Gaston Paris

médiéviste et philologue romaniste français

Gaston Paris, né le à Avenay et mort le à Cannes, est un médiéviste et philologue romaniste français.

Gaston Paris
Gaston Paris.jpg
Gaston Paris avant 1903.
Fonctions
Administrateur du Collège de France
-
Président
Société de linguistique de Paris
Charles Thurot (d)
Fauteuil 17 de l'Académie française
Biographie
Naissance
Décès
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CannesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Bruno-Paulin-Gaston ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Œuvres principales

BiographieModifier

Dès l’enfance, son père Paulin Paris, lui a inculqué le goût de la littérature française du Moyen Âge[1], en lui lisant des histoires sur Roland, Bayard, Berthe aux grands pieds, Barbe-Bleue ou Cendrillon[Note 1]. Son enfance s’est passée entre les murs de la Bibliothèque nationale et du collège Rollin, où il a commencé ses études[2]:142. Il s’est fait remarquer comme un lecteur passionné de poésie française et un traducteur habile des langues classiques. Un voyage à Moscou effectué avec sa famille, à l’âge de dix-sept ans, a constitué l’élément déclencheur de son intérêt marqué et durable pour la philologie et l’étude des langues.

ÉtudesModifier

Sur les conseils de son ami Ferdinand Wolf, bibliothécaire à Vienne, et qui était aussi philologue, Paulin Paris a envoyé son fils étudier la philologie classique en Allemagne, à l’université de Bonn, puis de Göttingen de 1856 à 1858[1],[Note 2]. À Bonn, il s’est adressé au professeur de langues romanes Friedrich Christian Diez, car celui-ci parlait français. Malgré son peu de dispositions naturelles et d’intérêt pour l’enseignement[3],[2]:145, celui-ci était considéré comme le père de la philologie romane. Ayant remarqué les dispositions de Paris, il l’a invité à son cours privé d’italien où il lisait la Gerusalemme Liberata du Tasse[1].

Une fois terminées ses études à Bonn et préoccupé d’approfondir son allemand, il a décidé avec l’accord de son père de rester en Allemagne, cette fois à Göttingen, où enseignait alors Theodor Benfey, Theodor Müller (de) et Ernest Curtius, qui venait justement de publier le tome I de sa Griechische Geschichte (1857)[2]:146, et dont il suivit un cours sur Thucydide et un autre cours sur la littérature allemande qui éveilla son intérêt pour les légendes médiévales et la mythologie germanique, particulièrement l’épopée des Nibelungen.

Peu après son retour en France, en 1859, il entre, à dix-neuf ans à l'École impériale des chartes, où il obtiendra le diplôme d’archiviste-paléographe avec une thèse présentée en 1862 sous le titre Étude sur le rôle de l’accent latin dans la langue française[4]. Cette thèse, publiée peu après, avec quelques modifications de fond et de forme, en un petit volume de 150 pages, a fait sensation parmi philologues à sa parution. Ce travail qui marque le début de sa longue carrière de romaniste est demeuré un classique en son genre[2]:147. Il obtint le doctorat ès lettres avec l'Histoire poétique de Charlemagne (1865)[5], œuvre pionnière dans les études de l’épopée médiévale, où il met en pratique la méthodologie historique apprise en Allemagne, en même temps une thèse latine sur la Chronique du faux Turpin. Parallèlement, il poursuivait des études de droit qui lui ont valu, en 1862, le grade de licencié avec une thèse sur la tutelle[2]:148.

