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Magdalena Valerio
Illustration.
Magdalena Valerio en 2018.
Fonctions
Députée aux Cortes Generales
En fonction depuis le
(2 mois et 1 jour)
Élection
Circonscription Guadalajara
Législature XIIIe
Groupe politique Socialiste
Ministre espagnole du Travail, des Migrations et de la Sécurité sociale
En fonction depuis le
(1 an, 1 mois et 10 jours)
Président du gouvernement Pedro Sánchez
Gouvernement Sánchez
Prédécesseur Fátima Báñez
Députée aux Cortes Generales

(4 ans, 1 mois et 14 jours)
Élection
Circonscription Guadalajara
Législature Xe
Groupe politique Socialiste
Biographie
Nom de naissance Magdalena Valerio Cordero
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Torremocha (Espagne)
Nationalité Espagnole
Parti politique PSOE
Diplômée de Complutense
Profession Haute fonctionnaire

Magdalena Valerio
Ministres du Travail d'Espagne

Magdalena Valerio Cordero [maɣðaˈlena βaˈlɛɾjo koɾˈðɛɾo], née le à Torremocha, est une femme politique espagnole membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Née en Estrémadure et formée en droit à l'université complutense de Madrid, elle s'installe en à Guadalajara et devient gestionnaire de la Sécurité sociale.

Elle obtient son premier mandat électoral en , comme conseillère municipale de Guadalajara. Après les élections de , elle est nommée adjointe au maire. Elle entre en au gouvernement de Castille-La Manche en tant que conseillère au Travail. Élue aux Cortes en , elle est désignée conseillère au Tourisme, puis conseillère à la Justice en .

Elle quitte l'exécutif en pour prendre le poste de déléguée dans la province de Guadalajara. Elle postule en tête de liste aux élections municipales de à Guadalajara et subit un échec cuisant avec deux fois moins d'élus que le maire sortant, facilement reconduit.

À la suite des élections législatives de , elle est élue au Congrès des députés, où elle se spécialise dans le système des retraites. Proche de Pedro Sánchez, elle devient porte-parole adjointe du groupe socialiste en , puis secrétaire exécutive à la Sécurité sociale du PSOE trois ans plus tard. En , elle est exclue de la liste des candidats aux élections générales, une décision confirmée en .

En , Sánchez la choisit comme ministre du Travail, des Migrations et de la Sécurité sociale.

Sommaire

BiographieModifier

Formation et vie professionnelleModifier

Née à Torremocha, dans la province de Cáceres, le [1], elle étudie le droit à l'université complutense de Madrid (UCM), où elle obtient sa licence en [2].

Elle travaille d'abord comme aide à la préparation des concours dans les champs du travail et de la Sécurité sociale dans une école préparatoire de Madrid, puis déménage en à Guadalajara, où son mari magistrat vient d'être affecté. Elle passe alors avec succès le concours du corps de gestion de la Sécurité sociale et de l'Institut national de l'emploi (INEM)[2].

D'abord chef des négociations de personnel à la direction provinciale de l'Institut des personnes âgées et des services sociaux (IMSERSO) entre et , elle est promue sous-directrice de la gestion économique et administrative, et secrétaire provinciale, de l'Institut de la santé (INSALUD) en [2].

Débuts politiques municipauxModifier

Lors des élections municipales de , elle se présente sur la liste socialiste à Guadalajara. Après que le Parti populaire (PP) a conservé le pouvoir, elle est choisie comme porte-parole du groupe des élus du PSOE[3]. À la suite des élections de , les socialistes prennent la mairie et Magdalena Valerio est désignée deuxième adjointe au maire Jesús Alique, déléguée à l'Économie, aux Finances, au Patrimoine, aux Marchés publics et à la Participation citoyenne[2].

Conseillère de la Junte de Castille-La MancheModifier

Elle abandonne son mandat municipal au bout de deux ans, quand José María Barreda l'appelle au conseil de gouvernement de la Junte des communautés de Castille-La Manche en tant que conseillère au Travail et à l'Emploi[3]. Pour les élections parlementaires de , elle est placée en tête de la liste socialiste dans la circonscription de Guadalajara[4].

Après avoir été élue députée aux Cortes[5], elle continue de siéger au sein du gouvernement de la communauté autonome, en tant que conseillère au Tourisme et à l'Artisanat. En , elle prend les fonctions de conseillère à la Justice et aux Administrations publiques[3].

