Musée Ingres-Bourdelle

musée d'arts en France
(Redirigé depuis Musée Ingres)

Le musée Ingres-Bourdelle, anciennement musée Ingres, est un musée d'art et d'archéologie installé dans l'ancien hôtel de ville, qui fut le palais épiscopal des évêques de Montauban, construit au XVIIe siècle en France.

Musée Ingres-Bourdelle
Montauban - Le Musée Ingres.jpg
Le musée vu du pont Vieux.
Informations générales
Type
Ouverture
Surface
2 700 m2
Visiteurs par an
38 303 (2003)
67 810 (2004)
38 252 (2005)
43 093 (2006)
50 481 (2007)[1]
Site web
Collections
Collections
Bâtiment
Protection
Localisation
Pays
Commune
Adresse
19, rue de l'Hôtel-de-Ville
82000 Montauban
Coordonnées
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Cour intérieure.

Après un vaste chantier de rénovation et de modernisation, le musée Ingres-Bourdelle rouvre ses portes en . Seul musée consacré à Jean-Auguste-Dominique Ingres au monde, ce musée abrite une importante collection de dessins, de peintures d'Ingres et de sculptures d'Antoine Bourdelle.

HistoriqueModifier

De la guerre de Cent Ans au XXe siècleModifier

Alors que Montauban est aux mains des Anglais pendant la guerre de Cent Ans, le prince de Galles, Édouard Plantagenêt, décide la construction d'un château. Surnommé le Prince noir, il laissera son nom à la partie basse du musée qu'il a fait construire : la salle du Prince noir. Cité forte protestante pendant les guerres de religion, les huguenots renforcent les fortifications de la ville. Mais après la reprise de la ville par Richelieu, les fortifications sont abattues et le château détruit. Le site devient un terrain vague.

Peu de temps après, l’évêque Pierre de Bertier décide la construction d'un palais épiscopal de style classique sur les ruines de l'ancien château du Prince noir. L'édifice acquiert sa forme définitive avec en partie basse la salle médiévale du Prince Noir et en partie haute l'hôtel de style classique, le tout en brique, seul matériau disponible en abondance dans la cité montalbanaise. La construction du palais épiscopal va de pair avec la construction de la nouvelle cathédrale et vise à ré-instaurer durablement le catholicisme sur cette ancienne cité protestante[2].

Après la Révolution et la confiscation de l'hôtel épiscopal par les révolutionnaires, celui-ci devient l'hôtel de ville, puis est affecté à la fin du XIXe siècle à un musée. En effet, en 1851, Jean-Auguste-Dominique Ingres donna à la ville une partie de ses collections, copies, travaux d'élèves, vases grecs. La salle Ingres fut inaugurée en 1854. La mort d'Ingres le conduisit à l'enrichissement du musée constitué par le fonds d'atelier du peintre, notamment plusieurs milliers de dessins.

Le palais épiscopal fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du [3].

Alors que la Seconde Guerre mondiale se prépare, un grand nombre d’œuvres quittent le musée du Louvre pour être cachées. C'est ainsi que le musée Ingres a servi de cachette pour La Joconde et un grand nombre d'œuvres du Louvre entre 1939 et 1945.

Un remaniement profond, conduit de 1951 à 1958, fit du musée Ingres un établissement moderne selon les conceptions de l'époque, et pourvu d'inventaires jusqu'alors inexistants.

XXIe siècle, le musée Ingres-BourdelleModifier

Agrandi, modernisé et digitalisé, le musée se déploie désormais sur 2 700 m2 avec de nouveaux espaces, une accessibilité renforcée, une nouvelle muséographie, un cabinet de conservation abritant les dessins d'Ingres, un étage entier consacré à l’œuvre d'Antoine Bourdelle, des salles pour les expositions temporaires. Le musée Ingres a profité de sa mue pour changer de nom et devenir le musée Ingres-Bourdelle, rendant ainsi hommage aux deux artistes que la ville a vus naître.

Après 36 mois de travaux et un investissement de 13,1 millions d'euros, le musée Ingres-Bourdelle rouvre ses portes au public le . Cette ambitieuse rénovation confiée à l'agence d'architecture Bach Nguyen permet au musée historique de se positionner aux côtés des plus grandes institutions muséales françaises. Après une réorganisation fonctionnelle des espaces, une muséographie repensée, des conditions de conservation, de présentation des collections et d'accueil du public optimisées, c'est un musée moderne et totalement repensé qui nous ouvre ses portes.