L’Histoire poétique de CharlemagneModifier

Devenu, après une soutenance brillante[2]:149, un médiéviste expert et inséparable de son père, avec son ami Paul Meyer, dans le domaine de la philologie des langues romanes en France ; contre l’académisme qui régnait alors en France, il a soutenu la valeur de la littérature médiévale française méritait, selon lui, d’être étudiée avec le même sérieux et la même précision que les autres disciplines contemporaines[6]. La théorie des cantilènes qu’il expose, dans ce travail universitaire qui a changé la trajectoire de l’étude de la littérature française médiévale et renouvelé le champ académique français, n’était en elle-même que celle de son maitre, Diez, comme il le déclare dès les premières pages[1], et il reconnait tout ce qu’il devait aux travaux de Littré, d’Egger, de Baudry, d’Henri Weil, de Louis Quicherat ou Louis Benløw. L’Histoire poétique de Charlemagne témoigne de recherches étendues. Il s’agit d’une immense synthèse des récits en vers ou en prose suscités par le souvenir de Charlemagne dans toutes les littératures européennes. Grâce à sa connaissance du vieux français et du provençal, de l’allemand, du flamand, du scandinave, de l’anglais, de l’italien, de l’espagnol, il a recueilli ces éléments pour disposer avec sureté les textes empruntés à ces idiomes. Jamais encore la vie de l’épopée, ses conditions intimes et ses modes de développement n’avaient été conçus ni représentés avec cette précision et cette netteté. Ce que la science avait entrevu déjà à propos des poèmes de la Grèce ancienne, à savoir qu’ils étaient nés d’une idéalisation puissante qui, peu à peu, avait assemblé, modifié, harmonisé certains éléments de réalité historique, de mythologie et de fiction pure, a été par lui mis en lumière par des faits incontestables, grâce à une abondance de renseignements qui faisait défaut pour l’antiquité. Son travail a permis de comprendre, pour la première fois, non plus d’une manière vague et plus ou moins intuitive, mais avec une clarté parfaite, comment certains sujets, à certains moments, ont évolué, par une sorte de loi de la nature, dans l’imagination des peuples[2]:149. Paris est l’une des principales figures du débat ouvert dans le domaine de l’épopée médiévale, par la théorie prônant des origines populaires et collectives à l’épopée romane. Cette théorie, qui a donné naissance à la tendance dite du traditionnisme, émane dans un certain sens, comme Paris lui-même, du romantisme[1].

Conscient de l’importance de la poésie du Moyen Âge dans l’intelligence du développement de la conscience nationale de son époque[Note 3], Paris a su conjuguer l’attitude envers l’étude de la littérature ancienne héritée du romantisme de son père, marquée alors par une intolérance manifeste touchant au mépris pour la littérature médiévale, considérée, à la seule exception de la Chanson de Roland, comme indigne d’appartenir au canon de la littérature classique, avec l’ouverture de l’historiographie littéraire française à l’influence des études étrangères[Note 4].

1866 verra la fondation, en collaboration avec son inséparable ami et collègue Paul Meyer et collaboration avec Hermann Zotenberg et Charles Morel de la Revue critique d’histoire et de littérature, suivie, en 1872, de revue Romania, également avec Meyer. La première revue voulait doter la France d’une publication bibliographique fournissant des informations sur les recherches historiques et philologiques étrangères dans le but de faire connaitre certaines méthodes scientifiques allemandes ignorées en France. La deuxième, sur le modèle de la revue Germania[7], se concentrant sur la littérature médiévale considérée comme un tout partagé entre les pays de langues romanes, traitait uniquement de philologie.

EnseignementModifier

Après son doctorat, il a suppléé un court moment son propre père au Collège de France en 1866[8]:80, et fit en Sorbonne un cours sur la grammaire historique de la langue française. En 1868, lors de la création, par le ministre Victor Duruy, de l’École pratique des hautes études, il y a été nommé « répétiteur de philologie française », charge partagée avec sa chaire au Collège de France et reçue à titre définitif après la retraite de Paulin Paris[8]:82.

