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Labastide-Saint-Pierre

commune française du département de Tarn-et-Garonne
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Labastide.

Labastide-Saint-Pierre
Labastide-Saint-Pierre
Mairie.
Blason de Labastide-Saint-Pierre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Montauban
Canton Tarn-Tescou-Quercy vert
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Grand Sud Tarn-et-Garonne
(siège)
Maire
Mandat
Jérôme Beq
2014-2020
Code postal 82370
Code commune 82079
Démographie
Gentilé Bastidiens
Population
municipale
3 722 hab. (2016 en diminution de 0,03 % par rapport à 2011)
Densité 180 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 09″ nord, 1° 22′ 06″ est
Altitude 102 m
Min. 75 m
Max. 119 m
Superficie 20,64 km2
Localisation

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Labastide-Saint-Pierre
Liens
Site web www.labastide-st-pierre.fr/

Labastide-Saint-Pierre est une commune française située dans le département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Commune située le Tarn sur l'ancienne route nationale 630, entre Montauban et Buzet-sur-Tarn. Elle est la ville-centre d'une unité urbaine de l'aire urbaine de Toulouse.

Communes limitrophesModifier

Labastide-Saint-Pierre est limitrophe de six autres communes.

 
Carte de la commune de Labastide-Saint-Pierre et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Labastide-Saint-Pierre[1]
Bressols Montauban
Montbartier   Corbarieu
Campsas Orgueil

HydrographieModifier

La commune est arrosée sur le Tarn qui longe la commune dans sa partie est-nord-est et ses affluents le ruisseau du Vergnet et le Rieu Tort et son affluent le ruisseau de Fabas.

Géologie et reliefModifier

La commune de Labastide-Saint-Pierre est établie sur la première terrasse du Tarn en rive gauche.

La superficie de la commune de est de 2 064 hectares ; son altitude varie de 75 à 119 mètres[2].

Voies de communication et transportsModifier

Labastide-Saint-Pierre est desservie par une ligne de bus des Lignes intermodales d'Occitanie, la ligne 717, qui permet de relier Montauban à Saint-Sulpice-la-Pointe en passant directement par le centre-ville.

La commune est accessible par l'A62   10 (Villemur-sur-Tarn), puis par la D930 (ancienne route nationale 630).

La commune est proche de plusieurs gares : la gare de Montbartier ou la gare de Montauban-Villebourbon.

ToponymieModifier

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Labastide-du-Tarn[3].

Ses habitants sont appelés les Bastidiens[4].

HistoireModifier

L'histoire de Labastide-Saint-Pierre commence à se préciser à l’époque où les empereurs romains gouvernèrent la Gaule. Les Romains furent les premiers cultivateurs, ils établirent des alliances avec les Gaulois et créèrent la grande route qui va de Montauban à Toulouse.

Au fil des siècles, la contrée a dû faire face à l’invasion et au pillage des Visigoths, des Francs, puis des Arabes et Berbères.

Au cours du Xe siècle, les habitants commencèrent à bâtir des villages autour des châteaux forts.

Vers la fin du IXe siècle, sous la protection du monastère de Saint-Théodard, Pierre d’Alba établit une sorte de colonie sous le vocable de Saint-Pierre, délimitée par le Tarn, la Rougette, la Margasse et le Rieutord.

A 12 km au sud de Montauban, sur la rive gauche du Tarn, fut bâti le bourg de Labastide, appelé ville par son fondateur Alphonse de Poitiers, en 1272. Vers le milieu du XIe siècle, le château fut édifié au bas du bourg (à la place de l’actuelle chartreuse). Il devait son importance aux revenus que lui procurait le péage du Tarn.

En 1317, le roi de France donna la majeure partie de Labastide à Pierre de Galard, grand maître des arbalétriers de France. À partir de cette époque, il y eut au château une compagnie plus ou moins nombreuse de soldats recrutés dans Saint-Pierre.

Pierre de Galard vendit ses droits seigneuriaux et au fil des ans les seigneurs se succédèrent.

En 1504, le marquis de Puylaroque resta seul bénéficiaire de la seigneurie de Labastide.

Durant les guerres de religion, le château de Labastide continua de s’enrichir avec les droits exigés des marchands qui empruntaient le Tarn et la route de Montauban à Toulouse.

En 1592, Saint-Pierre fut pillé et livré aux flammes par les protestants de Montauban, puis le seigneur de Labastide invita les survivants de Saint-Pierre à rebâtir leurs maisons dans les rectangles en friche de Labastide et ce village, devenu Labastide-Saint-Pierre, acquit une réelle importance.

En 1621, ils soutinrent le siège des Montalbanais et furent pour cela remerciés par Louis XIII en personne.

En 1622, le château fut pillé, puis mis à sac et incendié en 1628. Le château rebâti n’eut plus la même puissance. Il devint une grosse mais simple maison bourgeoise. Le bourg ne se releva que très péniblement.

Le château du Clau n’a jamais été un château féodal, encore moins une forteresse. Il a surtout été la belle résidence des seigneurs de Corbarieu, barons de Terride. Il fut pris par les protestants de Montauban en 1622 et fut occupé jusqu’en 1625.

