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Paul de Grèce (1967)

(Redirigé depuis Pavlos de Grèce)

Pávlos de Grèce (1967)

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Paul de Grèce (homonymie).
Paul de Grèce
(el) Παύλος της Ελλάδας
Description de cette image, également commentée ci-après

Le diadoque Paul et son épouse (2013).

Titres

« Diadoque de Grèce »[N 1]

Depuis le
(44 ans, 4 mois et 21 jours)

Prédécesseur Lui-même

Diadoque de Grèce


(6 ans et 12 jours)

Prédécesseur Alexia de Grèce
Successeur Lui-même
Biographie
Titulature « Diadoque de Grèce »[N 1]
« Duc de Sparte »[N 2]
Prince de Danemark
Dynastie Maison d'Oldenbourg
Distinctions Ordre du Sauveur
Ordre de l'Éléphant
Ordre des Saints-Georges-et-Constantin
Ordre de Georges Ier
Ordre du Phénix
Nom de naissance Pávlos tis Elládas
Naissance (50 ans)
Tatoï (Grèce)
Père Constantin II de Grèce
Mère Anne-Marie de Danemark
Conjoint Marie-Chantal Miller
Enfants María Olympía de Grèce
Konstantínos de Grèce
Akhilléas de Grèce
Odysséas de Grèce
Aristídis de Grèce
Religion Orthodoxie grecque
Description de cette image, également commentée ci-après

Diadoques de Grèce

Paul (ou Pávlos) de Grèce (en grec moderne : Παύλος της Ελλάδας / Pávlos tis Elládas ou aussi Παύλος ντε Γκρέτσια / Pávlos de Grecia[N 3]) est né le à Tatoï, à l'époque où la Grèce était une monarchie. Fils aîné de l’ex-roi Constantin II de Grèce, il était alors diadoque de Grèce et prince de Danemark. Il continue à faire usage de ces titres pour signifier qu'il reste l'héritier du trône depuis l'abolition de la monarchie. C'est également un homme d'affaires qui travaille dans la finance.

Né un mois après la mise en place de la Dictature des colonels qui chasse sa famille de Grèce en décembre 1967, le prince Paul passe l'essentiel de sa vie en exil en Italie, au Danemark, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Formé militairement à l'académie de Sandhurst et diplômé en relations internationales à l'université de Georgetown, le prince réalise une carrière dans la finance. En 1995, il épouse une richissime américaine du nom de Marie-Chantal Miller, avec laquelle il a cinq enfants. Passionné par la navigation et par la politique, le prince cherche à se positionner en commentateur de la vie politique grecque.

Sommaire

FamilleModifier

Paul de Grèce est le fils aîné et le deuxième enfant du roi Constantin II de Grèce (1940) et de son épouse la princesse Anne-Marie de Danemark (1946). Par son père, il est donc le petit-fils du roi Paul Ier de Grèce (1901-1964) et de la reine Frederika de Hanovre (1917-1981) tandis que, par sa mère, il descend du roi Frédéric IX de Danemark (1899-1972) et de la reine Ingrid de Suède (1910-2000)[1].

Neveu des reines Sophie d'Espagne (1938) et Margrethe II de Danemark (1940), Paul est également apparenté à la plupart des autres monarques du vieux continent en sa qualité de descendant de la reine Victoria du Royaume-Uni (1819-1901), surnommée la « grand-mère de l'Europe », et du roi Christian IX de Danemark (1818-1906), surnommé le « beau-père de l'Europe ».

Le , Paul épouse, à la cathédrale orthodoxe Sainte-Sophie de Londres, la roturière anglo-américaine Marie-Chantal Miller (1968), fille du multimillionnaire américain Robert Warren Miller (1933) et de son épouse l'Équatorienne María Clara Pesantes (1940)[2].

De ce mariage, naissent cinq enfants :

  • María Olympía de Grèce (1996), « princesse de Grèce et de Danemark » ;
  • Konstantínos Aléxios de Grèce (es) (1998), « prince de Grèce et de Danemark » ;
  • Akhilléas Andréa de Grèce (2000), « prince de Grèce et de Danemark » ;
  • Odysséas Kímonas de Grèce (2004), « prince de Grèce et de Danemark » ;
  • Aristídis Stávros de Grèce (2008), « prince de Grèce et de Danemark ».

