Dieulefit

commune française du département de la Drôme

Dieulefit est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Dieulefit
Temple protestant de Dieulefit, place Chateauras en juillet 2022.JPG
Blason de Dieulefit
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes Dieulefit-Bourdeaux
(siège)
Maire
Mandat
Christian Bussat
2020-2026
Code postal 26220
Code commune 26114
Démographie
Gentilé Dieulefitois
Population
municipale
3 230 hab. (2021 en augmentation de 4,43 % par rapport à 2015)
Densité 118 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 31′ 27″ nord, 5° 03′ 59″ est
Altitude Min. 323 m
Max. 969 m
Superficie 27,42 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Dieulefit
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Dieulefit
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Dieulefit
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Dieulefit
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Dieulefit
Liens
Site web mairie-dieulefit.fr

Ses habitants sont dénommés les Dieulefitois.

Géographie

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Localisation

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Dieulefit est située en Drôme provençale à environ 30 km de Montélimar, 60 km de Valence et 140 km de Lyon, 100 km de Grenoble, 160 km de Marseille et 160 km de Montpellier à vol d'oiseau.

Relief et géologie

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Sites particuliers :

Géologie

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Hydrographie

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Le Jabron à Dieulefit.

Dieulefit est arrosée par le Jabron, un affluent du Rhône, de 39 km[1], ainsi que Le Fau, son affluent[2].

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Provence, Languedoc-Roussillon » et « Alpes du sud »[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 915 mm, avec 7,5 jours de précipitations en janvier et 4,2 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bourdeaux à 9 km à vol d'oiseau[5], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 953,4 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Urbanisme

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Typologie

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Dieulefit est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[9],[10],[11].

Elle appartient à l'unité urbaine de Dieulefit, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[12] et 4 092 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[13],[14].

La commune est en outre hors attraction des villes[15],[16].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (66,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (69,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (66,7 %), zones agricoles hétérogènes (21,5 %), zones urbanisées (10,8 %), prairies (0,9 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

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Quartiers, hameaux et lieux-dits

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Anciens quartiers :

  • Albabotiera est un quartier attesté en 1891. Il était dénommé Alba Botière ou Boissière en 1421 (archives de la Drôme, E 5534)[18].

Logement

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Projets d'aménagement

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Voies de communication et transports

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Dieulefit est accessible par la route départementale 540 (ancienne route nationale), depuis Montélimar.

Le péage de l'autoroute A7   18 Montélimar-Sud le plus proche se situe sur la commune de Malataverne.

La gare SNCF la plus proche est celle de Montélimar.

Une ligne régulière de bus relie Montélimar à Valréas, dans le Vaucluse, via Dieulefit, avec une dizaine de voyages dans chaque sens[19].

Risques naturels et technologiques

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Risques sismiques

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Autres risques

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Toponymie

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Attestations

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Dictionnaire topographique du département de la Drôme[20] :

  • 1269 : castrum de Dieulefit (Valbonnais, II, 162).
  • 1332 : Dioulophes (Gall. christ., XVI, 130).
  • 1360 : castrum de Deofecit (Bull. soc. d'archéol., VI, 43).
  • 1391 : Dieulefist (choix de documents, 214).
  • 1393 : Deux le fit (cartulaire de Romans, pièces just., 32).
  • XIVe siècle : mention de la paroisse : capella de Deo fecit (pouillé de Die).
  • 1435 : locus Dei Fecit (cartulaire de Die, 158).
  • 1442 : Deu le fit (choix de documents, 271).
  • 1449 : mention de la commanderie : preceptoria Deifecit (pouillé hist.).
  • 1450 : mention de la paroisse : cura de Deo y fecit (Rev. de l'évêché de Die).
  • 1509 : mention de l'église paroissiale, premièrement dédiée à Notre-Dame : ecclesia parrochialis Beate Marie Dei fecit (visites épiscopales).
  • 1573 : Dieulefeyt (Lacroix, L'arrondissement de Montélimar, III, 321).
  • 1574 : Dieu le Fit (Mémoire des frères Gay).
  • 1793 : Montjabron (appellation révolutionnaire).
  • 1891 : Dieulefit, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Montélimar.

