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Maria Pacôme
Maria Pacôme en 2008 avant une représentation de "la maison du lac" à Bruxelles.jpg
Maria Pacôme en 2008 avant une représentation.
Biographie
Naissance
Décès
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Nom de naissance
Simonne Maria PacômeVoir et modifier les données sur Wikidata
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Maria Pacôme, nom de scène de Simonne Maria Pacôme, née le à Paris (Seine) et morte le à Ballainvilliers (Essonne), est une comédienne et dramaturge française, surtout connue pour ses rôles de bourgeoises exubérantes au théâtre de boulevard.

Sommaire

BiographieModifier

EnfanceModifier

Simonne Pacôme, née le à Paris, est la fille de Maurice Pacôme, chauffeur mécanicien, et de Germaine Hivonait, couturière[1]. Sous l’Occupation, elle connaît le drame de voir son père déporté au camp de Buchenwald et son jeune frère Robert, communiste, fusillé[2]. Elle quitte l'école encore adolescente pour aider sa mère en travaillant comme arpète chez André, le chausseur, puis doit défendre sa mère lorsque son père revient violent[3],[4].

CarrièreModifier

Cours Simon et peintureModifier

En 1941, à 18 ans, elle entre au cours Simon[3],[5] où elle est condisciple de Michèle Morgan, déjà actrice connue, et de Danièle Delorme. Elle rencontre l'acteur Maurice Ronet lors de la tournée des Parents terribles, qu'elle épousera en 1950, mettant alors entre parenthèses sa carrière qu'elle ne reprendra qu'après leur divorce en 1956[6],[7]. Ils partent peindre et faire de la céramique à Moustiers-Sainte-Marie, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

ThéâtreModifier

En 1956, sa carrière sur les planches commence avec La Reine et les Insurgés d'Ugo Betti, mis en scène par Michel Vitold, puis Oscar de Claude Magnier, aux côtés de Pierre Mondy et Jean-Paul Belmondo en 1958[2],[8], N'écoutez pas Mesdames de Sacha Guitry en 1962, Les Grosses Têtes de Jean Poiret et Michel Serrault en 1969 et Joyeuses Pâques de Jean Poiret en 1981[2].

CinémaModifier

Sa première apparition à l'écran est en 1959 dans Voulez-vous danser avec moi ? de Michel Boisrond. Elle interprète ensuite beaucoup de seconds rôles comiques, notamment dans : Le Gendarme de Saint-Tropez, Les Tribulations d'un Chinois en Chine, Le Distrait en 1970, avant d'obtenir quelques premiers rôles dans : La situation est grave mais... pas désespérée ! de Jacques Besnard, Les Sous-doués de Claude Zidi et La Crise de Coline Serreau.

Auteur et dramaturgeModifier

Elle devient l'une des reines du théâtre de boulevard où elle excelle dans les rôles de bourgeoise exubérante. Elle s'y est imposée, « avec ses dents du bonheur, qui avaient fait dire à un de ses professeurs qu'elle ne réussirait pas, pour cette raison, sa voix grave qui la démarque, et la générosité réjouissante de son jeu »[9]. Elle est également une figure marquante de l'émission de télévision Au théâtre ce soir lorsqu'à la fin des années 1970, parce qu'elle en a assez de n'être qu'une bourgeoise exubérante, elle décide d'écrire elle-même ses rôles[3]. Elle écrira sept pièces : Apprends-moi Céline en 1977 (avec Daniel Auteuil), Le Jardin d'Éponine, On m'appelle Émilie, Les Seins de Lola, Et moi et moi, Les Désarrois de Gilda Rumeur et l'autobiographique L'Éloge de ma paresse en 2002[3],[10].

Maria Pacôme publie ses mémoires, Maria sans Pacôme, en 2007.

TélévisionModifier

À la télévision, elle a joué dans de nombreux téléfilms et notamment dans la série Docteur Sylvestre.

En 2006, elle interprète le personnage d’Hortense Bertin dans la saga de l'été que France 2 fait tourner à La Réunion, Les Secrets du volcan, réalisée par Michaëla Watteaux.

