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Mairie de Paris

administration municipale de Paris

Mairie de Paris
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Armoiries
Hôtel de ville de Paris
Hôtel de ville de Paris

Siège Hôtel de ville de Paris
5 rue de Lobau 75004
Coordonnées 48° 51′ 23″ N, 2° 21′ 08″ E
Direction Anne Hidalgo (Maire)
Site web https://www.paris.fr/
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Mairie de Paris

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Mairie de Paris
Logo de la Mairie de Paris
L'hôtel de ville de Paris, où siège la mairie de Paris.

La mairie de Paris, sise à l'hôtel de ville de la capitale, est le siège de l'administration dirigée par les élus municipaux et départementaux de Paris.

Sommaire

HistoireModifier

Sous l'Ancien RégimeModifier

La première municipalité parisienne est constituée vers 1260, lorsque Saint Louis octroie aux prévôts et jurés de la puissante corporation des marchands de l'eau le droit d'administrer une partie de la cité. Cette association détient alors le monopole de la navigation sur la Seine, l'Oise, la Marne et l'Yonne, réglemente le trafic du fleuve et fixe les taxes à percevoir. Jusqu'ici, la ville était administrée par les représentants du roi : comte, vicomte, puis prévôt de Paris. C'est avec ce dernier que le prévot des marchands et ses échevins devront composer pour la bonne administration de la capitale durant les siècles qui vont suivre.

Élus par les bourgeois, le prévôt des marchands de Paris va prendre un ascendant politique considérable. Le rôle que tient Étienne Marcel durant la régence du dauphin, le futur Charles V, pousse le pouvoir royal à rogner les prérogatives prévotales, y compris en supprimant la charge de prévot des marchands de 1382 à 1388.

Rétablie au profit de Jean Jouvenel des Ursins, un fidèle partisan des rois Charles VI, puis Charles VII, la fonction de « prévôt des marchands » ne sera plus désormais qu'honorifique, puisque le candidat désigné par le souverain sera investi par les votants.

À la veille de la Révolution française, la municipalité comporte :

Le , les électeurs des trois ordres de la ville demandent à siéger à l'hôtel de ville et à participer à la gestion de la cité, ce que Jacques de Flesselles refuse comme étant illégal, soutenu par le ministère de Jacques Necker. Le , cette proposition est renouvelée et, sous la pression publique, Jacques de Flesselles admet douze de ces électeurs à se joindre à la municipalité en place : la commune de Paris est née. La première session de cette « assemblée générale » se tient le et Jacques de Flesselles en est élu président. Le lendemain, 14 juillet, les émeutiers n'ayant pas trouvé les armes qu'ils étaient venus réclamer à l'hôtel de ville, accusent Flesselles de collusion avec le pouvoir royal. Celui-ci est massacré par la foule, qui le décapite et promène sa tête au bout d'une pique dans les rues de la capitale.

De la Révolution à l'époque contemporaineModifier

Articles détaillés : Loi PLM et Conseil de Paris.
 
Les 12 arrondissements entre 1795 et 1860 (en gris, les limites actuelles de Paris).

La loi du (19 vendémiaire an IV), supprime la municipalité unique, Paris étant désormais divisé en 12 arrondissements agissant comme des municipalités indépendantes.

Le (28 pluviôse an VIII), Bonaparte dissout les 12 municipalités, les arrondissements deviennent de simples divisions administratives et la capitale est rétablie en tant que commune unique. Le préfet de la Seine, assisté d'un conseil général de la Seine, siège à l'hôtel de ville et administre la capitale. Il n'y a donc plus de maire, seul un conseil de Paris (établi par la loi municipale du ) élit un président tous les ans qui assure des fonctions surtout honorifiques. Quant aux pouvoirs de police, ils sont attribués à un préfet de police. C'est la première commune française à lever des montants significatifs sur les marchés de capitaux[1].

