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Jean-Marc Governatori

personnalité politique française

BiographieModifier

EntrepreneurModifier

Diplômé de l'École supérieure de commerce de Nice à Sophia Antipolis, Jean-Marc Governatori a été directeur de magasins (Fly, Basika, Planet Wood) du sud de la France. Il a quitté son groupe et vendu les parts dans ses sociétés en 2000 pour se consacrer à l'écriture et la protection de l'environnement.

Écrivain militantModifier

Jean-Marc Governatori a publié de nombreux ouvrages portant sur la protection de l’environnement et l'écologie[1], la santé publique et la qualité de vie, dont Vers une Santé Totale : témoignages, solutions, résultats (2007). Ses livres préconisent également des solutions pour lutter contre la crise et promouvoir le plein emploi, inspirées notamment par ses expériences et ses observations professionnelles[2],[3],[4],[5],[6].

De 2005 à l'année de sa mort, en 2013, Albert Jacquard a préfacé trois de ses ouvrages[1],[2],[4]. Connu pour ses engagements écologiques, Jacquard a participé à ses clips de campagne pour les élections législatives de 2012[7],[8] et lui a apporté son soutien lors de sa campagne à l'élection présidentielle de 2012[9].

Avec Philippe Desbrosses, un pionnier de l'agriculture biologique en Europe, Jean-Marc Governatori a écrit un ouvrage sur l'emploi et l'écologie en 2007[4]. Il y développe la nécessité de réviser les règles économiques. Albert Jacquard rappelle dans sa préface :

« Cet ouvrage rappelle ce à quoi je crois : l’abolition de la dictature de l’argent et de la compétition, un toit et une activité pour tous, cesser de pactiser avec la maladie (pesticides, OGM…) et agir pour la survie de l’humanité. »

Francis Lalanne lui a postfacé un ouvrage sur l’écologie en 2009[2].

Parcours politiqueModifier

À partir de 1980, Jean-Marc Governatori milite pour la préservation de l'environnement[réf. nécessaire].

Premières candidaturesModifier

En 1997, il est candidat divers droite[10] aux élections législatives. Il obtient 4,6 % des suffrages dans sa circonscription, à Nice (Alpes-Maritimes)[10].

Après un passage en 2001 à l'UDF, il a fondé en 2004 La France en action (FEA), mouvement qui défend une vision écologiste pour mettre en œuvre un « bien-être durable » et un positionnement qui se veut « au-delà du clivage droite-gauche »[11]. Candidat aux législatives de 2002 dans la première circonscription des Alpes-Maritimes, il a obtenu une seule voix[12], en affirmant s’être dédit 30 jours avant[13]. De fait, Jean-Marc Governatori aurait retiré sa candidature pour un report sur une autre liste.

Le , le Conseil constitutionnel ayant constaté qu'il n'avait pas déposé dans ses comptes de campagne neuf factures pour un montant total de 3 438 euros, non réglées à ses propres entreprises (les sociétés Imprim'Tout, Basika et Joker 35) à la clôture des comptes, l'a sanctionné par une condamnation à un an d'inéligibilité[14].

Avec La France d'en basModifier

En 2004, il a fondé La France d'en bas, avec Francine Gomez, ex-PDG de Waterman. Ce parti politique dont il était alors le président, déclarait lors de sa conférence de presse du 16 avril 2004 à Paris, qu'il représentait les « 60 millions de Français qui en ont ras le bol de la passivité des pouvoirs publics » et qu'il défendait « les handicapés, les petits patrons, l'écologie indépendante et la protection des animaux ». Au mois de juin de la même année, aux élections européennes, il a réuni 266 538 suffrages, soit un score global de 1,55 % sur l'ensemble du territoire[15], Les buralistes alsaciens s'étaient présentés sous le même nom de "La France d'en-bas" lors des élections régionales[16],[17].

En janvier 2005, une polémique l'a opposé aux buralistes qui revendiquaient la propriété du titre La France d'en bas et refusaient un changement de nom alors que Jean-Marc Governatori poursuivait son action politique avec La France en action. Après une procédure judiciaire, les buralistes ont conservé la gouvernance de l'association qui a maintenu son existence sous le nom La France d'en bas. Jean-Marc Governatori a revendiqué la propriété du titre à l'Institut national de la propriété industrielle mais il a été débouté de tous ses recours.

Il a cherché à être candidat à l'élection présidentielle de 2007, avec d'autres petits candidats qui se sont réunis sous sa bannière en février 2007. Ayant annoncé disposer de plus de 800 promesses de parrainage, il n'en obtient finalement que 11[18],[19].

