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Hélène Duc

comédienne, Juste parmi les nations
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Hélène Duc
Nom de naissance Marcelle Geneviève Hélène Duc
Naissance
Bergerac (Dordogne, France)
Décès (à 97 ans)
Paris (France)
Activité principale comédienne
Distinctions honorifiques officier de la Légion d'honneur ;
Juste parmi les nations.

Répertoire

Les Rois maudits (série TV) de Maurice Druon

Hélène Duc est une comédienne française, née le à Bergerac (Dordogne) et morte le à Paris. Active au théâtre, au cinéma, à la télévision et à la radio, elle est Juste parmi les nations et officier de la Légion d'honneur.

BiographieModifier

Professeur de lettresModifier

Née à Bergerac en Dordogne le 22 mars 1917, Hélène Duc manifeste très tôt un goût prononcé pour les planches, la déclamation et les lettres. C’est donc tout naturellement qu’elle aborde le professorat à la fin des années 1930, comptant parmi ses élèves Juliette Gréco, qu’elle retrouvera à Paris sous l’Occupation[1].

Carrière théâtraleModifier

Entre-temps, elle a intégré la compagnie théâtrale, basée à Marseille, du Rideau rouge, fondée et dirigée par André Roussin et Louis Ducreux, et qu’elle quittera par la suite pour celle de Jean-Pierre Grenier et Olivier Hussenot.

Elle réserve ses talents de tragédienne à la scène, où elle s’avérera une incomparable interprète racinienne.

Carrière cinématographiqueModifier

Jacques Becker lui fait faire ses premiers pas à l’écran dans Falbalas (deux répliques), avant de s’aviser, quelques années plus tard, de lui confier le rôle plus conséquent de la mélomane mondaine d’Édouard et Caroline. Elle enchaîne par la suite les rôles comiques, de la préfète des Grandes Manœuvres à la secrétaire du personnage de Justin Migonnet (interprété par Fernandel) dans Le Caïd, en passant par celle d'Étienne Alexis (joué par Paul Meurisse) dans Le Déjeuner sur l'herbe, la milliardaire à gigolos de La Chasse à l'homme.

Le grand écran persiste à la cantonner aux rôles de grandes bourgeoises caricaturales et fofolles, de l’épouse de Jacques Charon se crêpant le chignon avec Dany Saval dans Comment réussir en amour à la mondaine prompte à s’encanailler avec la bande dirigée par Johnny Hallyday dans À tout casser. C’est finalement sur le tard qu’elle décroche ses premiers contre-emplois : mère lesbienne – et appréciant les revues porno ! – de Bernard Blier (dont elle avait, deux ans plus tôt, incarné l’épouse chez Pierre Richard) dans Le Faux-cul, génitrice avare et aveugle d’un Jean Carmet travesti et pathétique dans Miss Mona de Mehdi Charef, elle allie abattage et sobriété dans le rôle d’une des deux grands-mères du petit héros de Promis… juré ! de Jacques Monnet.

Le cinéma semble l’oublier à la fin des années 1980, en dépit d’une apparition fugitive dans Les Sœurs Soleil, jusqu’à ce que Miguel Courtois ait l’idée de lui confier le second rôle féminin d’Un ange, où on la retrouve en voyante aveugle involontairement mêlée à une série de meurtres en cascades. Puis c’est Étienne Chatiliez qui en fait la mère narquoise d’André Dussollier et la grand-mère du "Pékinois", alias Tanguy[2].

Carrière télévisuelleModifier

Mais son rôle le plus célèbre reste probablement celui de Mahaut d'Artois, dans l'adaptation télévisée des Rois maudits, réalisée par Claude Barma, diffusée en 1972-1973. Elle fera plusieurs apparitions dans la série Maguy, dans laquelle elle joue le rôle de la mère de celle-ci.

FamilleModifier

Mariée à René Catroux, un des fils du général Catroux, elle a eu deux filles, dont une était la comédienne Élisabeth Catroux, morte le 22 juin 2013 à l'âge de 59 ans[3].

Elle meurt le 23 novembre 2014 à Paris[4]. Ses cendres sont déposées au columbarium du Père-Lachaise (case n°8 742).

Hommage et distinctionsModifier

  • En 2005, elle a été reconnue Juste parmi les nations pour avoir sauvé, avec sa mère Jeanne, institutrice, des dizaines de Juifs, à Bergerac et à Marseille.

FilmographieModifier

CinémaModifier

ScénaristeModifier

TélévisionModifier

Au théâtre ce soirModifier

ThéâtreModifier

Festivals d'été :

PublicationModifier

  • Hélène Duc, Entre cour et jardin : mémoires, éd. Pascal, 2005

Notes et référencesModifier

  1. Sans ressources à Paris, Juliette Gréco se rend chez la seule personne de sa connaissance résidant dans la capitale, Hélène Duc, qui fut son professeur de français à Bergerac et une amie de sa mère. Elle sait qu’Hélène habite rue Servandoni, près de l’église Saint-Sulpice. Hélène Duc la loge dans la pension où elle-même demeure et la prend en charge.
    Un puissant lien d'amitié les lie toutes deux encore aujourd'hui, en 2009
  2. http://cinema.aliceadsl.fr/personnalite/biographie/default.aspx?personnaliteid=PI011738
  3. Armelle Héliot, « Tristes nouvelles, chagrins profonds », sur le blog Le Grand Théâtre du monde, hébergé par lefigaro.fr, (consulté le 30 juillet 2019).
  4. « Hélène Duc. Actrice et Juste parmi les nations, elle est décédée à 97 ans », ouest-france.fr, 23 novembre 2014.

Liens externesModifier