La loi du , dite loi Riché du nom de son rapporteur, étend les limites de Paris jusqu'à l'enceinte de Thiers, provoque la suppression de onze communes du département de la Seine, et procède au redécoupage de la capitale en créant 20 arrondissements au lieu de 12 mais n'en modifie pas l'organisation institutionnelle. Le chef de l'État désigne toujours pour chaque arrondissement un maire et deux adjoints, choisis parmi les citoyens les plus imposés, nommés pour 3 ans mais révocables. La loi du augmente le nombre d'adjoints nommés à trois et supprime la durée du mandat devenant indéterminée.

Du fait de la création du « département de Paris », le [2] (à la suite du démantèlement du département de la Seine), Paris dispose d'un Conseil général issu de la scission de l'ancien conseil général de la Seine, où sont représentés des élus de chaque arrondissement, mais la capitale française ne dispose pas encore de maire, seulement d'un président du conseil municipal, qui n'est pas doté des attributions normalement dévolues au maire (en tant que premier magistrat de la ville). Les maires d'arrondissements exercent l'essentiel de ces fonctions locales (à l'exception des pouvoirs de police), sous la supervision du préfet qui représente l'État et dirige encore effectivement le département ainsi que le préfet de police. Le Conseil général de Paris qui en résulte n'a donc pratiquement aucun rôle, et Paris n'est pas encore une commune de droit commun administrée par ses représentants élus, mais reste placée sous l'administration directe du gouvernement.

La loi du recrée la fonction de « Maire de Paris ». Cette loi fait de Paris à la fois une commune et un département. Paris constitue alors deux collectivités territoriales distinctes, mais dont les affaires sont gérées par une même assemblée : le Conseil de Paris. La loi renvoie au droit commun des départements et des communes pour de nombreuses dispositions, même si Paris garde un statut particulier. La grande innovation réside dans l'institution d'un maire qui exerce tantôt les attributions d'un président de Conseil général, tantôt celles d'un maire. L'essentiel des budgets et les projets sont votés par le Conseil de Paris sous la présidence du maire de Paris qui dispose de pouvoirs beaucoup plus importants que ceux dont disposent les autres maires de France, même s'ils sont amputés des attributions de police administrative, qui restent attribuées au Préfet de police. Ce statut est mis en place en 1977, et les premières élections municipales parisiennes se tiennent le .

Depuis la loi du , dite Loi PLM pour « Paris, Lyon, Marseille », ces trois grandes villes ont une organisation administrative particulière inhérente à la volonté de décentralisation. La loi confère un statut particulier à la ville de Paris. Le territoire de Paris recouvre toujours deux collectivités territoriales, une commune et un département. Il est divisé en vingt arrondissements, chacun d'eux comportant un conseil d'arrondissement (organe délibérant) composé pour un tiers de conseillers de Paris élus dans l'arrondissement et pour deux tiers de conseillers d'arrondissement, ainsi qu'un maire d'arrondissement (organe exécutif) élu parmi les conseillers de Paris de l'arrondissement. Les conseils d'arrondissement gèrent les équipements de proximité (culturels, sociaux et sportifs) et constituent une sorte de décentralisation interne à la commune, un intermédiaire entre la population et l'autorité centrale. Leurs compétences, largement consultatives, sont réduites à la gestion des équipements, celle-ci s'exerçant en liaison avec le conseil municipal. L'arrondissement n'a en fait ni moyens propres, ni budget. Pour autant, cette Loi n'a été qu'imparfaitement appliquée à Paris, les maires d'arrondissement ne se voyant transférer que peu de compétences.

Avec la loi du portant adaptation du régime administratif et financier de la ville de Paris, le législateur revient en partie sur la Loi PLM en ce qui concerne Paris. Elle donne au maire quelques prérogatives que la Loi PLM accordait au Préfet de police : salubrité, maintien de l'ordre dans les foires et marchés, conservation du domaine public de la ville.

