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Cousolre

commune française du département du Nord

Cousolre
Cousolre
L'église vue de la place.
Blason de Cousolre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
Canton Fourmies
Intercommunalité Communauté d'agglomération Maubeuge Val de Sambre
Maire
Mandat
Maurice Boisart
2014-2020
Code postal 59149
Code commune 59157
Démographie
Gentilé Cousolreziens
Population
municipale
2 289 hab. (2016 en diminution de 3,58 % par rapport à 2011)
Densité 109 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 14′ 47″ nord, 4° 09′ 00″ est
Altitude Min. 143 m
Max. 229 m
Superficie 20,98 km2
Localisation

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Liens
Site web www.cousolre.fr

Cousolre est une commune française située dans l'Avesnois, dans le département du Nord en région Hauts-de-France.
Ses habitants sont appelés les Cousolreziens.

La commune fait partie du Parc naturel régional de l'Avesnois.

Sommaire

GéographieModifier

la commune est située sur les contreforts des Ardennes, encerclée par le territoire du Hainaut belge. L'ancienne nationale N°49 permettait de joindre Valenciennes à Philippeville en passant par Maubeuge et Beaumont. Cousolre à une superficie de 2069 ha et une altitude moyenne de 176 mètres. L'agglomération se trouve dans le fond de la vallée de la Thure entourée de nombreux bois sur les coteaux, une vaste plaine située à l'est rassemble les sols les plus productifs pour les cultures du blé, de l'orge, de la betterave et du maïs. Les pâturages pour l'élevage dominent sur les trois hameaux de Reugnies, Marsignies et les Haies. Le climat est océanique dégradé avec des hivers rigoureux et des étés parfois très chauds.

Le sol est formé de terrains du dévonien supérieur et moyen (420 à 350 millions d'années) carrières de Ste Anne et de marbre noir) avec de grands récifs coralliens (carrière de la Haie des Saules). On y trouve de nombreux fossiles (fougères, acervularia); L'ensemble a été relevé à l'ère tertiaire donnant aux plages du secondaire de la vallée de la Thure des plissements de 40 à 80° exploités par des carrières de grés.

 
Vue d'ensemble.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Cousolre
Colleret Bersillies-l'Abbaye Bousignies-sur-Roc
Aibes   Beaumont
Bérelles Hestrud Leugnie

HydrologieModifier

La commune est traversée par la Thure ; le hameau de Reugnies l'est par la Hante.

ToponymieModifier

Le village était dénommé dans un polyptyque du Xe siècle, Curtis Solra, toponyme latin. Curtis désignant le siège administratif d'un pagus, secteur administratif, de la Solre. Il daterait de l'époque mérovingienne. Charlemagne serait venu à Cousolre en 798 à l'occasion de la translation des reliques de sainte Aldegonde à Maubeuge[1]. Alcuin rédigea pour l'abbaye St Vaast d'Arras une épitaphe pour l'autel dédié à Aldegonde et pour l'abbaye impériale de Saint Riquier.

HistoireModifier

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. Les informations de cette section sont tirées des travaux cités dans la bibliographie en fin d'article de Mr Jean Heuclin, historien et professeur des universités.

Des trouvailles archéologiques gauloises, permettent de supposer des implantations sur un oppidum au niveau de Saint-Roch et sur un autre site d'oppidum au niveau de l'ancienne gare.

une villa impériale romaine fut édifiée du Ier au IIIe siècle sur le site du Vigneux le long du diverticulum où des statuettes en bronze et un trésor monétaire du IIIe siècle furent découverts. A la même époque, un village gaulois occupait le site du Mont séparé par un marais d'un castrum romain établi sur la grand-place du bourg actuel avec un cardo et un decumanus perceptibles. Une autre villa romaine était sise près du rie du Million.La plaine de la couture porte la trace des agrimensores romains qui découpèrent le sol en centuriations de 50 ha chacune.

Au VIIe siècle, le site de la villa fut occupé par un intendant du fisc royal, Walbert dont les frères furent maires du Palais de Clotaire II et de Dagobert. Sa position en frontière avec l'Austrasie l'amena à se rapprocher des Pippinides établis à Nivelles où il envoya sa fille Aldegonde se former auprès du moine irlandais Subne, et l'aînée Waudru fut mariée à un potentat local de Strepy,Madelgaire/Vincent. Walbert fonda une église en l'honneur de la Vierge, Mère de Dieu, dédicacée par Saint Aubert de Cambraiet recélant la crypte avec la memoria familiale, veillée par 12 moniales venues de Maubeuge.

