Ovidie

actrice pornographique, réalisatrice, écrivaine

Éloïse Delsart[1],[2],[3],[4],[5], dite Ovidie, née le à Lille, est une réalisatrice, journaliste, écrivaine et actrice française. Elle est également docteure en lettres[6],[7],[8]. Le nom de naissance Éloïse Becht lui a été attribué par plusieurs médias (dont Wikipédia jusqu'en août 2021), mais Ovidie a déclaré que c'était une erreur et que le nom de Becht n'était pas le sien[9],[a 1],[a 2].

Ovidie
Image dans Infobox.
Ovidie en 2014.
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Éloïse DelsartVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Éloïse BechtVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Études de philosophie et de lettres
Activités
Autres informations
Cheveux
Distinctions

Après avoir débuté comme actrice pornographique, elle passe derrière la caméra, en réalisant d'abord des films X dans la veine de la pornographie féministe, avant de se consacrer exclusivement aux documentaires. Journaliste et chroniqueuse pour différents médias, elle écrit aussi plusieurs livres, dont la majorité tournent autour de la sexualité ou de sa représentation.

À partir de 2021, elle est également commissaire suppléante au CNC, au sein de la Commission sélective « Documentaires de création et magazines »[10].

BiographieModifier

Jeunesse et formationModifier

Ovidie naît à Lille, de parents fonctionnaires[11], plutôt à gauche[12]. Pendant son adolescence, elle milite à l'extrême gauche — elle crée avec son petit ami de l'époque une antenne locale du SCALP (Section carrément anti-Le Pen)[13] — et a des positions féministes pro-sexe. Après un baccalauréat littéraire, elle entame des études de philosophie[11].

À seize ans, elle découvre la pornographie, sur laquelle elle avait des a priori très négatifs[11] et arrive à la conclusion que le porno peut, au contraire de ce que pensent les féministes traditionnelles, être un outil de libération des femmes[14]. Elle rompt alors avec la cellule féministe qu'elle fréquentait et se passionne pour le féminisme pro-sexe dont les idées sont incarnées par des personnalités comme l'Américaine Annie Sprinkle[11].

En 2020 elle soutient une thèse de doctorat intitulée Se raconter sans se trahir: l'autonarration à l'écrit[15] et à l'écran sous la direction de Jean-Michel Devesa. Parmi les membres du jury figurent Geneviève Fraisse et Iris Brey[16].

CarrièreModifier

CinémaModifier

Ovidie a une carrière d'actrice de 1999 à 2003[17], et de réalisatrice de 2000 à 2010. Elle crée une catégorie de niche pour les films érotiques et artistiques. Elle est particulièrement connue pour son film documentaire Là où les putains n'existent pas (2018)[18].

ActriceModifier

Désireuse d'imiter les actrices américaines, elle décide d'approcher le milieu de la pornographie. En 1999, elle rencontre à un salon de la vidéo érotique une collaboratrice de Marc Dorcel, par laquelle elle est « bien briefée » sur le métier. Après cet entretien, elle envoie une lettre de candidature à la maison de production[11]. Elle tourne peu après pour Dorcel son premier film, La Fête à Gigi, réalisé par Alain Payet[11] : elle choisit comme pseudonyme Ovidie, qui est une référence non pas à Ovide comme certains journaux ont pu l'écrire, mais à un personnage de la bande dessinée de Ptiluc Destin farceur, une rate vivant en marge de la société dans laquelle elle se reconnaît à l'époque[19].

Au début des années 2000, elle devient très rapidement une vedette du porno français. Remarquée par les médias grand public pour sa personnalité et son look « gothique », elle apparaît dans diverses émissions de télévision. Elle se distingue non seulement par son parcours d'étudiante en philosophie, mais aussi par un discours revendicatif — elle se présente comme une « travailleuse du sexe » — et féministe, qui lui vaut d'être surnommée à l'époque l'« intello du X »[11]. Sa carrière provoque la rupture avec ses anciens amis d'extrême gauche, qui la considèrent comme vendue au patriarcat[20].

 
Ovidie photographiée en 2002 par John B. Root sur le tournage du film Xperiment.

Elle dit alors vouloir « déculpabiliser les femmes vis-à-vis de leur corps afin qu'elles cessent d'avoir peur de leur désir ». Elle refuse les pratiques sexuelles qu'elle estime dégradantes[21] et exige — dès son deuxième film comme actrice — d'utiliser un préservatif sur les tournages[11].