Contraint de partir, le duc de Rohan, chef des calvinistes, ordonna que l’on démolisse l’église de Saint-Lizier, attenante au château.

Les catholiques s’emparèrent de nouveau du Clau et reconstruirent le prieuré de Saint-Lizier en 1648.

Sous le nouveau régime, en 1789, le citoyen Lescure proposa en qualité de premier consul de nommer une garde bourgeoise afin de maintenir la tranquillité publique. Les Bastidiens payèrent un secrétaire. A mesure que les lois parvenaient à la municipalité, elles devaient être régulièrement inscrites sur les registres.

Labastide fut comprise dans le canton de Grisolles, arrondissement de Castelsarrasin, département de la Haute-Garonne. Elle fut dénommée Labastide Fronton puis Labastide sur Tarn. Elle voyait son importance grandir chaque jour.

Elle faisait partie du Bas-Montauban.

Durant la Révolution, en 1792, les biens des marquis de Puylaroque furent confisqués. Jusqu’en 1850 environ, le château passa de vente en vente à divers marchands de biens.

En 1850, le château fut vendu à l’ordre des Chartreusines de saint Bruno. Sa conception intérieure fut modifiée, les grandes salles furent divisées en cellules.

1903 marqua la séparation de l’église et de l’État, les Chartreusines partirent s’installer en Italie mais gardèrent possession du château, acheté par une sœur sous son nom civil.

De 1914 à 1918, le château reçut des personnes résidant en France mais originaires de pays alliés à l’Allemagne, les « internés ».

Le château resta vide jusqu’en 1941 où l’armée française en prit possession, puis l’armée allemande en 1944.

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 3 500 habitants et 4 999 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt sept[5],[6].

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune fait partie de la communauté de communes Grand Sud Tarn-et-Garonne et du canton de Tarn-Tescou-Quercy vert (avant le redécoupage départemental de 2014, Labastide-Saint-Pierre faisait partie de l'ex-canton de Grisolles) et avant le 1er janvier 2017 elle faisait partie de la communauté de communes du Terroir Grisolles Villebrumier.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 1919 mai 1929 Jean-Claude Abeilhou    
mai 1929 mai 1935 Louis Combedouzou    
mai 1935 novembre 1939 Charles Penchenat    
novembre 1939 octobre 1940 Jeanny Pech    
octobre 1940 mai 1953 Charles Penchenat    
mai 1953 mars 1971 Edouard Montels    
mars 1971 mars 1977 Jean-Claude Arbeau MRG  
mars 1977 mars 1983 Edouard Montels    
mars 1983 mars 2001 Jean-Claude Arbeau PRG PDG de la Société des Vins Arbeau
Conseiller général du canton de Grisolles (1984 → 2004)
Vice-président du conseil général de Tarn-et-Garonne (1992 → 2004)
mars 2001 mars 2008 Jean-Marc Parienté PS Médecin généraliste
Conseiller général du canton de Grisolles (2004 → 2011)
mars 2008 En cours Jérôme Beq DVD Directeur d'usine
Conseiller départemental du canton de Tarn-Tescou-Quercy vert (2015 → )
8e vice-président du conseil départemental de Tarn-et-Garonne (2015 → )
11e vice-président de la CC Grand Sud Tarn-et-Garonne (2017 → )
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2016, la commune comptait 3 722 habitants[Note 1], en diminution de 0,03 % par rapport à 2011 (Tarn-et-Garonne : +5,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4193784888548769128829931 000
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0141 0151 0191 0171 0311 1271 1151 0591 028
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9678688318558969139389041 012
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 1401 3101 8482 2312 6533 0433 4663 6803 599
2016 - - - - - - - -
3 722--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[10] 1975[10] 1982[10] 1990[10] 1999[10] 2006[11] 2009[12] 2013[13]
Rang de la commune dans le département 22 15 13 12 9 10 10 13
Nombre de communes du département 195 195 195 195 195 195 195 195

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
L'église.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Son blasonnement est : D'or aux deux pointes de gueules posées en chevron.

Vie pratiqueModifier

Service publicModifier

EnseignementModifier

Labastide-Saint-Pierre fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune de Labastide-Saint-Pierre de la crèche, en passant par l'école maternelle et l'école élémentaire, le collège Jean-Jacques-Rousseau, les lycées se trouvent sur la commune de Montauban[15] ou de Fronton.

CultureModifier

Activités sportivesModifier

Danse, gymnastique, judo, karaté, pétanque, volley-ball, tennis, football.

Écologie et recyclageModifier

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes du Terroir Grisolles Villebrumier[16].

La déchetterie se trouve sur la commune de Reynies[17].

Pour approfondirModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr.
  5. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  6. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/082/082079.html.
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  11. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  12. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  13. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  14. chateau du clau
  15. http://www.labastide-st-pierre.fr/fr/enfance-jeunesse/suivre-une-scolarite.html
  16. http://www.cctgv.fr/
  17. http://www.cctgv.fr/fr/proteger/gestion-des-dechets/la-dechetterie.html