Pierre Arnoul

officier de plume sous Louis XIV

Pierre Arnoul, né en 1651 et mort à Paris le 17 octobre 1719, est un important officier de plume, intendant de marine pendant le règne de Louis XIV. Fils de l'intendant de marine Nicolas Arnoul, il est le compagnon d'études et l'ami du fils et successeur de Jean-Baptiste Colbert, Seignelay. Pierre Arnoul bénéficie de la protection de ce dernier, qui est son supérieur hiérarchique puisqu'il est secrétaire d'État de la marine.

Pierre Arnoul
Fonction
Intendant de la marine (d)
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Père
Mère
Geneviève Saulger (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Nicolas-François Arnoul de Vaucresson (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Blason de Pierre Arnoul.svg
blason
signature de Pierre Arnoul
signature

Sa très longue carrière, près de cinquante ans, dont il doit le début à son père, manifeste à la fois sa compétence et ses liens avec les Colbert. Après avoir observé les marines de pays étrangers, il occupe successivement une grande partie des postes d'intendant de marine en France, au Levant comme au Ponant. Il administre ainsi les ports de Toulon, Marseille, Le Havre, Bayonne, Rochefort, en particulier l'arsenal des galères de Marseille, mais aussi l'organisation des classes et le ravitaillement de la flotte espagnole. Il est un des administrateurs de la marine les plus compétents du règne de Louis XIV.

BiographieModifier

Une famille manipuléeModifier

Pierre Arnoul est issu d'une famille d'intendants de marine. Il est le fils de l'intendant des galères à Marseille puis de Toulon Nicolas Arnoul, dont Colbert a fait la carrière, et auquel il succède. Le frère de Pierre, Nicolas-François Arnoul de Vaucresson, après une carrière dans les îles d'Amérique, lui succèdera à l'intendance des galères de Marseille[1]. Pierre Arnoul est maintenu dans sa noblesse par arrêté du 24 octobre 1705[2]. Il est seigneur de Vaucresson, La Tour-Ronde, Haute-Borne, Pierrebelle, Rochegude et Lagarde-Paréol[3].

Les deux frères ont pour mère Geneviève Saulger, morte le 26 octobre 1683, qui se remarie après son veuvage, en 1676, à Horace-Joseph de Rafelis, seigneur de Saint-Sauveur et de Vilard. Elle a dépassé la cinquantaine et le mari a 27 ans. La sœur de Pierre et Nicolas-François Arnoul, Geneviève Arnoul, est mariée en 1680 à Pierre-Dominique de Rafelis de Soissans, frère du second mari de sa mère. Pierre Arnoul lui-même se marie en 1686 à Françoise de Soissans, beaucoup plus âgée que lui, veuve d'Esprit de Rafélis de Rus et mère des deux frères Rafélis[2].

Cette combinaison inhabituelle est attribuée à l'habileté de Françoise de Soissans, appelée la dame de Rus. Elle conquiert l'amitié de Nicolas Arnoul et de sa femme, au cours de l'année 1674, alors que Nicolas Arnoul est malade. Après son décès, elle exerce une forte emprise sur la veuve, par appât du gain, puis arrange ces trois mariages dans les années suivantes[4]. C'est Pierre Arnoul lui-même, qui, après la mort de sa femme le 2 mai 1699, décrit, dans un mémoire composé pour un procès contre sa soeur Geneviève, cette emprise exercée par Françoise de Soissans sur toute la famille. Il va même jusqu'à évoquer l'influence du diable. Mais il fait aussi état des qualités d'excellente gestionnaire de la dame de Rus, dont il reconnaît avoir bénéficié[5]. Françoise de Soissans a longtemps eu mauvaise réputation chez les historiens qui ont raconté ces mariages, qui l'ont présentée comme une aventurière[3],[4]. Actuellement, l'historien Lucien Bély voit en elle une femme d'affaires, ambitieuse, qui défend ses intérêts et ceux de sa famille[5].

