Gelles

commune française du département du Puy-de-Dôme

Gelles
Gelles
L'église Saint-Georges du village de Gelles.
Blason de Gelles
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Intercommunalité Communauté de communes Dômes Sancy Artense
Maire
Mandat
Luc Gourdy
2020-2026
Code postal 63740
Code commune 63163
Démographie
Gentilé Gellois
Population
municipale
940 hab. (2020 en augmentation de 1,51 % par rapport à 2014)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 46′ 13″ nord, 2° 45′ 50″ est
Altitude Min. 690 m
Max. 1 044 m
Superficie 47,53 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Clermont-Ferrand
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Orcines
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Gelles
Liens
Site web mairie-gelles.fr

Gelles (/ʒɛl/) est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Gellois et les Gelloises.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Elle se situe dans la région naturelle des Combrailles, à la limite du parc naturel régional des volcans d'Auvergne.

Gelles est limitrophe de neuf autres communes dont une, Olby, par un simple quadripoint.

Géologie et reliefModifier

PuysModifier

  • Puy de Banson - 1 044 m
  • Puy de Boucaud - 1 035 m
  • Puy des Bruyères - 889 m
  • Puy des Chabannes - 802 m
  • Puy Chalus - 776 m
  • Puy de Lauradoux - 952 m
  • Puy de Neuffont - 964 m
  • Puy de la Vialle - 955 m

ClimatModifier

Le , un record de froid a été établi à Gelles avec une température de −35 °C.[réf. nécessaire]

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Gelles est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Clermont-Ferrand, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (76,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (58,4 %), forêts (21,2 %), zones agricoles hétérogènes (16,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,9 %), zones urbanisées (1,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,9 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

ToponymieModifier

Outre le bourg de Gelles, la commune est composée de 28 hameaux : Augère, Banson, les Boucheaux, Brigaudix, Commeaux, la Croix, Hyvon, Labbas, les Madras, Magnol, la Miouze, Monges, le Montel, Mont la Côte, la Narse, Neuffont, Pidouze, la Prade, les Quintins, Rochette, Say, Say-Soubre, Tracros, Vareilles, la Vendeix, la Vergne, Villatiers, Villevieille.

HistoireModifier

Le village de Banson était le siège d'une seigneurie médiévale, mentionnée à la fin du XIIe siècle. Le château fort, implanté à 500 m environ au nord-ouest du village, comportait une enceinte flanquée de quatre tours circulaires et un fossé. Pendant la guerre de Cent Ans, il a été occupé par des routiers de 1360 à 1375, date à laquelle ils en ont été chassés par Louis II de Bourbon. Le dernier seigneur de la maison de Banson, Érard, lègue en 1434 le fief et le château à un parent, Guillaume d'Aubusson. Du château fort, il ne reste guère que les bases de deux tours ; une maison de maître a été établie sur le site au XVIIIe siècle.

Politique et administrationModifier

Découpage territorialModifier

La commune de Gelles est membre de la communauté de communes Dômes Sancy Artense[7], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Rochefort-Montagne. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[8]. Jusqu'en 2016, elle faisait partie de la communauté de communes de Rochefort-Montagne[9].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement d'Issoire depuis 2017[Note 3], à la circonscription administrative de l'État du Puy-de-Dôme et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[7]. De 1801 à , elle faisait partie du canton de Rochefort-Montagne[12].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton d'Orcines pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[7], et de la troisième circonscription du Puy-de-Dôme pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[12].

Élections municipales et communautairesModifier

Élections de 2020Modifier

Le conseil municipal de Gelles, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours[13] avec candidatures isolées ou groupées et possibilité de panachage[14]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 15. Sur les trente candidats en lice, quinze ont été élus dès le premier tour, le , avec un taux de participation de 81,22 %[15].

Chronologie des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1892 1898 Gilbert Gaillard   Sénateur du Puy-de-Dôme (1889-1898)
         
1977 2001 Georges Gourdy    
mars 2001 avril 2014 Alain Faure    
avril 2014
(réélu en 2020)
En cours
(au )
Luc Gourdy[16]   Retraité
5e vice-président de la communauté de communes de Rochefort-Montagne (2014-2016)[17]

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19].

En 2020, la commune comptait 940 habitants[Note 4], en augmentation de 1,51 % par rapport à 2014 (Puy-de-Dôme : +2,74 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7471 4971 9261 7462 0181 9701 9251 9391 925
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8661 8151 8631 8561 9012 0381 8631 7851 743
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6841 6431 6381 4691 4151 4071 3821 3011 199
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 1651 1271 0471 025983911917915909
2015 2020 - - - - - - -
945940-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

La commune dispose de deux églises : l'église Saint-Georges, connue dès 1165[22] et l'église Saint-Jean, du village de Monges, construite au début du XXe siècle, qui a succédé à une première église, connue en 1246[23]. De nombreuses croix monumentales ont été érigées sur le territoire communal[24].

Dans différents hameaux, on trouve des traces du passé :

  • un pigeonnier à Say-Soubre,
  • des lavoirs aux Quintins et à Villatiers,
  • une fontaine à Mont-la-Côte,
  • des fours à pains à Tracros, à Magnol,
  • des bacs à Villevieille, à Commeaux, à Neuffont ainsi qu'à Say,
  • des entraves à Vareilles et à Say.

Les hommes ont aussi transformé le paysage en créant des étangs :

  • l'étang de Banson (1980),
  • l'étang Michelin (1980),
  • l'étang Chambon (1970-1975).

Il y a aussi des curiosités naturelles :

Personnalités liées à la communeModifier

  • Niguella Gartmann (1990-), célèbre artiste parisienne dont un des ateliers est situé à Gelles.
  • Rémy Julienne (1930-), célèbre cascadeur, a vécu au château de Neuffont à Gelles.
  • Bernard Planche (1953-), ex-otage en Irak et né à Clermont-Ferrand, avait été placé en famille d'accueil à Gelles à l'âge de 8 ans.
  • Eugène Roy (1882-1938), homme politique, est né à Gelles. Un membre de sa famille est le poète patoisant Jean Roy (1773-1853), ancien maire de Gelles[25].
  • Gilbert Gaillard (1843-1898), homme politique, maire de Gelles de 1892 à 1898.
  • Pierre Tullon (1851-1918), peintre originaire de Gelles[26].

HéraldiqueModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les limites territoriales des cinq arrondissements du Puy-de-Dôme ont été modifiées afin que chaque nouvel établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre soit rattaché à un seul arrondissement au [10]. La communauté de communes Dômes Sancy Artense à laquelle appartient la commune est rattachée à l'arrondissement d'Issoire ; ainsi, Gelles est passée le de l'arrondissement de Clermont-Ferrand à celui d'Issoire[11].
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

  1. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Clermont-Ferrand », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (consulté le ).
  7. a b et c « Commune de Gelles (63163) », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  8. « CC Dômes Sancy Artense (No SIREN : 200069169) », sur la base nationale sur l'intercommunalité, (consulté le ).
  9. « CC de Rochefort-Montagne (No SIREN : 246300909) », sur la base nationale sur l'intercommunalité, (consulté le ).
  10. « Modification des limites territoriales des arrondissements du Puy-de-Dôme au  », sur puy-de-dome.gouv.fr, Préfecture du Puy-de-Dôme, (consulté le ).
  11. Préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes, « Arrêté no 16-536 du 21 décembre 2016 portant sur les modifications des limites territoriales des cinq arrondissements du Puy-de-Dôme » [PDF], Recueil des actes administratifs no 63-2016-065, sur puy-de-dome.gouv.fr, Préfecture du Puy-de-Dôme, (consulté le ), p. 211-214.
  12. a et b « Découpage électoral du Puy-de-Dôme », sur Politiquemania (consulté le ).
  13. Article L. 252 du Code électoral.
  14. « Municipales : le mode de scrutin dans les communes de moins de 1 000 habitants », sur vie-publique.fr, .
  15. « Résultats des élections municipales et communautaires 2020 », sur interieur.gouv.fr, Ministère de l'Intérieur (consulté le ).
  16. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme » [PDF], sur mairesruraux63.fr, Association des maires ruraux du Puy-de-Dôme (consulté le ), p. 3.
  17. « Les élus de la Communautés de Communes de Rochefort-Montagne », Communauté de communes de Rochefort-Montagne (consulté le ).
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  22. « Église paroissiale Saint-Georges », notice no IA63000347, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 29 juin 2014.
  23. « Église paroissiale Saint-Jean », notice no IA63000352, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 29 juin 2014.
  24. « Croix monumentales », notice no IA63000345, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 18 juillet 2014.
  25. Laurent Beaudonnat, « Le poète patoisant Jean Roy », Le Gonfanon, Association de recherches généalogiques et historiques sur l'Auvergne (Argha), no 81,‎ .
  26. Laurent Beaudonnat, « Pierre Tullon, un peintre auvergnat méconnu », Le Gonfanon, Association de recherches généalogiques et historiques sur l'Auvergne (Argha), no 86,‎ .