Professeur affable, intéressant, clair et d’accès facile, il a suscité de nombreux disciples passionnés de romanistique, de toutes nationalités et parmi lesquels il faut citer Joseph Bédier. Également décrit comme homme d’esprit à la « bonhomie souvent piquante » et à la « malice mêlée de discrétion »[2]:143, il organisait par ailleurs chez lui de petites réunions du soir fréquentées le dimanche par des élèves intéressés à dépasser les sujets des cours, et par quelques écrivains français connus, comme Sully Prudhomme, Albert Sorel, Ernest Renan, Hippolyte Taine et Dumas fils[1]. Sa réputation en Scandinavie a été considérable[9], mais il n’en a pas moins connu quelques frustrations, comme celle de ne pas avoir réussi à susciter en France la création d’une académie de linguistique comparée et historique des langues romanes[1]. Il n’en a pas moins déployé une activité fertile et prodigieuse dans d’autres projets sans négliger son enseignement ni ses recherches personnelles : la Société des Anciens Textes, la direction du Journal des Savants ou la Revue de Paris. Sa bibliographie, qui comprend des centaines de titres, fait de lui le premier spécialiste de philologie française médiévale. On lui doit également également des essais, compilés dans Penseurs et Poètes (1896) où il relate la vie et l’œuvre d’érudits comme Ernest Renan ou James Darmesteter, d’artistes comme Alessandro Vida ou de poètes modernes personnellement connus de lui, comme Frédéric Mistral[1]. C’est lui qui a créé, en 1883, l’expression « amour courtois »[10], en remplacement de l’expression médiévale occitane fin’amor[11], qui désigne de façon générale l’attitude à tenir en présence d’une femme de la bonne société. S’affirmant comme libéral en politique, il n’a jamais laissé aucune considération politique ou nationale interférer dans ses travaux universitaires, invitant, par exemple, des romanistes allemands à participer à Romania, après la guerre franco-prussienne de 1870[1].

Il a effectué de nombreux voyages en Italie et a été sur le tard père d’une petite fille, à qui, dans sa vieillesse, il racontait l’histoire de Don Quichotte. Il a obtenu, à deux reprises, le grand prix Gobert de l'Académie des inscriptions et belles-lettres : en 1866, avec son Histoire poétique de Charlemagne et en 1872, avec son édition de la Vie de saint Alexis[8]:84. Il a traduit, en collaboration avec d’autres philologues, la Grammaire des langues romanes de Friedrich Diez.

Il a été élu, en 1876, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, en remplacement de Joseph-Daniel Guigniaut[12]:369 et, en 1896, à l'Académie française[13]. Élu à l’Académie française, le , sans concurrents[14], au siège de Louis Pasteur[8]:104, il a fait partie de la Commission du dictionnaire de l’Académie[3]. Chevalier du 4 aout 1875, officier du 29 décembre 1886, il a été promu au grade de Commandeur de la Légion d’honneur par décret du 30 décembre 1895[15]. Il était, de plus, officier de l’instruction publique[12]:370.

En 1881, il a succédé à son père comme membre du Conseil de perfectionnement de l’école des Chartes, aux travaux desquelles il prenait une part très active[8]:93. L’« un des principaux promoteurs des méthodes historico-comparatives qui, développées outre-Rhin dès 1830, feront des études historiques et philologiques des disciplines modernes à statut universitaire[16] », son travail de pionnier dans le domaine de la littérature française médiévale l’ont fait considérer comme le père de la philologie romane en France[1]. Comme chercheur, il n’était pas seulement prêt à reconnaitre les erreurs qui lui échappaient, mais quand il s’en apercevait, il les signalait de lui-même sans ménagement au public en termes de « bévue », de « grosse faute », de « méprise inexcusable », qu’il s’agisse du détail ou de l’ensemble de ses travaux[17]:195 ».

Malgré le mal qui le minait depuis un an et qui avait diminué ses forces, Paris n’a rien retranché de ses occupations. En , souffrant d’une plaie incomplètement fermée et d’un érysipèle, il a tenu à faire, étendu sur une chaise longue, sa leçon du dimanche aux élèves de l’École des Hautes Études. Le lendemain, il a dû prendre le lit qu’il n’a quitté, sous une apparence trompeuse de convalescence, que pour aller mourir à Cannes[3]. Il est inhumé à Cerisy-la-Salle[17]:218.