En secondes noces, Pierre Arnoul épouse en 1701 Marie-Henriette Brodart, fille de Jean-Baptiste Brodart, intendant des galères à Toulon en 1675 après Arnoul. Par cette allliance, il reste dans son milieu[1].

Formation et premiers postesModifier

En 1670-1671, Pierre Arnoul est envoyé en mission en Italie, en Flandre, en Angleterre et en Hollande. Il se forme à la construction navale, à l'organisation des fournitures, au radoub, aux tactiques. Il est ainsi capable de décrire à Colbert les techniques de construction des Néerlandais et leurs avantages, notamment l'utilisation de chevilles de bois à la place des fers utilisés par les Français[1].

À son retour en 1671, il est nommé commissaire de la marine à Toulon[1]. Comme tel, il est embarqué sur la flotte française qui, avec ses alliés anglais, subit la défaite de Solebay face aux Hollandais. Il rend sur cet épisode un rapport détaillé qui ne charge pas celui qu'on rend souvent responsable de ce revers, l'amiral d'Estrées[6].

Arnoul devient en 1672 contrôleur général en Ponant. Il revient en Provence comme intendant des galères à Marseille en 1673, alors qu'il a une vingtaine d'années, succédant ainsi à son père Nicolas Arnoul. Il n'y reste qu'un an, devenant en 1674 intendant de marine à Toulon. Là aussi, il succède à son père[1], décédé le 18 septembre 1674[2].

Intendant de marine à Toulon (1674-1679)Modifier

 
Le port de Toulon, de la flotte du Levant, ses deux darses et son arsenal vers 1700

Pierre Arnoul est intendant de marine à Toulon de 1674 à 1679. Dans l'arsenal, l'intendant de marine a un rôle essentiel : il supervise la construction navale, recrute les marins, gère les armements, etc. Ses pouvoirs s'étendent à la gestion du port, de la ville et de toute la région côtière. Il collabore avec l'intendant de la province, les compétences de chacun étant délimitées. Il correspond très régulièrement avec le secrétaire d'État de la marine, de qui il reçoit ses ordres et à qui il rend compte[1]. Seignelay reproche d'ailleurs à Pierre Arnoul de ne pas exposer assez clairement par écrit les projets qu'il lui soumet[7]. Il lui réclame des dessins des pièces nécessaires pour la construction des bateaux, en demandant des échelles et des dimensions précises[8].

Alors qu'il est encore très jeune, Pierre Arnoul est chargé des armements de la flotte du Levant. La tâche est difficile. Il doit notamment faire face aux difficultés d'approvisionnement en bois de construction : entre le moment où il commande les bois nécessaires et celui où ils arrivent à Toulon, transportés par flottage depuis les forêts de Bourgogne et de France-Comté, plus d'un an s'écoule. Il crée une nouvelle darse dans le port de Toulon. En 1676, il propose l'installation de moulins à scier, qu'il a vu fonctionner aux Provinces-Unies. Afin d'accélérer la construction des navires, il les fait monter avec succès par les maîtres charpentiers à partir d'éléments préfabriqués[1].À la fin des années 1670, il visite Saint-Étienne, Saint-Gervais (en Dauphiné) et le Nivernais pour y examiner les ressources disponibles, en bois surtout[9].

De 1675 à 1678, alors que Toulon est le premier port arsenal du royaume, Arnoul y mène de front les constructions navales, l'armement des escadres de guerre, l'entretien des bâtiments, les problèmes de ravitaillement et la gestion des personnels, correspondant à plus du tiers des forces navales françaises[6].