Étymologie

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Histoire

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Protohistoire

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Le territoire relève de la tribu gauloise des Voconces[21].

Antiquité : les Gallo-romains

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Présence romaine dans les ateliers de poteries du Ier siècle au IIIe siècle[21].

Du Moyen Âge à la Révolution

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VIIIe siècle : la ville est envahie par les Sarrasins[21].

La seigneurie[20] :

XIIe siècle : Hugues de Vesc est seigneur de Comps, chef-lieu de la viguerie de Dieulefit (15 février 1174)[22].

Lieu important de la Réforme en France[21]. Dieulefit fait partie des Eglises réformées les plus importantes du Valentinois. En 1551, la ville se convertit à la Réforme et cela se manifeste par le développement d'iconoclasmes contre l'église catholique de la ville. L'Eglise réformée se dote d'un temple en 1608. La population réformée devient majoritaire dans la ville au XVIIe siècle, car en 1664 celle-ci compte plus de 350 familles réformées, soit plus de 1700 personnes. La composition professionnelle des réformés était plutôt artisanale et marchande, puisque que l'on dénombre quelques foulonniers, des teinturiers, des potiers ; mais aussi de nombreux marchands et drapiers.

1742 (démographie) : 393 maisons et 470 familles, comprenant 433 hommes et 550 femmes[20].

Avant 1790, Dieulefit était une communauté de l'élection, subdélégation et sénéchaussée de Montélimar.
Elle formait une paroisse du diocèse de Die dont l'église, premièrement dédiée à Notre-Dame puis à saint Roch, dépendait de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Cet ordre avait à Dieulefit, dès le XVe siècle, une commanderie qui fut unie à celle du Poët-Laval, au début du siècle suivant[20].

Industrie du drap

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À partir du XVe siècle, Dieulefit a une très importante industrie de drap[21] et prend une place de premier rang dans l’industrie dauphinoise de la draperie qui va se maintenir jusqu'au XIXe siècle malgré un contexte économique difficile (guerres et exode protestant à la suite de la révocation de l'édit de Nantes)[23].

Le manque de main-d'œuvre amène la venue d'habitants des alentours, notamment des montagnes. En 1761, 400 ouvriers travaillent dans le centre de Dieulefit ; en 1787, on en compte entre 500 et 1000. Les marchands dieulefitois sous-traitent dans 75 villages et hameaux, sans compter les nombreuses fermes[23]. Dieulefit est très mal desservi en termes de voies commerciales et subit une forte pression douanière mais le volume d’affaires est de plus de 500 000 livres et la croissance est de 713 % du chiffre d’affaires entre 1730 et 1786[23].

La fin du XVIIe siècle et le début du XVIIIe siècle voient Dieulefit perdre ses liens commerciaux avec Genève et l’Italie dans un contexte de forte dépression économique (la production de draperies baisse de 45,9 % dans le Dauphiné). Cependant, l’industrie dieulefitoise maintient ses principales fortunes marchandes et renforce ses liens économiques avec d’autres villes comme Romans[23]. Au XVIIIe siècle, le commerce se concentre entre les mains de riches familles aux dépens des petits marchands. Ces riches familles vont créer des dynasties par le jeu des mariages et des successions[23].

De la Révolution à nos jours

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Lettre partie de Dieu-le-Fit le , arrivée à Lyon le lendemain.
 
Vue générale XIXe siècle.