Le musée est agrandi par la restitution du 2e niveau du corps central, l'ouverture au public d'un pavillon du 3e niveau et la création d'un espace d'accueil dans la cour, augmentent les surfaces accessibles au public de plus de 700 m2, soit plus de 30% de surface supplémentaire.

Le musée devient plus accessible avec la création de deux ascenseurs afin de faciliter l'accessibilité et la circulation dans le musée des personnes et des œuvres. L'accueil des groupes a maintenant un espace dédié.

De nouveaux services et espaces sont proposés avec une salle de conférence-auditorium, un salon de thé et une librairie-boutique. Un cabinet d'arts graphiques ouvert au public permet de conserver les fonds graphiques du musée.

Les espaces d'expositions permanentes et temporaires ont été entièrement repensés et réaménagés pour mettre en valeur les œuvres exposées et offrir aux visiteurs un parcours plus fluide au milieu des collections.

L'équipe de maîtrise d’œuvreModifier

Bach N'Guyen, architecte mandataire, diplômé en 1987 de l'école d’architecture de Versailles, a assuré la direction de divers projets au sein de plusieurs cabinets d'architecture avant de fonder Bachnguyenarchitecture en 2008. Le cabinet de l'architecture Bach N'Guyen, mort pendant la première année de travaux du musée Ingres-Bourdelle, a poursuivi sa volonté de développer une architecture contemporaine exigeante et intégrant les notions d'urbanisme, de paysage et de développement durable.

CollectionsModifier

   Œuvre conservée au musée Ingres 

4 500 dessins, 44 peintures, un violon, ainsi que ses collections personnelles et sa documentation, tel est le patrimoine du musée de Montauban autour d'Ingres. Installé dans un édifice classé aux monuments historiques au cœur de Montauban, le musée abrite le legs de Jean-Auguste-Dominique Ingres, l'enfant prodige du pays. Créé au début du XIXe siècle et consacré à Ingres à la suite du legs du maître en 1867, le musée rouvre ses portes après trois ans de travaux sur une collection allant bien au-delà des deux artistes dont il porte le nom.

Outre les œuvres d'Ingres et de Bourdelle, le musée possède également une collection de peintures de la Renaissance à l'époque moderne, autrefois collection des évêques de Montauban, et plusieurs pièces d'archéologie locale datant de l'Antiquité ou du Moyen Âge[4].

Sous-solsModifier

Le premier sous-sol (niveau -1) rend hommage au sculpteur Antoine Bourdelle, représenté dans toutes ses périodes par des marbres, bronzes, plâtres, par des maquettes et œuvres achevées. Le musée de Montauban possède la plus importante collection d’œuvres de Bourdelle en région : 70 sculptures et une centaine de pièces graphiques permettent de parcourir toute l’œuvre de l'artiste, depuis ses débuts, illustrant ses premiers pas de jeune sculpteur à Montauban, Toulouse puis Paris jusqu'à la fin de sa carrière, autour d'un ensemble unique par sa richesse et diversité.

Salle du fourModifier

D'Antoine Bourdelle

  • La Douleur ou Femme prosternée au pied d'une croix, Plâtre de 1887. Don d'Athénaïs Mialaret veuve Michelet en 1899.
  • Jeunesse (Masque) plâtre de 1898 avec les visages de Suzanne Marcel et de Judith Cladel (Biographe de Rodin et fille de l’écrivain Léon Cladel);Le Baisé, marbre;
  • Violettes et roses 1894 - Marbre; Un plâtre à patine bronze La rieuse dite Rieuse à la belle chevelure de 1883.
  • Œuvres autour de Beethoven dont: un buste en plâtre, version réduite de l'exemplaire en bronze dit du : Metropolitan Musemum pour la tête et du Beethoven aux grands cheveux de 1891 pour l'inscription. Il y a une dédicace à Julien et Marcelle Tinayre respectivement graveur et romancière; Un chapiteau en bronze (Godard fondeur) fait entre 1924 et 1925 intitulé Tête aux raisins; Un Beethoven aux grands cheveux plâtre de 1891.
  • La Colonne Roland 1898 oeuvre en Bronze. Cette oeuvre résulte de l’assemblage de trois études réalisées par Bourdelle pour le monument aux morts de la guerre de 1870 à Montauban.
  • La nuit de face 1904 - Bronze. Allegorie de la nuit, période où Bourdelle encore très influencé par Rodin, livre des œuvres aux contours heurtés et chaotiques. Des traces de doigts ou d'outils ont été laissés volontairement sur la surface de l'oeuvre.
  • Tête d'Adolescente 1890 - Bronze.
  • Femme sculpteur au repos, 1905-1908 - Bronze. Bourdelle a épousé en seconde noces une de ces élèves d'origine grecque: Cléopâtre Sévastos. Elle servira de modèle dans de nombreuses œuvres. Cette oeuvre fait le pendant avec La femmes sculpteur au travail de 1906 du Musée Bourdelle de Paris.
  • Paysanne à l'enfant, 1910 - Bronze. L'oeuvre a été inspiré à Bourdelle par les paysannes du Quercy qui portait plusieurs jupes et jupons superposés. Elles avaient pris l'habitude de relever la jupe du dessus et de s'en couvrir la tête pour se protéger.