BiographieModifier

Héritier du trône de GrèceModifier

Naissance et baptêmeModifier

Le prince Paul voit le jour dans le palais de Tatoï[3] un mois après la mise en place en Grèce de la Dictature des colonels, le [4]. Sa naissance fait perdre à sa sœur Alexia, alors âgée de trois ans, le statut d'héritière du trône hellène[5].

Lors de son baptême, le diadoque reçoit pour parrains sa grand-mère, la reine douairière Frederika, et l’ensemble des membres de l'Armée grecque[6]. Une telle situation n’est pas exceptionnelle dans l'histoire de la dynastie hellène puisque plusieurs autres membres de la famille royale (comme la princesse Catherine[7] ou le roi Constantin II lui-même[8]) ont également reçu des militaires pour parrains[6]. Malgré tout, cette décision n’est pas anodine dans la mesure où la Grèce vit, depuis le coup d'État du 21 avril 1967, sous une dictature militaire et que le choix des parents de Paul peut être considéré comme une preuve de reconnaissance de la junte au pouvoir. C'est d’ailleurs ainsi qu’est perçue la cérémonie à l'étranger et aucun membre de la dynastie danoise, à laquelle appartient la mère de l'enfant, n'est autorisé à assister au baptême du fait de l'opposition du gouvernement de Copenhague au régime en place à Athènes[9].

De l'exil de la famille royale à l'abolition de la monarchieModifier

Le , le roi Constantin II organise un contre-coup d’État pour restaurer la démocratie en Grèce. Cependant, sa tentative échoue et la Dictature des colonels oblige la famille royale à partir en exil tandis qu'une régence est mise en place à Athènes[10]. Âgé de seulement quelques mois, le prince Paul quitte sa terre natale et ne revoit pas son pays avant le , date à laquelle il est autorisé à rentrer une journée en Grèce pour assister aux funérailles de sa grand-mère, la reine douairière Frederika[11].

Chassée de Grèce, la famille royale s'installe plusieurs années à Rome, en Italie. Dans un premier temps, elle réside à l'ambassade de Grèce car, même exilé, Constantin II conserve son statut royal. Puis, Paul, ses parents, sa sœur Alexia et son frère Nikólaos (né en 1969), s'installent dans un hôtel particulier, au no 13 de la Via di Porta Latina[12].

Après le référendum grec du et la mise en place d'une république dominée par les militaires, la situation financière de l'ancienne famille royale se complique et Constantin II choisit de quitter l'Italie pour le Danemark. Mais, après presque une année passée au palais d’Amalienborg, le monarque détrôné et sa famille établissent finalement leur résidence au Royaume-Uni, à Chobham (en) puis à Hampstead[13].

À la chute du régime des colonels, en , l'abolition de la monarchie est confirmée. Un nouveau référendum, organisé en décembre, confirme en effet l'adoption du régime républicain par la Grèce. En outre, l'exil de l'ancienne famille royale est maintenu par les autorités, qui voient en Constantin II et ses proches des facteurs d'instabilité[14]. C'est la raison pour laquelle les titres de Paul sont surtout, aujourd'hui, des titres de courtoisie qui ne jouissent d'aucune reconnaissance officielle en Grèce[N 4].

Héritier d'une dynastie déchueModifier

FormationModifier

 
Étendard personnel du diadoque.

Jusqu’en 1980, l'éducation de Paul est confiée à des professeurs particuliers grecs. Mais, à cette date, l'ex-roi Constantin II fonde, à Londres, où il a établi sa résidence en exil, le collège hellénique et c’est dans cette institution privée que le diadoque et ses frères et sœurs poursuivent leurs études aux côtés d’enfants issus de la diaspora grecque[6]. En 1984, Paul est envoyé poursuivre ses études au Armand Hammer United World College of the American West (en), l'une des rares écoles de la planète à suivre encore les préceptes éducatifs du pédagogue Kurt Hahn. C’est dans cet établissement que le prince obtient son baccalauréat international en 1986[6].

Après cette date et jusqu'en 1990, Paul complète sa formation à l'Académie militaire de Sandhurst et sert comme lieutenant dans l’armée britannique[6]. En 1987, cependant, il est victime d'un grave accident de voiture qui l'immobilise durant quelque temps[15].

En 1990, le prince revient aux États-Unis, où il intègre l’Université de Georgetown au côté de son cousin germain, le prince des Asturies, avec lequel il vit un temps en colocation. En 1995, il y obtient un master en relations internationales, en droit, en économie et en organisation internationale[6],[16].

