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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Martineau.
Ne doit pas être confondu avec Henri Martineau des Chesnez.
Henri Martineau
Nom de naissance Henri Martineau
Naissance
Coulonges-sur-l'Autize
Décès (à 75 ans)
Paris
Activité principale
Poète, éditeur de revues littéraires et exégète de Stendhal
Auteur
Langue d’écriture Française
Genres

Henri Martineau, né à Coulonges-sur-l'Autize le et mort à Paris le (à 75 ans), est un critique littéraire et un journaliste français.

Il succède à son père comme médecin en 1907. Conseiller municipal, il siège dans l'opposition au maire. Il fait paraître en 1905 un recueil de poésie chez Léon Clouzot à Niort, Les Vignes Mortes.

Martineau est le créateur de la revue littéraire Le Divan, dont le premier numéro est paru à Coulonges-sur-l'Autize en janvier 1909. Il s'établit libraire et éditeur à Paris en 1921. Il publia et resta directeur de sa revue jusqu'à sa mort.

Il fut le promoteur infatigable de Stendhal au XXe siècle, son éditeur et l'un de ses meilleurs spécialistes. Il joua un rôle très similaire au bénéfice de Paul-Jean Toulet. Avec son ami Eugène Marsan, il fut également l'un des critiques littéraires de l'Action française et de la Revue critique des idées et des livres.

Un collège porte son nom à Coulonges-sur-l'Autize.

Sommaire

BiographieModifier

Henri Martineau est né le 26 avril 1882 dans une maison voisine de celle qu'il devait habiter pendant trente-six ans. Il est le second fils du médecin Ferdinand Martineau, descendant d'une famille établie dans la région au XVIIIe siècle. Victime d'une affection du pancréas à laquelle il devra un teint jaune et une santé délicate, il grandit entre un frère aîné et une sœur qui mourra très jeune. Orphelin de sa mère dès l'âge de sept ans, il est mis en pension au petit collège Saint-Hilaire tenu par les oblats à Niort. Il s'y révèle bon élève et surtout, y découvre la poésie dont il gardera le goût toute sa vie.Très vite ce goût le pousse à écrire. Les premiers vers qu'il publie sont datés de 1897 ; il a alors quinze ans.

La fréquentation des muses n'interdit pas de réussir son baccalauréat puis de mener à bien des études supérieures d'abord à l'Ecole de Médecine de Poitiers où il reste trois années puis à la Faculté de Médecine de Paris dont il suit les cours de 1903 à 1907. Le sujet de la thèse qu'il soutient, « Le roman scientifique d'Émile Zola. La médecine et les Rougon-Macquart » prouve qu'il mêle volontiers science et littérature. D'ailleurs, et le geste a dû surprendre, il fait remettre aux membres du jury en même temps que le texte de sa thèse, un exemplaire de son deuxième recueil de poésie. Quoi qu'il en soit, son travail lui vaut la mention très bien, les félicitations du jury et la médaille de bronze de la faculté..

Le médecinModifier

Il rentre alors à Coulonges-sur-l'Autize pour prendre la succession de son père. C'est un bon médecin qui étend sa clientèle bien au-delà des limites du canton. Esprit précis et rigoureux et caractère énergique lui valent une grande réputation. Il n'hésite pas, s'il le faut, à traiter d'assassins les paysans qui tardent à l'appeler au chevet de leurs malades. Comme l'écrit un journaliste vers 1930 : « En ce pays de Coulonges, la population tient de l'ouvrier et du paysan, également pétris de préjugés, au moins en ce qui regarde les maladies et la médecine. Il y a une vingtaine d'années, on y redoutait encore les sorciers, on y voyait se promener des "bigourgnes", des "ganipotes". Le médecin avait à lutter à la fois contre l'apathie des familles et la foi aux guérisseurs de diverses farines : empiriques ou somnambules ».

