Harley-Davidson

constructeur motocycle américain

Harley-Davidson
logo de Harley-Davidson
Logo de Harley-Davidson.
illustration de Harley-Davidson

Création 1903
Fondateurs William Harley et Arthur Davidson
Personnages clés James L. Ziemer, CEO
Thomas E. Bergmann, CFO
James A. McCaslin, Div. President et Div. COO
Donna F. Zarcone, Div. President et Div. COO
Forme juridique Société anonyme
Action New York Stock Exchange (HOG)Voir et modifier les données sur Wikidata
Slogan The Harley-Davidson makes good because it is made good. (1910)[1]
« Les Harley-Davidson marchent bien car elles sont bien faites. »
Siège social Milwaukee (Wisconsin)
Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité Constructeur de motos
Produits Motocyclettes (194252 unités produites en 2021)
Filiales LiveWire (d)
Effectif Environ 5 880 (2021)
Site web www.harley-davidson.com

Chiffre d'affaires 4,54 milliards $ (2021)

Harley-Davidson est un fabricant de motocyclettes basé à Milwaukee aux États-Unis. L'entreprise a été fondée en 1903. Harley-Davidson est en 2022 un des plus grands constructeurs au monde de grosses cylindrées (plus de 700 cm3).

HistoireModifier

Innovation et évolutions depuis 1903Modifier

Harley-Davidson a réalisé de très nombreuses innovations et évolutions depuis sa création en 1903, présentées de façon chronologique dans la liste ci-dessous

Les plus importantes sont détaillées et commentées ensuite dans les paragraphes dédiés à chaque période de l'activité de la marque.

Fondation (1903-1916)Modifier

 
De gauche à droite : William Davidson, Walter Davidson, Arthur Davidson et William Harley.
 
Harley-Davidson 1907.

L'entreprise Harley-Davidson a un début modeste en 1903 quand William Harley alors âgé de 21 ans, et Arthur Davidson (20 ans) construisent un prototype de bicyclette motorisée dans la cuisine de la mère de Davidson, mais les vapeurs d'essence provoquent des explosions. Les deux jeunes hommes poursuivent le développement de leur engin dans le garage minuscule d'un de leurs amis, Henry Melk, à Milwaukee[20] qui possède un tour d'usinage[21].

Le père Davidson met à leur disposition son abri de jardin, atelier dans lequel ils ne produisent que trois motocyclettes les deux premières années. Ils sont aidés des frères William et Walter Davidson. Le modèle de production est la « Silent Grey », un monocylindre à soupape d'admission automatique et dépourvue de boîte de vitesses. Puis ils fondent officiellement la société le sous le nom "Harley-Davidson Motor Company" (HDMC). Le dessin du cadre est changé et la production de cette année-là est de trois engins.

En 1906, elle ouvre son premier atelier avenue Juneau, qui est toujours le lieu du siège social. La production augmente régulièrement (la Silent Grey Fellow est vendue 200 $).

En 1907, Walter Davidson devient le premier président de la Harley-Davidson Motor Company. William Harley est nommé ingénieur en chef. Arthur Davidson est chargé de la partie commerciale tandis que William Davidson dirige l'atelier. Les actions sont également réparties entre les quatre fondateurs. Walter Davidson incite ses associés à fabriquer des motos plus grosses et plus rapides pour remporter des courses. Dix-huit employés travaillent pour la Motor Co et la production atteint 150 unités[22].

En 1908, Harley-Davidson fait ses débuts en compétition : Walter Davidson, âgé de 32 ans, s'engage pour l'endurance de « New York's Catskill Mountain » avec sa Silent Grey Fellow personnelle. Il remporte en juin la course avec le score parfait de mille points devant soixante-deux autres participants. Le week-end suivant, Walter gagne un Economic Run à Long Island en parcourant 188 miles avec un gallon d'essence[22]. À la suite de ces victoires, les concessionnaires voient les ventes s'envoler. Le monocylindre délivre 4 ch et atteint 75 km/h.