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Salle des portraitsModifier

D'Antoine Bourdelle

  • Buste en terre cuite de 1883, d'Emile Pouvillon, écrivain français né le à Montauban et mort le à Jacob-Bellecombette près de Chambéry.
  • Buste du professeur Rousset en plâtre patiné vers 1883. Professeur et ami d'Antoine Bourdelle comme le rappelle la dédicace gravée sur le socle "A mon vieux maître et ami Monsieur Rousset. Hommage respectueux et reconnaissant. Emile Bourdelle."
  • Buste du compositeur Armand Saintis, en bronze de 1883-84. Armand Saintis compositeur montalbanais (1922-1894), connu pour son ode La Montalbaneso, reste très populaire dans la culture occitane. Ce buste a été exposé de 1929 à 1937 dans le square de la préfecture de Montauban avant de rentrer dans les collections du Musée.
  • Tête d'enfant dit l'enfant de Montauban entre 1885 et 1886, terre cuite.
  • Rembrandt vieux ou La fin de Rembrandt Bronze entre 1909 et 1910. Très impressionné par la peinture de Rembrandt à l'occasion d'un voyage à Bruxelles, Bourdelle à son retour à sculpté cette oeuvre. Elle est resté propriété de sa fille (Rodia Dufet-Bourdelle) qui l'a déposé au Musée de Montauban en 1974 et l'a léguée en 2002.
  • SIR JAMES GEORGE FRAZER (1854-1941) Bronze de 1922. Le plâtre original a figure à l'exposition de la société nationale des beaux-arts en 1922.
  • Buste de Krishnamurti - Bronze 1922. Bourdelle a rencontré le Philosophe hindou Jiddu Krishnamurti en 1925 grâce à son amie Marie Bermond, Peintre et Philosophe. (Le musée conserve une terre cuite en rapport : MI.53.8.8 Buste de Krishnamurti)
  • Buste du père de Bourdelle - Plâtre patiné
  • Buste de Rodin - Terre cuite. Exposé au Salon de 1910
  • Buste de Coquelin Cadet en mascarille, 1891 - Terre cuite. Le buste a été exposé à Paris (Salon de la SNBA), 1891 et à Paris (Salon du Champ de Mars), 1891. Il représente le comédien Coquelin Cadet en mascarille valet de comédie.
  • Buste d'Auguste Quercy, 1911 - Plâtre patiné. Auguste Quercy félibre et poète occitan, a soutenu Bourdelle pour le monument au mort de Montauban. Platre exposé à Paris (Salon d'Automne), 1911 (n°191).
  • Buste de Madame Michelet, 1899 - Marbre. Réalisé en trois jours, de mémoire, après le décès subit de Mme Michelet. Le buste a été exposé à Paris (Salon de la SNBA), 1899.
  • Buste du Docteur Molinié, 1906 - Marbre. Médecin marseillais ami de Bourdelle qui au dos du buste a gravé cette dédicace : Au docteur J. Molinié / Nous déchiffrons très peu du destin qui nous mène. Mais avertis ou non nous suivons notre loi. / Vous ami simplement vous mettez votre joie / A restreindre le champ de la souffrance humaine. / E.A. Bourdelle / Massilia 1906.
  • Buste de François Moulenq, 1894 - Pâtre. Commande de la Société Archéologique de Tarn et Garonne ; Bourdelle réalisa deux versions : une pour le musée Ingres et une autre plus petite en patiné en ton terre cuite pour la mairie de Valence d'Agen. François Moulenq (1814-1892) fut secrétaire perpétuel de la société Archéologique du Tarn-et-Garonne.
  • Portrait de Léon Cladel, 1894. Monument commandé à Bourdelle par le comité Cladel à la mort de l'écrivain en 1892 ; inauguré en 1894 sur l'ancien square de la préfecture à Montauban puis déposé depuis 1937 au musée Ingres.
  • Buste d'Emile Garrisson, 1885 - Bronze. Personnalité montalbanaise et beau-père de François Moulenq,tous deux amis de Broudelle.
  • Buste de la marquise de Mari, 1887 - Marbre. Mécène de Bourdelle, l'oeuvre a été exposé au Salon de Pari de 1887.