Avec La France en actionModifier

Au premier tour des élections législatives de 2007, Jean-Marc Governatori a obtenu dans sa circonscription 248 voix sur 58 292 inscrits (0,74 % des votes exprimés)[20].

En juin 2009, il était tête de la liste Alliance écologiste indépendante (AEI) aux élections européennes dans la circonscription Île-de-France et obtint 83 009 voix, soit 2,97 % des suffrages[21]. En mars 2010, il était tête de liste pour les élections régionales en Île-de-France, obtenant le score de 1,40 %[22].

L'affaire des sectesModifier

La même année, le député UMP Georges Fenech, président de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), déclarait « des liens existant entre certains des candidats de France en action et des organisations à caractère sectaire ». « des liens […] avec des organisations sectaires tels que Krishna, la Scientologie, le Mouvement raëlien ou encore Moon[23]. »

Selon Jean-Marc Governatori, « 6 de nos 960 candidats et suppléants avaient, à un moment donné de leur vie, été membres d'une organisation considérée sectaire. » D'après un courrier adressé à Governatori, Georges Fenech déclarait qu'il n'avait jamais « mentionné que Jean-Marc Governatori en tant que personne physique faisait partie de “sectes” »[24],[25]. Selon l'intéressé, l'accusation du député Fenech, reprise largement par les médias locaux et nationaux les 8 et , aurait été très préjudiciable à son mouvement et à lui-même quant à son score électoral. Il estime que « l'instruction judiciaire qui a suivi a prouvé que nous allions réaliser au moins 600 000 suffrages »[24] et demande 10 millions d'euros de réparation[26]. Le tribunal de grande instance précise : « ne constitue pas en soi une imputation diffamatoire dès lors que même si le mot “secte” a une connotation négative, sa définition n'est pas assez précise pour recourir nécessairement des faits spécifiques et déterminés attentatoires à l'honneur ou la considération[27]. » Governatori est débouté de toutes ses demandes.

Dans un autre procès, trois membres de La France en action, autres que Jean-Marc Governatori, dont Christian Cotten, qui ont porté plainte contre Georges Fenech perdent leur procès et sont condamnés à 1 euro pour procédure abusive[28]. Un appel a été interjeté. Le 30 avril 2009, le tribunal de grande instance de Paris déboute Georges Fenech et La France en action de leurs demandes respectives.

Avec L'Alliance écologiste indépendanteModifier

L'Alliance écologiste indépendante (AEI) a été créée en 2009 de l'alliance entre trois mouvements politiques : La France en action, Génération écologie et le Mouvement écologiste indépendant. Les trois co-présidents étaient alors Jean-Noël Debroise, président de Génération Écologie, Jean-Marc Governatori, président de France en Action et Antoine Waechter, président du Mouvement écologiste indépendant.

Génération Écologie et le Mouvement écologiste indépendant ont quitté cette alliance le 28 mai 2011, lors des Assises de l'écologie indépendante. De son côté, Jean-Marc Governatori est resté avec son mouvement La France en action qui se fondra dans l'Alliance écologiste indépendante.

L'Affaire BardotModifier

En octobre 2010, il a écrit un courrier à Brigitte Bardot, proche de la famille Le Pen, pour l'appeler à être candidate à l'élection présidentielle de 2012, courrier soi-disant cosigné par Antoine Waechter. Jean-Marc Governatori reconnaît avoir signé à la place d'Antoine Waechter, qui affirmera ne pas être au courant d'une telle lettre[29]. Toutefois Brigitte Bardot a répondu favorablement à son intégration à un comité de soutien et s'est dite énormément touchée par la « vague de confiance ».

Il annonçait en juin 2011 sa candidature à l'élection présidentielle de 2012[30],[31]. Se disant « au-delà du clivage droite-gauche »[32], il a pourtant déposé les noms de marques « La Droite républicaine » et « Union Droite Républicaine »[33], parmi une quarantaine d'autres[34].

L'affaire du dépôt de marque Europe ÉcologieModifier

En mars 2010, un nouveau contentieux l'oppose au parti Europe Écologie Les Verts (EELV) dont il tente de faire reconnaître la marque à son propre bénéfice. Il est condamné par le tribunal de grande instance de Paris, avec la dépositaire initiale de la marque Europe Écologie, Sylvie Roy, à payer 5 000 euros pour l'irrecevabilité de « sa demande de contrefaçon de marque » et de sa « demande reconventionnelle ». La marque Europe Écologie déposée le 10 juin 2004 est déchue et radiée[35] en première instance.