William Harley, de retour de l'université, étudie un moteur plus puissant ; au lieu de créer un tout nouveau bloc, il greffe directement sur la Silent Grey Felow un deuxième cylindre. William Harley utilise une bielle en fourche qui s'associe dans le même plan à la bielle du monocylindre sur le vilebrequin. Le V-twin Harley est né.

Milwaukee inaugure un système de numérotation faisant de l'année 1904 l'année zéro de la production. Les modèles 1908 sont donc appelés « Model 4 ». La première moto vendue à un service de police est livrée cette année au département de police de Détroit. La production totale est de 450 exemplaires.

En 1909, Harley-Davidson propose à la vente son tout premier bicylindre. Il est déjà en V et calé à 45°. Il produit 7 ch Les soupapes d'admission ne sont plus poussées, mais culbutées comme sur le monocylindre. Le V-twin atteint 97 km/h. C'est alors la moto la plus rapide du marché. Seulement 27 V-twins trouveront preneur, alors que 1 100 monocylindres sont vendus. Le bicylindre sera retiré de la vente, car il n'est pas équipé d'un tendeur de courroie, contrairement au monocylindre. Le tendeur de courroie fait alors office d'embrayage. Privée de cette pièce, la moto est un calvaire, il faut couper le moteur à chaque arrêt puis la redémarrer en pédalant. HDMC publie son premier catalogue de pièces détachées[23].

En 1910, la Harley-Davidson Motor Company utilise pour la première fois le fameux logo dit « Bar & Shield »[24], qui sera breveté en 1911[25]. Le monocylindre de 492 cm3 produit désormais 4,34 ch sous la dénomination « Model 6 ». La moto produite alors pèse moins de 100 kg.

En 1911, le bicylindre est fiable et utilisable quotidiennement. Le succès de l'entreprise commence à attirer l'attention et la concurrence (150 types de motos ont déjà été construits aux États-Unis jusqu'en 1911).

1912 sera une grande année dans l'évolution de la marque ; le modèle X8E de 1 000 cm3 (61 pouces3, aussi noté 61 ci) est un succès grâce à un système d'embrayage placé dans le moyeu de la roue arrière par William Harley. Appelé « free wheel control », celui-ci est commandé de la main gauche par un imposant levier. Fin 1912, Harley-Davidson propose au choix la courroie en cuir ou une chaîne. Plus de deux cents concessionnaires sont alors répartis dans le pays[25].

En 1913, l'atelier est devenu une usine de 28 000 m2 et l'entreprise domine le marché avec une production de 12 904 machines livrées depuis la création de HDMC[25].

Et fin 1916, la capacité de production de HDMC est de 5000 machines/an[25].

Première Guerre mondiale et années '20Modifier

 
Side-Car 18F (1918)

En 1917, les États-Unis d'Amérique entrent en guerre en Europe. Les forces armées américaines demandent des motos. Elles en avaient déjà utilisé dans des escarmouches avec Pancho Villa, mais la première guerre mondiale est le premier conflit avec une utilisation massive de motos, puisque vingt mille machines y seront affectées, avec plusieurs versions notamment porte mitrailleuse ou side-cars. L'essentiel est fourni par HDMC qui, tant que la guerre dure, consacre entre le tiers et la moitié de sa capacité de production aux modèles J61 F-Head destinés à l'armée[26].

En 1920, Harley-Davidson est officiellement le plus grand fabricant de motos au monde. Les motos de la marque sont distribuées dans 67 pays pour un total de 28 189 machines.

En 1921, une Harley-Davidson est la première à gagner une course à une moyenne supérieure à 160 km/h.

Dans les années 1920, plusieurs améliorations sont apportées, notamment un frein sur la roue avant en 1928 et une cylindrée augmentée. Le réservoir d'essence en goutte d'eau est introduit en 1925.