Un limogeage spectaculaire mais bref (1679-1680)Modifier

Il est limogé en 1679 après le naufrage dans une tempête de deux vaisseaux, le Sans-Pareil et le Conquérant, qui appartiennent à la division commandée par Tourville au large de la Bretagne. Ce naufrage est dramatique : des centaines de marins périssent, Tourville lui-même en réchappe de justesse, à la nage. Seignelay est furieux et accuse Pierre Arnoul d'être responsable de cette tragédie en ayant mal fait radouber ces bateaux[6]. Il lui écrit :

« Vous êtes la cause de la perte de deux des plus grands vaisseaux du roi et de plus de huit cents hommes dont étaient composés leurs équipages. Vous êtes la cause du décri dans lequel cet accident, qui n'est jamais arrivé aux autres nations, mettra la marine parmi les étrangers, et vous avez anéanti toutes les précautions qui ont été prises pour établir un bon ordre dans la marine. Ainsi, vous devez dès à présent compter que le roi ne peut plus se servir de vous, ni dans l'emploi que vous occupez ni dans aucun autre[6]. »

Seignelay envoie à Toulon l'intendant de marine Brodart et Duquesne, qui accablent Pierre Arnoul en attribuant ces avaries à un mauvais radoub. Arnoul se défend de tout manquement, incriminant la fortune de mer inhérente à toute navigation. De fait, ce naufrage est une catastrophe, mais les responsabilités d'Arnoul ne sont pas aussi nettes. Il est finalement renvoyé en décembre 1679[6]. Seignelay fait ainsi un exemple, satisfaisant le roi en sacrifiant un ami, mais c'est l'entretien de la flotte en général qui laisse à désirer, parce qu'il est mal financé[1].

Intendant de marine du Havre à Rochefort (1680-1688)Modifier

La disgrâce de Pierre Arnoul ne dure pas, ce qui s'explique certainement par ses liens privilégiés avec Seignelay. Dès 1680, Arnoul est nommé intendant de marine au Havre. Il est intendant des fortifications de Bayonne en 1681 et de l'île de Ré en 1682[1].

 
L'arsenal de Rochefort en 1690.

Pierre Arnoul devient intendant de marine à Rochefort en 1683, où il arrive dès le mois de janvier, et y reste jusqu'en 1688[2]. Ses responsabilités ne se limitent pas au port de Rochefort : il est officiellement « intendant de justice, police, finances, marine et des fortifications et places maritimes du département de Rochefort », ce qui signifie qu'à ses missions d'intendant de marine s'ajoutent la responsabilité de la justice et de la police et la gestion des finances[10]. Le port et l'arsenal de Rochefort sont alors de création récente, nés de la volonté de Colbert dans les années 1660[11].

Dès 1683, Arnoul installe à Rochefort l'hôpital qui était jusque-là à Tonnay-Charente et le confie aux lazaristes, tout en prenant d'autres mesures de réorganisation de la vie religieuse[2]. La même année, il lance la construction d'une nouvelle forme de radoub, constiituée de deux bassins, qui ne sera pas achevée à son départ de Rochefort[12]. Comme les autres intendants de marine, il se préoccupe de la lutte contre les épidémies et prévoit des quarantaines pour les navires arrivant du Canada[13].

Après la révocation de l'Édit de Nantes, Arnoul cherche à créer des écoles dans les paroisses rurales de la Saintonge et de l'Aunis, très marquées par le protestantisme, à la fois pour éduquer les enfants et les convertir au catholicisme, alors que les écoles protestantes ont été fermées par la révocation. Il n'obtient qu'un succès mitigé, à cause de la pénurie de maîtres d'école, du manque de financements et de la résistance des parents. Il propose également la création d'un établissement universitaire à La Rochelle, pour lutter contre l'exode des jeunes, mais il ne convainc pas à Versailles. Au total, il réussit à créer un début de réseau scolaire, qui naît grâce à son volontarisme. Il joue en effet un rôle moteur dans cette campagne de scolarisation[14]. Pour faire face aux difficultés chroniques de recrutement de la marine, il propose en 1686 à Seignelay de recruter comme matelots des charpentiers et des calfats. Cette idée séduisante se révèle inapplicable, faute de main-d'œuvre[1].