Principales publicationsModifier

  • Étude sur le rôle de l’accent latin dans la langue française, 1862.
  • Histoire poétique de Charlemagne, 1865.
  • Dissertation critique sur le poème latin du Ligurinus attribué à Gunther, 1872.
  • La Vie de saint Alexis, poème du XIe siècle et renouvellements des XIIe, XIIIe et XIVe siècles, publié avec préfaces, variantes, notes et glossaires par Gaston Paris et Léopold Pannier, 1872.
  • Chansons du XVe siècle, publiées d’après le manuscrit de la Bibliothèque nationale de Paris par Gaston Paris et accompagnées de la musique transcrite en notation moderne par Auguste Gevaert, 1875.
  • Le Petit Poucet et la Grande Ourse, 1875.
  • Deux rédactions du Roman des Sept Sages de Rome, 1876.
  • Miracles de Nostre-Dame, par personnages, publiés d’après le ms. de la Bibliothèque nationale, par Gaston Paris et Ulysse Robert, 9 volumes, 1876-1897.
  • Le Mystère de la Passion, d’Arnoul Greban, publié d’après les manuscrits de Paris, avec une introduction et un glossaire, par Gaston Paris et Gaston Raynaud, 1878.
  • La Vie de saint Gilles, poème du XIIe siècle par Guillaume de Berneville, publié d’après le manuscrit unique de Florence par Gaston Paris et Alphonse Bos, 1881.
  • De la prononciation française depuis le commencement du XVIe siècle, d’après les témoignages des grammairiens, 2 volumes, 1881-1883.
  • La Poésie du Moyen Âge, 1885-1895.
  • Trois versions rimées de l’Évangile de Nicodème, par Chrétien, André de Coutances et un anonyme, publié d’après les ms. de Florence et de Londres, par Gaston Paris et Alphonse Bos, 1885.
  • Les Romans en vers du cycle de la Table ronde, 1887.
  • Manuel d’ancien français : la littérature française au Moyen Âge (XIe – XIVe siècle), 1888.
  • Extraits de la Chanson de Roland et de la Vie de saint Louis, par Jean de Joinville publiés avec introduction, notes et glossaires complets, par Gaston Paris, 1889.
  • Extraits des chroniqueurs français : Villehardouin, Joinville, Froissart, Comines, publiés avec des notices, des notes, un glossaire des termes techniques, par Gaston Paris et Alfred Jeanroy, 1892.
  • Penseurs et poètes : James Darmesteter, Frédéric Mistral, Sully-Prudhomme, Alexandre Bida, Ernest Renan, Albert Sorel, 1896.
  • Récits extraits des poètes et prosateurs du Moyen Âge, mis en français moderne, par Gaston Paris, 1896.
  • Chrestomathie du Moyen Âge, extraits publiés avec des traductions, des notes, une introduction grammaticale et des notices littéraires, 1897.
  • Jean, sire de Joinville, 1897.
  • Aventures merveilleuses de Huon de Bordeaux, pair de France, et de la belle Esclarmonde, ainsi que du petit roi de féerie Auberon '1898.
  • Orson de Beauvais : chanson de geste du XIIe siècle, publié d’après le manuscrit unique de Cheltenham par Gaston Paris, 1899.
  • Poèmes et légendes du Moyen Âge, 1899.
  • François Villon, 1901.
  • Légendes du Moyen Âge : Roncevaux ; le paradis de la reine Sybille ; la légende du Tannhäuser ; le Juif errant ; le lai de l’Oiselet, 1903.
  • Mélanges linguistiques : latin vulgaire et langues romanes, langue française, notes étymologiques, appendice, index, 1906-1909.
  • Esquisse historique de la littérature française au Moyen Âge (depuis les origines jusqu’à la fin du XVe siècle), 1907)
  • Mélanges de littérature française du Moyen Âge : la littérature française au Moyen Âge, l’épopée, le roman, l’histoire, la poésie lyrique, la littérature du quinzième siècle, 1910-1912.

