Émile Egger

helléniste français

Auguste-Émile Egger, dit Émile Egger, né le à Paris et mort le à Royat, est un helléniste français. Il épouse le à Paris Élisabeth Dehèque (1825-1910)[2], fille de l'helléniste Félix Désiré Dehèque (1793-1870)[3] et de Victorine Solvet (1802-1887). Il est le père d'Ida Egger (1846-1927), qui épousera le médecin Léon Lereboullet[4] (1842-1914), de Victor Egger (1848-1909), professeur de philosophie, psychologue et épistémologue français, ainsi que du grammairien Maximilien (Max) Egger (1861-1919), agrégé des lettres et de grammaire, docteur de l'université de Paris et professeur au lycée Henri-IV.

Émile Egger
Image dans Infobox.
Biographie
Naissance
Décès
(à 72 ans)
Royat
Sépulture
Nationalité
Activités
Famille
Anne Ida Egger (sœur) 1808-1840, Artiste peintre élève de Pierre-Joseph Redouté
Conjoint
Élisabeth Dehèque
Enfant
Autres informations
Membre de
Distinction
Emile-Egger.jpg
Vue de la sépulture.
Daguerréotype d'Auguste-Émile Egger en 1844 (à 31 ans)

BiographieModifier

Petit fils d'un marchand tailleur d'habits originaire de Straßburg (commune autrichienne du district de Sankt Veit an der Glan en Carinthie) arrivé en France à Orléans dans les années 1770-1772, docteur ès lettres à vingt ans, Egger enseigne d’abord dans plusieurs lycées parisiens, puis à l’École normale supérieure en tant que maître de conférences de grammaire. Il est admis à l’Académie des inscriptions et belles-lettres[5] en 1854, et devient titulaire de la chaire de littérature grecque de la faculté des lettres de Paris, fonction qu’il exerce de 1855 à 1884. Il est l'ami intime de Wladimir Brunet de Presle, qu'il aide dans la rédaction des Papyrus grecs du musée du Louvre et de la bibliothèque impériale et dont il prononce l'éloge funèbre en 1875. À Paris, il fréquente l'historien Jules Michelet, à qui il apporte ses éclairages sur les auteurs grecs anciens[6].

Il est le père du psychologue et épistémologue Victor Egger.

ParcoursModifier

Docteur ès-lettres en 1833 puis agrégé de lettres en 1834, il travaille d'abord comme répétiteur à Paris entre 1831 et 1836 et comme agrégé suppléant au lycée Saint-Louis en 1834. Chargé de rhétorique au lycée Henri-IV, puis de la seconde au lycée Charlemagne en 1838, il est ensuite chargé de conférences à l’ENS en 1839. Suppléant de littérature grecque à la Faculté des lettres de Paris (1840-1855) et maître de conférences de grammaire à l’École normale supérieure (1843-1862), il devient professeur de littérature grecque (1855-1874) puis d’éloquence grecque (1874-1885).

Il collabore également avec plusieurs revues telles que la Revue des deux mondes, la Revue archéologique, la Revue de l'instruction publique, le Journal des Débats et du Correspondant[7].

Liste sélective d’ouvragesModifier

Sans détailler son œuvre abondante, on peut citer des éditions d’auteurs latins, un Examen critique des historiens anciens de la vie et du règne d’Auguste, un Essai sur l’histoire de la critique chez les Grecs, des Mémoires de littérature ancienne, une Histoire du livre des origines jusqu’à nos jours, la Tradition et les Réformes dans l’enseignement universitaire, et un recueil posthume sur la Littérature grecque (1890).

  • Étude sur l'éducation[8], et particulièrement sur l'éducation littéraire chez les romains depuis la fondation de Rome jusqu'aux guerres de Marius et de Sylla, thèse de littérature 1833 ;
  • Examen critique des historiens anciens de la vie et du règne d'Auguste, 1844 ;
  • Essai sur l’histoire de la critique chez les Grecs, 1849 ;
  • Notions élémentaires de grammaire comparée, 1852 ;
  • Apollonius Dyscole, essai sur l’histoire des théories grammaticales dans l’Antiquité, 1854 ;
  • Sur le prix du papier dans l'antiquité, 1857 ;
  • Des origines de la prose dans la littérature grecque, 1860 ;
  • Mémoires de littérature ancienne, 1862 ;
  • Mémoires d’histoire ancienne et philologie, 1863 ;
  • Avec Wladimir Brunet de Presle, Les Papyrus grecs du musée du Louvre et de la Bibliothèque impériale, 1865 ;
  • Études sur les traits publics chez les Grecs et les Romains, 1866 ;
  • L’Hellénisme en France, 1869 ;
  • Les Substantifs verbaux formés par apocope de l’infinitif, 1875 ;
  • Observations et réflexions sur le développement de l’intelligence et du langage chez les enfants, 1879 ;
  • La Tradition et les réformes dans l'enseignement universitaire : souvenirs et conseils, 1883.

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Commandeur de la Légion d'honneur sur la Base Léonore des Archives Nationales
  2. Madame Émile Egger sur data Bnf
  3. Félix Désiré Dehèque sur Philo19 du site textesrares.com
  4. Fils de Dominique Auguste Lereboullet, médecin et zoologiste français (1804-1865)
  5. Notice sur la vie et les travaux de M. Émile Egger par Henri Wallon sur Persée (portail)
  6. Jules Michelet, Journal, Paris, Éditions Gallimard, , p. 444.
  7. Christophe Charle, « 37. Egger (Emile) », Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol. 2, no 1,‎ , p. 67–68 (lire en ligne, consulté le 13 juillet 2020)
  8. T thèse de littérature de M. Émile Egger, 1833 chez books.google

Liens externesModifier