2015).
  9. (en) « Sayonara Zetsubō Sensei's 3rd TV Series Green-Lit (Update 2) », sur Anime News Network, (consulté le 13 juillet 2015).
  10. (en) « Sayonara Zetsubō Sensei Manga Bundles Original Anime (Updated) », sur Anime News Network, (consulté le 13 juillet 2015).

Liens externesModifier