En septembre 2011, la cour d'appel de Paris le condamne à nouveau pour le caractère frauduleux du dépôt de la marque. La cour ordonne le transfert de la marque à Europe Écologie Les Verts. Il est condamné définitivement ainsi que Sylvie Roy et l'Alliance écologiste indépendante et doit payer en plus 8 000 euros d'amende[36],[37].

Une personnalité de l'écologie « indépendante »Modifier

Jean-Marc Governatori défend l'idée d'une écologie politique indépendante des autres partis. Il s'appuie sur un sondage IFOP, paru le 18 décembre 2011 dans Le Journal du dimanche.

Le , il se lance dans une grève de la faim « à mi-temps » au pied du siège du Conseil supérieur de l'audiovisuel à Paris, pour protester contre l'inégalité d'accès aux médias des « petits candidats »[29],[38],[39]. Aux élections législatives qui suivent, il se présente à nouveau dans la première circonscription des Alpes-Maritimes et obtient 0,71 % des suffrages (324 voix)[40].

Aux élections régionales de 2015, il se présente comme tête de la liste de l'Alliance écologiste indépendante en Provence-Alpes-Côte d'Azur et obtient 4,05 % des suffrages, à 2,5 points de la liste d’union entre Europe Écologie Les Verts (EÉLV) et le Front de gauche[41]. Au second tour, sa liste appelle à voter pour celle de Christian Estrosi contre celle de Marion Maréchal-Le Pen. Cet appel crée une polémique car ce ralliement de dernière minute est lié à un marchandage de voix, Jean-Marc Governatori ayant négocié la présidence d'un futur institut pour l'écologie et la qualité de la vie, institut doté de 30 millions d'euros[42].

En 2019, Europe Écologie Les Verts (EÉLV) intègre trois candidats de l'Alliance écologiste indépendante (Caroline Roose, Salima Yenbou et Ghislain Wysocinski) sur sa liste pour les élections européennes ; Jean-Marc Governatori est nommé « référent végétarien végan » de la liste[43]. Pendant la campagne, la liste l’Alliance jaune, conduite par Francis Lalanne, dénonce un « double jeu » de Jean-Marc Governatori, qui s’en est porté caution financière[44] : sur les 800 000 euros promis, seuls quelque 300 000 auraient été versés[44].

PrixModifier

Responsabilités associativesModifier

  • Président fondateur de la fédération « Agissons »[47] Cette fédération ne recense plus d'activité depuis 2006[48].
  • Cofondateur de la « Ligue nationale contre la drogue »[45]. Cette association n'est plus active.

OuvragesModifier

  • France éclairée, projet pour un pays heureux, éditions À suivre, 2003[6]
  • J'ai trouvé 4 emplois en 2 jours, éditions Carnot, 2004[49]
  • Santé Totale, éditions Le Courrier du livre, 2006
  • Vivre c'est possible : 207 propositions pour une nouvelle société, éditions Le Courrier du livre, 2006[5]
  • Politique écologique = Plein emploi avec la participation de Philippe Desbrosses, Patrick Baronnet, Pierre Gevaert, François Plassard, Georges Toutain, préface d'Albert Jacquard, éditions Jouvence, 2007[4]
  • Doubler son pouvoir d'achat c'est possible, préface d'Albert Jacquard, postface de Francis Lalanne[2], éditions Le Courrier du livre, 2008
  • 7 milliards d'affamés insolvables ou 7 milliards de responsables sereins ? Résoudre la crise, c'est possible, éditions In Libro Veritas, 2011[3]
  • L'Écologie, un diamant à huit facettes, préface d'Albert Jacquard, éditions Yves Michel, 2012
  • Les 4 solutions à la crise, éditions In Libro Veritas, 2012[50]
  • Un autre monde est possible, indispensable, éditions In Libro Veritas, 2012