Ces biens passèrent par charte de donation dans la possession des Dames chanoinesses de Maubeuge qui les conservèrent jusqu’à leur vente comme Bien National en 1793. La dernière abbesse Florence De Lannoy vint se réfugier à la cense de la Cour avant de rejoindre son frère le prince-évêque de Liège au moment de la bataille de Wattignies (1793).

L'époque féodale manque de témoignages. Au XIe siècle, le comte Baudouin V de Hainaut cède des portions du village à divers vassaux comme Fulcuin ou Jace de Thirimont. Un autre Baudouin est vassal des seigneurs d'Avesnes, Le chapitre ne conservant que la cense de la Cour, Le Mont, Hurtebise et divers bois.

En 1185, le village est incendié par les troupes du duc de Brabant et l'archevêque de Cologne. Le vieux couvent des chanoinesses est abandonné.

En 1256 par le dit de Péronne, saint Louis réglant la querelle des d'Avesnes et des Dampierre, la terre de Cousolre relevant du chapitre de Maubeuge échoit à Baudouin d'Avesnes, qui en cède une partie à l'abbaye de Bonne-Espérance (1280). En 1294, Cousolre fait partie du douaire de Béatrice d'Avesnes qui a épousé le comte Henri III de Luxembourg.

Au XIVe-XVe siècles, Cousolre relève des comtes de Flandres en accord avec l'abbesse Marguerite de Grave. En 1477, à la mort de Charles le Téméraire, Louis XI tenta de s'emparer de ses états et ravagea la région, pillant et brûlant le village.

la première moitié du XVIe siècle est marquée par la construction d'une nouvelle église (1503-1525) - dédiée à Saint Martin avec transfert des reliques de Walbert et Bertille. L'essor du protestantisme, les guerres de religions et la rivalité avec les Habsbourg d'Espagne rendent la sécurité incertaine. La population érige pour se défendre de la soldatesque, une tour-clocher accolée à l'église où il est possible de se réfugier au premier étage dans une grande salle. Le chœur et le cimetière sont détruits.

Après la paix de Vervins (1598), les archiducs Albert et Isabelle encourage la reconstruction de l'église,Les chanoinesses de Maubeuge assistent à la reconnaissance des reliques de Walbert et Bertille tandis que la rédaction des plusieurs vitae d'Aldegonde érige la sainte en protectrice des Pays-Bas face à la menace d'occupation française.

De 1640 à 1715, le pays est régulièrement ravagé par les troupes de Louis XIV. Les forges, fenderies et moulins à tan -entre les mais des Polchet d'Eppe-Sauvage -fonctionnent irrégulièrement. Cousolre, devient un village frontalier avec une frontière mouvante entre les traités de 1659, 1678 et 1698. La communauté est ruinée par les impositions, les mauvaises récoltes, des conditions climatiques déplorables et des épidémies jusqu’en 1720. Un corps de cavalerie occupe le corps de garde en quête des fraudeurs sur les blés, des déserteurs, et du trafic sur les bois et les fers.

En 1702, Philippe Renaut, entrepreneur de la machine de Marly rachète la fenderie des chanoinesses puis la Forge et s’établit avec sa famille au Vieux-Château.En 1719, son fils Philippe-François, séduit par la propagande de la Cie des Indes fondées par John Law part aux Illinois découvrir des mines de plomb. Glorieuse épopée dont il sort ruiné en 1743. Son fils François-Célestin a repris l'affaire familiale et l'a dotée d'une cuirasserie et objets de pionniers, il est actionnaire dans l'usine de Marly les Valenciennes qu'il fournit en fer pour produire des clous et des tôles. Après sa mort en 1769, l'affaire décline rapidement. Mais les forges se transforment en scierie pour le marbre avec l'ouverture de carrière de Sainte-Anne.