En 1790, Dieulefit devient le chef-lieu d'un canton du district de Montélimar, comprenant les communes de Comps, Dieulefit, Montjoux, Orcinas, le Poët-Laval et Vesc.
La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) y ajoute celles de Aleyrac, Béconne, Châteauneuf-de-Mazenc, Eyzahut, le Pont-de-Barret, la Rochebaudin, la Roche-Saint-Secret, Sallettes, Souspierre et Teyssières[20].

Après la Révolution de 1789 et malgré les crises du XIXe siècle, Dieulefit réussit à garder sa place dans l’industrie drapière[réf. nécessaire].

1888 : Dieulefit et Valréas ne possèdent pas l'électricité. Pour faciliter l'artisanat et les industries locales (poterie et cartonnerie), ces deux villes décident de l'implantation d'une usine électrique. Ce fut le Lez, rivière coulant à 5 kilomètres de Dieulefit, qui fut choisie pour fournir la force hydraulique. En avril de cette année, la société Lombard-Gerin et Cie, de Lyon, est chargée de l'éclairage des deux villes. Elle achète un ancien moulin à Béconne afin d'y implanter une usine. Par contrat, il était prévu 115 lampes d'éclairage à Dieulefit et 230 à Valréas. Ce qui fut fait le [24].
L'usine de Béconne avait utilisé l'infrastructure du moulin dont le canal de dérivation drainait l'eau dans un réservoir de 13 000 m3, créant ainsi une chute d'une hauteur de 25 mètres, ce qui permit d'actionner deux turbines d'une puissance de 45 kW qui tournaient à 180 tr/min. Elles étaient reliées à une ligne électrique, l'une pour Dieulefit, l'autre pour Valréas[24].

Le chemin de fer

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La ville est desservie par une ligne de train qui relie Montélimar à Dieulefit[25]

En 1897, un train déraille à La Bégude-de-Mazenc. L'accident provoque la mort du conducteur et fait une dizaine de blessés[26].

Seconde Guerre mondiale

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Place Jeanne Barnier.

En 1939, le conseil municipal décide d'accueillir trente républicains espagnols fuyant la dictature de Franco lors de la Retirada.
En mai 1940, avec la débâcle de la bataille de France, ce sont 1 200 réfugiés des régions frontalières qui sont affectés à Dieulefit.
Le conseil municipal (élu en 1935) est dissous en février 1941, et remplacé en mars 1941 par le colonel Pizot, un protestant, habitant de Dieulefit, nommé par le préfet du régime de Vichy[27]. Bien que pétainiste, Pierre Pizot garda la secrétaire de mairie du précédent maire, le socialiste Justin Jouve (1889-1945 ; SFIO-Front populaire ; cf. Dictionnaire Jean Maitron) : la résistante Jeanne Barnier ; le majorat du colonel Pizot ne livra donc aucun juif, ni réfugié ni résistant, et toute la ville fit de même dont la brigade de gendarmerie (adjudant-chef Samuel Cesmat, un protestant : cf. Dictionnaire Jean Maitron), avec le soutien du sous-préfet de Nyons. Sous le couvert de la légalité vichyste, Dieulefit fit preuve d'un esprit de résistance civile, de solidarité humaine, de force morale et d'une grande cohésion sociale, dans un contexte largement huguenot (comme au Chambon-sur-Lignon)[28],[29],[30].

Ainsi, entre 1940 et 1944, de nombreux réfugiés trouvent un havre de sécurité dans cette commune et ses environs. Parmi eux, des écrivains et des intellectuels, tels René Char, Clara Malraux, Pierre Jean Jouve, Pierre Emmanuel, Louis Aragon et Elsa Triolet, Andrée Viollis, Emmanuel Mounier, Emmanuel Bove, Pierre Vidal-Naquet, Jean Prévost, mais aussi André Rousseaux, ou encore Henri-Pierre Roché et Hidayat Inayat Khan[31].
Pierre Emmanuel[32],[33] et Emmanuel Mounier[34] furent professeurs à l'école secondaire de la Roseraie[35],[36],[25].