La loi du « relative à la démocratie de proximité » a largement modifié le fonctionnement des institutions parisiennes. Ses principaux objectifs concernent la vie locale et l'exercice des mandats. Pour cela, la loi impose le découpage des villes de plus de 80 000 habitants en quartiers et rend obligatoire les conseils de quartier. À Paris, l'obligation de créer les conseils de quartiers s'impose aux conseils d'arrondissement sous certaines réserves. Il appartient préalablement au conseil de Paris « sur proposition des conseils d'arrondissement » de fixer « le périmètre des quartiers constituant la commune »[3]. Une fois ces périmètres établis, « les conseils d'arrondissement créent pour chaque quartier un conseil de quartier ». Ces instances « peuvent être consultées par le maire et lui faire des propositions sur toutes questions concernant le quartier ou la ville »[4]. Par ailleurs, le maire « peut les associer à l'élaboration, à la mise en œuvre et à l'évaluation des actions intéressant le quartier, en particulier celles menées au titre de la politique de la ville ». La loi renforce également le rôle des commissions consultatives des services publics et favorise la création de postes d'adjoints « chargés principalement d'un ou plusieurs quartiers ». À Paris, ces créations de postes supplémentaires se font dans le cadre des arrondissements et ne doivent pas excéder 10 % de l'effectif légal du conseil d'arrondissement[5]. Enfin, la loi s'intéresse aux compétences des collectivités locales, notamment à Paris : renforcement du pouvoir consultatif des conseils d'arrondissement, création d'une section d'investissement dans la dotation des arrondissements, assouplissement des règles de recrutement du personnel. Aux termes de cette loi, le maire de Paris dispose donc d'une compétence générale pour tout ce qui relève de la circulation et du stationnement, restreignant par là-même considérablement les compétences de la Préfecture de police.

Une loi présenté en août 2016 et promulguée le reprend des propositions faites au début de l'année par la municipalité en prévoyant la mise en place au d'une collectivité à statut particulier réunissant commune et département nommé « Ville de Paris », vers laquelle seraient transférées des compétences supplémentaires issues de la préfecture de police ; le projet prévoit également la fusion en un secteur électoral des quatre premiers arrondissements et de nouvelles compétences pour les mairies d'arrondissement[6],[7],[8],[9].

Liste des mairesModifier

 
Anne Hidalgo, l'actuelle maire de Paris.

Le tout premier maire de Paris est Jean Sylvain Bailly. Il est élu le . Deux jours après, Bailly remit la cocarde tricolore au roi à l'hôtel de ville. Entre la loi de 1794 et celle du , Paris n'a plus eu de maire à deux exceptions près : durant six mois sous la Révolution française de 1848 et durant près d'un an lors de la proclamation de la Troisième République jusqu'à deux mois après la Commune de Paris en 1871. Il faut attendre les premières élections municipales en 1977, pour que les Parisiens élisent de nouveau un maire. Depuis cette date, quatre maires s'y sont succédé :

Liste des adjoints au maireModifier

Pour le mandat 2014-2020, la maire de Paris a 21 adjoints :