Notes et référencesModifier

  1. a et b Jean Marc Governatori (préf. Albert Jacquard), L'Écologie, un diamant à huit facettes, Yves Michel, coll. « Société civile », , 222 p. (ISBN 978 2 36429 021 1, lire en ligne).
  2. a b c et d Jean Marc Governatori (préf. Albert Jacquard, postface Francis Lalane), Doubler son pouvoir d'achat, c'est possible !, Le Courrier du livre, , 211 p. (ISBN 978-2-7029-0681-1, lire en ligne).
  3. a et b JM Governatori, 7 milliards d'affamés insolvables, ILV édition, , 98 p. (ISBN 978-2352094821, lire en ligne), p. 94.
  4. a b c et d Jean-Marc Governatori, Philippe Desbrosses, Georges Toutain et Patrick Baronnet (préf. Albert Jacquard), Politique écologique = Plein emploi, Jouvence, coll. « Savoir et agir pour ce siècle », (ISBN 978-2-88353-589-3, lire en ligne), p. 191.
  5. a et b Jean-Marc Governatori, Vivre c'est possible, Le Courrier du livre, , 275 p. (ISBN 978-2702905715, lire en ligne), p. 273.
  6. a et b JM Governatori, France éclairée, À suivre, , p. 68.
  7. « clip de campagne Alliance écologiste indépendante », sur Dailymotion, (consulté le 20 novembre 2015).
  8. « Le clip de campagne de l'Alliance écologiste indépendante pour les législatives 2012 », sur Dailymotion (consulté le 27 décembre 2015).
  9. « Albert Jacquard (1925-2013), entre science et médias », AgoraVox,‎ (lire en ligne, consulté le 21 octobre 2016).
  10. a et b Résultats des élections législatives 1997 par circonscription
  11. Le programme de La France en action.
  12. Résultats des élections législatives 2002 par circonscription.
  13. Nice-Matin du 29 et 30 mai 2002.
  14. Décision du Conseil constitutionnel.
  15. Résultat des élections européennes 2004.
  16. . « Création d'un nouveau parti, « La France d'en bas » », LeMonde.fr,‎ (lire en ligne)
  17. . « France d'en bas, parti des buralistes et des animaux », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 1er avril 2017)
  18. « 2012 : ces inconnus qui candidatent à la présidentielle » sur Le Huffington Post, octobre 2011.
  19. « Présidentielle : les petits candidats sortent les griffes » sur Libération, 11 août 2011.
  20. Résultats de la 1re circonscription des Alpes maritimes sur le site du ministère de l'Intérieur.
  21. Résultats sur le site du ministère de l'Intérieur.
  22. « Résultats des élections régionales 2010 - Île-de-France ».
  23. « Pro-sectes contre anti-sectes » sur leparisien.fr, octobre 2008.
  24. a et b Interview de Jean-Marc Governatori, opinews.com, 6 février 2011.
  25. Voir sur jeanmarcgovernatori.fr.
  26. Communiqué de La France en action.
  27. Ministere public, « Ministere public contre FENECH », Greffe 17e chambre du Tribunal correctionnel de Paris, no 0717623035,‎
  28. Dépêche AFP reprise sur le site Prevensectes.
  29. a et b « Un candidat à l’Élysée en grève de la faim à mi-temps dans un camping-car », sur Le Parisien,
  30. « Governatori : "Je suis candidat à l'élection présidentielle" »,
  31. Voir sur alliance-ecologiste-independante.fr.
  32. « Ni droite, ni gauche : écolos », sur La Dépêche,
  33. Blog de Bix, 29 janvier 2010.
  34. « «Bonjour. Elise, de l'Alliance écologiste indépendante. C'est pour discuter…» », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne, consulté le 31 mars 2017).
  35. [PDF] Jugement du Tribunal de grande instance de Paris, 11 mars 2010.
  36. « Europe Écologie » n'est pas une marque.
  37. Arrêt de la Cour d'appel de septembre 2011.
  38. « Jean-Marc Governatori, un autre visage de l'écologie », sur archives.nicematin.com (consulté le 3 décembre 2015).
  39. « Jean-Marc Governatori se lance dans une grève de la faim - Élection présidentielle 2012 », sur politique.lavoixdunord.fr (consulté le 3 décembre 2015).
  40. Résultats des élections législatives, site du ministère de l'Intérieur.
  41. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections régionales 2015 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 30 mars 2016).
  42. « L'accord entre Estrosi et l'AEI crée la polémique », France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur,‎ (lire en ligne, consulté le 29 mars 2017).
  43. « Governatori, l’autre boulet de Yannick Jadot ? », Alerte environnement, .
  44. a et b Barthélémy Philippe, « La liste Alliance jaune de Francis Lalanne a-t-elle été piégée par son mécène ? », sur Capital.fr, (consulté le 30 mai 2019)
  45. a et b POLITIQUE : Tous les candidats - Quid.fr
  46. Voir sur soleil-levant.org.
  47. Fédération Agissons.
  48. Actions de la fédération Agissons.
  49. Jean-Marc Governatori, « J'ai trouvé 4 emplois en 2 jours », sur amazon.fr, .
  50. Voir sur alliance-ecologiste-independante.com.

Voir aussiModifier