Au bout de quelques années, alors qu'elle est déjà passée à la réalisation, Ovidie juge que sa carrière d'actrice stagne ; elle ne peut en effet pas tourner à l'étranger, en raison de son refus de travailler sans préservatifs[réf. nécessaire]. Elle décide alors en 2003 de mettre fin à son activité d'actrice pornographique, pour se concentrer sur son travail de réalisatrice[22]. Son dernier film en tant qu'actrice X, Katsumi à l'école des sorcières, sort en 2004[23].

Avant de mettre fin à sa carrière d'actrice, elle tourne pour quelques réalisateurs de films dits « traditionnels » : Le Pornographe de Bertrand Bonello avec Jean-Pierre Léaud (prix international de la critique à Cannes en 2001), Mortel Transfert de Jean-Jacques Beineix, All About Anna, produit par Lars von Trier et La Nuit des horloges réalisé par le cinéaste fantastique Jean Rollin. En 2016, elle fait une apparition dans Saint Amour, de Benoît Delépine et Gustave Kervern, où elle donne la réplique à Benoît Poelvoorde.

Elle assume sa première carrière d'actrice, mais refuse par ailleurs d'être étiquetée comme une ancienne vedette du X lorsqu'elle est interrogée par les médias sur des sujets sans rapport avec le porno[20]. Elle a par ailleurs, à de multiples reprises, pris la défense des autres actrices et acteurs de X. Elle a notamment dénoncé, de manière générale, la stigmatisation sociale dont ils font l'objet[20] (par exemple dans le documentaire Rhabillage, 2011) ou la dégradation de leurs conditions de travail (Pornocratie, 2017) et a également défendu des actrices faisant l'objet de harcèlement ou d'insultes, qu'il s'agisse de Clara Morgane injuriée à l'occasion de sa grossesse[24] ou de Nikita Bellucci victime de cyberharcèlement[20].

RéalisatriceModifier

En 2000, alors qu'elle est actrice depuis un an et n'a encore que dix-neuf ans[23], elle passe à la réalisation pour le compte des productions Marc Dorcel, avec Orgie en noir, qui pastiche les films d'horreur et le style d'Ed Wood[25]. Par la suite, elle cesse d'apparaître dans ses propres films[b 1], tout en continuant pendant un temps à jouer dans les films d'autres réalisateurs. L'année suivante, Dorcel produit son film Lilith, avec lequel elle aborde la pornographie féministe[26] et qu'elle considère comme son premier long-métrage abouti[27]. Elle s'intéresse ensuite à l'éducation sexuelle, avec Sexualité : mode d'emploi (Blue One, 2001), puis Le Point G (V. Communications, 2007).

En 2009, elle co-réalise avec Jack Tyler le film Histoires de sexe(s), qui ambitionne de montrer des scènes de sexe plus réalistes qu'à l'accoutumée et de décrire les différences de perception de la sexualité chez les hommes et les femmes[28]. Destiné par ses auteurs à une sortie en salles, le film est classé X par le CNC[29] Le ministère de la culture invalide ensuite ce classement, ce qui fait d'Histoires de sexe(s) un film sans visa d'exploitation. Diffusé sur Canal+ dans sa tranche horaire destinée au X, il obtient le meilleur taux d'audience de la chaîne depuis trois ans, avec trois fois plus de téléspectatrices que d'habitude[28].

Ovidie continue ensuite de réaliser des films X pour Canal+. En 2010, elle persiste dans la création d'un genre hybride à mi-chemin entre la comédie de mœurs et le film pornographique pour couples, en réalisant Infidélité, un film abordant la crise de la quarantaine et le déclin du désir[30]. Puis en 2012 avec Liberté sexuelle, un film qui s'interroge sur la télé-réalité et le sexe communautaire (dans lequel elle apparaît, uniquement habillée). Elle réalise ensuite en 2013 Pulsion, dans lequel apparaissent le critique de cinéma Christophe Bier et l'animateur Daniel Morin. En 2014, elle réalise Le Baiser, un film X avec l'actrice féministe pro-sexe américaine Madison Young, dans lequel elle cherche à donner une image réaliste de la bisexualité féminine, qu'elle estime très mal représentée dans le porno mainstream[31].