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Salles de l’HéraclèsModifier

  • Télémaque reçu à Pylos par Nestor, plâtre original, réalisé pour le Grand Prix de Sculpture de l'Ecole des Beaux-Arts de Toulouse (2e prix), en 1883 [5]
  • La première victoire d'Hannibal, pâtre original, exposé au Salon de Paris 1885, acquis par la Marquise de Mari, et offert au Musée de Montauban la même année[6].
  • La première victoire d'Hannibal, offert au Musée de Montauban par madame Rhodia DUFET-BOURDELLE en 1992[7].
  • Buste de Madeleine Charnaux au chignon, 1917 à l'age de 15 ans. Elle deviendra aviatrice et sculpteur. Le buste a été donné au musée par Madame Cléopâtre Bourdelle[8].
  • L'Effroi, 1909 - Plâtre. Reprise d'une étude pour l'un des personnages du bas-relief ornant le socle du Monument aux Combattants et Défenseurs du Tarn-et-Garonne de 1870-1871[9].
  • Masque d'Hercule Reprise de la tête du grand guerrier du Monument aux Combattants et Défenseurs du Tarn-et-Garonne de 1870-18711. Don de madame Rhodia DUFET-BOURDELLE en 2002 [10].
  • Buste de la Liberté, 1918 - Terre cuite. Commande pour le monument au général Carlos María de Alvear à Buenos Aires ; après la statue équestre terminée en 1915, Bourdelle s'attaqua aux allégories. Elles devaient orner les quatre angles du socle du monument, deux hommes pour la Force et l’Éloquence, deux femmes pour la Liberté et la Victoire. La Liberté emprunte ses traits à Amélia Vialars, jeune paysanne de Saint-Antonin. Don de Madame Cléopâtre Boudelle [11].
  • Torse de la Force, 1916 - Plâtre. Commande pour le monument au général Carlos María de Alvear à Buenos Aires, Bourdelle utilisa sa tête d'Apollon pour modèle de la tête de la Force[12].
  • Torse de la Victoire, 1918-1919- Plâtre. Don de Madame Cléopâtre Boudelle [13].
  • Samson avant 1899 - Terre cuite. Ébauche qui n'aura aucune suite. Legs de Madame Michelet en 1899[14].
  • Bacchante aux raisins, 1907 - Plâtre patiné. Legs de Madame Cléopâtre Bourdelle[15].
  • Jeanne d'Arc Pastoure, 1898 - Bronze. L'exemplaire de Montauban correspond à la troisième des quatre versions que Bourdelle proposa successivement.
  • Sainte Barbe - Terre cuite de 1916. Legs de Madame Cléopâtre Bourdelle[16].
  • Séléné couchée - Terre cuite de 1916. Legs de Madame Rhodia Dufe-Bourdelle[17].
  • Buste de Krishnamurti - Terre cuite 1927. Legs de Madame Cléopâtre Bourdelle[18].
  • Etude pour La Danse, 1912 - Plâtre. Bas-relief (méthope) en marbre sur la façade du théâtre des Champs Elysées. Représentation de la danseuse Isadora Duncan (à droite). Bourdelle a assisté, en 1909, à Paris, à un spectacle d'Isadora Duncan. Elle fascina complètement le sculpteur qui assista à plusieurs de ses représentations. Il ne la fit poser que très rarement. La plupart de ses croquis furent réalisés de mémoire, après la vision des spectacles de la danseuse.
  • Etude pour La Musique, 1912 - Plâtre. Bas-relief (méthope) en marbre sur la façade du théâtre des Champs Elysées.