Le cahier de Doléances de 1789 de Cousolre témoigne de la faible productivité de l'agriculture, des taxes douanières sur le charbon et "d'impositions au-dessus de ses forces". Le village doit entretenir à ses frais la route royale créée depuis 1745 fort délabrée et l'église qui a besoin de réparations. Seule la cense de la Cour, avec ses 300 moutons et sa cinquantaine de chevaux en tant que relais de poste, parvient à s'en sortir. Les habitants réclament que les impositions soient supportées par tous et la libre circulation des marchandises dans tout le royaume.

La guerre est toujours là. La Fayette et ses troupes traversent le village en mai 1792, On lève des volontaires, la loi du maximum est appliquée. En mai 1793, le quartier-général de l'armée de Sambre et Meuse est établi pour trois jours à Cousolre ( Maison des conventionnels). Saint-Just et Lebas y rédigent la proclamation aux armées avant la bataille de Wattignies. L’établissement de l'Empire ramène la paix mais les jeunes hommes sont conscrits et partent dans les campagnes d’Allemagne et de Russie. En juin 1815, à la veille de Waterloo, les 46 000 hommes des 1er et 2e corps des généraux d'Erlon et Reille passent par Cousolre, des compagnies bivouaquent sur Marsignies, Reugnies et Leval-Chaudeville. Napoléon a déjeuné à Hurtebise et couché le soir du 14 juin à Beaumont. A Partir du 19 juin. des milliers de soldats blessés et mourants se réfugient dans l'église de Beaumont pour être soignés.

Le Traité de Paris et le Congrès de Vienne redéfinissent une nouvelle Europe. Le traité des Limites fixe la frontière franco-néerlandaise, des bornes sont apposées en 1819 sur le pourtour de la commune. Le protectionnisme des royalistes établit des taxes douanières qui entraînent l'essor de l'industrie marbrière pour plus d'un siècle à Cousolre. L'exploitation des carrières reprend. Dès 1825, de nombreux marbriers belges vinrent implanter leurs ateliers. Avec les déchets du sciage et en important des marbres belges bruts, ils confectionnèrent des cheminées simples, dites capucines pour le marché français.Durant la période 1840-1870, l 'activité marbrière, grâce à l'amélioration des conditions de transport et à l'essor du marché parisien, connaît une véritable révolution. Pour la première fois, on importe du "carrare" d'Italie, via Anvers, et des fabricants parisiens viennent installer des ateliers à pendule nécessitant une main-d'œuvre minutieuse et nombreuse pour polir et assembler des petites pièces.Le système du crédit bancaire et la vente à la commission facilitèrent la multiplication de petits ateliers. En 1850, il y avait à Cousolre 6 carrières et scieries, 20 ateliers de cheminées employant 600 ouvriers et 15 ateliers à pendule avec 350 salariés. Cependant 80% des productions étaient contrôlées par les marchands-marbriers de Paris. La politique des grands travaux du  Second Empire conduite par le Baron Haussmann stimula toutes les productions marbrières. Les marbres verts des Alpes, le "Campan" et le "sarrancolin" des Pyrénées, la "brèche" du Var et les "brocatelles" et "rouge antique" de l'Aude mais aussi le "bleu turquin", "le portor" et la "brèche violette" d'Italie sont travaillés à Cousolre. Un tailleur de pierre invente le tour à marbre permettant la fabrication de colonnettes et de coupes. Des cheminées de style Henri II, Louis XIII et Louis XV sortent des ateliers pour aller orner les grands hôtels parisiens ainsi que de nombreux modèles de pendule comme la "Châteaubriand". A partir de 1860, le traité de commerce signé par Napoléon III facilite les exportations vers l'Angleterre et son vaste empire.

L'apogée de l'industrie marbrière se situe entre 1870 et 1914. Aux marbres français et italiens s'ajoutent désormais ceux d'Algérie, du Mexique, du Brésil et d'Espagne, plus colorés, ils décuplent la créativité des sculpteurs et de tous les artisans graveurs et modeleurs. Des cheminées monumentales sont réalisées pour l'Hôtel de ville de Paris, de grandes vasques servent à la restauration des jardins de Versailles, plusieurs monuments commémoratifs sont élevés de Boulogne-sur-Mer au Mexique et au Chili. Tout ce savoir faire fut valorisé par des cours pratiques de gestion mais aussi de dessin et de sculpture dirigés par de grands maîtres comme Fagel. Les récompenses se multiplièrent lors des expositions internationales et s'illustrèrent par un prix de Rome.

