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Pierre Émile Levasseur

historien, économiste, statisticien et géographe français
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Pierre Émile Levasseur, né le à Paris, ville où il est mort le , est un historien, économiste, statisticien et géographe français, administrateur du Collège de France de 1903 à sa mort.

BiographieModifier

Il est le fils de Pierre Antoine Levasseur, fabricant de bijoux parisien.

Il fait ses études secondaires au collège de Bourbon (actuel lycée Condorcet)[1], puis est reçu à l'École normale supérieure en 1849 dans la même promotion qu'Hippolyte Taine et Lucien-Anatole Prévost-Paradol. il se spécialise en histoire économique. Il est reçu premier à l'agrégation de Lettres en 1854[2] et soutient la même année sa thèse de doctorat sur le système de Law[3].

D'abord nommé au lycée d'Alençon, il devient professeur de rhétorique à Besançon en 1857. Il retourne ensuite à Paris où il enseigne au lycée Saint-Louis.

 
Pierre Émile Levasseur en 1882 par Eugène Pirou

En 1868, il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Il collabore à La Revue contemporaine et au Journal des économistes. En 1871, il succède à Henri Baudrillart au Collège de France, où il occupe la chaire d'histoire des doctrines économiques, puis de géographie, histoire et statistiques économiques. Il est ensuite professeur au Conservatoire national des arts et métiers et à l'École libre des sciences politiques. Il écrit de nombreux ouvrages avec quelques incursions dans le domaine de la géographie économique.

Membre du Conseil de l'éducation nationale et président honoraire de la Société de géographie, il est l'un des artisans de la réforme de l’enseignement de la géographie dans le primaire et le secondaire en 1872, mais ne participe pas au grand mouvement de développement de la géographie universitaire en France des années 1880. Pourtant, Levasseur ne se réduit pas à cette dimension programmatique. Ses idées géographiques sont originales et même « possibilistes » avant la lettre. Selon ses théories, l'homme est l'artisan de son propre destin. La nature n'est qu'un instrument que l'humanité, dotée d'un outil aussi puissant que la science, peut dominer en vue du maintien des « harmonies économiques ».

Dans le domaine de l'économie politique, ses études historiques sur le travail et la classe ouvrière ainsi que sur la population française conservent toujours de l'intérêt aujourd'hui. Il fut aussi l'un des principaux adversaires de Léon Walras et de l'École de Lausanne.

Il est l'auteur en 1876 du premier atlas thématique qui ait été publié en France.

Il s'est marié avec Nathalie Wolowska[4], cousine de l'économiste Louis Wolowski. Leur fille Fanny avait épousé Léonce Girardot.

Il meurt en son domicile au Collège de France le dans le 5e arrondissement de Paris[5], et, est inhumé au Cimetière du Montparnasse (17e division)[6].

OuvragesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Sa nécrologie sur le site Persée emploie le nom de « lycée Napoléon » qui a été utilisé de 1805 à 1814 et de 1852 à 1870.
  2. André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1950 », sur Ressources numériques en histoire de l'éducation (consulté le 19 juin 2014).
  3. Cf. sa thèse secondaire sur le site du SUDOC : De pecuniis publicis : quomodo apud Romanos quarto post Christum saeculo ordinarentur (Des finances publiques : comment elles s'organisaient chez les Romains au quatrième siècle après Jésus-Christ)
  4. Cf. site Calames ; mariage peut-être en 1859.
  5. Archives de Paris 5e, acte de décès no 1551, année 1911 (vue 25/31)
  6. Registre journalier d'inhumation de Paris Montparnasse de 1911, en date du 13 juillet (page 29/31)

Liens externesModifier