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Saint-Béat

commune française du département de la Haute-Garonne
Page d'aide sur l'homonymie Pour l'ermite du IIIe siècle, voir Saint Béat.

Saint-Béat
Saint-Béat
La Garonne et le village de Saint-Béat.
Blason de Saint-Béat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Bagnères-de-Luchon
Intercommunalité communauté de communes des Pyrénées Haut-Garonnaises
Code postal 31440
Code commune 31471
Démographie
Gentilé Saint-Béatais
Population 345 hab. (2016 en diminution de 11,54 % par rapport à 2011)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 54′ 52″ nord, 0° 41′ 33″ est
Altitude Min. 476 m
Max. 1 760 m
Superficie 7,37 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Saint-Béat-Lez
Localisation

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Saint-Béat

Saint-Béat est une ancienne commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie. Le , elle a fusionné avec Lez pour former la commune de Saint-Béat-Lez.

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
La Garonne traverse le village.

Commune située dans le Comminges et Petit-Comminges au pied du pic du Gar, dans les Pyrénées, dans le sud du département de la Haute-Garonne, sur la Garonne à 33 km au sud-est de Saint-Gaudens.

Communes limitrophesModifier

 
Communes voisines.

Saint-Béat est limitrophe de sept autres communes, dont Argut-Dessous à l'est par un simple quadripoint[1].

Communes limitrophes de Saint-Béat
Chaum Eup Boutx
Marignac   Lez (Saint-Béat-Lez),
Argut-Dessous
Arlos

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 737 hectares ; son altitude varie de 476 à 1 763 mètres[2].

Voies de communication et transportsModifier

La commune est accessible par la route nationale 125 et par la ligne SNCF (ligne Montréjeau - Luchon), gare de Marignac - Saint-Béat, ainsi qu'avec la ligne régulière de transport interurbain du réseau Arc-en-ciel (anciennement SEMVAT).

Un tunnel qui contourne la ville pour rejoindre l'Espagne a été ouvert en avril 2018[3].

UrbanismeModifier

Risques naturels et technologiquesModifier

Un plan communal de sauvegarde[4] est émis par la maire au vu des risques majeurs.

InondationModifier

Inondations du [5],[6].

SéismeModifier

La commune a été l'épicentre d'un tremblement de terre de magnitude 4,8, le .

ToponymieModifier

La ville se trouvant sur un rétrécissement de la Garonne, le lieu fut nommé par les Romains le « Pas du Loup » : Passus Lupi.

Saint-Béat serait, outre une tautologie (beatus : bienheureux ou saint), le nom d'un saint très local. Ce saint est aussi connu comme l'évangélisateur de la Beauce où il aurait tué un dragon.

Durant la Révolution, la commune porte le nom d'Entremons[7].

Ses habitants sont appelés les Saint-Béatais.

HistoireModifier

 
Vue de Saint Béat par Eugène de Malbos, vers 1840.

Dans l'antiquité, le site de Saint-Béat est connu comme un « Passus Lupi » (passage du loup), car le resserrement de cette partie du val d'Aran n'aurait alors permis qu'à des loups efflanqués de passer sans se mouiller les pattes dans la Garonne.

Cette ancienne place forte commandait la vallée de la Garonne. Son importance l'avait fait surnommer la « clé de la France ».

Depuis, Saint-Béat est surtout connu pour ses carrières de marbre blanc, découvertes sans doute en cherchant à élargir l'étroit passage et exploitées depuis l'époque gallo-romaine. La légende locale n'hésitait pas à dire que son marbre avait permis d'édifier la colonne Trajane à Rome, ainsi que tout ce qui était en pierre blanche dans la région. C'est naturellement faux. C'est en revanche en partie avéré pour les colonnettes du couvent de Saint-Bertrand-de-Comminges tout proche, ainsi que pour la majorité des sculptures de la villa romaine de Chiragan, à Martres-Tolosane. Il a servi pour les autels tauroboliques de Lectoure (176, 239 et 241 ap. JC). Le marbre de Saint-Béat fut le matériau utilisé pour les bassins et plusieurs statues du parc de Versailles.

Les armoiries de Saint-Béat, « clef de France », s'expliquent par l'édification d'une citadelle qui contrôle le passage de la vallée de la Garonne.

Pendant longtemps, outre ses carrières, la ville était le site d'une foire où s'échangeaient les ânes et mulets destinés à l'Espagne, contre du bois venant des forêts aranaises et charrié par la Garonne. Cette foire avait traditionnellement lieu à la Saint-Martin.