Années '30 et Seconde Guerre mondialeModifier

 
Harley-Davidson WLA (1940)

L'une des deux sociétés fabriquant des motos à avoir survécu à la crise de 1929 fut Harley-Davidson[27]. La société produisit encore de grandes quantités de motos des modèles WLA/WLC, XA, UA, etc., pour les forces armées américaines et alliées pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle reprit ensuite la production civile, connaissant aussi des succès en compétition. En 1932, elle commercialise un tricycle, le servi-car, une moto WL de 750 cm3 dont l'arrière transformé supporte une malle. Il sera produit jusqu'en 1973.

Période contemporaineModifier

 
Harley-Davidson FXSTC 1998.
 
Harley-Davidson 1450 FLHR Road King.

En 1960, Harley-Davidson rachète l'usine italienne Aermacchi et produit des motos de petites cylindrée sous le nom Aermacchi Harley-Davidson.

 
Ford F150 Série spéciale H-D.

Au début des années 1970, Harley-Davidson évolue peu et se cantonne à ses modèles, sans changer de conception durant de nombreuses années. Le coût et le prix deviennent élevés pour des performances qui étaient très inférieures à celles des nouveaux concurrents japonais comme Honda. Néanmoins, en 1977, Harley-Davidson surprend tout le monde en présentant la 1000 XLCR Cafe Racer. Mais elle n'aura pas le succès attendu.

Quelques années plus tard, la firme récidivera avec le modèle XR 1000, directement dérivé de la compétition, et là encore, ce sera l'échec commercial, notamment en raison d'un prix de vente prohibitif pour l'époque, plus de six mille dollars.

Au milieu des années 1970, AMF (American Machine and Foundry) achète la société et augmente la production, mais cette stratégie entraîne une baisse de qualité. Les ventes déclinent et l'entreprise est sur le point de faire faillite. Le nom lui-même devient l'objet de moqueries comme « à peine capable » et le titre « goret » (hog) devient autant affectueux que péjoratif. AMF vend l'entreprise à un petit groupe d'investisseurs qui ralentit la production, introduisit des techniques de productions innovantes et améliorent la qualité. Plutôt que de se battre contre les Japonais sur leur terrain, cette nouvelle direction accentue le côté rétro et lifestyle, mais apporte une excellente réputation à la firme.

AMF Harley-Davidson continue de produire ses petites cylindrées dans l'usine Aermacchi. Les locaux et l'outillage sont revendus en octobre 1978 à Claudio Castiglioni, posant la première pierre de ce que deviendra Cagiva.

Une Harley-Davidson devient alors objet de collection qui garde sa valeur si elle est bien entretenue, surtout pour un gros modèle. La vente d'objets portant le logo et des accords de licence avec des entreprises fabriquant des camions légers à plateau (série F) comme Ford assurent une publicité forte et des revenus intéressants.

En 2018, face à la guerre commerciale que se livrent l'Union européenne et les États-Unis, Harley-Davidson prend la décision de délocaliser une partie de sa production hors des États-Unis, évaluant la perte causée par les nouvelles taxes européennes à cent millions de dollars par an[28]. Selon la société, accroître la production à l'étranger pourrait prendre entre neuf et dix-huit mois, via les trois unités d'assemblage au Brésil, en Inde et en Thaïlande[29].

Le 100e anniversaireModifier

 
Low Rider (2003)

En 2003, l'entreprise fête son centième anniversaire. Elle propose ses modèles en édition spéciale, ornés sur le réservoir d'un logo "1903-2003" et organise un énorme rassemblement à Milwaukee. Elle organise également une grande tournée mondiale, The open road tour, dans les villes d'Atlanta, Baltimore, Los Angeles, Toronto, Dallas, Sydney, Tokyo, Barcelone et Hambourg.

Till Lindemann et Richard Z. Kruspe, du groupe allemand Rammstein, interprètent le titre Shtil (renommé Schtiel, afin d'être prononcé correctement en allemand) du groupe russe Aria et publient le single à l'occasion du Harley Party de Moscou de 2003 célébrant le centenaire.