De la Picardie à l'admistration des classes (1688-1703)Modifier

Il est muté en 1688. En effet, quand éclate la guerre de la Ligue d'Augsbourg, Pierre Arnoul devient intendant des fortifications maritimes en Picardie et dans les pays conquis[1].

En 1690, il dirige à Rochefort la construction de galères du Ponant, menées par des charpentiers marseillais. Il organise aussi le voyage de Marseille à Rochefort, par le canal du Midi et la Garonne, des équipages et chiourmes prévus pour ces galères[15].

La même année 1690, le marquis de Seignelay, secrétaire d'État à la Marine, décède prématurément. Sa succession est ouverte. À ce moment, Pierre Arnoul est, avec François d'Usson de Bonrepaus, un des meilleurs connaisseurs de la marine en France. Mais il reste un technicien et un homme nouveau, à qui on ne saurait confier des responsabilités proprement politiques. C'est donc Louis de Pontchartrain qui, malgré son manque de compétences maritimes, devient secrétaire d'Etat à la Marine[6].

En 1692, Arnoul succède à Usson de Bonrepaus dans l'administration des classes[6]. Le système des classes est un dispositif de recrutement des matelots mis en place par Colbert en 1670. Chaque matelot doit un service par roulements, une année sur trois, sur les vaisseaux de la marine et, pour cela, est inscrit sur des listes[1]. Arnoul reste inspecteur général des classes pendant 18 ans[2].

C'est probablement en 1696 qu'il rédige un mémoire exposant un projet de Chambre diplomatique, qui réunirait les anciens ambassadeurs à l'étranger à leur retour à Paris. Ils se concerteraient et participeraient à la formation des jeunes diplomates[16]. Vers 1697, Pierre Arnoul rédige un autre mémoire, consacré à un tout autre sujet, la production de sucre dans les Indes occidentales. Il y compare l'industrie sucrière française des Antilles à sa concurrente anglaise, dont il souligne les progrès. Il propose d'imiter les méthodes anglaises en réduisant les taxes[3].

De l'Andalousie à Marseille (1703-1719)Modifier

Pendant la guerre de Succession d'Espagne, Pierre Arnoul participe à la défense maritime de l'Espagne et organise le ravitaillement de sa flotte[1]. Arrivé en Espagne en 1703[2], il y est intendant des fortifications maritimes, particulièrement actif en Andalousie, gérant notamment le port de Cadix[17].

 
Plan de l'arsenal des galères en 1700 (détail du plan du port de Marseille)

Pierre Arnoul est à nouveau intendant des galères à Marseille de 1710 jusqu'à sa mort en 1719[1]. Plus précisément, il est à la fois intendant des galères et intendant du commerce à Marseille, cette dernière intendance étant alors séparée de celle d'Aix-en-Provence. Il s'arroge à ce moment le titre d' « intendant du commerce en Provence »[18]. Il est également conseiller d'honneur au Parlement de Provence[19]. À la fin de la guerre de Succession d'Espagne, les galères françaises ne servent plus et Pierre Arnoul écrit, que dans l'arsenal de Marseille - que son père Nicolas Arnoul a fait construire[20] - il fait arracher l'herbe qui y pousse par manque de passage et qu'il relance l'activité des ouvriers[15].

En octobre 1715, le nouveau Conseil de marine, mis en place dans le cadre de la polysynodie, demande des comptes à Pierre Arnoul sur sa gestion des forçats qui servent sur les galères. Le Conseil de marine lui réclame, avec insistance, des listes de libérés. En effet, les condamnés aux galères, souvent, ne sont pas libérés au terme de leur peine et s'en plaignent. Après avoir tergiversé, Pierre Arnoul obtempère et, grâce à cette intervention du Conseil de marine, la durée de la peine est mieux respectée et la proportion de galériens qui en sortent vivants augmente, pour ceux condamnés à de courtes peines[15].