Henri Martineau, lorsqu'il aura abandonné son état, en gardera un bon souvenir :

« Je confesse, confiera-t-il un jour, que rien pour moi ne remplacera cette vie active, cette vie utile et que j'y ai renoncé avec peine(...) On est un homme en qui les autres ont foi (...) Vous entrez dans une famille, dans son intimité la plus fermée, vous vous identifiez à elle, à ses soucis, à ses chagrins, à ses espoirs. » Cette quasi intégration aux familles des patients fournira au médecin matière à quelques anecdotes qui feront sourire ses amis poètes plus tard, comme celle, au demeurant croustillante, du jeune paysan qui ne savait comment honorer son épouse et que le bon docteur éclaira avec assez de succès pour qu'un mois plus tard on lui confie : «Ah! Je vous remercie bien Mossieu! Maintenant o va d'un charme ! »

Pendant la Grande Guerre, le médecin devenu en 1910 conseiller municipal, donne la pleine mesure de ses capacités. Alors que la mobilisation a envoyé au front la plupart de ses confrères, il doit courir les routes jour et nuit et prodiguer ses soins aux blessés qu'accueille l'hôpital auxiliaire qu'il a installé à Coulonges. Il trouve néanmoins le temps nécessaire pour se rendre à Niort au chevet de son ami Emile Henriot auquel une piqûre antityphique a donné une fièvre de cheval pour lui prescrire comme calmant... la lecture de La Chartreuse de Parme. Il trouve aussi le temps de lire, d'écrire, auprès de la jeune femme épousée en 1907 et de sa petite Marie-Madeleine née l'année suivante. C'est qu'il poursuit, malgré la guerre, l'aventure du Divan commencée en 1909 et dont nous reparlerons bientôt.

Le poèteModifier

Le premier poème d'Henri Martineau paraît en 1903 dans la revue Royan publiée à Niort par Henri Clouzot. Puis l'étudiant en médecine collabore activement, comme poète et comme critique, à la revue Poitiers-Étudiant dont il est même quelques mois rédacteur en chef, avec ses amis Marie de Roux, futur avocat et historien et Francis Eon, son voisin de Fontenay-le-Comte. Il donne à la même époque des poèmes à la nouvelle revue de Clouzot, Le Mercure poitevin et au Supplément littéraire du Mémorial des Deux-Sèvres.

Dès 1904, alors qu'il continue ses études à Paris, il se fait remarquer en remportant le prix du concours réservé aux poètes de moins de 25 ans organisé par La Plume et dont les jurés se nomment Moréas, Verhaeren ou Henri de Régnier. Ce dernier Je signale à l'attention de Jean-Louis Vaudoyer qui vient de fonder Les Essais. Il devient l'un des piliers de cette revue où il fait la connaissance de celui qui fut son ami le plus intime, Eugène Marsan. Le premier poème qu'il y publie, en mai 1905, s'intitule mélancoliquement : Quelle douleur meurtrit le cœur jaloux des femmes?

Cette collaboration aux Essais n'en interdit pas d'autres, notamment à Psyché. Elle n'empêche surtout pas le poète coulongeois de publier un premier recueil de soixante et une pièces chez Léon Clouzot en 1905, Les Vignes Mortes. La mélancolie baigne ces vers, plus reflet de lectures et d'une époque que de l'expérience personnelle comme le laisse entendre le titre de la première partie, Les douleurs fictives.

Si l'on ne peut reprocher à l'auteur le manque de sincérité, on sent trop l'air du temps, cette sorte de désenchantement de qui n'a pas encore vécu mais pense avoir déjà tout épuisé. Certains vers pourtant ne manquent pas de charme. On sent bien sûr l'influence de Verlaine dans certains et celle de Baudelaire dans d'autres, mais parfois l'accent se fait plus personnel quand le jeune poète évoque la maison paternelle et les deuils qui ont assombri son enfance :

« Comme ce soir encore parfois au puits tout proche

Me montait de la cour un cri grinçant et clair

Suivi du heurt sonore et long des seaux de fer

Semblable au son fêlé des très anciennes cloches.

Rien n'a changé.