ModèlesModifier

Les modèles de châssis sont représentés par une lettre : F pour grosse cylindrée, X pour petite, FL pour grosse avec la fourche Hydraglide et XL pour la petite avec une fourche ordinaire.

 
Sportster XL883 (2007)

La ligne Sportster (qui a débuté en 1957 pour contrer l'offensive anglaise menée principalement par Triumph) : 883, 883 Custom, 1200 Roadster (double disque avant) et 1200 Custom. Ces deux derniers ayant une puissance de 70 ch pour un couple de 109 N m à 3 300 tr/min. Les modèles 2007 sont équipés d'une injection électronique qui améliore la régularité du couple et la consommation[30],[31].

 
Buell M2 Cyclone (2000)

La marque Buell a été fondée par un ancien ingénieur de Harley-Davidson, Erik Buell (en). Elle se distingue par une architecture très sportive, avec amortisseur et échappement sous un moteur de Sportster amélioré, notamment par l'adjonction, sur certains modèles (X1), d'une injection électronique, allant de 900 à 1 200 cm3. Les modèles les plus récents XB12S et XB12Ss développent une puissance de 100 ch. Depuis 2002, les Buell sont équipées de moteurs exclusifs à Buell : un monocylindre de 500 cm3 installé sur le modèle Blast et un bicylindre 900 cm3 installé sur la XB9. Ce dernier a ensuite été porté à 1 200 cm3 sur les modèles XB12. Ces moteurs Buell conservent l'architecture originale issue du moteur du Sportster, mais n'ont plus grand-chose de commun avec le Sportster dont sont toujours équipées les Harley-Davidson. La marque a été rachetée par Harley-Davidson en 1998 et a disparu en novembre 2009.

Depuis 2009, la marque propose un puissant trike sur une base Electra Glide Ultra classic, le Tri Glide, pouvant être piloté éventuellement avec le seul permis B (auto). Il n'était pas distribué en Europe[32] jusqu'à son arrivée en France à l'automne 2013[33],[34].

 
Street 750 (2014)

En , Harley-Davidson lance la Street 750 (749 cm3), un modèle à vocation urbaine, fabriqué en Inde, pour séduire un public plus féminin[35]. Cette moto est animée par un nouveau bicylindre en V à 60° refroidi par eau, à la sonorité « inhabituelle » de la marque ; son prix est de 7 890 , faisant de ce modèle le moins cher de la gamme Harley-Davidson[30],[31].

MotorisationModifier

 
Bicylindre en V à 45°, Evo Sportster.
 
Les bielles entrecroisées.

Le moteur classique de la marque est à deux cylindres en V à 45°, avec des soupapes actionnées par poussoirs hydrauliques, tiges et culbuteurs (on parle de bicylindre en V culbuté). Il est protégé par plusieurs brevets et procure un son caractéristique.

Le vilebrequin a un seul maneton, et les deux pistons y sont reliés de façon particulière, une bielle étant à fourche, l'autre classique, ce qui permet aux cylindres d'être parfaitement alignés. L'angle de calage à 45° fait que les pistons n'opèrent pas à intervalles égaux.

Le fonctionnement est le suivant : le premier cylindre brûle son mélange. Puis le mélange de l'autre cylindre s'enflamme à 315° dans le cycle. Ensuite, il y a un angle de 405° jusqu'à ce que le premier piston réintervienne. Cela donne le son spécial « pop-pop…pop-pop…pop-pop », comparable à celui des sabots d'un cheval sur des pavés. Les amateurs appellent ce son « Po-tato-Po-tato ».

Avec chaque mouvement de ses pistons, le moteur et le système d'échappement tout entier basculent de l'avant à l'arrière. Toute la moto tremble comme si elle grelottait, au point que la roue avant semble sautiller au ras du sol. Les lourdes pulsations qu'il transmet au pilote au ralenti se transforment en un sourd roulement de tambour à chaque montée de régime. Le tout accompagné d'une sonorité aussi profonde que présente. Cependant, pour améliorer le confort et la fiabilité, les moteurs les plus récents sont équipés d'arbres d'équilibrage, ou montés sur des silentblocs (système Isolastic développé par Buell).