  • Bruno Julliard, premier adjoint chargé de la culture, du patrimoine, des métiers d'arts, des entreprises culturelles, des relations avec les arrondissements. (PS, élu du 13e arrondissement).
  • Hélène Bidard, adjointe chargée de l'égalité femmes-hommes, de la lutte contre les discriminations et des droits de l'Homme (PCF, élue du 11e arrondissement).
  • Célia Blauel, adjointe chargée de l'environnement, du développement durable, de l'eau, de la politique des canaux et du "Plan climat énergie territorial" (EELV, élue du 14e arrondissement).
  • Patrick Bloche, adjoint chargée de l'éducation, de la petite enfance et des familles (PS, élue du 10e arrondissement).
  • Gaëlle Bridier, adjointe chargée des personnes âgées et de l'autonomie (écologiste, élue du 18e arrondissement).
  • Jean-Bernard Bros, chargé des SEM et SPL (radical de gauche et apparentés).
  • Ian Brossat, adjoint chargé du logement et de l'hébergement d'urgence (PCF, élu du 18e arrondissement).
  • Colombe Brossel, adjointe chargée de la sécurité, de la prévention, des quartiers populaires et de l'intégration (PS, élue du 19e arrondissement).
  • Afaf Gabelotaud, adjointe chargée des politiques de l'emploi (PS, élue du 18e arrondissement).
  • Christophe Girard, chargé des ressources humaines, du dialogue social et de la qualité de services publics (PS, élu du 4e arrondissement).
  • Emmanuel Grégoire, adjoint chargé du budget, du financement et de la transformation des services publics (PS, élu du 12e arrondissement).
  • Antoinette Guhl, adjointe chargée de l'économie sociale et solidaire, de l'innovation sociale et de l'économie circulaire (EELV, élue du 20e arrondissement).
  • Frédéric Hocquart, chargé de la vie nocturne et de l'économie culturelle (PS, élu du 20e arrondissement).
  • Patrick Klugman, adjoint chargé des relations internationales et de la francophonie (PS, élu du 17e arrondissement).
  • Pénélope Komitès, adjointe chargée des espaces verts, de la nature en ville, de l'agriculture urbaine et des affaires funéraires (EELV, élue du 12e arrondissement).
  • Marie-Christine Lemardeley, adjointe chargée de l'Université, de la vie étudiante et de la recherche (PS d'ouverture, élue du 5e arrondissement).
  • Véronique Levieux, adjointe chargée du patrimoine (PS, élue du 2e arrondissement).
  • Jean-François Martins, adjoint chargé des sports et du tourisme (radical de gauche, élu du 11e arrondissement).
  • Jean-Louis Missika, adjoint chargé de l'urbanisme, de l'architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l'attractivité (PS d'ouverture, élu du 12e arrondissement).
  • Christophe Najdovski, adjoint chargé des transports, de la voirie, des déplacements et des espaces publics (EELV, élu du 12e arrondissement).
  • Nicolas Nordmann, adjoint chargé des personnes en situation de handicap (PS, élu du 19e arrondissement).
  • Mao Peninou, adjoint chargé de la propreté, de l'assainissement et de l'organisation et du fonctionnement du Conseil de Paris (PS, élu du 19e arrondissement).
  • Olivia Polski, adjointe chargée des commerces, de l'artisanat et des professions libérales et indépendantes (PS, élue du 14e arrondissement).
  • Anne Souyris, adjointe chargée de la santé et des relations avec l'AP-HP (EELV, élue du 10e arrondissement).
  • Pauline Véron, adjointe chargée de la démocratie locale, de la participation citoyenne, de la vie associative, de la jeunesse et de l'emploi (PS, élue du 9e arrondissement).
  • Dominique Versini, adjointe chargée de la solidarité, de la famille, de la petite enfance, de la protection de l'enfance, de lutte contre les exclusions et des personnes âgées (radical de gauche, élue du 15e arrondissement).
  • Catherine Vieu-Charier, adjointe chargée de la mémoire, du monde combattant et correspondante Défense (PCF, élue du 12e arrondissement).

Anciens adjoints :

  • Julien Bargeton, adjoint chargé des finances, des sociétés d'économie mixte, des marchés publics, des concessions et de la politique des achats (PS, élu du 20e arrondissement) de 2014 à 2017)
  • Myriam El Khomri, adjointe chargée de la sécurité, de la prévention, de la politique de la ville et de l'intégration (PS, élue du 18e arrondissement) jusque fin août 2014.
  • Bernard Jomier, adjoint chargé de la santé, du handicap et des relations avec l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (EELV, élu du 19e arrondissement) jusque ?

Pour les mandats précédents : 1977-1983, 1983-1989, 1989-1995, 1995-2001, 2001-2008 et 2008-2014.