La Belle Epoque est une apogée illusoire, des fermetures d'entreprises se dessinent et des grèves violentes pour la journée de 10h éclatent à la veille de la Grande Guerre.

Le , une erreur de la postière de Cousolre aboutit à la mobilisation prématurée des réservistes et des territoriaux ; la mobilisation générale a lieu le lendemain 1er août et la guerre est déclarée à la France par l'Allemagne trois jours plus tard le [2]. 800 habitants sur 3200 ont évacué vers Paris.

Première Guerre mondiale : Les Allemands arrivent dans le village le mardi . Un groupe de batteries autrichiennes de 305 mm ouvre le feu sur les forts de la ceinture de Maubeuge le 29 août à 13h. Le fort de Cerfontaine riposte dans la nuit en bombardant le village de 22h à 2h du matin. Après la prise de Maubeuge le 8 septembre le village est occupé par 800 chevaux légers du 8e régiment bavarois. D'août 14 à juin 1915, la moitié des soldats du village ont été tués.Le rattachement de Cousolre au commandement de Bruxelles jusqu’en 1916 permet une occupation allégée et un ravitaillement assuré.

La situation se durcit à l'automne 1916 avec le plan Hindenburg; Le rythme des réquisitions s'accélère, 200 ouvriers sont emmenés au camp XXII de Moeuvres (Cambrai) pour la construction de la ligne Hindenburg. On comptera 16 victimes civils de cette déportation. En 1917 et 1918, le passage des troupes allemandes s'intensifie, une Kommandantur N° 265 est installée au "château"Lecat. Des réfugiés de la Somme, de l'Aisne et de l'Oise occupent les maisons abandonnées. Le marché noir fonctionne au mieux avec les agriculteurs et la Belgique. La présence du GQG Allemand à Avesnes à partir de mars 1918 pour lancer la frieddensturm rend la vie intenable et les menaces de famine se font jour. Les peines de prison et les amendes pour les civils se multiplient En octobre, la grippe espagnole sévit et les hommes valides sont emmenés vers Charleroi et Namur par les Allemands.

Le village est libéré par les troupes anglaises du général Matheson le 9 . Bilan: 87 soldats tués, 16 victimes civiles, 80 prisonniers. Un monument au mort travaillé et sculpté par Emile Pouillon est inauguré en 1923.

L'entre-deux-guerres est marquée par l'exposition marbrière de 1930 qui accueille 5000 visiteurs : 25 ateliers de marbrerie ont exposé 182 pièces originales et 58 ouvriers en ont présenté 123. mais le glas de la prospérité marbrière a sonné avec les grèves de 1936 (400 chômeurs) suivies par les quatre années de la seconde guerre mondiale.

La période de la drôle de Guerre (1939-1940) a vu la construction des blocs de la ligne Maginot prolongée aux Quatre-Bras mais un rapport militaire de janvier 1940 signale une non-opérationalité à 50% par défaut de canons, portes blindées et mitrailleuses. Le 15 mai 1940 les réfugiés belges débordent les postes de douane. Une colonne de réfugiés est massacrée (46/81) par le passage deux stukas sur la côte de la ferme de Gérard-Croix. Le 17 mai, le 31e dragon à cheval de Lunéville dans lequel se trouve le brigadier Claude Simon, en retraite, tombe dans une embuscade menée par 4 automitrailleuses des "Hirschberger jäger" au niveau du chemin de la Castonade au nord du cimetière. 4 hommes sont tués et le régiment du colonel Reille éparpillé, part vers Hestrud , Bérelles et Maubeuge à la suite de combats à l'intérieur du village qui font 20 tués allemands.

On comptera 163 prisonniers sur 263 mobilisés, suscitant séances théâtrales et quêtes diverses en faveur des prisonniers. Des éléments de résistance se constituent en lien avec l'ancien réseau des passeurs de la Dame Blanche pour évacuer les aviateurs alliés, d'autres forment les FTP et FFI en relation avec le parti communiste (A. Pierrard) et l'organisation Civile et militaire de Chabloz. Le 7 janvier 1944, trois avions anglais de retour de missions sont abattus par des chasseurs allemands venus de la base de Florennes, plus dramatique est ma mort le 5 août de 15 personnes de deux familles différentes, dont les maisons ont été bombardées par erreur par l'aviation américaine.La libération à lieu le 3 septembre 1944.