En 1994, la société essaya de protéger par un brevet cette « mélodie », mais elle échoua dans cette tentative.

La plupart des moteurs Harley-Davidson ont été surnommés par leurs utilisateurs (appellation officielle entre guillemets) :

  • Silent Grey Fellow - 1907, 740 cm3 (45 pouces3) ;
  • F-Head - 1915, 740 cm3, semi-culbuté ;
  • 8 valves - 1916, 740 cm3, 4 soupapes par cylindre, destiné à la compétition ;
  • Flathead - 1929-1974, 740 cm3 ;
  • Knucklehead - 1936-1947, 1 200 cm3 (74 pouces3) ;
  • Panhead - 1948-1965, 1 200 cm3 ;
  • Shovelhead - 1966-1981, 1 200 cm3, et de 1978-1985, 1 340 cm3 (80 pouces3) ;
  • Blockhead (Evolution) - 1985-1999, 1 340 cm3 ;
  • Twin Cam 88 - 1999-2006, 1 450 cm3 ; certains modèles personnalisés d'origine par la marque sont proposés avec un moteur de 1 690 cm3 (103 pouces3), commercialisés sous l'appellation « Screamin' Eagle » ;
  • Revolution VRSCA - depuis 2001, V à 60°, 1 130 cm3 puis 1 250 cm3 de 115 ch refroidi par eau, exclusif jusqu'à ce jour aux modèles V-Rod ;
  • Twin Cam 96 - depuis 2007, 1 584 cm3 (96 pouces3), les modèles « Screamin' Eagle » de 1 690 cm3 sont toujours disponibles ;
  • Milwaukee-Eight - depuis 2017, 4 soupapes par cylindre, simple arbre à cames, 107 pouces3 soit 1 753 cm3 et 114 pouces3 soit 1 868 cm3 pour les modèles CVO.

Les moteurs de Sportster n'ont pas dérogé à cette règle :

En 2001, Harley-Davidson présente un tout nouveau bloc-moteur. C'est toujours un bicylindre en V, mais il est, pour la première fois chez le constructeur de Milwaukee, à refroidissement liquide. D'une cylindrée de 1 130 cm3, il est appelé Revolution et conçu en partenariat avec Porsche. La gamme de motos utilisant ce moteur s'appelle la VRSCA V-Rod.

Un test de qualité de cinq cents heures de roulage non stop sur les autoroutes allemandes a été réalisé. Plusieurs machines sont détruites. Finalement, le moteur a tourné ces cinq cents heures sans complication. (Voir Discovery Channel, Birth of V-Rod, min 32:50[36]).

En raison des évolutions des normes en vigueur (européennes et nord-américaines), l'injection électronique (sigle EFI en anglais) fut introduite progressivement de 1995 jusqu'en 2007 sur toute la gamme.

Ceci entraînant un accroissement de la cylindrée (de 1 340 à 1 584 cm3 sur les moteurs Twin Cam et de 1 130 à 1 250 cm3 pour les moteurs Revolution) et une fiabilité accrue au détriment du caractère considéré comme « adouci » en termes de puissance et de sonorité.

Harley-Davidson propose dans son catalogue d'accessoires le passage en Stage 1 ou 2 permettant de modifier un certain nombre de composants tels le filtre à air, la cartographie de l'EFI, les pots d'échappements, et ainsi de retrouver quelques chevaux supplémentaires, du couple, mais surtout la sonorité authentique.

En remplacement de l'EFI, nombre d'accessoiristes proposent des systèmes de carburation en kit. La carburation, plus polluante, reste néanmoins le système préféré des puristes de la marque et des préparateurs, car plus simple en termes de réglages et d'entretien.