Pourtant ici passa la mort

Qui sans pitié broya sous sa pesante meule

Ma sœur en son berceau, ma mère et mon aïeule

Et le cœur trop jaloux que m'avait fait le sort. »

En 1907, comme pour marquer que son départ prochain de Paris ne constitue pas une rupture avec la poésie, Henri Martineau publie un second volume de vers, toujours chez Clouzot, Acceptation, que saluent Maurice Barrès et Francis Jammes. La même mélancolie imprègne le recueil, mélancolie née d'une résignation à une existence «ordinaire» qui ne manque pas de noblesse si elle est sans gloire. La forme est devenue plus personnelle. Si le vers classique, et notamment l'alexandrin, garde la faveur du poète, celui-ci ne répugne pas à couler parfois son inspiration dans une sorte de vers libre dont la construction repose sur la prononciation courante des mots plus que sur un nombre rigoureux de syllabes. Le poème y gagne en spontanéité, en naturel, sans que jamais l'on cède à la facilité. Le rythme est maîtrisé sans qu'apparaissent les marques du travail de l'artisan.

Henri Martineau s'est lui-même expliqué sur sa conception de la poésie dans une mince brochure, La Poésie et la Musique :

« Si la poésie est particulièrement une connaissance, une connaissance intuitive du monde, il ne faut pas surtout confondre cette effusion de l'âme avec la versification qui n'est qu'un moyen de l'atteindre. La versification, c'est un gaufrier et tout dépend de la pâte que l'on y coule; il importe qu'elle soit faite toujours de la plus fine fleur du froment. Un Boileau se sert du vers pour frapper fortement une sentence, et cependant il est plus rarement poète que le Jean-Jacques Rousseau des Rêveries d'un promeneur solitaire ou que le Loti de tant de merveilleuses descriptions et qui, tous deux, n'ont écrit qu'en prose. De même nous pouvons affirmer que Les Imageries d'Aloysius Bertrand, Le Spleen de Paris de Baudelaire, Les Chansons de Bilitis de Pierre Louÿs sont de la poésie, bien que toutes ces œuvres soient écrites en prose (...) Encore ne faut-il pas s'arrêter sur cette poésie qui demeure latente et baigne l'âme de bien des hommes sans jamais pouvoir s'extérioriser. La poésie ne doit pas seulement se ressentir et il convient, en outre, pour pouvoir être qualifié de poète, de la pouvoir exprimer et communiquer à ses semblables. »

Parce qu'il craint de devenir lui-même l'un de ces versificateurs détenteurs d'un gaufrier aux formes admirables dans lequel coule une pâte grossière ou bien parce qu'il élève la barre de ses exigences, il va bientôt renoncer à publier ses vers. Et puis, l'entrée dans la vie professionnelle, le mariage, la famille, les contingences matérielles tarissent peut-être une inspiration propre à l'adolescence et guérissent les blessures de l'enfance. Dans le troisième numéro de la revue qu'il publie en 1909 il écrit :

« On vit, on s'agite quelque peu, on est ému, et parce qu'une expansion naturelle est la règle commune dans la jeunesse, il est des heures où l'on est hanté de ce que les Anciens nommaient la Muse et 1830, l'inspiration. »

Poète mineur donc, mais poète lucide et honnête, il refusera de sortir une nouvelle édition d'une mince plaquette publiée en 1906, Mémoires, et ne fera plus paraître que quelques poèmes qu'il se laissera arracher par un ami, comme celui-ci, publié peu après sa mort par la Revue du Bas-Poitou à laquelle la fidélité à ses origines provinciales l'amenait à collaborer parfois :

« Mon livre,

Echappé de mes doigts, est là sur mes genoux ;

Une abeille, enfermée avec moi dans la chambre

Revient obstinément aux rosés de septembre ;

Et ma pensée ainsi ne se pose qu'en vous,

Ma pensée est en vous et mon inquiétude !