Le portrait de Pierre Arnoul a été réalisé par Nicolas de Largillierre[19]. Pierre Arnoul meurt lors d'un voyage à Paris le 17 octobre 1719[2] alors qu'il est encore en poste à Marseille[1]. Sa carrière a duré près de cinquante ans, pendant lesquels il a occupé presque tous les postes de la marine, sauf les intendances et Brest et de Dunkerque. Sa compétence est indéniable[1],[21].

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
D'azur à la fasce d'or accompagnée en chef de trois roses d'argent et en pointe de trois croissants entrelacés du même[4]

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g h i j k l m n o et p Daniel Dessert, La Royale. Vaisseaux et marins du Roi-Soleil, Paris, Fayard, , 393 p. (ISBN 9782213023489)
  2. a b c d e f g et h Louis Delavaud, « Les établissements religieux et hospitaliers à Rochefort 1683-1715 », Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, Paris-Saintes, vol. 43,‎ , p. 1-113 (lire en ligne)
  3. a b et c Paul-Marie Bondois, « L'industrie sucrière française à la fin du XVIIe siècle. Les projets de l'intendant Pierre Arnoul », Revue d'histoire économique et sociale, vol. 22, nos 1/2,‎ , p. 67–92 (ISSN 0035-239X, lire en ligne, consulté le )
  4. a b et c Gaston Rambert, « Une aventurière à Marseille et à Toulon au XVIIe siècle. La dame de Rus », Provincia. Bulletin de la société de statistiques de Marseille, vol. 5,‎ , p. 10-29 (lire en ligne)
  5. a et b Lucien Bély, Louis XIV, le fantôme et le maréchal-ferrant, Paris, Presses Universitaires de France, (ISBN 978-2-13-082748-1, lire en ligne)
  6. a b c d e f et g Daniel Dessert, Tourville, Paris, Fayard, , 371 p. (ISBN 9782213599809)
  7. Thierry Sarmant et Mathieu Stoll, Régner et gouverner. Louis XIV et ses ministres, Paris, Perrin, coll. « Tempus » (no 769), (1re éd. 2010), 890 p. (ISBN 978-2-262-08029-7), p. 465
  8. Magali Théron, « Les ateliers de peinture et de sculpture des arsenaux en Provence en marge de l’Académie de peinture et de sculpture de Marseille », Rives méditerranéennes, no 56,‎ , p. 147–174 (ISSN 2103-4001, DOI 10.4000/rives.5430, lire en ligne, consulté le )
  9. Alain Cabantous, « L'initiative et la contrainte. Pouvoir royal, territoires et marine (1660-1700) », Revue du Nord, vol. 352, no 4,‎ , p. 717 (ISSN 0035-2624 et 2271-7005, DOI 10.3917/rdn.352.0717, lire en ligne, consulté le )
  10. Caroline Le Mao, « Gérer un arsenal en temps de guerre : réflexions sur le rôle des intendants de marine lors de la guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697) », Dix-septième siècle, vol. 253, no 4,‎ , p. 695 (ISSN 0012-4273 et 1969-6965, DOI 10.3917/dss.114.0695, lire en ligne, consulté le )
  11. Martine Acerra, « La création de l'arsenal de Rochefort », Dix-septième siècle, vol. 253, no 4,‎ , p. 671 (ISSN 0012-4273 et 1969-6965, DOI 10.3917/dss.114.0671, lire en ligne, consulté le )
  12. « Exposition Le patrimoine classé de l'État en Charente-Maritime / Expositions / Actualités / Accueil - Les services de l'État en Charente-Maritime », sur www.charente-maritime.gouv.fr (consulté le )
  13. Pascal Even, « Le mal venu de la mer », dans Mickaël Augeront, Mathias Tranchant (dir.)., La violence et la mer dans l'espace atlantique : XIIe-XIXe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 531 p. (ISBN 978-2-7535-0034-1, DOI 10.4000/books.pur.19567, lire en ligne), p. 357–372
  14. Pascal Even, « Les petites écoles, instrument de conversion des protestants en Aunis et en Saintonge. La politique scolaire de l'intendant Pierre Arnoul », Revue de la Saintonge et de l'Aunis, vol. 28,‎ , p. 55-75 (lire en ligne)
  15. a b et c André Zysberg, Les galériens. Vies et destins de 60 000 forçats sur les galères de France 1680-1748, Paris, Le Seuil, coll. « L'univers historique », , 440 p. (ISBN 2-02-009753-2)
  16. Guy Thuillier, « Aux origines de l'académie politique de Louis XIV. Le projet de Pierre Arnoul (1696 ?) », La Revue administrative, vol. 42, no 247,‎ , p. 15–18 (ISSN 0035-0672, lire en ligne, consulté le )
  17. Catherine Désos, Les Français de Philippe V: Un modèle nouveau pour gouverner l'Espagne (1700-1724), Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, coll. « Sciences de l'histoire », , 540 p. (ISBN 978-2-86820-391-5 et 979-10-344-0425-4, DOI 10.4000/books.pus.13470., lire en ligne)
  18. Charles Frostin, Les Pontchartrain, ministres de Louis XIV: Alliances et réseau d'influence sous l'Ancien Régime, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 597 p. (ISBN 978-2-7535-0289-5 et 978-2-7535-3211-3, DOI 10.4000/books.pur.9182., lire en ligne), p. 390-391
  19. a et b Martine Vasselin, « Les portraits gravés des membres du Parlement d’Aix », dans Le Parlement de Provence 1501-1790, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, (ISBN 978-2-85399-509-2, DOI 10.4000/books.pup.7161., lire en ligne), p. 91–115
  20. André Zysberg, « L'arsenal, cité des galères à Marseille au siècle de Louis XIV », Dix-septième siècle, vol. 253, no 4,‎ , p. 639 (ISSN 0012-4273 et 1969-6965, DOI 10.3917/dss.114.0639, lire en ligne, consulté le )
  21. Daniel Dessert, « La marine royale, une filiale Colbert », dans Roger Mettam, Charles Giry-Deloison (dir.)., Patronages et clientélismes 1550-1750 (France, Angleterre, Espagne, Italie), Lille, Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion, coll. « Histoire et littérature du Septentrion (IRHiS) », , 270 p. (ISBN 978-2-905637-92-5, lire en ligne), p. 69–83