En 2016, elle co-réalise avec Dist de Kaerth X-Girl contre Supermacho, film pornographique en deux volets avec la vedette américaine Stoya. Les deux parties du film montrent respectivement une vision féminine (réalisée par Ovidie) et une vision masculine (réalisée par Dist de Kaerth)[32].

Dans le cadre de sa carrière X, Ovidie a remporté deux trophées comme actrice et douze comme réalisatrice, dont deux Hot d'or d'honneur en 2001 et 2009, le Hot d’Or du meilleur scénario en 2001, le prix du film de l'année aux Feminist Porn Awards 2013, et de la meilleure réalisation aux Feminist Porn Awards 2014[33].

Elle met un terme définitif à la réalisation de films pour adultes en 2017 avec Chloé, l'embrasement, mettant en scène des figures de la pornographie alternative telles que Lina Bembe et Misungui Bordelle.

En , Canal + diffuse sa première fiction non-pornographique, Un jour bien ordinaire, un court-métrage co-réalisé avec Corentin Coëplet, avec Benjamin Biolay, Romane Bohringer, Pablo Cobo, Anne Benoît, Nina Roberts et Catherine Corringer.

DocumentaristeModifier

De à , Ovidie est directrice des programmes de la chaîne d'éducation sexuelle pour couples Frenchlover TV diffusée sur Canal Satellite. Elle y réalise plus de 200 films pour adultes à caractère éducatif[34]. Elle quitte la chaîne en .

À partir de 2011, elle se tourne vers le genre documentaire en réalisant Rondes et Sexy, un film de 52 minutes sur la sexualité des femmes en surpoids. Elle signe également Le Sexe écolo, un 26 minutes sur l'impact de la sexualité sur l'environnement[35].

En 2011, elle réalise pour l'émission Envoyé spécial (France 2) Rhabillage, un reportage de 35 minutes vu par cinq millions de téléspectateurs[36], produit par Jean-Jacques Beineix, qui se penche sur les discriminations sociales que subissent les anciennes stars du X, tant bien d'un point de vue professionnel que familial et affectif. Ces discriminations affectant plus les actrices que les acteurs, le film s'interroge sur le sexisme en général et sur la non-acceptation de la libération sexuelle féminine. Le reportage contient des témoignages des anciennes vedettes du porno Nina Roberts, Nomi, Eliska Cross et Brigitte Lahaie[37].

En , France 2, dans l'émission Infrarouge, diffuse son documentaire À quoi rêvent les jeunes filles, produit par Christophe Nick, qui s'interroge sur l'impact des nouveaux médias sur le rapport au corps ainsi que sur la sexualité des enfants du numérique, et plus précisément celle des jeunes filles de la génération Y[38].

Elle réalise ensuite Pornocratie, diffusé en sur Canal+. Ce documentaire retrace la prise de contrôle de l'industrie du porno par le groupe MindGeek, dont elle brosse un portrait à charge : le film décrit notamment la manière dont la consommation gratuite sur Internet a entraîné une chute des revenus, l'uberisation du X et la dégradation des conditions de travail des acteurs et actrices contraints à des pratiques de plus en plus extrêmes[39],[40],[41]. Le film a été sélectionné par de nombreux festivals de films documentaires tels que SXSW à Austin, CPH:DOX à Copenhague, BAFICI à Buenos Aires, DOXA à Vancouver, DOK.fest à Munich, DOCVILLE à Louvain, Way out West à Göteborg.

En 2017, elle écrit et réalise Là où les putains n'existent pas, produit par Magneto Presse et diffusé sur Arte en , une réflexion sur la société suédoise et sa politique « abolitionniste » vis-à-vis de la prostitution. Le film retrace le parcours d'Eva Marree Kullander Smith dite « Jasmine Petite », prostituée et militante pour les droits des travailleurs du sexe, privée de son enfant puis assassinée de 31 coups de couteau par son ancien compagnon, dans les bureaux des services sociaux suédois. Le film remporte le prix Amnesty International dans la catégorie « Human Rights » du 20e Festival international du film de Thessalonique[42].

En 2018, elle est finaliste du Prix Albert-Londres[2].

De 2018 à 2020, elle crée et anime, en collaboration avec la Délégation aux Droits des Femmes et à l’Égalité de la Charente et l’Observatoire de la Parentalité et de l’Éducation Numérique. une expérimentation intitulée « Action de prévention et de lutte contre l’exposition précoce des enfants à la pornographie , afin de sensibiliser les adolescents sur les problèmes liés à l'exposition aux images pornographiques, au harcèlement numérique et aux sollicitations en tout genre en dehors de la surveillance parentale[43].