Que faites-vous si loin de moi, ce soir d'été,

Où mon amour timide et seul voudrait goûter

Ce que sera pour nous l'amour sans solitude. »

Le directeur de revues littérairesModifier

En réalité, plus que poète, Henri Martineau est un amoureux de la poésie et la passion qui l'anime est à l'origine d'une longue aventure. Revenu à Coulonges, il supporte mal d'être privé de l'ambiance intellectuelle parisienne. Certes, dès qu'il peut s'échapper quelques jours, il saute dans le train pour aller retrouver ses amis Marsan, Lièvre et Vaudoyer et écouter une fois de plus le Pelléas et Mélisande de Debussy qu'il admire tant, mais ces séjours sont brefs et frustrants. Aussi, pour conserver le stimulant de l'esprit dont il a besoin et poursuivre le dialogue avec les poètes de son temps, imagine-t-il de créer une revue.

Le DivanModifier

Quand, beaucoup plus tard, on l'interrogera sur ses raisons, il répondra dans une pirouette : "Parce que dans la vie, voyez-vous, il faut toujours entretenir une danseuse. Je n'allais pas au café. Le Divan fut ma danseuse." Dès janvier 1907, alors qu'il s'est retiré quelques mois à Coulonges pour rédiger sa thèse, il en caresse l'idée dans une lettre à son ami Marsan : « Ah ! si je pouvais trouver le moyen de publier une petite revue ici, ça me distrairait un peu... » II y revient dans une autre, le 27 novembre de l'année suivante : «- Mais j'ai une envie folle : fonder une petite revue - quelque chose de mince mais de propre, qui paraîtrait au début tous les deux mois. Au moins ainsi je pourrais à mon aise parler des livres d'amis - puis ce serait un trait d'union entre moi et le monde civilisé. Je vais demander à Niort les prix de l'imprimeur. »

À cette date, le projet est déjà plus avancé qu'il ne l'avoue puisqu'une semaine plus tard il précise : « Je suis décidé à faire partir de Coulonges durant l'année 1909, tous les deux mois, une revue. Elle aura 48 pages, sera sur papier vergé, format anglais 19 x 23. Abonnement: 6 Francs. Collaborateurs : tous les jeunes de bonne volonté dont le style et les idées ne nous dégoûteront pas... » Se pose alors la question du titre. Marsan, consulté - il sera le secrétaire parisien de la revue - propose Les Heures tandis que Martineau hésite entre Le Divan et Le Rouet.

Ce sera Le Divan parce que le mot évoque à la fois un recueil poétique et le conseil des sages. Ce choix incitera Béatrice Dussane à surnommer le directeur le Vizir. Et fin janvier 1909 paraît sous couverture crème le premier numéro, tiré sur les presses niortaises de Clouzot qui sera l'imprimeur jusqu'en décembre 1921. Au sommaire : Francis Jammes, Léo Larguier, Edmond Jaloux, Francis Eon, Eugène Marsan, Louis Mandin, Jean Martineau (frère aîné d'Henri, poète lui aussi, auteur de deux minces recueils, La Chanson de la mer et La Route au soleil), Jean-Louis Vaudoyer, Albert Hennequin et Jules Mouquet. Les notes critiques, regroupées en Chroniques sont signées Eon, Marsan, Thomas, Martineau, F et 0.

Désormais rien n'arrêtera la parution de la revue, que la mort de son fondateur en avril 1958. À cette date, cinquante-quatre livraisons seront sorties des presses niortaises et deux cent cinquante deux de celles de l'Imprimerie alençonnaise qui publiera aussi un ultime numéro rassemblant cinquante-sept hommages au disparu. Martineau réussit le tour de force de faire paraître Le Divan pendant la Seconde Guerre mondiale malgré les restrictions de papier et les interdictions allemandes. Seule concession à la dureté des temps, de mensuelle qu'elle était depuis longtemps, la revue devient trimestrielle. Mieux encore, à la Libération, alors qu'une ordonnance interdit la publication de la plupart des périodiques qui auraient subsisté sous l'occupation nazie, Le Divan continue de paraître, son directeur publiant un laconique avis au lecteur qui définit sa ligne de conduite de toujours : « Notre orgueil demeure le même, servir uniquement et sans arrière-pensée maintenant comme alors les lettres françaises. »