Ces évolutions ne sont pas toutes homologuées pour un usage routier dans certains pays.

TransmissionModifier

La boîte de vitesses est à six rapports sur tous les modèles 2007 à l'exception des modèles Sportster et V-Rod. L'entraînement secondaire se fait par courroie crantée, sauf pour les modèles trail Pan America ™, dotés d'une transmission finale par chaîne.

Gamme 2022Modifier

En 2022, la gamme Harley Davidson à moteur thermique commercialisée en France est présentée en 5 familles[37]:

Sport (2 modèles): Nightster ™ équipé du moteur Revolution™ Max 975T de 975 cm3 et Sportster™ S équipé du moteur Revolution™ Max 1250T de 1250 cm3 . Ces moteurs sont à refroidissement liquide et font partie de la structure des motos, qui ne comportent pas de châssis traditionnel. Ce sont les modèles les moins chers de la gamme, avec un prix catalogue commençant à 15190€.

Cruiser (9 modèles): motos équipées du moteur Milwaukee-Eight™ 107 (Softail ™ Standard, Sport Glide ™), Milwaukee-Eight™ 114 (Street Bob ™, Fat Bob ™, Breakout ™, Fat Boy ™, Heritage Classic), ou Milwaukee-Eight™ 117 ( Low Rider ™ S, Low Rider ™ ST).

Grand American Touring (11 modèles): motos équipées du moteur Milwaukee-Eight™ 107 (Road King ™), Milwaukee-Eight™ 114 (Road King ™ Special, Road Glide ™ Special, Street Glide™ Special, Ultra Limited™ , Road Glide™ Limited,) ou Milwaukee-Eight™ 117 (Road Glide™ ST, Street Glide™ ST, CVO™ Street Glide™ , CVO™ Road Glide™ , CVO ™ Road Glide™ Limited).

Adventure Touring (2 modèles mis au catalogue en 2021): Pan America™ 1250 et Pan America™ 1250 Special, motos de trail équipées du moteur Revolution™ Max 1250 à refroidissement liquide, et d'une transmission finale par chaine.

Trike (3 modèles): Freewheeler™ et Tri Glide™ ULTRA équipées du moteur Milwaukee-Eight™ 114, CVO™ Tri Glide™ équipée du moteur Milwaukee-Eight™ 117. Ce dernier modèle est le plus cher de la gamme Harley avec un prix catalogue de 59990€.

La gamme 2022 comporte en outre un modèle électrique: la Livewire™ 2020.

Réunions annuellesModifier

 
Un biker sur sa Harley-Davidson.

Les États-Unis comptent entre autres deux célèbres réunions annuelles de motards pour les passionnés de Harley-Davidson :

L'Europe et la France ne sont pas en reste, un certain nombre d'événements officiels (ou non) s'étalent tout au long de l'année, comme :

MuséeModifier

 
HD Serial Number One monocylindre à transmission finale par courroie (1903)

Installé à Milwaukee sur un terrain de 80000 m², le musée Harley-Davidson présente plus de 450 motos représentatives de la production de la marque de 1903 à nos jours. On peut y voir notamment la Harley-Davidson Serial Number One, des motos ayant appartenu à des personnages célèbres, comme Elvis Presley, ou encore un mur d'exposition dédié à l'évolution des réservoirs[39].

Politique commerciale et marketingModifier

Les concessionnairesModifier

 
Une concession aux USA

Harley-Davidson commercialise ses motos à travers d'un réseau de près de 1500 concessionnaires exclusifs répartis dans une centaine de pays: 700 sont aux USA ou Canada et réalisant en 2021 près de 70% des ventes, 400 en Europe (16% des ventes) et 300 en Asie Pacifique (13% des ventes)[40]. Ces concessionnaires (appelés "dealers" en anglais) sont au cœur de la stratégie d'image et de fidélisation de la marque. Un soin particulier est apporté à l'esthétique des boutiques, qui comportent toutes un show room et d'importantes surfaces dédiées à la vente d'accessoires et de produits dérivés et proposent différents services (essais, location, club HOG, évènements...).

HOGModifier

Des clubs de passionnés sont présents dans tous les pays du monde et sont fédérés sous l'appellation HOG (Harley Owners Group). Le HOG, créé en 1983[41], est devenu le plus important club motard au monde avec à ce jour plus d'un million de membres.

 
Veste Harley-Davidson du club HOG de Savone (Italie)

Harley-Davidson est sans doute la marque moto qui aura su gérer au mieux l'esprit de communauté au travers des HOG, ces clubs locaux directement rattachés aux concessions. Ceux-ci proposent à leurs adhérents des sorties organisées qui donnent l'occasion de se retrouver, rouler, et d'échanger sur les derniers accessoires ou vêtements siglés.

The Enthusiast MagazineModifier

Dès 1916, Harley-Davidson lance un magazine à destination de ses clients existants ou potentiels: "The Enthusiast Magazine"[42]. Publié initialement de façon irrégulière (« Now and then » en anglais) il contient des informations sur les nouveaux modèles ( notamment les side-cars) et autres produits de la marque, les résultats obtenus en compétition ou les records établis, et de nombreux articles sur l’usage que font de leur Harley les clients: voyages au long cours, traction de bateau, véhicule de livraison, déplacements professionnels ou personnels. Pendant la première guerre mondiale, une grande partie des articles est évidemment consacrée aux versions, usages et pilotes militaires. La revue comprend aussi des conseils d’entretien, de personnalisation et d’amélioration des motos[43].

Le magazine sera publié sans interruption jusqu’en 2008, puis relancé en 2020[44]. Il est depuis le magazine officiel destiné principalement aux membres des clubs HOG.

CatalogueModifier

Le catalogue de pièces détachées et accessoires Harley Davidson est un ouvrage de référence pour les clients de la marque. Créé dès 1909[25], il est aujourd'hui disponible en ligne, et comporte plus de 870 pages décrivant l'ensemble des objets proposés par Harley Davidson, notamment ceux permettant à chaque client de personnaliser ou "customiser" sa moto.

 
Cache filtre à air Screaming Eagle

On y trouve par exemple :

  • les kits Screaming Eagle[45], qui permettent d'améliorer les performances initiales des différents modèles (4 niveaux, dénommés Stage I, II, III, et IV)[46]
  • des pièces décoratives pour les carters moteurs et les filtres à air [47]
  • des repose pieds de différentes formes et tailles [48]
  • des guidons allant d'un profil presque plat à des formes très hautes [49]

Abondamment illustré, le catalogue fournit également des conseils pour orienter les choix du client en fonction du modèle de moto concerné, et du résultat (esthétique ou technique) recherché.

Vêtements et objets diversModifier

Harley-Davidson sélectionne des fabricants habilités à produire toutes sortes d'objets comportant le célèbre logo Bar and Shield et autres signes distinctifs d'appartenance à cette communauté. On retrouve aujourd'hui ces articles en vente chez les concessionnaires ou distribués en ligne sur des sites spécialisés et accrédités.

Les ventes d'accessoires et produits dérivés sont un élément essentiel de la stratégie commerciale de Harley-Davidson: la société estime ainsi que chaque Harley aux USA (3,1 millions d'unités[50]) génère plus de 1200 $/an d'achats d'accessoires et équipements en concessions, certains clients dépensant même jusqu'à 8000 $/an[51]. Et, d'après la société, ses ventes d'accessoires et produits dérivés devraient, dans les années à venir, croître plus vite que les ventes de motos elles-mêmes[52].

Dans la culture populaireModifier

Dans la bande dessinéeModifier

Au cinémaModifier

 
Réplique de la Harley-Davidson de Peter Fonda dans le film Easy Rider

L'Équipée Sauvage (The Wild One), film américain de 1953, avec Marlon Brando et Lee Marvin.

Les Anges sauvages (The Wild Angels), film américain de 1966 réalisé par Roger Corman, avec Peter Fonda et Nancy Sinatra.

Le Retour des anges de l'enfer (Hells Angels on Wheels), film américain de 1967 réalisé par Richard Rush, avec Jack Nicholson, Sabrina Scharf et Sonny Barger.

La Motocyclette, film franco-britannique de 1968, avec Alain Delon et Marianne Faithfull.

Easy Rider, film américain de 1969 réalisé par Dennis Hopper, avec Peter Fonda, Dennis Hopper et Jack Nicholson.

Electra Glide in Blue, film américain de 1973 de James William Guercio.

Terminator 2 : Le Jugement dernier (Terminator 2: Judgment Day ou « T2 »), film américain de 1991 de James Cameron avec Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Robert Patrick et Edward Furlong.

Harley Davidson et l'Homme aux santiags (Harley Davidson and the Marlboro Man), film américain de 1991, avec Mickey Rourke et Don Johnson.

Ghost Rider, film américain de 2007, avec Nicolas Cage et Peter Fonda.

Bande de sauvages (Wild Hogs), film américain de 2007, avec John Travolta, Tim Allen, Martin Lawrence et William H. Macy.

Hell Ride, film américain sorti en 2008 produit par Quentin Tarantino, avec Larry Bishop (également réalisateur), Michael Madsen et Dennis Hopper.

X-Men Origins: Wolverine, film américain de 2009, avec Hugh Jackman.

Captain America: First Avenger et Avengers, films américains sortis en 2011 et 2012, avec Chris Evans et Scarlett Johansson, conduisent une WLA[53].

Captain America : Le Soldat de l'hiver, film américain de 2014, Chris Evans conduit une Street 750.

21 Days Under The Sky, film américain de 2016 réalisé par Michael Schmidt. Ce film raconte un road trip de 3 800 km sur la Lincoln Highway, entre la Californie et Brooklyn. Sur leurs choppers Harley-Davidson, les quatre protagonistes vont également à la rencontre de Tom Fugle. Avec Josh Kurpius, Ryan Grossman, Troy Critchlow, Gentry Dayton et la voix de Robert Patrick.

Dans les séries téléviséesModifier

À la radioModifier

Dans la musiqueModifier

RéférencesModifier

(en) McDiarmid, The Ultimate Harley-Davidson, London, Southwater, , 268 p. (lire en ligne)

(en) Missy Scott, Harley Davidson Motor Company : Corporations that changed the World, Westport, Connecticut, Greenwood Press, , 178 p. (lire en ligne)

(en) Harley-Davidson, 2020 Genuine Motor Parts and Accessories (Catalogue), , 872 p. (www.harley-davidson.com)

(en) Harley-Davidson, Investor Day May 2022 (Présentation), , 57 p. (lire en ligne)

NotesModifier

  1. Historique Harley-Davidson : 1910 - 1920, sur planete-biker.com.
  2. McDiarmid 2009, p. 134.
  3. McDiarmid 2009, p. 16,152.
  4. Missy Scott 2008, p. 28.
  5. McDiarmid 2009, p. 153.
  6. a et b McDiarmid 2009, p. 157.
  7. McDiarmid 2009, p. 160.
  8. McDiarmig 2009, p. 166.
  9. McDiarmid 2009, p. 141.
  10. McDiarmid 2009, p. 167.
  11. Littéralement "tête d'articulation"
  12. McDiarmid 2009, p. 25, 72, 173.
  13. McDiarmid 2009, p. 25.
  14. Littéralement "tête de poêle"
  15. McDiarmid 2009, p. 74,174.
  16. a et b McDiarmid 2009, p. 179.
  17. Littéralement "tête de pelle"
  18. a et b McDiarmid 2009, p. 77.
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  20. Milwaukee est dans le Wisconsin sur les rives du lac Michigan, environ 150 km au nord de Chicago.
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