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Les sous-sols du musée, vestiges de la place forte du XIVe siècle, abritent d'importantes collections archéologiques ainsi que des objets liés à l'histoire locale depuis l'époque gallo-romaine.

La salle du prince noir (niveau -2) présente des collections archéologiques de vestiges gallo-romains et de reliquats d'architecture de la ville de Montauban. Christ aux liens (XVe au XVIe siècle) provenant de Montech ; statuette dite Vénus pudique ; chapiteau jumelé de l'abbaye de Grandselve (XIIe au XIIIe siècle) ; Carreaux de terre cuite des années 1280-1290, installés autour de la dalle funéraire en marbre de Guilhem Jauffre (mort en 1299) à l'abbaye de Belleperche, évêque de Bazas ; chapiteau de l'abbaye de Moissac ; Masque d'Hercule en pierre formant la clef d'un arc de triomphe élevé de 1701-1869 à l'entrée du Pont-Vieux à Montauban pour commémorer la paix de Ryswick (1697).

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Rez-de-chausséeModifier

Les salles du rez-de-chaussée sont consacrées aux espaces d'expositions temporaires qui débouchent sur la librairie-salon de thé-boutique du musée.

Du au  : exposition Constellation Ingres Bourdelle, 33 œuvres, peintures et sculptures, ont été choisies dans les collections nationales autour de Jean-Dominique Ingres et Antoine Bourdelle.

Premier étage : Peintures du XIXeModifier

Les salles du premier étage présentent des œuvres d'Ingres et celles de son époque. On y trouve de grandes compositions révélant l'influence de l'Antiquité et de Raphaël sur son art, mais aussi des œuvres de jeunesse, réalisées dans l'atelier de David ou à l'Académie de France à Rome dont il fut pensionnaire, puis directeur. Quelques études peintes et de célèbres portraits comme celui de Madame Gonse, complètent l'évocation de la longue carrière de l'artiste. Parmi les élèves d'Ingres qui suivent cette présentation, on note l'hommage rendu à Armand Cambon, peintre et ami d'Ingres, collectionneur passionné d'Orient et surtout premier directeur du musée de Montauban. Les dessins du maître, pour leur part, sont présentés par roulement au deuxième niveau, dans des meubles à tiroirs dont les tons de bois chêne composent un cabinet d'arts graphiques permettant des rapprochements avec des objets provenant des collections d'antiques d'Ingres. S'il existe plusieurs lieux consacrés à Bourdelle — dont le musée Bourdelle à Paris ou encore le jardin-musée départemental Bourdelle d'Égreville —, le musée montalbanais est l'unique musée au monde consacré à l’œuvre d'Ingres. Il possède le fonds de dessins d'Ingres le plus important au monde et la plus vaste collection de peintures du maître, après le musée du Louvre.

La salle des romantiquesModifier

La salle CambonModifier

D'Armand Cambon peintre français, né et mort à Montauban. Exécuteur testamentaire d'Ingres.
  • Poésie de gloire et poésie d'amour ou Les deux muses 1846, huile sur toile, Salon de 1849 ;
  • La République, 1848, esquisse, huile sur toile. Un concours est lancé en pour représenter une allégorie de la République afin d'être reproduite et placée dans les salles des assemblées publiques et municipalités […]. Le jury choisit une vingtaine d’esquisses, dont celle d’Armand Cambon[19]. Les journées de Juin vont entraîner l'annulation du concours ;
  • La République, 1848, huile sur toile (MID.849.1). Œuvre finale refusée au concours pour la figure de la République.
  • Nymphe endormie (1850), huile sur toile, Salon de 1850 ;
  • Portrait de Gustave Cambon, 1851, huile sur toile ;
  • Le Billet, 1851, huile sur toile, Salon de 1859 ;
  • Curieuse ou L'Armoire, 1859, huile sur toile, Salon de 1859 ;
  • Étude de fleurs, vers 1859, huile sur toile, Salon de 1859 ;
  • Galel 1864, huile sur toile, Salon de 1864 ;
  • Portrait de l'artiste, 1867, huile sur toile ;
  • Trop tard ou La Lettre, huile sur toile ;
  • Portrait de jeune fille ou Après le bal;
  • La Jeune Fille aux amours, huile sur toile.