Un certain nombre de ces réfugiés (1 500 juifs) fut accueilli à l'initiative des protestantes Marguerite Soubeyran et Catherine Krafft, fondatrices de l'école de Beauvallon.
À partir de janvier 1943, Marguerite Soubeyran organise la résistance armée en regroupant des réfractaires au Service du travail obligatoire que Jeanne Barnier, secrétaire de mairie, dote de faux papiers[37].
Sept de ses habitants sont reconnus comme « Justes parmi les nations »[38]. Les historiens et la presse parlent du « miracle de Dieulefit » car aucun réfugié n'a été dénoncé pendant toute la durée de la guerre alors que la population comptait environ un tiers de réfugiés. Dans les faits, il y aura trois arrestations d'enfants en 1942 mais Marguerite Soubeyran parviendra à les faire libérer[39].

Le , les maquisards des environs défilent dans les rues de Dieulefit. Durant l'été, un comité local de libération (CLL) est constitué. Le conseil municipal (nommé en 1941) se dissout de lui-même[40] ; le colonel Pizot attend le 26 août pour démissionner[27]. L'ancien maire, Justin Jouve[41], est placé à la tête du CLL, puis démissionne[40].

Histoire récente

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Politique et administration

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Hôtel de ville de Dieulefit.

Tendances politiques et résultats

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Administration municipale

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Le conseil municipal est composé de six adjoints et de seize conseillers municipaux (onze de la majorité et cinq d'opposition)[42].

Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
1790 1847 ?    
1847 ? Théodore Morin Parti de l'Ordre conseiller général (1846)
député (1848-1870)
? 1871 ?    
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871 1874 ?    
1874 1878 ?    
1878 1884 ?    
1884 1888 ?    
1888 1892 ?    
1892 1896 ?    
1896 1900 ?    
1900 1904 ?    
1904 1908 ?    
1908 1912 ?    
1912 1919 ?    
1919 1925 ?    
1925 1929 ?    
1929 1935 ?    
1935 1941 Justin Jouve[27]    
1941 (févr.) 1944 (26 août) colonel Pizot   nommé par le préfet
démissionnaire[27]
1944 (août) 1944 (7 sept.) Justin Jouve[40]   ancien maire démis par Vichy
nommé président du Comité de Libération.
1944 (7 sept.) 1945 Frédéric Duffau[40]    
1945 1947 Frédéric Duffau   maire sortant
1947 1953 Pol Arcens   directeur de l'école secondaire la Roseraie
1953 1955 Pol Arcens   maire sortant
1955
(élection ?)
1959 Jean Jouve DVG  
1959 1965 Jean Jouve   maire sortant
1965 1971 Jean Jouve   maire sortant
1971 1977 Jean Jouve   maire sortant
1977 1983 Pierre Raspail DVD  
1983 1989 Raymond Joly DVG  
1989 1995 Raymond Joly   maire sortant
1995 2001 Raymond Joly   maire sortant
2001 2008 Jean-Marc Audergon (sans étiquette)  
2008 2014 Christine Priotto PS fonctionnaire
conseillère générale (2004-2011)[42]
ancienne vice-présidente du conseil général chargée de la culture[42]
2014 2020 Christine Priotto   maire sortante
2020 En cours
(au 1 février 2021)
Christian Bussat[43][source insuffisante],[44] DVG éleveur de cochon bio retraité
suppléant de Marie Pochon, députée EELV.

Rattachements administratifs et électoraux

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Dieulefit est l'une des vingt-et-une communes de la communauté de communes Dieulefit-Bourdeaux et en est le siège. Elle est présidée depuis le 24 avril 2014[45] par Jean-Marc Audergon, conseiller municipal d'opposition[42].

Politique environnementale

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Finances locales

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Jumelages

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Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[48].