Les guerres d'Indochine et d'Algérie marquèrent de leurs deuils plusieurs familles du village qui tout en perdant le prestige de la prospérité marbrière s'engage dans les Trente glorieuses.


Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Cousolre se trouve dans l'arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe du département du Nord. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription du Nord.

La commune se trouvait depuis 1793 dans le canton de Solre-le-Chateau [3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Fourmies.

IntercommunalitéModifier

La commune est membre de la communauté d'agglomération Maubeuge Val de Sambre créée en 2001.

Liste des mairesModifier

Ancien régime
Article détaillé : Commune (Moyen Âge).

Dans les temps anciens (avant la Révolution), l'administration communale se composait du Mayeur (parfois héréditaire) qui était nommé par l'abbesse du chapitre de Maubeuge et, de cinq échevins pris parmi les riches propriétaires[4].

Liste de mayeurs d'Ancien régime[4]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1548 1558 Thomas Martin    
1604 1605 Jehan Mocqueau    
1605 1628 Anselme Martin    
1648 1654 Jean Longfils    
1654 1672 Pierre Camberlin    
1672 1676 Jean Cornil Martin    
1677 1683 Claude Camberlin    
1683 1686 Jacques Durieux    
1687 1690 Jean Camberlin    
1691 1695 François Martin    
1696 1698 Guillaume Deroyer    
1699 1710 Jean Henry    
1710 1713 Alexis Fissiaux   Censier
1714 1720 Lambert Martin   Laboureur
1721 1745 Alexis Fissiaux   Censier
1745 1753 Jean Joyeux    
1754 1764 Jean François Fissiaux    
1765 1766 Nicolas Mortier    
1767 1777 Jean François Fissiaux    
1778 1788 Lambert Henry   Coroyeur
Depuis la Révolution française
Liste des maires successifs[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1789 1791 Nicolas Levecq    
1791 1795 Maximilien Lecat    
1795 1796 Jean François Fissiaux    
1796 1797 Maximilien Lecat    
1797 1798 Jean Baptiste Joffroy    
1798 1800 Maximilien Lecat    
1800   Jean Baptiste Joffroy    
1803 1812 Lambert Joseph Henry    
1813 1816 François Joseph Martin    
1816 1821 Jean Baptiste Joffroy    
1822 1832 Jean Baptiste Levecq    
1832 1834 Eusèbe Dufosset   régisseur de forge
1835 1848 Jean Baptiste Levecq    
1850 1853 Achille Wallerand   Maître marbrier
1854 1861 Jean Baptiste Levecq (fils)   agriculteur
1861 1869 François Martin    
1870 1870 Jean Baptiste Levecq (fils)   agriculteur
mars 1871   Léandre Wallerand    
juin 1871 1879 Xavier Hénaut   Maître marbrier
1879 1889 Léandre Wallerand    
1890 1890 Benoît Blanpin    
1890 1903 Alfred Deltour    
1903   Céli Henaut   Patron marbrier
1908 1910 Alfred Deltour   Médecin
1910 1912 Désiré Décamps   Patron dans la métallurgie
1912 1914 Prudent Dhordain   Entrepreneur
1914 1919 Jules Levecq   Agriculteur
Faisant fonction de maire
1919 1920 Louis Matagne   Marbrier
1920 1922 Désiré Meunier   Commercial marbrerie
1922 1925 Georges Joset   Entrepreneur
1925 1927 Jules Levecq   Agriculteur
1927 1941 Prudent Dhordain   Entrepreneur (carrière)
1941 1944 François Prevost   Pharmacien
1945 1952 Auguste Delcroix   Ouvrier maçon
1952 1959 Émile Duflot   Ouvrier métallurgiste
1959 1965 Yvon Hénaut   Agriculteur
1965 1995 Jean Ghislain[5]    
1995 avril 2006[6] Jean Hénaut   Démissionnaire
avril 2006[6] En cours
(au 9 avril 2019)
Maurice Boisart[7],[8],[9] PS Réélu pour le mandat 2014-2020[10]