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La Salle des élèves d'IngresModifier

Ornant le dessus de cheminée un tableau d'Armand Cambon, Portrait d'Ingres à l'âge de soixante-dix-neuf ans d'après l'autoportrait de conservé au Fogg Art Museum de Cambridge.

Eugène Amaury-Duval né à Montrouge le , mort à Paris le , est un peintre français; Amaury-Duval est l'un des premiers élèves à être admis dans l'atelier de Jean-Auguste-Dominique Ingres.

  • Tête de femme de 1848 (Probablement Emma la sœur de l'artiste); Tête d'ange, et une tête de Vierge deux Huiles sur toile de 1865.

Hippolyte Flandrin peintre français représentatif du mouvement néo-classique. Après avoir obtenu le premier grand prix de Rome de peinture en 1832, élève de Jean-Auguste-Dominique Ingres.

  • Tête de femme, Huile sur toile
  • Portrait de la comtesse de Goyon, 1853, Huile sur toile

Paul Flandrin né à Lyon le 28 mai 1811 et mort à Paris 6e le 8 mars 1902.Il est le frère d'Auguste Flandrin et d'Hippolyte Flandrin tous trois peintre. il est l'époux d'Aline Desgoffe (°v.1835), en 1852, fille du peintre Alexandre Desgoffe.

Jean-Léon Gérôme né à Vesoul le et mort à Paris le , est un peintre et sculpteur français, membre de l'Académie des beaux-arts. Il composa des scènes orientalistes, mythologiques, historiques et religieuses.

  • Portrait de femme, Huile sur toile

Raymond Balze peintre et pastelliste français, né à Rome le 4 mai 1818, mort à Paris, le 26 février 1909. Il prit part à la décoration de l'hôtel de ville de Paris commandée à son maître Ingres.

  • L'enfance de Bacchus, Huile sur toile de 1840

Paul Balze né le 29 avril 1815 à Rome et mort à Paris le 24 mars 1884, peintre et copiste d'art français.Paul Balze a rencontré Ingres pendant son séjour romain.

  • Les funérailles de Lope de Vega, Huile sur toile de 1853

Alexandre Desgoffe né à Paris le 2 mars 1805, mort dans la même ville le 27 juillet 1882, est un peintre entré en 1828, dans l'atelier d'Ingres. Peintre paysagiste, il est l'un des premiers à aller peindre le site de Barbizon, avant 1830.

  • La Vallée de la nymphe Egérie Huile sur toile de 1840 exposée la même année au salon de paris.

Paul Jourdy né le 17 décembre 1805 à Dijon et mort le 28 octobre 1856 à Paris est un peintre français, élève de Guillaume Guillon Lethière et de Jean-Auguste-Dominique Ingres. Paul Jourdy obtient le 2e prix de Rome en 1828 et le prix de Rome en 18341. Il expose des portraits et des peintures d'histoire au Salon de 1831 à 1853.

  • Nu à la console Huile sur toile.

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La chambre de l'évêqueModifier

Cette salle précédé d'une antichambre est exclusivement réserve à Ingres et particulièrement à ses collections personnelles. La plupart des œuvres proviennent de son legs de 1867.

Pieter Pourbus né à Gouda en 1523 et mort à Bruges le 30 janvier 1584, était un peintre, dessinateur, ingénieur et cartographe flamand de la Renaissance flamande, actif à Bruges au XVIe siècle; très connu pour ces portraits.

  • Portrait d'homme huile sur toile daté de 1567.

Vittore Carpaccio né vers 1465 à Venise (Italie) et mort en 1525 ou 1526 à Capo d'Istria, de son vrai nom Scarpazza ou Scarpaccia, est un peintre italien narratif de l'école vénitienne, émule de Gentile Bellini et de Lazzaro Bastiani.

  • Adoration des bergers, huile sur toile avant 1526.

Roelandt Savery né à Courtrai en 1576 et enterré le 25 février 1639 à Utrecht, est un peintre flamand de la Renaissance. Il est l'un des premiers artistes à avoir figuré le « portrait » d'un animal isolé et semble bien être le créateur des bouquets comme genre de peinture en 1603.

  • Orphée charmant les animaux

Jean Ranc né à Montpellier le 28 janvier 1674 et mort à Madrid le 1er juillet 1735, est un peintre français, principalement portraitiste de la cours d'Espagne; il laisse aussi quelques tableaux animaliers.

  • Un chien de grand seigneurLes portrait d'animaux de compagnie ont eu un grand sucées aux XVIIIe siècle, certain peintre en ont fait une spécialité.