En 2021, la commune comptait 3 230 habitants[Note 2], en augmentation de 4,43 % par rapport à 2015 (Drôme : +2,94 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 6632 8472 9893 3743 9524 1354 1634 2914 222
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 0104 2054 1474 0284 0494 1674 2803 5463 544
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 5453 6213 6043 0732 5912 5392 4042 4362 704
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 4502 5342 6322 6662 9243 0963 1913 2073 028
2014 2019 2021 - - - - - -
3 0613 2393 230------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis Insee à partir de 2006[50].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements

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Enseignement

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  • École de Beauvallon ;
  • École maternelle : les élèves de Dieulefit débutent leur scolarité sur la commune. 3 classes pour 77 enfants[51].
  • École élémentaire Le Juncher : école de 5 classes pour 109 enfants[52].
  • École privée Sainte-Marie : groupe scolaire accueillant 109 enfants dans 4 classes[53].
  • Collège Ernest-Chalamel : environ 300 élèves.

Manifestations culturelles et festivités

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  • Pèlerinage de Saint-Maurice : lundi de Pentecôte[21].
  • Fête patronale : troisième dimanche d'août[21].

Loisirs

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Médias

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Économie

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Agriculture

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En 1992 : forêts, pâturages (ovins), céréales, lavande[21].

  • Produits locaux : fromage Picodon, pâté de grives, miel de lavande[21].
  • Coopérative laitière[21].
  • Foire : le troisième vendredi de chaque mois[21].
  • Marché : le vendredi[21].

Activité agricole de montagne :

Industrie et artisanat

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Potier dieulefitois 1930.
 
Rond-point à Dieulefit décoré avec des poteries.

Une activité de poterie existe depuis plus de deux mille ans, profitant de l'argile locale, de l'eau du Rhône et des forêts. La production est aujourd'hui réalisée dans une trentaine d'ateliers. Ces ateliers produisent terres vernissées, céramiques passées au four, objets utilitaires ou artistiques. Cela permit à la ville d'obtenir le label « ville et métier d'art ». Ils font vivre aussi plusieurs boutiques d'artisans d'art dans les communes des alentours notamment dans le village médiéval du Poët-Laval. La région de Dieulefit possède de nombreuses poteries et galeries d'arts[réf. nécessaire].

Tourisme

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Revenus de la population et fiscalité

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Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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  • Beffroi (MH)[21].
  • Chapelle ruinée dans le cimetière (première église paroissiale)[21].
  • Église Saint-Pierre du XIIe siècle (MH) : porte Renaissance[21].
  • Église Notre-Dame-de-la-Calle de Dieulefit.
  • Église Saint-Roch de Dieulefit.
  • Château de Réjaubert[21].
  • Maisons bourgeoises du XIXe siècle[21] dont la Maison Reux (MH)
  • Temple protestant : l'ancien temple protestant, construit au XVIe siècle place de l'Ancien-Temple, fut détruit par les catholiques en 1685. Le temple actuel, situé place Chateauras, date de 1810[56].
  • Ancienne gare de Dieulefit

Galerie

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Monuments religieux :

Patrimoine culturel

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Dieulefit et le cinéma

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  • Dieulefit, le village des Justes, film documentaire d'Alexandre Fronty et Guillaume Loiret, France, 2010, 55 min[57]

Patrimoine naturel

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  • Grotte de Baume-Saint-Jeaumes[21].
  • Parc de la Baume[21].

Personnalités liées à la commune

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Plaque à la mémoire d’Ernest Chalamel.

Héraldique, devise et logotype

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La devise inscrite sur la Tour de l'Horloge.

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

Écartelé : au premier d'azur aux six besants d'argent ordonnés 3, 2,1 au chef d'or, qui est de Poitiers ; au second de gueules à l'amphore d'or ; au troisième de gueules à la navette en bande d'or ; au quatrième palé d'argent et d'azur, au chef d'or, qui sont de Vesc et de Comps.