TraductionsModifier

  • Frédéric Diez (trad. de l'allemand par Gaston Paris), Introduction à la grammaire des langues romanes [« Grammatik der romanischen Sprachen »], Paris, A.-L. Hérold, , xxiv-163 p., 1 vol. in-8° (notice BnF no FRBNF30342572, lire en ligne).

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Voir, à ce sujet, la dédicace de l’Histoire poétique de Charlemagne, op. cit.
  2. Il a écrit à ce sujet, dans une lettre adressée, le , à son ami, l’historien Amédée Durande : « Je lis présentement de l’allemand, à savoir, deux ouvrages de Goethe, Hermann et Dorothée, dont je n’ai encore vu que peu de choses ; puis Reineke Fuchs, autrement dit le Roman de Renard [sic], dont je lis aussi l’original en français du XIIIe siècle ; cela m’amuse et m’intéresse beaucoup. L’étude du français ancien facilite considérablement celle de l'italien. Dans ce temps là, ces deux langues, sorties de la même souche, avaient une foule de mots communs ; l’italien depuis lors a peu changé ; mais le français s’est tout à fait transformé, en sorte que l’italien moderne ressemble plus au vieux français qu’au nouveau. Quand je connaitrai bien le roman* et l’italien, le provençal sera peu de chose ; et avec le provençal et l’italien, qu’est-ce que l'espagnol ? Je voudrais savoir autant de langues que peut en contenir mon cerveau : c’est autant de cercles concentriques qui agrandissent et les connaissances et l’étendue du jugement. En attendant, je devrais travailler un peu plus que je ne le fais l’allemand, pour lequel je suis ici, et qui est la clef de bien des choses. J’ai un fort grand malheur, qui est de me trouver dans une maison peuplée de Français ou d’Allemands sachant ou étudiant le français, et qui veulent profitiren, comme ils disent, en parlant français avec moi. Ce qu’il y a de commode en allemand, c’est la foule de verbes venus du français ; on en fait presque à volonté ; quelquefois je ne puis m’empêcher de rire en les entendant dire promeniren, marchiren, recommandiren, meubliren, et une foule d’autres aussi grotesques. Il y en a qui prétendent que dans quelques siècles l’allemand sera une langue morte et sera remplacée par un patois français. » Voir Ursula Bähler, Gaston Paris et la philologie romane sur Google Livres.
  3. Il écrit ainsi dans la préface du premier volume de la Poésie au Moyen Âge : « Dans l’ensemble, je suis demeuré fidèle aux idées que j’exprimais dans ma jeunesse sur la poésie du Moyen Âge, sur l’importance qu’elle a pour l’intelligence du développement de notre conscience nationale, et sur l’esprit dans lequel il faut l’étudier et s’efforcer de la comprendre. » Cité dans Michel Zink, Le Moyen Âge de Gaston Paris : la poésie à l’épreuve de la philologie, Paris, Odile Jacob, , 352 p. (ISBN 978-2-73818-378-1, OCLC 419483254, lire en ligne), p. 17-18.
  4. Il écrit ainsi dans la préface du premier volume de la Poésie au Moyen Âge : « je suis convaincu que, malgré tous les dédains et tous les anathèmes, elle se fera, par ses productions vraiment significatives, dans la culture générale, une part de moins de moins contestée ». Cité dans Ursula Bähler, Gaston Paris et la philologie romane : avec une réimpression de la Bibliographie de travaux de Gaston Paris publiée par Joseph Bédier et Mario Roques (1904), vol. 234 de Publications romanes et françaises, ISSN 0079-7812, Genève, Droz, , 873 p., 23 cm (ISBN 978-2-60000-868-6, OCLC 1169837202, lire en ligne), p. 358.