Auteurs anonymes

  • La famille de Ferdinand II, grand-duc de Toscane (1622-1623), huile sur toile où l'on reconnait les membre de la famille Médicis; De gauche à droite : Mattias, Gian Carlo, Francesco et le grand-duc Ferdinand II avec la croix de saint Etienne; la duchesse-mère Marie-Antoinette d'Autriche, Marie-Christine, Marguerite, Anne et le jeune Léopold.
  • Anciennement attribué à Nicolas Poussin: il semble que ce tableau soit une copie de La Solitude datant de 1650, probablement de Dughet ou de Millet[20].

Claude Lefèbvre baptisé le 12 septembre 1632 à Fontainebleau et mort le 25 avril 1675 à Paris, est un peintre et graveur français, connu pour ces portraits.

  • Portrait d'homme, le sujet a longtemps été considéré comme un portait de Molière sur l'argument d'une note manuscrite au dos du tableau. Il a été exposé à Exposition Universelle 1878 Paris: Des Portraits nationaux, Palais du Trocadéro (n°42) [21].

Jean Lemaire (Dammartin-en-Goële, 1598 - Gaillon, 1659) est un peintre français du XVIIe siècle, spécialiste du paysage archéologique.

  • Paysage avec ruines antiques.

Eustache Le Sueur né à Paris le 19 novembre 1616 et mort à Paris le 30 avril 1655, est un peintre et dessinateur français de style baroque, considéré comme l'un des fondateurs de la peinture française classique.

Gaspard Dughet né à Rome le 15 juin 1615 et mort le 27 mai 1675 dans la même ville, est un peintre français de l'époque baroque actif à Rome, spécialisé dans les paysages de la tendance classique.

  • Incendie de Tivoli

François-Xavier Fabre né à Montpellier le 1er avril 1766 et mort dans la même ville le 16 mars 1837, baron en 18281, est un peintre français du mouvement néo-classique.

  • Vue des environs de Florence [22]

Jan Van Eyck né vers 1390 peut-être à Maaseik et mort à Bruges le 9 juillet 1441, est un peintre né dans les territoires soumis à l'autorité du prince-évêque de Liège Jean de Bavière (1390-1417), qui devient son protecteur. Il est célèbre pour ses portraits d’un naturalisme minutieux.

  • Portrait d'un moine

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Salle IngresModifier

  • Le Duc d'Albe à Sainte-Gudule à Bruxelles. Le tableau est commandé par le duc d'Albe. Il est exécuté à Rome en 1815 mais non terminé et non livré, et reste dans l'atelier d'Ingres (il s'y trouvait encore en 1851, cf. Magimel) [24].
  • Etude pour Jésus parmi les docteurs, Huile, Crayon sanguine et blanc, fragments marouflés sur toile et collé sur bois, 1866. Jésus parmi les docteurs (1842-1852), est réalisé à la fin de sa vie. Ce dernier manifeste l'admiration qu'Ingres a toujours eu pour Raphaël. Près de 200 études préparatoires ont été nécessaires.
  • Roger délivrant Angélique, version ovale de 1841
  • Etude pour Roger délivrant Angélique - Angélique, 1819. Attribué au musée du Louvre par l'Office des Biens et Intérêts Privés en 1950; déposé au Musée Ingres de Montauban en 1954.
  • Ève (d'après une peinture des Loges du Vatican par Raphael), vers 1809.
  • Première Pensée du Vœu de Louis XIII, Modello pour Le Vœu de Louis XIII peint à florence en 1821 et exposée au Salon de Paris de 1824.
  • Portrait de Jean-François Gilibert, 1805,
  • Portrait de Lorenzo Bartolini, 1805,
  • Etude pour l'Apothéose d'Homère : tête de Boileau, 1827,
  • Etude pour l'Apothéose d'Homère : Madame de Lauréal et son fils, vers 1815. Madame de Lauréal était la cousine de Madeleine Chapelle, première femme d'Ingres.
  • Buste d'Erasistrate, vers 1860. Etude pour La maladie d'Antiochusou Antiochus et Stratonice.
  • Portrait d'Ingres, par Hippolyte Flandrin. Portait réalisé alors qu'il venait obtenir le Prix de Rome, et avant son départ pour cette ville en 1833.
  • Le Songe d'Ossian (1812-1815, puis 1835).
  • Jésus parmi les docteurs. Commandé en 1842 par Louis-Philippe et la reine Marie-Amélie pour la chapelle du château de Bizy ; abandonné ; achevé à Meung-sur-Loire après qu'Ingres eût obtenu le droit d'en disposer.
  • Portrait de Madame Gonse, (1852) Mme Gonse était la fille de M. Maille, un vieil ami d'Ingres. Elle fut un des meilleures amies d'Ingres dont elle avait été élève (extrait cat. Ingres et son temps, 1965).