IndemnitésModifier

La rémunération mensuelle en juin 2013 est la suivante :

Nombre Brut mensuel Total
Maire 1 8 650  8 650 
Adjoints au maire 37 4 855  179 635 
Conseillers 163 4 807  783 642 
Maires d'arrondissement 20 4 855  97 100 
Adjoints aux maires d'arrondissement - 2 159 
Total (sans les adjoints aux maires d'arrondissement) 1 069 027 

Intégrité publique et condamnationsModifier

Des enquêtes sont menées dans les années 90 et 2000 sur plusieurs affaires retentissantes sur des faits commis avant 2001.

Le la Cour administrative d'appel de Paris annule la délibération du Conseil de Paris des 22 et 23 avril 2013 et la décision du maire de Paris de conclure le bail emphytéotique administratif consenti à la société des Habous et des Lieux Saints de l'Islam concernant l'Institut des cultures d'Islam sis 56, rue Stephenson et 23, rue Doudeauville à Paris 18e[10].

Personnel administratifModifier

Les fonctionnaires de Paris sont recrutés ordinairement après concours, externe ou interne. Paris dispose du corps particulier des Administrateurs de la ville de Paris.

La bulle immobilière et par conséquent fiscale des années 2000 a permis d'accroître les effectifs de la Mairie de Paris de 40 à 49 000 agents (73 000 agents, en 2013, pour la mairie et le département de Paris selon l’Ifrap[11]).

Paris est ainsi une des villes au monde avec le nombre d'employés municipaux le plus élevé par rapport à sa population. La moyenne à travers le monde des personnels administratifs pour les villes de deux millions d'habitants est de 20.000 employés, Tokyo avec 13 millions d'habitants ayant besoin seulement de 13.000 employés municipaux[12].

Services techniquesModifier

À l'époque moderne, les différents corps techniques se structurent et s'autonomisent. Les architectes-voyers s'opposent aux ingénieurs et aux corporations de métiers[13]. Après une tentative de fusion sous la Révolution, Napoléon hiérarchise l'institution sous le modèle militaire. Sous Rambuteau, « le corps des Ponts-et-Chaussées reste le grand pourvoyeur de compétences »[14].

1811 : Louis Bruyère (Ponts-et-Chaussées) est le premier Directeur des Travaux Publics de Paris[15].

1840 : Jean Reynaud (Mines) 1848 : rassemblement du Service du Pavé et du Service des Eaux et Égouts dans un Service des Travaux de Paris, territorialisé en sections (chef : Darey, puis Dupuit en 1850).

1854 : le Service du Pavé devient le Service de la Voie publique et du Nettoiement. Belgrand devient chef du service des Eaux et Égouts, entouré de Hamberg et Allard à la tête de circonscriptions géographiques. Alphand devient chef du service des Promenades et Plantations, entouré de Darcel et Grégoire. Le Service des Travaux de Paris devient Direction.

1855 : Zoroastre Alexis Michal est nommé directeur du service municipal ayant la direction de tous les services des travaux dans Paris à la demande du baron Haussmann.

1856 : Création du Service du Plan (chef : Deschamps).

1878 : Couche est Directeur des Eaux et Égouts.

1887 : Saint-Ange-Allard est directeur de la Voie Publique.

1897 : L'ensemble des Services Techniques est répartis en quatre services distincts.

1959 : Création de l'École des ingénieurs de la ville de Paris qui forme le corps des ingénieurs de la ville de Paris.

En 2018 de nombreux services appelés Direction s'occupe des équipements municipaux et des voiries :

  • Direction de la propreté et de l'eau
  • Transports automobiles municipaux, s'occupe de l'entretien des véhicules municipaux
  • Direction de la voirie et des déplacements
  • Direction des espaces verts et de l'Environnement

ÉlectionsModifier

 
Schéma de Paris, découpé en arrondissements.

Les élections municipales se déroulent par arrondissement, selon la même procédure que dans les communes de plus de 1000 habitants. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin, comme le font aussi les conseils municipaux élisant leur maire dans les autres communes de France.

Dans chaque arrondissement, les premiers élus de chaque liste (les conseillers de Paris) siègent également au Conseil de Paris, qui élit alors le maire de Paris ; les suivants (conseillers d'arrondissement) siègent seulement au Conseil d'arrondissement.

Le Conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un Conseil municipal (qui administre la commune) et d'un Conseil départemental (qui administre le département), il n'y a pas d'élections départementales à Paris.

L'évolution du nombre de conseillers, de secteur et de Paris, élus par arrondissement, avant et après 2014, est résumée dans le tableau ci-après :

Arrondissement 1er 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e 10e 11e 12e 13e 14e 15e 16e 17e 18e 19e 20e Total
Conseillers de Paris de 1983 à 2014 3 3 3 3 4 3 5 3 4 6 11 10 13 10 17 13 13 14 12 13 163
Conseillers de Paris depuis 2014 1 2 3 2 4 3 4 3 4 7 11 10 13 10 18 13 12 15 14 14 163
Conseillers d'arrondissement avant 2014 10 10 10 10 10 10 10 10 10 12 22 20 26 20 34 26 26 28 24 26 354
Conseillers d'arrondissement depuis 2014 10 10 10 10 10 10 10 10 10 14 22 20 26 20 36 26 24 30 28 28 364
     diminution du nombre de conseillers —      augmentation du nombre de conseillers

BudgetModifier

Le budget primitif 2011 (ville et département) s’élevait à 8,582 milliards d’euros dont 6,906 milliards d’euros consacrés au fonctionnement et environ 1,676 à l’investissement[s 1]. L'encours de dette s’élevait à 2,696 milliards d’euros. Les emprunts garantis par le département de Paris en 2008 s'élevaient à 26,6 milliards d'euros[s 2].

Après une stabilité entre 2000 et 2008[16], les taux d’imposition ont été augmentés en 2009 et sont portés à 9,59 % pour la taxe d'habitation, 7,75 % pour la taxe sur le foncier bâti, 14,72 % pour la taxe sur le foncier non bâti et 13,46 % pour la taxe professionnelle[s 3],[17]. La fiscalité représente 55 % des recettes de la ville[s 3].

La bulle immobilière qui s'est développée pendant toute la première mandature de Bertrand Delanoë a permis une hausse extrêmement importante des rentrées fiscales assises sur l'immobilier. L'explosion de cette bulle immobilière temporaire laisse la mairie avec un excédent de dépenses permanentes à financer autrement. C'est pourquoi Bertrand Delanoë a annoncé en 2008 la création d'une nouvelle taxe départementale de 3 % sur le foncier (payée uniquement par les propriétaires) et une hausse des taux de l'impôt foncier[18]. Pour la période 2007-2012, l'Union nationale de la propriété immobilière (UNPI) calcule que Paris est la ville qui a connu la progression nationale la plus forte de sa taxe foncière (+ 67,90 % contre 21,17 % en moyenne), en raison notamment de la création de ce taux départemental[19],[20],[21].

Le taux d'endettement de la Mairie de Paris (ville et département) est à 39 % de ses ressources, bien moins que la moyenne nationale des grandes villes (89 %). À la suite de la forte augmentation de la dette, un « quasi-quadruplement de la dette de Paris entre 2001 et 2014 », les agences de notation rétrogradent Paris en 2012 et 2013 à la note de AA+[11].

Dans un livre intitulé Comptes et légendes de Paris, Bilan de la gestion Delanoë (2011), le journaliste Dominique Foing analyse, sur la base des rapports de l'Inspection générale de la ville de Paris et de la chambre régionale des comptes d'Île-de-France, la gestion des années 2001-2011 de la ville de Paris : les dépenses municipales auraient augmenté de 44,45 % (« le produit fiscal, fiscalité immobilière incluse, collecté sur les contribuables parisiens est passé de 1,7 milliard d'euros au budget 2001 à 2,5 milliards d'euros au budget 2008, soit 47 % d'augmentation »), signifiant pour ceux-ci une hausse des recettes des impôts de 70 % entre 2001 et 2011 ; concomitamment, les dépenses de fonctionnement se seraient accrues de 2 milliards d'euros, la dette, relativement faible en 2011, augmentant d'un milliard d'euros[22],[23].

IntercommunalitéModifier

À la différence de la plupart des principales régions urbaines de France, il n'a longtemps existé aucune entité intercommunale gérant la région urbaine de Paris, aucun conseil intercommunal ne traitant les problèmes du noyau urbain dense de la région dans son ensemble.

Une réflexion sur la mise en place d'une structure métropolitaine plus efficace recouvrant la ville de Paris et certaines de ses banlieues, partant d'une idée socialiste d'une « conférence métropolitaine » ou de l'idée de la droite d'un « Grand Paris » plus intégré[24] a été engagée. Elle aboutit à la création de la métropole du Grand Paris par la loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles de 2014, intercommunalité à statut spécial qui entre en vigueur le 1er janvier 2016. Cet EPCI est découpé en établissements publics territoriaux regroupant plusieurs communes, à l'exception de la ville de Paris qui en forme un à elle toute seule.

Jumelage et partenariatsModifier

Paris est jumelée avec une seule ville : Rome, depuis le 30 janvier 1956[25], avec pour slogan « Seule Paris est digne de Rome ; seule Rome est digne de Paris » (en italien « Solo Parigi è degna di Roma; solo Roma è degna di Parigi »)[26].

La capitale française a également signé des pactes d'amitié et de coopération avec de nombreuses villes[27],[28] :

(la date est celle du pacte le plus ancien signé avec chaque ville)

Année Ville Pays Année Ville Pays Année Ville Pays Année Ville Pays Année Ville Pays
1958 Kyōto   Japon 1996 Québec   Canada 1998 Sydney   Australie 2003 Alger   Algérie 2010 Doha   Qatar
1982 Tokyo   Japon 1996 San Francisco   États-Unis 1998 Erevan   Arménie 2004 São Paulo   Brésil 2010 Tel Aviv-Jaffa   Israël
1985 Le Caire   Égypte 1997 Santiago du Chili   Chili 1999 Mexico   Mexique 2004 Rabat   Maroc 2011 Ramallah   Palestine
1987 Amman   Jordanie 1997 Riyad   Arabie saoudite 1999 Varsovie   Pologne 2004 Casablanca   Maroc 2011 Dakar   Sénégal
1987 Sanaa   Yémen 1997 Pékin   Chine 1999 Buenos Aires   Argentine 2004 Tunis   Tunisie 2013 Amsterdam   Pays-Bas
1987 Berlin   Allemagne 1997 Prague   République tchèque 2000 Washington   États-Unis 2005 Copenhague   Danemark 2013 Montevideo   Uruguay
1991 Séoul   Corée du Sud 1997 Tbilissi   Géorgie 2000 Madrid   Espagne 2006 Montréal   Canada 2014 Mexico, Rome, Kinshasa   Mexique   Italie   République démocratique du Congo
1992 Moscou   Russie 1997 Saint-Pétersbourg   Russie 2000 Athènes   Grèce 2007 Phnom Penh   Cambodge 2015 Brazzaville   République du Congo
1992 Beyrouth   Liban 1998 Lisbonne   Portugal 2001 Londres   Royaume-Uni 2009 Rio de Janeiro   Brésil
1995 Jakarta   Indonésie 1998 Sofia   Bulgarie 2001 Porto Alegre   Brésil 2009 Jéricho   Palestine
1996 Chicago   États-Unis 1998 Koweït   Koweït 2002 Genève   Suisse 2009 Istanbul   Turquie

Le 20 avril 2006, les maires de Paris (Bertrand Delanoë) et de San Francisco (Gavin Newsom) ont signé un partenariat de « jumelage numérique » (Digital Sister Cities) autour des nouvelles technologies, notamment l'équipement public en Wi-Fi[29].

Notes et référencesModifier

  1. Alfred Colling, La Prodigieuse histoire de la Bourse, Paris, Société d'éditions économiques et financières, , p. 212
  2. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  3. Nouvelles dispositions de l'article L. 2511-10-1 du Code général des collectivités territoriales.
  4. Article L. 2143-1 nouveau du Code général des collectivités territoriales.
  5. Article L. 2511-25-1 du Code général des collectivités territoriales.
  6. « La réforme du statut de Paris doit donner plus de pouvoir à la capitale », lemonde.fr, (consulté le 30 août 2016)
  7. AFP, « Accord définitif du Parlement à la réforme du statut de Paris : Le texte prévoit la fusion des quatre premiers arrondissements de la capitale, ainsi que la création, au plan national, de sept nouvelles métropoles », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  8. Loi no 2017-257 du 28 février 2017 relative au statut de Paris et à l'aménagement métropolitain
  9. Ordonnance no 2018-74 du 8 février 2018 portant diverses mesures institutionnelles relatives à la Ville de Paris
  10. CAA de PARIS, 6ème Chambre, 26/10/2015, 14PA03125, Inédit au recueil Lebon
  11. a et b Paris, finances en danger, Aurelien Veron, lecercle.lesechos.fr, 17 décembre 2013.
  12. Didier Dufau, L'étrange désastre. Le saccage de la prospérité, CEE, 2015, p. 72
  13. Bertrand Lemorin, Marc Mimram, Paris d'ingénieurs, Editions du Pavillon de l'Arsenal, 1995
  14. Lemorin, Mimram, ibid.
  15. Antoine PICON, Les modèles de la métropole - La direction des travaux de Paris au XIXe siècle, in BELHOSTE Bruno, Francine MASSON & Antoine PICON, Le Paris des polytechniciens. Des ingénieurs dans la ville, 1794-1994, Editions Délégation à l'action artistique de la ville de Paris, Paris, 1994.
  16. Site officiel de la direction générale des Impôts.
  17. Le Figaro - 28 septembre 2009 - Hausse des impôts locaux à Paris en 2009.
  18. Nouvelle taxe foncière départementale de 3 % et augmentation des 4 taxes locales (taxe d'habitation, taxes sur le foncier bâti et le non bâti et enfin taxe professionnelle), cf. Le Figaro du 29 octobre 2008, Les impôts locaux en hausse de 9 % à Paris en 2009.
  19. Ces grandes villes où la taxe foncière explose, Le JDD, 8 octobre 2013 .
  20. Observatoire UNPI des taxes foncières sur les propriétés bâties : période 2007/2012.
  21. « Les taxes foncières pèsent de plus en plus sur le budget des ménages »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Libération, 8 octobre 2013 .
  22. Polémique autour d'un livre sur Delanoë, Aude Seres, Lefigaro.fr, 5 octobre 2011.
  23. Le livre qui agace le maire de Paris, Marie-Anne Gairaud, Leparisien.fr, 6 octobre 2011.
  24. Annie Fourcaut et Mathieu Flonneau, « Une histoire croisée de Paris et de ses banlieues », 2005, site officiel de la mairie de Paris.
  25. Philippe Nivet, Le Conseil municipal de Paris de 1944 à 1977, Publications de la Sorbonne, coll. « Histoire de la France aux XIXe et XXe siècles » (no 34), (ISBN 2-85944-244-8), p. 255
  26. Olivier Bauer, Paris, Nathan, coll. « Les concentrés », 80 p. (ISBN 9782092559413, lire en ligne), p. 6
  27. « Les pactes d'amitié et de coopération », site officiel de la mairie de Paris.
  28. Les pactes d'amitié et de coopération », mise à jour 2015, site officiel de la mairie de Paris.
  29. « Jumelage numérique entre San Francisco et Paris », sur ZDNet, 21 avril 2006. Consulté le 24 mars 2009.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

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