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Courpière

commune française du département du Puy-de-Dôme

Courpière
Courpière
Mairie de Courpière, fin 2011.
Blason de Courpière
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Thiers
Canton Les Monts du Livradois
Intercommunalité Communauté de communes Thiers Dore et Montagne
Maire
Mandat
Christiane Samson
2014-2020
Code postal 63120
Code commune 63125
Démographie
Gentilé Courpièrois
Population
municipale
4 142 hab. (2016 en diminution de 5,89 % par rapport à 2011)
Densité 130 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 21″ nord, 3° 32′ 19″ est
Altitude Min. 297 m
Max. 542 m
Superficie 31,82 km2
Localisation

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Courpière
Liens
Site web ville-courpiere.fr

Courpière est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est adhérente du parc naturel régional Livradois-Forez.

Peuplée d'environ 4 300 habitants, Courpière s'impose comme une ville majeure du Parc Naturel Régional Livradois Forez et plus largement de la Vallée de la Dore.

Chef lieu d'un canton rural, Courpière est en effet un centre économique local majeur notamment dans les secteurs de l'emballage carton ou bois, le transport, l'installation électrique, la plasturgie, le travail du métal ou encore dans le domaine des services.

Ville historiquement liée à la culture et à la paysannerie puis au commerce, Courpière conserve un centre médiéval de charme relativement bien conservé.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

Le centre ville est situé à environ 4 km de Néronde-sur-Dore, et à 10 km de Thiers. La commune de Courpière couvre une superficie d'environ 32 kilomètres-carrés et s'organise selon la forme "de deux poumons". Le centre-bourg se trouve à l'intersection entre une première zone de la commune recouvrant le secteur de Roddias et du Mégain (en direction d'Aubusson d'Auvergne), une seconde zone recouvrant les villages de la Bessière, Courtesserre ou le Château (en direction de Saint Flour), et enfin une dernière partie se dirigeant en direction de Néronde-sur-Dore et portant les villages de Limarie ou de la Sagne.

Cette forme se traduit par la présence au centre d'une partie de la commune de Sauviat, village voisin dont une grande partie de la population réside en réalité dans des zones limitrophes au centre-bourg de Courpière.

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Lieux-dits et écartsModifier

 
Puissauve.
  • Par la route de Lezoux : Barbette, Limarie, Liche, Bonnencontre, Bellime
  • Par la route de Vollore-Ville : Puissauve, Le Bouchet, Les Quatre Vents
  • Par la route de Trézioux : Courtesserre, Le Pan de Nuit, Le Château, Laudan, Chamerlat, La Bouchisse, Les Bâtisses
  • Par la route de Thiers : La Vaure, Le Moulin de l'Isle, Tarragnat, La Sagne
  • Par la route d'Aubusson d'Auvergne : Le Chambon, Le Salet, Roddias, Le Mégain, Pugnat, La Mine
  • Par la route d'Escoutoux : Le Moulin du Sucre, La Barge, Paris les Bois, Fermouly, Saint-Jean du Barry
  • Par la route d'Ambert : Le Montel, Las Thioulas

Communes limitrophesModifier

Neuf communes sont limitrophes[1] :

Voies de communication et transportsModifier

Voies routièresModifier

Courpière est traversée par la route départementale 906 (axe Le Puy-en-VelayThiersVichy). D'autres départementales traversent cette commune[1] :

Avant les déclassements de 1972, la route départementale 906 était dénommée « Route nationale 106 ». Véritable poumon routier[non neutre] de l'est du département du Puy-de-Dôme, la RD 906 est fréquentée par 8 000 véhicules par jour.[réf. nécessaire]

Ligne ferroviaireModifier

Courpière possède une gare, fermée depuis 1988 sur la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Darsac. Cette ligne est en grande partie déclassée.

La gare n'existe plus sous cette forme et est rénovée pour accueillir un cabinet médical.

Jusqu'à l'été 2016, la ligne ferroviaire était utilisée selon deux usages : un train touristique circulait entre Courpière et Ambert, puis la Chaise-Dieu, et un train de marchandise évoluait entre Courpière et Giroux-Gare (Olliergues), le tout étant organisé par l'association AGRIVAP. Depuis 2016, l'activité touristique est stoppée entre Courpière et Ambert alors que le fret est poursuivi par une entreprise privée.

Transport en communModifier

Deux lignes d'autocars TER Auvergne-Rhône-Alpes desservent la commune :

Ligne Tracé
19 VichyThiers ↔ Courpière ↔ AmbertCorrespondance à Vichy pour Paris ou Lyon[2]
82 Clermont-Ferrand ↔ Thiers ↔ Courpière ↔ Ambert – Correspondance à Pont-de-Dore pour Clermont-Ferrand[3]

Elle est également desservie par quatre lignes du réseau Transdôme[4] :

  • ligne 2 (Arlanc – Ambert – Clermont-Ferrand) ;
  • ligne 7 (Courpière – Neuville) ;
  • ligne 35 (Clermont-Ferrand – Courpière – Pont-de-Dore) ;
  • ligne 84 (Vollore-Montagne – Courpière).

HistoireModifier

Les découvertes archéologiques opérées sur la commune traduisent une occupation très ancienne des lieux. En effet, la présence d'un guet naturel au niveau du Moulin de l'Isle permet un point de passage de la rivière dès la Préhistoire.

Située sur le passage de la voie romaine Clermont/Lyon, et à proximité de Lezoux, de nombreuses traces persistent sur la commune : le village de Tarragnat fut le siège par le passé d'une domus romaine alors que Bellime (voir l'étymologie) fut un lieu de production de céramique sigillée. En effet, avec la construction du collège de Bellime en 1978, fut découvert l'un des fours gallo-romain les mieux conservé de France (d'ailleurs présenté au Musée de Lezoux)

Quand, aux IXe et Xe siècles, les invasions normandes contraignent les petits locaux à organiser la défense de leurs fiefs, c'est tout naturellement que Curta-Petra (le « court monticule »), une terrasse alluviale située à une douzaine de mètres au-dessus de la vallée de la Dore, à l'endroit où la rivière s'élargit et commence à perdre sa fougue, est choisie pour accueillir la première motte féodale. Courpiere (ou Cropiere) s'enferme derrière une enceinte de remparts, de tours de guet et de fossés remplis d'eau.

En 1130, les Bénédictines s'installent dans la cité pour y créer un couvent dépendant de l'ordre de Cluny. Les taxes qu'elles perçoivent leur permettent de participer à l'agrandissement de l'église.

En 1343, la cité obtient le droit de s'administrer, de s’urbaniser, de lever l'impôt et d'avoir une garnison.

En 1558, elle fait partie des Bonnes Villes de la Basse-Auvergne.

En 1605, le roi Henri IV accorde à la ville, par lettres patentes, la création de 4 foires annuelles et d'un marché hebdomadaire.

Au début du XVIIIe siècle Courpière est une ville-étape sur l'une des routes les plus fréquentée de la région. Cet axe, qui relie Clermont-Ferrand à Lyon est alors régulièrement emprunté par les troupes armées mais aussi par les colporteurs et marchands d'origines diverses.

Courpière est également pourvue d'un riche passé industriel[5] et ce dès le milieu du XIXème siècle, profitant à la fois de la proximité de Thiers (coutellerie) dont elle fut malgré tout détachée. En effet l'arrivée du Chemin de Fer marque l'avènement de l'ère industrielle dans la région, suivit par l'aménagement de la route nationale puis de l'autoroute à Thiers.

Ancienne capitale française de la fraise, Courpière fut pendant longtemps un centre agricole et commercial, notamment grâce aux foires organisées dans la ville.

Entre 1942 et 1944, Courpière fut un centre des chantiers de jeunesse (groupement 44).

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Courpière, de tradition socialiste et non communiste, connait au niveau municipal une alternance quasi-parfaite depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Christiane Samson remporte au premier tour l'élection municipale de 2014 avec 55,74 % des suffrages exprimés. Elle bat André Imberdis. 72,38 % des électeurs ont voté[6].

Administration municipaleModifier

En 2011, Courpière comptait 4 401 habitants[7]. Ce nombre étant compris entre 3 500 et 4 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 27.

La composition du conseil municipal est la suivante[6],[8] :

Composition du conseil municipal (mandature 2014-2020)
Nuance Liste présidée par Sièges Statut
Union de la gauche « Courpière active et solidaire » Christiane Samson 21 (10) majorité
Divers droite « Courpière en marche » André Imberdis 6 (3) opposition
Le nombre de sièges entre parenthèses correspond au nombre d'élus au conseil communautaire
de la communauté de communes du Pays de Courpière.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 mars 1965 Étienne Bonhomme    
mars 1965 mars 1971 Joseph Gardette PS  
mars 1971 1976 Jean Payre   Fondateur de la SCIE
1976 mars 1977 Jacques Valbroni    
mars 1977 mars 1983 René Journal PS  
mars 1983 juin 1995 Pierre Peyronny UDF Pharmacien
juin 1995 mars 2001 Francisque Sauzedde UDF  
mars 2001 mars 2008 Maurice Zellner PCF Directeur commercial à la retraite
mars 2008 2009 Patrice Payre UMP Chef d'entreprise
2009 mars 2014 Jean-Noël Serin UMP Expert comptable à la retraite
mars 2014 En cours Christiane Samson FG[9] Professeur d'histoire-géographie retraitée - Ancienne ingénieur en urbanisme

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2016, la commune comptait 4 142 habitants[Note 1], en diminution de 5,89 % par rapport à 2011 (Puy-de-Dôme : +2,4 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 4073 1683 1923 4243 4083 4803 5923 5863 810
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 7993 7633 6903 6023 5703 7693 9733 8843 677
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 6653 6033 5763 4693 4703 4643 6333 5723 504
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
3 4603 9134 3384 8344 6744 6124 5344 5214 341
2016 - - - - - - - -
4 142--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Courpière dépend de l'académie de Clermont-Ferrand.

Dans l'enseignement public, les élèves commencent leur scolarité dans l'école maternelle, puis l'élémentaire, gérée par la commune[14]. Ils la poursuivent au collège Bellime, situé dans la commune[14],[15], puis à Thiers, au lycée Montdory pour les secondes des filières générales et technologiques, des premières et terminales des filières générales et STMG, ou au lycée Jean-Zay pour les premières et terminales de la filière STI2D[16].

Dans l'enseignement privé, les élèves effectuent leur scolarité dans l'institution Saint-Pierre (école élémentaire, collège et lycée)[14].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine religieuxModifier

Courpière possède une église carolingienne : l'église Saint-Martin qui combine les architectures romane et gothique. Des offices religieux ont lieu chaque mardi à 10h pour la messe en semaine et chaque dimanche à 10h30 pour la messe dominicale. C'est le siège de la maison paroissiale Saint Joseph de la Dore qui regroupe 21 clochers. Curé : Père Bernard Ladet - Prêtres intervenants : Père Antoine Monier, Père Raymond Seguin.

Patrimoine civilModifier

Patrimoine naturelModifier

Personnalités liées a la communeModifier

  • Coco Chanel, née Gabrielle Chanel, a vécu quelques années de son enfance à Courpière. Sa mère, Jeanne Devolle, était née à Courpière ; ses parents Albert Chanel et Jeanne Devolle se marient à Courpière le 17 novembre 1884 et à cette occasion reconnaissent leur fille Gabrielle, née à Saumur le 20 août 1883,
  • Jean Couzon, fabricant de couteaux et d'arts de la table en inox, ex no 1 français, dissoute en 2005
  • François Croze : Astrophysicien1884- †1966).
  • Raoul Teilhol, fabricant de voitures de type Rodéo…
  • Noël Chamerlat, député au XIXe siècle.

HéraldiqueModifier

ArchivesModifier

  • Registres paroissiaux et d'état civil depuis :
  • Dépouillements généalogiques :
  • Délibérations municipales depuis :

DiversModifier

  • Depuis le , c'est également une Station verte[24].
  • Courpière possède officiellement sa première fleur au Concours des villes et villages fleuris depuis 2009[25].
  • En 2010 et 2011, Courpière accueille le rassemblement Freewheels (auparavant organisé à Cunlhat), le plus grand rassemblement biker en Europe. L'édition 2011 a eu lieu les 5, 6 et 7 août, n'accueillant pas assez de public du fait du mauvais temps, causant la dissolution de la SARL « Free-Wheels ». Les éditions suivantes ne seront donc pas reconduites[26].

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a et b Carte de Courpière sur Géoportail.
  2. TER Auvergne-Rhône-Alpes/SNCF, Fiche horaire ligne 19 : Vichy – Thiers – Ambert [PDF], horaires valables du 9 décembre 2018 au 13 juillet 2019, version du 16 novembre 2018 (consulté le 9 décembre 2018).
  3. TER Auvergne-Rhône-Alpes/SNCF, Fiche horaire ligne 82 : Clermont-Ferrand – Ambert – Arlanc [PDF], horaires valables du 9 décembre 2018 au 13 juillet 2019, version du 16 novembre 2018 (consulté le 9 décembre 2018).
  4. Horaires Transdôme, Conseil départemental du Puy-de-Dôme (consulté le 29 novembre 2018).
  5. Extrait de Courpière, Fille de la Dore et des collines
  6. a et b « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », Ministère de l'Intérieur (consulté le 4 mars 2016).
  7. « Populations légales 2011 de la commune de Courpière », Insee (consulté le 4 mars 2016).
  8. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 - Candidatures du 1er tour », Ministère de l'Intérieur (consulté le 4 mars 2016).
  9. « Municipales : Christiane Samson tête de liste à Courpière », sur La Montagne, .
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. a b et c « Annuaire : Résultats de recherche », Ministère de l'Éducation nationale (consulté le 4 mars 2016).
  15. « SECTORISATION - DEPARTEMENT du PUY-DE-DÔME » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme, (consulté le 21 août 2016).
  16. « Sectorisation des lycées - Département du Puy-de-Dôme » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme, (consulté le 21 août 2016).
  17. Notice no PA00092097, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Notice no PA00092094, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. Notice no PA00092093, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Notice no PA00092092, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. Notice no PA00092095, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. Notice no PA00092096, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. Notice no PA00092098, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. Courpière sur le site stationverte.com
  25. « Palmarès 2009 dans le Puy-de-Dôme » (consulté le 20 août 2010).
  26. « Exclusif : le Free Wheels des bikers se déclare en faillite », sur La Montagne.