En 2011, elle prête sa voix à la mémé de Titeuf dans l'adaptation cinématographique de la bande dessinée[11].

Mort et obsèquesModifier

Maria Pacôme meurt le à Ballainvilliers, dans l’Essonne, où elle résidait depuis plusieurs années, des suites d’un cancer de l’amygdale[12],[13],[14],[15],[16].

Ses obsèques au crématorium du cimetière du Père-Lachaise à Paris, le , sont marquées par l’absence quasi-totale de célébrités, à l’exception des acteurs Daniel Auteuil et Bernard Le Coq[17],[18],[16].

Vie privéeModifier

Elle a un fils avec le comédien Serge Bourrier, François Pacôme, né le , qui deviendra également acteur puis se spécialisera dans le doublage[3],[19].

FilmographieModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

Au théâtre ce soirModifier

Article détaillé : Au théâtre ce soir.

ThéâtreModifier

Années 1950Modifier

Années 1960Modifier

Années 1970Modifier

Années 1980Modifier

Années 1990Modifier

Années 2000Modifier

Auteur de théâtreModifier

NominationsModifier

PublicationModifier

  • Maria Pacôme, Maria sans Pacôme, Paris, Le Cherche Midi, .

Notes et référencesModifier

  1. « Acte de naissance », sur Cinéartistes (consulté le 1er décembre 2018).
  2. a b et c « Maria Pacôme, une comédienne à l'exubérance hors du commun », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 1er décembre 2018).
  3. a b c d et e « Maria Pacôme, une comédienne à l’exubérance hors du commun », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 1er décembre 2018)
  4. Maria Pacôme, Maria sans Pacôme, Le Cherche Midi, .
  5. Catherine Balle, « La comédienne Maria Pacôme s’est éteinte », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 1er décembre 2018).
  6. Marie-Laure Delorme, « Maurice Ronet, une hésitation devant la vie », Le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne, consulté le 1er décembre 2018).
  7. « Souhaitant laisser un complet épanouissement à la carrière de son mari sans lui faire de l'ombre, elle renonce à la scène, décidée à ne faire que de la poterie. Elle pratique ensuite la peinture qui est aussi une de ses passions. »[réf. nécessaire]
  8. Marion Thebaud, « Maria Pacôme, actrice auteur en liberté », Le Figaro,‎ , p. 29.
  9. Brigitte Salino, « La mort de Maria Pacôme », sur lemonde.fr, .
  10. « Maria Pacôme : « Je mourrai révoltée ! » », Le Parisien,‎ , p. 32 (lire en ligne, consulté le 1er décembre 2018).
  11. « Le film d’animation "Titeuf", réalisé par Zep, avec les voix de Donald Reignoux, Maria Pacôme, … », Le Républicain lorrain,‎ (lire en ligne, consulté le 1er décembre 2018).
  12. « Maria Pacôme : « Je m'échappe au grand air » », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 1er décembre 2018).
  13. Louise Colcombet, « Entre Maria Pacôme et Ballainvilliers, c'est l'amour ! », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 1er décembre 2018).
  14. « La comédienne Maria Pacôme est morte à l'âge de 94 ans », sur France Info, (consulté le 1er décembre 2018).
  15. « La comédienne Maria Pacôme, qui a joué dans « La Crise » et « Les Sous-Doués », est morte », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 1er décembre 2018).
  16. a et b Marc Arlin, « Maria Pacôme : seuls deux acteurs célèbres se sont rendus aux obsèques de la comédienne », Télé Loisirs,‎ (lire en ligne).
  17. « Obsèques de Maria Pacôme : Cruelle absence des stars du show-business… », PureMédias,‎ (lire en ligne).
  18. « Obsèques de Maria Pacôme sans stars : quand la comédienne se disait « oubliée » et évoquait sa solitude », Gala,‎ (lire en ligne).
  19. Armelle Héliot, « Maria Pacôme, L'art d'en rire », Le Figaro,‎ .
  20. Actes Sud-Papiers, 1986 (ISBN 978-2-86943-024-2).
  21. L'avant-scène théâtre, no 939, 1993 (ISBN 2-7498-0363-2).

Voir aussiModifier