Le blason de Dieulefit est composé de quatre quarts et fut adopté en 1943. Le premier et dernier quart font référence aux insignes de la famille des Vesc, qui a cofondé la cité. Le deuxième et le troisième sont les deux symboles de l'artisanat local : le pot pour la poterie, encore bien implantée de nos jours, la navette pour les filatures, de soie, puis plus récemment de matières synthétiques (viscose, polyester)[40].

En vivaro-alpin : Lou tems passo passo lou ben, c'est-à-dire « Le temps passe, passe-le bien ». La devise est inscrite sous le cadran solaire et l’horloge de la Tour de l’Horloge.

Annexes

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Bibliographie

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  • 1944 : Andrée Viollis, Dieulefit, refuge des intellectuels, et son histoire, s. n., 1944, 12 pages.
  • 1986 : Collectif (Association Patrimoine potier), Potiers et poteries du pays de Dieulefit : du Moyen-Âge à nos jours, Dieulefit, 1986, 28 pages.
  • 1987 : Jean-Louis Robin, Histoire de Dieulefit (manuscrit de l'Abbé Robin terminé en 1867), P. Carlier éd., Taulignan, 1987, 185 pages, (ISBN 978-2-9502455-0-2).
  • 1991 : Hélène Moulin, Chrystèle Burgard et Pascal Soleil (dir.), Les artistes réfugiés à Dieulefit pendant la seconde guerre mondiale : Claire Bertrand, Willy Eisenschitz, Pierre Guastalla, Robert Lapoujade, Étienne-Martin, Wols (catalogue d'exposition), Musée de Valence, Valence, 1991, 36 pages.
  • 2008 : Anne Vallaeys, Dieulefit ou Le miracle du silence : récit, Fayard, Paris, 2008, 247 pages, (ISBN 978-2-213-63406-7).
  • 2010 : Sandrine Suchon-Fouquet, Résistance et liberté : Dieulefit, 1940-1944, Presses universitaires de Grenoble, Grenoble, 2010, 199 pages, (ISBN 978-2-7061-1604-9).
  • 2014 : Bernard Delpal, A Dieulefit, nul n'est étranger, P.M.H., 2014 (1re édition), 155 pages, (ISBN 978-2-9568203-0-7).
  • 2016 : Bernard Delpal, L'Album de Beauvallon - fondation et période historique de l'école 1929-1945, Un Comptoir d'Edition 2016, 240 pages, (ISBN 978-2-919163-090).
  • 2018 : Collectif (Bernard Delpal, Philippe Hanus, Réseau Mémorha), Résistances juives - Solidarité, réseaux, parcours, Libel 2018, 280 pages, (ISBN 978-2-917659-75-5).
  • 2019 : François Boulet, Le Chambon-sur-Lignon, Dieulefit, Moissac : trois pays-refuges à comparer (1940-1944) : in Cahiers de la Haute-Loire 2019, Le Puy-en-Velay, Cahiers de la Haute-Loire, .

Filmographie

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  • Le rythme de la terre : chronique d'une année avec six potiers de Dieulefit, film de Jean-Christian Riff, Vidéodébat, 2008, 1 h 29 min (DVD).
  • Dieulefit, le Village des Justes, Reportage 50 min d'Alexandre Fronty et Guillaume Loiret pour LCP, 2010.
  • Monsieur Max et la rumeur, film avec Patrick Sébastien, 2015.

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  51. école maternelle publique, sur le site de l'académie de Grenoble
  52. école primaire, sur le site de l'académie de Grenoble
  53. école Sainte Marie, sur le site de l'académie de Grenoble
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  58. https://data.bnf.fr/fr/15118502/valerie_paturaud/
  59. https://regardsprotestants.com/culture/nezida/
  60. https://www.librairie-protestante.com/blog/nezida-met-en-scene-la-drome-protestante-au-19eme-siecle-n463
  61. https://www.placedeslibraires.fr/livre/9791034902569-nezida-valerie-paturaud/