 
Le Divan, exemple de couverture

Une revue littéraireModifier

Dès le départ, en effet, Martineau a voulu faire de sa revue un organe essentiellement consacré à la littérature. Il y accueille de nombreux écrivains, ne prenant pour guide que son goût d'ailleurs très éclectique. Que ses opinions politiques plutôt conservatrices - jeune étudiant, il ne cache pas son admiration pour Maurras — l'incitent à publier des écrivains de préférence à d'autres, cela va sans dire, mais c'est toujours plus la qualité de l'œuvre que les idées philosophiques d'un auteur qui justifie ses choix et il élimine sans pitié tout texte à ses yeux médiocre.

Coulonges-sur-l'Autize, grâce à lui, devient en quelques années le point de convergence des poètes du début du siècle. Du Béarn, Francis Jammes envoie ses vers et de Paris Paul-Jean Toulet expédie les siens ; Jean-Marc Bernard de Saint-Rambert-d'Albon, Tristan Derème d'Arreau, Jean Pellerin de Pontcharra sur Bréda, Francis Carco de Rodez confient leurs textes à la poste. Comme l'écrira joliment Giraudoux : «Tous les employés de la poste de France avaient reçu l'ordre d'envoyer à Coulonges les poèmes anonymes ou égarés. » Ainsi se forme ce que l'on appellera parfois l'Ecole du Divan où se rencontrent de jeunes auteurs,souvent des fantaisistes, dont certains disparaîtront peu après dans la tourmente de la Grande Guerre avant d'avoir pu donner la pleine mesure de leur talent. Le culte de la fidélité qui animera toujours Henri Martineau lui fera consacrer au cours du conflit six numéros spéciaux du Divan aux écrivains morts pour la France, première anthologie de ce type.

Des numéros spéciaux, il en publiera beaucoup tout au long des cinquante années d'existence de sa revue pour honorer les écrivains qui lui sont chers. Le premier, le numéro 50 de juillet-août 1914, est tout premier réservé à Paul-Jean Toulet auquel il consacrera plusieurs ouvrages (notamment en 1921 La vie de Paul-Jean Toulet contenant en fac-similé le dessin de Henri Farge Paul-Jean Toulet sur son lit de mort) et dont il est, sinon le découvreur, du moins celui à qui Fauteur des Contrerimes devra sa célébrité. D'autres, et on ne peut les citer tous, seront des hommages à Valéry, Huysmans, Carco, Max Jacob, Jean Prévost ou Tristan Derème.

Une question qu'Henri Martineau dut se poser maintes fois dans la deuxième décennie du siècle alors qu'il s'épuisait à courir d'un malade à l'autre : Le Divan pourrait-il poursuivre son existence loin de Paris où, quoi qu'on veuille, la vie littéraire s'épanouit, où se rencontrent intellectuels et large public ? Serait-il longtemps possible à un médecin de campagne de mener de front l'exercice d'une profession absorbante et la direction d'une revue littéraire à vocation nationale ? En 1921, le problème fut résolu. Malgré les réticences de son épouse et les mises en garde de son entourage - ne dit-on pas que son parrain le déshérita ? - il céda son cabinet à un confrère et quitta Coulonges pour s'installer dans la capitale. Et comme publier les poètes ne permet pas souvent de vivre, il décida d'ouvrir une librairie après quelques mois d'apprentissage. Ce fut Le Divan, à l'angle de la rue Bonaparte et de celle de l'Abbaye, au cœur de Saint-Germain des Prés. Comme il le déclara à un ami : « Je vais vendre les livres des autres pour pouvoir publier à mon tour des livres qui ne se vendront probablement pas. »

SourceModifier

  • Michel Montoux, Coulonges-sur-l'Autize et son canton il y a 100 ans en cartes postales anciennes, Ed. Patrimoines et Médias, 2008
  • Michel Montoux, "biographie d'Henri Martineau" in Nicole Vay [dir.], Auteurs Célèbres en Deux-Sèvres, Geste, Tome II, 2001

Liens externesModifier