En 2019, Arte diffuse Tu enfanteras dans la douleur, dans lequel elle dénonce les violences obstétricales et donne la parole aux victimes et professionnels de santé[44].

La même année, France Culture diffuse sa série documentaire en quatre épisodes de 55 minutes, L'Éducation sexuelle des enfants d'internet[45], qui interroge l'impact de l'hyper-accessibilité du porno chez les adolescents.

Elle adapte son ouvrage Libres ! Manifeste pour s’affranchir des diktats sexuels en dix épisodes de trois minutes trente, sous la forme d'une série d'animation, diffusée sur Arte en 2021[46],[47].

Le , elle annonce publiquement son statut de Docteure en Lettres et Études filmiques[48],[7].

En 2021, elle propose (Sur)vivre sans sexe ; Vivre sans sexualité, avec Tancrède Ramonet, sous forme 4 épisodes de 53 min, réalisés par Séverine Cassar diffusés sur France Culture, dans la série LSD, La Série Documentaire. Épisode 1 : Sexualités empêchées. Épisode 2 : L'absence de sexualité, une anomalie sociale. Épisode 3 : Des vertus de l'abstinence. Épisode 4 : Sortir de la sexualité, un acte politique [49],[50],[51],[7].

Littérature et journalismeModifier

En 2002, alors qu'elle est encore actrice, elle publie le livre Porno Manifesto, édité chez Flammarion sous la direction de Raphaël Sorin, puis réédité en format poche chez La Musardine. Le livre, qui revient sur son parcours et sur ses convictions féministes pro-sexe, se veut également un manifeste de défense de la pornographie en tant que vecteur de libération sexuelle. Elle est depuis 2004 l'un des auteurs-phares des éditions La Musardine, qui ont publié huit de ses livres, dont Osez découvrir le point G, et La Sexualité féminine de A à Z. Elle a également collaboré avec d'autres maisons telles que les Éditions du Camion blanc qui ont publié son historique du groupe post-punk Métal urbain, Un bon hippie est un hippie mort.

Elle a également collaboré avec les éditions Bréal pour l'ouvrage Sexe et Philo, dont elle est coauteur avec le professeur de philosophie Francis Métivier. Elle a également accordé à Philosophie Magazine un entretien avec le philosophe André Comte-Sponville[52].

Après une première publication BD dans l'ouvrage collectif Duo chez Fluide Glacial, elle a travaillé avec les éditions Delcourt en tant que scénariste pour l'album Histoires inavouables, une BD érotique dessinée par Jérôme d'Aviau. L'ouvrage est présenté au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, le [53],[54]. Il reçoit un accueil tiède sur Libération[55]. Les auteurs participent ensuite à des animations, comme des lectures dessinées en 2014[56].

Elle a ensuite publié Libres ! Manifeste pour s'affranchir des diktats sexuels, en collaboration avec la dessinatrice Diglee.

Elle a collaboré en tant que journaliste avec divers journaux et magazines (The Guardian[57], Union, Newlook, Causette[58], Libération[59], Metronews, Brain Magazine[60]), et radios (OÜI FM, Le Mouv', Nova[61]).

De jusqu'en , Ovidie officiait sur la radio parisienne Ouï FM. D'abord le vendredi, dans des chroniques sur le sexe avec Christophe Crénel dans l'émission Spoutnik, puis tous les jours de 20 h 30 à 21 h dans Planète interdite, toujours avec Christophe Crénel. L'émission s'arrête lors du rachat de la radio par Arthur qui remanie l'ensemble de la grilles des programmes.

De à , elle animait une chronique hebdomadaire, Boy meets Girl, avec Christophe Crénel dans l'émission Rodéo (rebaptisée Le 16/18) sur la radio Le Mouv'.

Depuis , elle anime une chronique tous les vendredis sur Radio Nova, dans l'émission L'Heure de pointe avec Xavier de La Porte.

De 2013 à 2016, elle a tenu un blog féministe sur le site d'informations Metronews. Depuis, elle contribue de façon hebdomadaire au site de Brain Magazine.