Fiançailles et mariageModifier

Après vingt-six ans d'exil, Paul et sa parentèle sont autorisés par le gouvernement Mitsotákis à effectuer un voyage privé en Grèce en 1993. Cependant, l'attitude irréfléchie de Constantin II, qui inquiète la classe politique hellène en se montrant en compagnie de membres de l'armée, vaut à l'ancienne famille royale d'être rapidement reconduite en dehors des frontières grecques[11],[17].

La même année, le prince Paul rencontre sa future épouse, Marie-Chantal Miller, lors d'une fête privée donnée à La Nouvelle-Orléans. La jeune femme est la fille du multimillionnaire américain Robert Warren Miller, qui a bâti sa fortune dans le duty free[6]. Elle est par ailleurs la belle-sœur du millionnaire Christopher Getty (petit-fils de Jean Paul Getty) et du prince Alexander von Fürstenberg (en) (fils d'Egon et de Diane von Fürstenberg)[18]. Rapidement, Paul et Marie-Chantal tombent amoureux et se fiancent. Les portes de la Grèce restant fermées pour les membres de l'ancienne famille royale, le couple s'unit à Londres le [19] et 2 500 personnes (dont une douzaine de députés grecs issus de la Nouvelle Démocratie) participent à leur cérémonie de mariage (en)[20].

Malgré la distance, l'union de Paul et de Marie-Chantal provoque un énorme scandale politique à Athènes. Le gouvernement grec accuse en effet l'ancienne famille royale de questionner la validité du référendum de 1974 en faisant de l'union du « diadoque » un véritable mariage princier[21],[22],[23]. Dans le même temps, une télévision privée grecque achète le droit de retransmettre la cérémonie du mariage, ce qui accentue la colère du gouvernement d'Andréas Papandréou[20]. En définitive, quarante-neuf chaînes du monde entier (dont plusieurs grecques) diffusent les épousailles de Paul et de Marie-Chantal[20].

Des États-Unis au Royaume-UniModifier

Peu après son mariage, Paul s'installe à New York, où il intègre la Charles R. Weber Company, une importante compagnie maritime. En 1997, il fonde sa propre société, Gryphon Asset Management, qui gère des capitaux[19], et, en 1998, il crée avec son beau-frère, Alexander von Fürstenberg (en)[24], le Ivory Capital Group, qui s'occupe d’importants investissements à caractère privé[19].

Avec son beau-père, Robert Warren Miller, le prince pratique par ailleurs la navigation. En 2003, il fait ainsi partie de l'équipage du Mari-Cha IV lorsque celui-ci établit un record de vitesse pour la traversée de l'Atlantique (en seulement six jours). Deux ans plus tard, Paul est également membre de l'équipage du navire lorsque celui-ci remporte le 2005 Rolex Transatlantic Challenge (en)[24].

En 2002, Paul et sa famille déménagent à Londres, où le prince poursuit ses activités financières[24]. Libre de pénétrer en Grèce depuis la victoire juridique de son père face à Athènes devant la Cour européenne des droits de l'homme, Paul séjourne en outre chaque été dans son pays avec sa femme et ses enfants[24]. Très préoccupé par la situation politique et économique de la Grèce, il publie une tribune quotidienne sur le site grec Periscope Post[25].

Quartiers du diadoqueModifier

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
16. Georges Ier de Grèce
 
 
 
 
 
 
 
8. Constantin Ier de Grèce
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
17. Olga Constantinovna de Russie
 
 
 
 
 
 
 
4. Paul Ier de Grèce
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
18. Frédéric III d'Allemagne
 
 
 
 
 
 
 
9. Sophie de Prusse
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
19. Victoria du Royaume-Uni
 
 
 
 
 
 
 
2. Constantin II de Grèce
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
20. Ernest-Auguste de Hanovre
 
 
 
 
 
 
 
10. Ernest-Auguste de Brunswick
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
21. Thyra de Danemark
 
 
 
 
 
 
 
5. Frederika de Hanovre
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
22. Guillaume II d'Allemagne
 
 
 
 
 
 
 
11. Victoria-Louise de Prusse
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
23. Augusta-Victoria de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg
 
 
 
 
 
 
 
1. Paul de Grèce
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
24. Frédéric VIII de Danemark
 
 
 
 
 
 
 