Une particularité : jusqu'à la Révolution, Saint-Béat (du moins sa partie est, séparée de la partie ouest par la Garonne) formait, avec Melles et Argut-Dessus, une des enclaves languedociennes du diocèse appelé « diocèse civil du Petit-Comminges » (l'un des 24 diocèses civils des États du Languedoc). Sa partie ouest, avec Arlos, faisait partie de la jugerie dite de « Rivière-Verdun » (formée d'innombrables enclaves allant de Verdun-sur-Garonne, entre Toulouse et Montauban, jusqu'à la frontière espagnole). Cette jugerie dépendait, elle, de la Gascogne comme le Couserans et le Comminges[8].

 
Vue du Pont de Saint-Béat par Eugène Trutat, fonds Eugène Trutat - Muséum de Toulouse.

Dans leur cahier de doléances, les habitants décrivent le site de la ville, comme un endroit particulièrement déshérité, soumis aux débordements de la Garonne, comme aux chutes de pierres depuis les falaises qui surplombent la ville.

 
La gare de Saint-Béat Lagerle.

De 1914 à 1953, le tramway électrique de Marignac au Pont-du-Roy va desservir Saint-Béat et ses carrières[9].

L'ouverture de la station de ski du Mourtis a donné un nouvel élan touristique à la ville, comme plus récemment son festival de sculpture de marbre, qui permet à de jeunes sculpteurs de s'exprimer par leur art.

Le , elle fusionne avec Lez pour constituer la commune nouvelle de Saint-Béat-Lez dont la création est actée par un arrêté préfectoral du [10].

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[11],[12].

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes du canton de Saint-Béat et du canton de Bagnères-de-Luchon (avant le redécoupage départemental de 2014, Saint-Béat était le chef-lieu de l'ex-canton de Saint-Béat).

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Pierre Castéran    
mars 2008 mars 2014 Hervé Péréfarres    
mars 2014 2018 Alain Frisoni    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2016, la commune comptait 345 habitants[Note 1], en diminution de 11,54 % par rapport à 2011 (Haute-Garonne : +6,98 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9071 0871 1511 2591 2721 4031 3741 4431 143
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1961 1631 0891 0919981 045965925920
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
944893827908770778661588692
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
687755611543547364394398387
2016 - - - - - - - -
345--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[16] 1975[16] 1982[16] 1990[16] 1999[16] 2006[17] 2009[18] 2013[19]
Rang de la commune dans le département 96 134 167 187 242 258 272 276
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

EnseignementModifier

Saint-Béat fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune par une école maternelle, une école primaire et le collège François-Cazes[20].

SportsModifier

Écologie et recyclageModifier

Protection environnementaleModifier

La zone Natura 2000 de la Haute vallée de la Garonne, d'une superficie de 11 134 hectares, est classée[21],[22] :

Elle s'étend sur une partie de la commune de Saint-Béat.

La zone Natura 2000 des Zones rupestres xérothermiques du bassin de Marignac, Saint-Béat, pic du Gar, montagne de Rié est classée en zone spéciale de conservation (en référence à la Directive Habitats) depuis 2007 ; avec une superficie de 7 680 hectares, elle s'étend sur une partie de la commune de Saint-Béat[23].

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Saint-Béat possède plusieurs monuments :

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

à proximité :

Personnalités liées à la communeModifier

 
La statue du maréchal Gallieni à Saint-Béat.

HéraldiqueModifier

Son blasonnement est : D'azur à la clef renversée d'or, l'anneau fleurdelysé.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. « Saint-Béat : ouvre enfin », actu,‎ (lire en ligne)
  4. http://www.st-beat.fr/pc/
  5. http://www.sudouest.fr/2014/06/18/inondations-dans-les-pyrenees-un-an-apres-la-crue-saint-beat-denonce-l-inaction-de-l-etat-1589394-706.php
  6. études face aux risques d'inondations
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Voir cartes de Cassini, cartes de Gascogne et de Rivière-Verdun.
  9. Site FACS, Les chemins de fer secondaires de France : 31 - département de Haute-Garonne lire (consulté le 19 novembre 2019)
  10. « Recueil des actes administratifs des services de l'État en Haute-Garonne », sur http://www.haute-garonne.gouv.fr/, (consulté le 1er juillet 2018).
  11. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  12. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031416.html.
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  16. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  17. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  18. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  19. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  20. http://www.st-beat.fr/scolarite/
  21. « INPN - FSD Natura 2000 - FR7300883 - Haute vallée de la Garonne - Description », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 19 décembre 2018)
  22. « INPN - FSD Natura 2000 - FR7312005 - Haute vallée de la Garonne - Description », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 19 décembre 2018)
  23. « INPN - FSD Natura 2000 - FR7300884 - Zones rupestres xérothermiques du bassin de Marignac, Saint-Béat, pic du Gar, montagne de Rié - Description », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 20 décembre 2018)
  24. Notice no PA00094446, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 28 juin 2010.
  25. Le Moulin des Arts sur le site de la mairie de Saint-Béat, consulté le 23 avril 2013.