En 2014, elle a participé dans le cadre du Conseil de l'Europe à l'élaboration d'un outil pédagogique à destination des journalistes et étudiants en journalisme visant à développer la visibilité des minorités dans les médias dans les questions de rapports de genre et de sexualités[62]. En , elle est intervenue dans le cadre du colloque Borderline[63] organisé par la Bibliothèque publique d'information du Centre Pompidou. Elle a participé à l'exposition de Sophie Calle, Prenez-soin de vous, sélectionnée pour représenter la France à la 52e Biennale de Venise en 2007[64].

En 2018, elle publie le livre À un clic du pire dans lequel, à la suite de son documentaire Pornocratie sorti l'année précédente, elle dénonce la dégradation de l'industrie du porno, et notamment la diffusion gratuite sur Internet, sans aucun contrôle, de vidéos pornographiques accessibles à des mineurs[65].

ÉvénementielModifier

En 2019, elle crée le Festival International de film de Chiens. Ce festival annuel, dont la première édition s'est tenue à Cellefrouin en Charente, a pour objectif de proposer au public un festival de « cinéma en plein air », le tout jalonné d'activités ludiques[66],[67].

En prolongement de ce festival, elle fonde avec l’historien Loïc Artiaga une journée d'étude, intitulée Journée (d’étude) de chien !, un évènement scientifique pluridisciplinaire autour de la question animale et canine, visant à débattre de la place des canidés dans les approches savantes et dans les différentes formes d’écriture du réel[68].

Cursus universitaireModifier

Interrogée le 4 novembre 2021 par Augustin Trapenard[69], elle regrette que la diversité de son travail actuel ne soit pas suffisamment reconnue (réalisation de documentaires, engagement féministe, travaux de recherche universitaire…).

En 2016, dans le volume 31 de la revue "Caietele Echinox" intitulé "La Trahison des images, la déficience des langues"[70] elle publie un travail sur : "L'Identité signée à même la chair, une lecture de Circonfession de Jacques Derrida"[1]

En 2017, elle fait une communication sur "Immédiateté et regard moderne : le rapport au corps à l'épreuve du numérique.

En 2018, elle écrit l'article "La littérature à l’épreuve du numérique : Naissance de la twittérature.*

Elle soutient et obtient en 2020 une thèse de doctorat "Se raconter sans se trahir : l'autonarration à l'écrit et à l'écran[71].

En 2021, elle publie aux Presses Universitaires de Limoges, dans la collection « L’un et l’autre en français », une étude littéraire sur le livre de Nelly Arcan "L’Enfant dans le miroir"[72] : "Nelly Arcan – L’Enfant dans le miroir. Multiplicité des identités et égarement de soi"[73].

Elle est chargée de cours en Master[74] à l'Université de Limoges (Audencia Angoulême) dans le domaine : "Études filmiques, Littérature contemporaine, Études culturelles, Analyse des médias, sémiologie des arts visuels, Études de genre."

Positionnement politiqueModifier

Durant ses études, elle milite quelques années dans le milieu libertaire, en particulier au SCALP[75]. Elle est l'auteure de la biographie du groupe anarchiste Metal Urbain, qui retrace la naissance du punk en France, de 1976 à 1979 (Éditions du Camion Blanc, avec une préface du musicien anarchiste Jello Biafra). Elle accorde également au début des années 2000 des interviews à la presse de la droite radicale comme Jeune Dissidence[76] ou proche du GRECE comme Éléments[77] en 2002. Bien que demeurant féministe, elle se déclare aujourd'hui apolitique[78]. Pourtant, elle figure discrètement dans les remerciements du documentaire Ni Dieu ni maître, une histoire de l'anarchisme. Son réalisateur Tancrède Ramonet la cite à plusieurs reprises, affirmant qu'« il existe encore des figures anarchistes, de Tardi à Ovidie en passant par Chomsky »[79], ou encore qu'en 2017 l'anarchisme s'exprime « à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, à Nuit debout ou encore dans le féminisme pro-sexe d'Ovidie »[80].

Elle s’est prononcée à plusieurs reprises contre l’islamophobie et contre le harcèlement des femmes voilées[81]. Elle fait partie des signataires de la tribune « Stop au cyberharcèlement islamophobe contre l’association Lallab » parue dans Libération en [82]

Tout au long de sa carrière, elle dénonce les idées reçues sur le monde du cinéma pornographique et défend l'idée d'une pornographie féministe. Bien que dénonçant le sexisme inhérent à la pornographie dominante, s'opposant aux plateformes internet dénuées de contrôle[83], et s'interrogeant sur l'impact des images sur la sexualité des spectateurs, elle s'oppose à l'idée de censure[84]. Elle s'est également prononcée à de nombreuses reprises contre l'homophobie.