12. Christian X de Danemark
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
25. Louise de Suède
 
 
 
 
 
 
 
6. Frédéric IX de Danemark
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
26. Frédéric-François III de Mecklembourg-Schwerin
 
 
 
 
 
 
 
13. Alexandrine de Mecklembourg-Schwerin
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
27. Anastasia Mikhaïlovna de Russie
 
 
 
 
 
 
 
3. Anne-Marie de Danemark
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
28. Gustave V de Suède
 
 
 
 
 
 
 
14. Gustave VI Adolphe de Suède
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
29. Victoria de Bade
 
 
 
 
 
 
 
7. Ingrid de Suède
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
30. Arthur du Royaume-Uni
 
 
 
 
 
 
 
15. Margaret du Royaume-Uni
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
31. Louise-Margareta de Prusse
 
 
 
 
 
 

BibliographieModifier

  • (en) Arturo B. Eéche, Michael of Greece et Helen Hemis-Markesinis, The Royal Hellenic dynasty, Eurohistory, (ISBN 0977196151)
  • (es) Ricardo Mateos Sainz de Medrano, La Familia de la Reina Sofía, La Dinastía griega, la Casa de Hannover y los reales primos de Europa, Madrid, La Esfera de los Libros, (ISBN 84-9734-195-3)
  • (en) John Van der Kiste, Kings of the Hellenes: The Greek Kings, 1863-1974, Sutton Publishing, (ISBN 0750921471)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. a et b Titre de courtoisie depuis 1973.
  2. Titre de courtoisie qui n'a jamais eu aucune reconnaissance officielle en Grèce.
  3. Une polémique oppose l’ancienne famille royale de Grèce et la République hellénique à propos du patronyme royal. Paul et sa famille considèrent qu’ils n’ont jamais eu d’autre nom de famille que « de Grèce », (en grec moderne : της Ελλάδας). Mais les républicains veulent interdire à l’ex-famille royale de porter ce nom. C’est pourquoi ils ont confisqué aux princes de Grèce leurs passeports et nomment Paul et sa famille « de Grecia » (en grec moderne : ντε Γκρέτσια), qui vient de l'espagnol « de Grèce », ou même parfois Glücksbourg (en grec moderne : Γλύξμπουργκ).
  4. L'article 4 alinéa 7 de la constitution de 1975 précise ainsi : « Aucun titre de noblesse ou de distinction n'est décerné ni reconnu à des citoyens hellènes » (lire en ligne).

RéférencesModifier

  1. (en) Darryl Lundy, « Pavlos zu Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glücksburg, Crown Prince of Greece », sur The Peerage (consulté le 22 novembre 2016).
  2. (en) Darryl Lundy, « Marie-Chantal Miller », sur The Peerage (consulté le 22 novembre 2016).
  3. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 383.
  4. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 365-367.
  5. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 365 et 387.
  6. a, b, c, d, e, f et g Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 384.
  7. Van der Kiste 1994, p. 81-82.
  8. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 367.
  9. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 367 et 384.
  10. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 370.
  11. a et b Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 378.
  12. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 371, 372 et 374.
  13. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 370, 373-374 et 376.
  14. Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 374 et 376.
  15. (es) « Pablo de Grecia se encuentra en estado estacionario », El País,‎ (lire en ligne).
  16. (es) Daniel Forcada et Alberto Lardiés, La corte de Felipe VI : Amigos, enemigos y validos, La Esfera de los Libros, (ISBN 8490604495, lire en ligne)
  17. Van der Kiste 1994, p. 185.
  18. Jean-Sébastien Stehli, « Les dessous de la jet set », L'Express,‎ (lire en ligne).
  19. a, b et c Mateos Sainz de Medrano 2004, p. 385.
  20. a, b et c (en) « “Royal Wedding” reveals deep divisions in Greece », Reuters,‎ (lire en ligne).
  21. (en) « Is This Huge Greek Wedding A Royal Plot? », Newsday,‎ (lire en ligne).
  22. (en) « A Royal Wedding », Royalty Magazine, vol. 14, no 1,‎ (lire en ligne).
  23. (de) « Trauung im königlichen Exil », Die Welt,‎ (lire en ligne)
  24. a, b, c et d (en) Bob Colacello, « A Royal Family Affair », Vanity Fair,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  25. Clément Vogt, « Le Prince Paul déclare son amour à la Grèce », Paris March,‎ (lire en ligne)