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Lucien Bély, Louis XIV, le fantôme et le maréchal-ferrant, Paris, Presses Universitaires de France, (ISBN 978-2-13-082748-1, lire en ligne)
  • Paul-Marie Bondois, « L'industrie sucrière française à la fin du XVIIe siècle. Les projets de l'intendant Pierre Arnoul », Revue d'histoire économique et sociale, vol. 22, nos 1/2,‎ , p. 67–92 (ISSN 0035-239X, lire en ligne, consulté le )
  • Louis Delavaud, « Les établissements religieux et hospitaliers à Rochefort 1683-1715 », Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, Paris-Saintes, vol. 43,‎ , p. 1-113 (lire en ligne)
  • Daniel Dessert, La Royale. Vaisseaux et marins du Roi-Soleil, Paris, Fayard, , 393 p. (ISBN 9782213023489)
  • Daniel Dessert, Tourville, Paris, Fayard, , 371 p. (ISBN 9782213599809)
  • Gaston Rambert, « Une aventurière à Marseille et à Toulon au XVIIe siècle. La dame de Rus », Provincia. Bulletin de la société de statistiques de Marseille, vol. 5,‎ , p. 10-29 (lire en ligne)
  • André Zysberg, Les galériens. Vies et destins de 60 000 forçats sur les galères de France 1680-1748, Paris, Le Seuil, coll. « L'univers historique », , 440 p. (ISBN 2-02-009753-2)

Liens internesModifier