Végétarienne à l'âge de quatorze ans[85], puis végétalienne[86], elle offre en 2006 l'un de ses Hot d'Or à l'AFIPA, une association contre la fourrure, en vue d'une vente de charité[87].

FilmographieModifier

En tant qu'actriceModifier

PornographiqueModifier

Autres genre de filmsModifier

En tant que réalisatriceModifier

Films pornographiquesModifier

FictionModifier

DocumentairesModifier

PublicationsModifier

  • Ovidie, Porno Manifesto, Paris, Flammarion, , 225 p. (ISBN 2-08-068344-6).
  • Des nouvelles du cinéma : une première fois, Thé des écrivains, 2003
  • Ovidie, In sex we trust : Backstage, Paris, Le Grand livre du mois, , 91 p. (ISBN 2-7028-9856-4).
  • Ovidie, In sex we trust : On stage, Paris, Alixe, , 180 p. (ISBN 2-911902-12-2).
  • Ovidie et Marzano Maria Michela, Films X, y jouer ou y être ?, Paris, Autrement, coll. « Le Corps plus que jamais », , 107 p. (ISBN 2-7467-0654-7).
  • Ovidie, Osez tourner votre film X, Paris, La Musardine, , 171 p. (ISBN 2-84271-282-X).
  • Le Corps : Films X : Y jouer ou y être entretien avec Michela Marzano, Autrement, 2005 (ISBN 2746706547)
  • Osez découvrir le point G, La Musardine, 2006
  • Osez l'amour pendant la grossesse, La Musardine, 2007
  • Voyages intérieurs, écriture de la préface du livre de Gaël L. (Ragage, 2007)
  • Osez les sex toys, La Musardine, 2008
  • La Sexualité féminine de A à Z, La Musardine, 2010
  • Sexe & Philo, participation au livre de Francis Métivier, Breal, 2012 (ISBN 9782749531038)
  • Un bon hippie est un hippie mort, biographie du groupe Metal Urbain, coécrit avec Éric Débris, préface de Jello Biafra, Camion Blanc, 2012
  • Féminismes et Pornographie, écriture de la préface du livre de David Courbet, La Musardine, 2012
  • Histoires inavouables[95], scénariste BD, dessins de Jérôme d'Aviau, Éditions Delcourt, 2013
  • Osez être une maman sexy, La Musardine, 2016
  • Libres ! Manifeste pour s'affranchir des diktats sexuels, illustré par Diglee, Éditions Delcourt, 2017
  • La Bassine, dans Lettre à l'ado que j'ai été, sous la direction de Jack Parker, Flammarion, 2018 (ISBN 978-2081428652)
  • À un clic du pire : la protection des mineurs à l’épreuve d'Internet, Anne Carrière, 2018 (ISBN 978-2-84337-877-5)
  • Nelly Arcan, l'enfant dans le miroir : multiplicités des identités et égarement de soi, Presse Universitaires de Limoges, 2018
  • Putain de vies, écriture de la préface de la BD de Muriel Douru, La Boîte à bulles / Médecins du Monde, 2019.
  • Préface de Putain de vies !, Muriel Douru, La Boîte à bulles / Médecins du Monde, Paris, 2019,
  • Baiser après #Metoo, illustré par Diglee, Hachette / Marabulles, 2020
  • Piè(je), in Gaze n°1, sous la direction de Clarence Edgar-Rosa, Paris, Gaze, 2020
  • Les gros bras, in Ceci est mon corps, Paris, Éditions Causette / Rageot, 2020, 81-91.
  • Préface de Accouche !, de Fleur Godart et Justine Saint Lô, Marabulles, Paris, 2020
  • Survivre au sexisme ordinaire, « Mal-Baisée ! », Ouvrage collectif, Flammarion, « Librio », 2021
  • Les Coeurs insolents, illustré par Audrey Lainé, Paris, Marabulles, 2021.
  • Éducation sexuelle, in Feu ! Histoires populaires des féminismes, sous la direction d’Elsa Dorlin, Paris, Libertalia, 2021
  • À cause des garçons, in Sororité, sous la direction de Chloé Delaume, Paris, Points Seuil, 2021
  • Préface de Jouir est un sport de combat, Olympe de G. et Stéphanie Estournet, Larousse, Paris, 2021