RéférencesModifier

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  2. a b c d e f g et h Société de l’École des chartes, Bibliothèque de l’École des chartes, Paris, Droz, , 714 p. (lire en ligne), p. 142.
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  4. Voir Gaston Paris, Étude sur le rôle de l’accent latin dans la langue française, Paris, A. Franck, , 2e éd., 131 p. (lire en ligne).
  5. Voir Gaston Paris, Histoire poétique de Charlemagne, Paris, A. Franck, , 513 p. (lire en ligne).
  6. (it) Vincenzo Crescini, Romanica fragmenta : scritti scelti dall’autore pubblicati a cura dell’Università di Padova, del Reale Instituto Veneto, dei colleghi, amici e discepol, Turin, G. Chiantore, , 606 p. (OCLC 1128695292, lire en ligne), p. 140.
  7. Joseph Jurt, « Victor Klemperer dans le contexte de la romanistique allemande », Raison présente, no 167 Démonter le langage du pouvoir,‎ , p. 23-32 (lire en ligne, consulté le 13 août 2020):123.
  8. a b c d et e Maurice Croiset, « Notice sur la vie et les travaux de M. Gaston Paris : lue dans les séances des 15 et 22 janvier et du 5 février 1904 », Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 48, no 1,‎ , p. 66-112 (lire en ligne, consulté le 14 août 2020).
  9. Jules Claretie, « Amitiés littéraires », Le Figaro, no 72,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le 14 août 2020)
  10. (en) Howard R. Bloch (Éditeur scientifique) et Stephen G. Nichols (Éditeur scientifique), Medievalism and the modernist temper : David Hult, Gaston Paris and the invention of courtly love, Baltimore ; London, The Johns Hopkins university press, , VII-496 p. ; 247 cm (ISBN 0-8018-5086-X, notice BnF no FRBNF37711879).
  11. Laure Verdon, Le Moyen âge, Paris, Le Cavalier bleu éd., coll. « Idées reçues : histoire & civilisation » (no 80), , 128 p., 128 p. : couv. ill. en coul. ; 18 cm (ISBN 2-84670-089-3, ISSN 1625-9157, notice BnF no FRBNF39259020).
  12. a et b Dictionnaire biographique comprenant la liste et les biographie des notabilités […] du département de la Marne, Paris, H. Jouve, (lire en ligne), p. 369.
  13. « Gaston PARIS | Académie française », sur www.academie-francaise.fr (consulté le 16 mars 2018)
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  15. Ministère de la Culture, « Cote LH/2052/21 », sur Base Léonore (consulté le 14 août 2020).
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BibliographieModifier

  • Gabriel Monod, Gaston Paris, t. lxxxii (Extrait de la Revue historique), Nogent-le-Rotrou, Daupeley-Gouverneur, , 14 p., 25 cm (notice BnF no FRBNF34175707).
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  • Gaston Paris - Joseph Bédier, Correspondance. Éditée par Ursula Bähler et Alain Corbellari, Firenze, SISMEL - Edizioni del Galluzzo, 2009
  • Karl Bartsch - Gaston Paris, Correspondance. Entièrement revue et complétée par Ursula Bähler à partir de l’édition de Mario Roques, Firenze, SISMEL - Edizioni del Galluzzo, 2015
  • Paul Meyer - Gaston Paris, Correspondance. Éditée par Charles Ridoux, avec la collaboration d’ Ursula Bähler et d’Alain Corbellari, Firenze, SISMEL - Edizioni del Galluzzo, 2020
  • (es) Lara Vilà (Biographie complète de Gaston Paris avec bibliographie), « Gaston Paris : (Avernay 1839 - Cannes 1903) », Galería de filólogos,‎ (lire en ligne, consulté le 14 août 2020).

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