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2016, la commune comptait 2 289 habitants[Note 1], en diminution de 3,58 % par rapport à 2011 (Nord : +0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7385547259101 2201 1861 4271 6021 633
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7461 9122 1742 5002 8523 3163 2033 1503 311
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 2933 2673 2262 7422 9082 8222 8062 5942 880
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 9363 0042 8942 6322 4712 3622 3812 3952 303
2016 - - - - - - - -
2 289--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Pyramide des âges en 2007
Pyramide des âges à Cousolre en 2007 en pourcentage[14].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
0,8 
5,7 
75 à 89 ans
11,5 
11,8 
60 à 74 ans
14,1 
21,1 
45 à 59 ans
20,4 
20,1 
30 à 44 ans
19,7 
18,7 
15 à 29 ans
16,1 
22,2 
0 à 14 ans
17,3 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[15].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

La commune a été récompensée de deux fleurs au concours des villes et villages fleuris[1].

Les sites les plus importants à visiter sont :

  • La chapelle du Bon Dieu de Pitié de 1558. ancienne chapelle funéraire de la famille du mayeur Martin.
  • La chapelle Saint Walbert - dépendante de la Cour ste Aldegonde - reconstruite en 1709 pour permettre l'aménagement d'un Corps de Garde.
  • Le Corps de Garde construit au début du XVIIIe siècle après le traité d'Utrecht et de Rastatt, pour un corps de 12 cavaliers et un lieutenant chargé de surveiller la frontière.En 1904 y est installé le poste de Douane avec un corps d'une trentaine de préposés
  • L'église Saint-Martin, bâtie entre 1501 et 1521 en pierre bleue, dont le chœur a été reconstruit après les Guerres de religion en 1617. L'édifice contient la chasse (1661) des reliques de saint Walbert et de sainte Bertille, son épouse[1].
Article détaillé : Église Saint-Martin de Cousolre.
  • Le cimetière témoigne des œuvres d'art de l'industrie marbrière avec la tombe du soldat Pycker du commonwealth, mort à 19 ans en août 1918.
  • Musée de la machine parlante (phonographes, gramophones et radios[1],[16].
  • La place du marais, créée en 1893 sur l'ancien marais communal avec des remblais de carrière et de marbrerie. devenue place Léo Lagrange (député d'Avesnes et secrétaire d'état aux Sports en 1936) pour être un plateau sportif accueillant les luttes de jeu de balle après 1950. C'est aujourd'hui un espace vert et ludique pour les enfants, situé au centre du bourg.
  • Le kiosque à musique, inauguré en 1908 et censé être le plus beau de l'Avesnois, dont le socle a été réalisé par les tailleurs de pierre de la marbrerie Vienne, les colonnes en fonte fondues par les établissements Décamps, les balustres forgées chez Dandoy. Il est situé place Charles-de-Gaulle[1].

Ce qui suit ne se visite pas :

  • Le Vieux château de Cousolre - résidence de la famille Renaut, maîtres de forge au XVIIIe siècle, (transformé en prison par l'envahisseur en 1914-1918), il a ensuite appartenu dans les années 60-70 à la comtesse Borelli, proche amie du couple De Gaulle).
  • La Cense de la Cour - rue Ste Aldegonde - bâtiments du XVIIe-XVIIIe siècles, situés à l'emplacement de la villa du domesticus Walbert, avec sa cave contenant l'argile miraculeuse contre le cancer du sein.
  • Le château de Branleux aussi à Cousolre (probablement disparu depuis).