DistinctionsModifier

  • 2001 : Hot d'or d'honneur
  • 2001 : Hot d'or du meilleur scénario original pour Orgie en noir (2000)
  • 2001 : Festival international de l'érotisme de Bruxelles, meilleure starlette française
  • 2002 : Ninfa Mejor actriz / Prix du Public : meilleure actrice européenne
  • 2002 : Festival international de l'érotisme de Bruxelles : réalisatrice de la meilleure série avec Sexualité Mode d'emploi
  • 2003 : Festival international de l'érotisme de Bruxelles : prix de la meilleure réalisatrice française
  • 2004 : Festival international de l'érotisme de Bruxelles : prix de la meilleure réalisatrice française
  • 2007 : Festival international de l'érotisme de Bruxelles : meilleur scénario
  • 2007 : Festival international de l'érotisme de Bruxelles : réalisatrice du meilleur film moyen budget
  • 2008 : Festival international de l'érotisme de Bruxelles : prix d'honneur
  • 2008 : X Awards : prix du jury
  • 2009 : Hot d'or d'honneur[96]
  • 2011 : prix Eros Evian du meilleur guide sexuel, pour Osez découvrir le point G[97]
  • 2013 : Feminist Porn Award : réalisatrice du « Movie of the year » pour Infidélité[98]
  • 2014 : Feminist Porn Award : meilleure réalisation pour Liberté sexuelle[33]
  • 2015 : Feminist Porn Award : meilleure réalisation pour Pulsion
  • 2018 : 20e festival du documentaire de Thessalonique : Human Rights Award Amnesty International pour Là où les putains n'existent pas
  • 2018 : V Bienal Internacional Dona i Cinema : prix du meilleur long métrage documentaire pour Là où les putains n'existent pas
  • 2018 : Pré-sélection Prix Albert Londres pour Là où les putains n'existent pas[4],[5]
  • 2021 : Prix de la distribution artistique du Festival Courts Devant et Prix du public du Festival Phare pour Un jour bien ordinaire, co-réalisé avec Corentin Coëplet[99],[100]



Notes et référencesModifier

NotesModifier

Déclaration d'Ovidie :

  1. Elle déclare à Xavier de La Porte, sur France Inter le , dans l'émission Le code a changé, à propos de sa page Wikipédia que : « Becht n'est pas son nom de famille, mais le nom d'une personne avec qui elle était il y a 20 ans (N.D.L.R soit au tout début des années 2000) ». Cela a été repris ensuite par les médias et internet (qui peuvent utiliser et considérer Wikipédia comme une source « fiable »). À écouter sur L'autobiographie numérique d'Ovidie (à partir de la cinquième minutes de l'enregistrement audio).
  2. Le , sur la RTS, dans Question Q, une émission de Christine Gonzalez, Julien Burri et Stéphane Gabioud, elle fait des déclarations similaires à propos de sa page Wikipédia qui « n'utilise même pas son nom » (le nom de « Becht » et uniquement celui là, était alors mentionné sur ladite page pendant plusieurs années jusqu'au ). À écouter sur Question Q - Ovidie, libre et radicale (à partir de la trente-sixième minutes de l'enregistrement audio).

À propos des films :

  1. Les deux principales exceptions sont Le Point G (2007), dans lequel elle a une scène hard où on la voit masturber l'actrice Cecilia Vega et Liberté sexuelle (2012), dans lequel elle joue un rôle important mais ne participe pas aux scènes hard.

RéférencesModifier

  1. Elodie Cerqueira, Léo Le Calvez et Ana Rougier, « Éthique et pornographie, l’alliance improbable | Magazin », sur magazin.epjt.fr (consulté le )
  2. a et b « Présélections 2018 », sur Scam.fr, (consulté le )
  3. « À un clic du pire : la protection des mineurs à l’ère d’internet » avec Ovidie (Éloïse Delsart) », sur sortir-label-charente.net,
  4. a et b Antoine Oury, « Prix Albert Londres 2018 : 5 livres présélectionnés », sur actualitte.com, (consulté le )
  5. a et b Guillaume Mollaret, « La préselection du Prix Albert-Londres est faite », sur Le Club de la Presse et de la Communication du Gard, (consulté le )
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Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier