Rémy Julienne

cascadeur, coordinateur des cascades français
Rémy Julienne
Description de cette image, également commentée ci-après
Rémy Julienne en 2014, avec son livre Silence… on casse !
Naissance (90 ans)
Cepoy, Loiret, France
Nationalité Drapeau de la France Français
Profession Acteur
Cascadeur
Concepteur de cascades

Rémy Julienne, né le à Cepoy (Loiret), est un cascadeur et concepteur de cascades français. Avec plus de 1 400 productions à son actif (environ 400 films cinématographiques, des séries télévisées, des publicités, des shows mécaniques, etc.) et une carrière internationale, il est considéré comme « le casse-cou du cinéma français »[1].

Rémy Julienne a deux fils coordinateurs des cascades en voiture (Dominique et Michel). Michel a lui même un fils (David), coordinateur des cascades en voiture également.

BiographieModifier

 
Rémy Julienne aux 22e Rencontres cinématographiques de Cannes en 2009.
 
La Renault 11 "décapitée" par James Bond. L'une des voitures qui ont servi pendant le tournage de Dangereusement vôtre.

Rémy Julienne a été champion de France de moto-cross en 1957 (sur une Gilera Saturno, catégorie 500 cm3), classé deuxième en coupe lors des saisons 1960 et 1962 et de ce fait sélectionné de nombreuses fois en équipe de France.

Il commence sa carrière de cascadeur dans le film Fantômas en 1964. Il est recruté par le responsable des effets spéciaux du film, Gil Delamare[2]. À l'époque le cascadeur le plus réputé outre Delamare était Jean Sunny.

Il règle les cascades pour plusieurs grosses productions ou des films populaires français parmi lesquels on peut retenir : La Grande Vadrouille, Le Cerveau, Le Pacha, L'aventure c'est l'aventure, Le Grand Bazar, Les Aventures de Rabbi Jacob, La Menace, Trois hommes à abattre, Le Marginal, Taxi, ainsi que six James Bond (Rien que pour vos yeux, Octopussy, Dangereusement vôtre, Tuer n’est pas jouer, et Permis de tuer de John Glen et GoldenEye de Martin Campbell) et la série des Gendarmes de Saint-Tropez où il double notamment la scène de la religieuse en 2 CV[réf. souhaitée]. Pour le film d’Henri Verneuil Le Casse, sorti en 1971, une course-poursuite de neuf minutes est filmée dans un quartier d’Athènes sans que l'équipe de tournage ne fasse arrêter la circulation : Rémy Julienne est finalement obligé de s’encastrer dans une bordure pour éviter la voiture d’un inconnu arrivant en face[3].

En 1982, il remporte les 24 Heures motonautiques de Rouen avec Bruno Masurier et Jean-Claude Bouttier, puis en 1986 Rémy Julienne monte à Bologne (Italie) un spectacle mécanique qui connaît un immense succès[réf. souhaitée] : son « Motor Show » reçoit 1 600 000 spectateurs en seulement neuf jours de représentation[réf. nécessaire].

Parallèlement à son activité cinématographique, le groupe Disney fait appel à Rémy Julienne pour la conception d'une attraction liée à Disneyland Paris. C'est ainsi qu'il imagine et propose pour le nouveau parc Walt Disney Studios le spectacle à connotation cinéma Moteurs, Action! Présenté depuis 2002. Il travaille en collaboration avec son fils Dominique chargé de l'étude et la conception de tous les éléments technique (véhicules, infrastructures cascade), la formation des pilotes cascadeurs et techniciens, l'étude et la mise au point des cascades et la mise en scène du spectacle. Le succès est tel que depuis 2005 le spectacle est reproduit de manière identique en Floride où il remporte un succès constant au Disney-MGM Studios[4],[5].

La télévision a fait appel à lui de nombreuses fois pour des spots publicitaires (Fiat, Citroën, etc.). Il est sollicité par la justice pour superviser techniquement la reconstitution du meurtre d'Isabel Peake par Sid Ahmed Rezala[6].

À la suite d'un accident survenu sur le tournage de Taxi 2 le , le cameraman Alain Dutartre meurt. Rémy Julienne, responsable des cascades, est jugé et condamné à dix-huit mois de prison avec sursis et 13 000 euros d'amende[7]. En appel, il a été condamné le à six mois de prison avec sursis et 2 000 euros d'amende[8],[9].

Lors de ces deux procès, Rémy Julienne n'était pas présent à la barre. Les deux fois, il avait demandé le report des procès, en justifiant de son état de santé alarmant (deux infarctus du myocarde)[10]. Sa requête a été refusée. La Cour de cassation a donné raison à Rémy Julienne. En août 2012, il n'est pas possible de dire si ce feuilleton judiciaire continue ou a pris fin[pas clair][11],[10].

Filmographie partielleModifier

Récompenses et distinctionsModifier

  • 2017 : médaille d'honneur de la ville de Belfort[12]
  • 2016 : inauguration de la place Rémy Julienne à Cepoy[13]
  • 2016 : hitchcock d'honneur, Festival du film britannique de Dinard[14]
  • 2014 : prix Henri-Langlois, Arts et Techniques de la Cascade lors des Rencontres internationales du Cinéma[réf. souhaitée]
  • 2014 : prix de la Mémoire du Cinéma français de l'Association de la presse étrangère lors de la Cérémonie de la Plume d’or, à l'occasion des cinquante ans de carrière de Rémy Julienne au service du cinéma français et international[15]
  • 2013 : médaille d'honneur de la ville de Rouen[16]
  • 2012 : trophée d’honneur des Tickets d'or[réf. souhaitée]
  • 2012 : trophée Vulcain de la Commission Supérieure Technique de Cannes[17]
  • 1981 : award remis aux USA, en tant que meilleur coordinateur de cascades pour le film Rien que pour vos yeux[18]

Un prix Rémy-Julienne est remis chaque année depuis 1999 lors du Festival du film d'aventures de Valenciennes à « un comédien capable d’aborder avec le même talent des rôles physiques et des personnages intimistes dans des films d’auteur »[19]

Notes et référencesModifier

  1. Dictionnaire du cinéma populaire français, p. 457.
  2. Référence:Silence... on casse !, p. 7.
  3. Frédéric Potet, « Sécurité routière : en 1972, la France à tombeau ouvert », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. http://stuntshowdisneyland.com/mespages/preparation.php
  5. http://www.fifa-mons.be/archives/parcourir?edition_id=25&page=2&voir=communiques&communique_id=151
  6. Rémy Julienne, 50 ans de cascades, documentaire, 2016, diffusé le 14 février 2017 sur france5
  7. https://www.20minutes.fr/article/180102/France-Dix-huit-mois-avec-sursis-pour-l-ancien-chef-cascadeur-de-taxi-2.php.
  8. Dominique Verdeilhan, Les sombres vérités du juge Michel Legrand sur le site de France 2, 13 février 2015
  9. « Cascade mortelle sur Taxi 2 : la société de Luc Besson condamnée pour homicide involontaire », sur Ouest-France.fr (consulté le 4 octobre 2010).
  10. a et b « Rémy Julienne : de gros frissons en cascades au festival du film d’Angoulême », sur CharenteLibre.fr (consulté le 15 juillet 2020).
  11. http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000026028052&fastReqId=2116449194&fastPos=1.
  12. « Le cascadeur Rémy Julienne veut créer un parc d'attractions dans le nord Franche-Comté », sur France Bleu, (consulté le 25 novembre 2019)
  13. Centre France, « Une journée de fête pour Rémy Julienne et son ami Jean-Paul Belmondo », sur www.larep.fr, (consulté le 25 novembre 2019)
  14. AlloCine, « Dinard 2016 : Sing Street enchante le Festival du Film Britannique et remporte tous les prix », sur AlloCiné (consulté le 25 novembre 2019)
  15. admin-ape, « Les plumes d’or – Association de la Presse Étrangère » (consulté le 25 novembre 2019)
  16. « Rouen. Rémy Julienne reçoit la médaille d'honneur », sur actu.fr (consulté le 25 novembre 2019)
  17. Centre France, « Rémy Julienne compte ouvrir son parc », sur www.larep.fr, (consulté le 25 novembre 2019)
  18. « Great leapin’ Fiats! », sur www.hemmings.com (consulté le 25 novembre 2019)
  19. Site officiel du Festival.

Voir aussiModifier

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Liens externesModifier

BibliographieModifier