Défaite aux élections de 2011Modifier

Elle quitte l'exécutif régional en , pour devenir déléguée de la Junte dans la province de Guadalajara. Elle postule ensuite aux primaires socialistes et se fait investir tête de liste dans la capitale provinciale. Toutefois, aux élections municipales de , le PP du maire Antonio Román remporte 16 conseillers municipaux sur 25, un record historique. Le PSOE en obtient deux fois moins[2]. Elle retrouve ses anciennes fonctions de porte-parole du principal groupe d'opposition municipale[3].

DéputéeModifier

Pour les élections législatives anticipées du , elle est placée en tête de la liste du Parti socialiste ouvrier espagnol dans la circonscription de Guadalajara[6]. Elle devient alors porte-parole adjointe du groupe socialiste au sein de la commission de Suivi et d'Évaluation des accords du pacte de Tolède, une commission dont elle défend l'importance. Elle est promue en porte-parole adjointe du groupe parlementaire[7]. Politiquement opposée au président de Castille-La Manche Emiliano García-Page, elle apporte cette même année son soutien à Pedro Sánchez lors des primaires du congrès fédéral extraordinaire du PSOE et après qu'elle est malade d'un cancer du sein[8].

Dans la perspective des élections législatives du , la commission exécutive provinciale socialiste de Guadalajara lui préfère María Luz Rodríguez comme tête de liste et Valerio perd alors son mandat. Lors du scrutin anticipé du , c'est Pablo Bellido qui obtient l'investiture[2]. Lors du 39e congrès fédéral du PSOE, elle appuie la candidature de Sánchez avec l'ancienne secrétaire générale provinciale María Antonia Pérez Léon et le porte-parole du groupe municipal Daniel Jiménez[2]. Après la victoire de Sánchez, elle est appelée pour siéger à la commission exécutive fédérale en tant que responsable de la Sécurité sociale et du pacte de Tolède[8].

Ministre du TravailModifier

Le , Magdalena Valerio est nommée à 59 ans ministre du Travail, des Migrations et de la Sécurité sociale dans le gouvernement minoritaire formé par Sánchez. Elle doit alors faire face à plusieurs défis : la lutte contre le chômage, restaurer la solvabilité de la Sécurité sociale et assurer le niveau de pouvoir d'achat des retraités[9].

Notes et référencesModifier

  1. (es) Congrès des députés, « X Legislatura (2011-2016) Valerio Cordero, Magdalena », sur congreso.es (consulté le 29 juin 2018).
  2. a b c d e f et g (es) « La sanchista Magdalena Valerio, ministra de Trabajo », Guadalajara Diario,‎ (lire en ligne, consulté le 29 juin 2018).
  3. a b c et d (es) « La extremeña Magdalena Valerio, nueva ministra de Trabajo », 20 Minutos,‎ (lire en ligne, consulté le 29 juin 2018).
  4. (es) Junte électorale centrale, « Edicto de 30-04-2007, de la Junta Electoral Provincial de Guadalajara, referente a las candidaturas proclamadas para la Elecciones a Cortes de Castilla-La Mancha, a celebrar el próximo día 27 mayo de 2007 (DOCM núm. 90, de 1 de mayo de 2007). », sur juntaelectoralcentral.es, (consulté le 29 juin 2018).
  5. (es) Cortes de Castille-La Manche, « Magdalena Valerio Cordero », sur cortesclm.es (consulté le 29 juin 2018).
  6. (es) Junte électorale centrale, « Candidaturas proclamas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 1329/2011, de 26 de septiembre (BOE núm. 257, de 25 de octubre de 2011). », sur juntaelectoralcentral.es, (consulté le 29 juin 2018).
  7. (es) « Magdalena Valerio, nueva ministra de Trabajo », ABC,‎ (lire en ligne, consulté le 29 juin 2018).
  8. a et b (es) « Magdalena Valerio, la "incondicional" de Pedro Sánchez en territorio García-Page que asume la cartera de Trabajo », eldiario.es,‎ (lire en ligne, consulté le 29 juin 2018).
  9. (es) « Magdalena Valerio, ministra de Trabajo, Migraciones y Seguridad Social », La Vanguardia,‎ (lire en ligne, consulté le 29 juin 2018).

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • Fiche sur le site du Congrès des députés : Xe, XIIIe législatures.