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Salle Ingres intimeModifier


Collection de dessinsModifier

Les 4 507 dessins d'Ingres, exposés par roulement constituent l'une des plus grandes richesses du musée.

Collections d'antiquesModifier

Cette collection a été rassemblée du vivant d'Ingres. Il cherchait à se confronter aux modèles antiques originaux, fondamentaux pour son apprentissage. Parmi ces antiques, 54 vases grecs, acquis à Rome pour la plupart, ont une place prépondérante. Le peintre conservait une série de marbres parmi lesquels se distinguent l’Éro d'après Lysippe, la Tête d'Antinoüs, la Tête d'Éros du type Centocelle.

Second étageModifier

Le second étage est consacré aux peintures des XIVe, XVe et XVIe siècles des écoles italiennes et du nord (Titien, Giovanni Battista Piazzetta, Tiepolo, Bartholomeus Spranger), puis des écoles françaises et étrangères du XVIIe siècle (Charles Le Brun, Pierre Mignard, Jacob Jordaens, Anton Van Dyck et Albert Cuyp). Une section présente l'art du XVIIIe siècle de François Boucher à Jacques-Louis David.

Collection personnelle de peinture d'IngresModifier

Une première salle présente 54 peintures acquises par Ingres au cours de sa carrière. Elle comprend de nombreuses copies d'œuvres de Raphaël, un ensemble de peinture gothique ou pré-renaissance (triptyque de l'entourage de Bernardo Daddi, Crucifixion attribuée à Puccio di Simone).

Une deuxième salle expose des peintures des XVIe et XVIIe siècles des écoles françaises, italiennes et du nord de l'Espagne.

Une troisième salle conserve des peintures du XVIIIe siècle des écoles françaises, italiennes et écoles du Nord.

Notes et référencesModifier

  1. Veille Info Tourisme, p. 130
  2. Association des amis du musée Ingres.
  3. Notice no PA00095805, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  4. musées de Midi-Pyrénées, le musée Ingres.
  5. Notice no 06070001100, base Joconde, ministère français de la Culture
  6. Notice no 06070001104, base Joconde, ministère français de la Culture
  7. Notice no 06070001106, base Joconde, ministère français de la Culture
  8. Notice no 06070001145, base Joconde, ministère français de la Culture
  9. Notice no 0607000116, base Joconde, ministère français de la Culture
  10. Notice no 06070001164, base Joconde, ministère français de la Culture
  11. Notice no 06070001169, base Joconde, ministère français de la Culture
  12. Notice no 06070001168, base Joconde, ministère français de la Culture
  13. Notice no 06070001170, base Joconde, ministère français de la Culture
  14. Notice no 06070001186, base Joconde, ministère français de la Culture
  15. Notice no 06070001187, base Joconde, ministère français de la Culture
  16. Notice no 06070001191, base Joconde, ministère français de la Culture
  17. Notice no 06070001193, base Joconde, ministère français de la Culture
  18. Notice no 06070001152, base Joconde, ministère français de la Culture
  19. Musée Midi-Pyrénées : “Étude pour la République”.
  20. Notice no 06070000194, base Joconde, ministère français de la Culture
  21. Notice no 06070000345, base Joconde, ministère français de la Culture
  22. Notice no 06070001405, base Joconde, ministère français de la Culture
  23. Notice no 00000055181, base Joconde, ministère français de la Culture
  24. Base Joconde
  25. Notice no 06070001296, base Joconde, ministère français de la Culture
  26. Notice no 06070003919, base Joconde, ministère français de la Culture
  27. Notice no 06070003921, base Joconde, ministère français de la Culture
  28. Notice no 06070004421, base Joconde, ministère français de la Culture

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • Jean-Michel Garric, « L'archéologie au musée Ingres-Bourdelle à Montauban », Archéologia, n°582, , pp. 60-65.

Liens externesModifier