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Personnalités liées à la communeModifier

  • Les plus connues des habitantes de Cousolre sont sainte Aldegonde et sa sœur sainte Waudru, filles de saint Walbert et de sainte Bertille.
    • Aldegonde (630-684) fonda Maubeuge et instaura le Chapitre des Dames Chanoinesses.
    • Waudru (612-188) fonda la ville de Mons et le chapitre des Dames Chanoinesses.
    • Adam de Cousolre, 16e abbé en 1270 de l'abbaye de Bonne-Espérance (Prémontrés) fit construire l'imposante église abbatiale. il meurt en 1286.
    • Philippe-François Renaut (1686-1755) maître de forges,parti en Louisiane en 1719 avec une quarantaine d'ouvriers du village, il inventa les mines de plomb de l’Illinois et fut directeur des mines de la Cie des Indes Occidentales jusqu’en 1743.
    • Léon Fagel (1851-1913) Sculpteur renommé, participa à l'épopée marbrière de la commune où il décéda le 20 mars 1913
  • Alfred Jennepin (1836 - 1914), instituteur, directeur d’école, auteurs d'articles sur la pédagogie,l’archéologie et l'histoire. Il rédigea la notice historique du village depuis l'antiquité gallo-romaine jusqu'au XIXe siècle. Un monument inauguré en 1923 lui rend hommage, route Nationale. Le collège de la commune inauguré en 1971 porte son nom[1],[17].
  • Jacques Pouillon (1935-2011), Marbrier, sculpteur, prix de Rome de sculpture en 1954 à 24 ans. Il réalisa le mémorial des victimes du barrage de Malpasset à Fréjus.
  • Claude Simon (1913-2005) prix Nobel de littérature en 1985 dont l'ouvre fut marquée par l'embuscade de Cousolre survenue le 17 mai 1940 lorsque le 31e Dragon auquel appartenait Claude Simon rencontra aux quatre chemins, près de la Castonade, des automitrailleuses allemandes arrivant de Reugnies. il y eut une vingtaine de tués.
  • André Pierrard (1916-1997), député du Nord et écrivain.
  • Jean Heuclin (1949 - ) écrivain, historien, directeur de collection, doyen de l'Université de Lille (1995-2015), vice-président de la commission historique du Nord.
  • Eric Dupont-Moretti (1961 - ) célèbre avocat pénaliste
  • Burt Blanca, musicien, vivant dans ce village à l'heure actuelle[Quand ?].
  • Jean-Guy Wallemme, né le 10 août 1967 à Maubeuge, ancien footballeur français ayant fait ses débuts à l'US Cousolre.

HéraldiqueModifier

Les armes de Cousolre se blasonnent ainsi : « D’or à trois chevrons de sable ».
L’or symbolise la pureté, la foi, la justice, l’honneur. Les chevrons noirs - signe d’humilité - évoquent les éperons d’un chevalier ou la pièce d’une charpente[1]

Pour approfondirModifier

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BibliographieModifier

  • Alfred Jennepin, Notice historique sur la commune de Cousolre, Lorisse - Le livre d'histoire, (1re éd. 1877), 446 p. (ISBN 2-84435-145-X, présentation en ligne).
  • Jean Heuclin, 1400 ans de Vie religieuse, Cousolre, 1975
  • Jean Heuclin, de la Curtis de Cousolre à la Cense de la cour: histoire d'une étrange continuité, MSHAAvesnes, T. 37, 2006, p.47-72.
  • Jean Heuclin, Cousolre, un village en territoire occupé de 1914 à 1918. Cousolre 2013.
  • Jean Heuclin, Histoire de l’industrie marbrière en Avesnois, MSHA Avesnes, T..29, 1986.
  • Jean Heuclin,Mai 40 en Avesnois,La résistance 40-44, MSHA Avesnes, t. 32, 1992, p;131-213 et MSHAA, t. 36, 2002, p.365-417.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a b c d e f et g « En noir et blanc, et haute en couleurs : Durant tout l’été, La Sambre vous emmène à la découverte de plusieurs de nos communes. Après Saint-Rémy-du-Nord, deuxième étape cette semaine à Cousolre, un village uni, riche, passionné, fier et animé », La Sambre La Frontière, no 2039,‎ , p. 20-23.
  2. Cent ans de vie dans la région, Tome 1 : 1900-1914, éditions la Voix du Nord, 1998, page 61
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. a et b Alfred Jennepin : Notice historique sur la commune de Cousolre, ouvrage mentionné en bibliographie.
  5. Simon Butel, « Maire pendant trente ans, Jean Ghislain s’en est allé : Maire de 1965 à 1995, Jean Ghislain est décédé mardi, à 92 ans. Le village lui doit notamment le collège, la salle de sports, le centre socioculturel et le jumelage avec Freienohl, en Allemagne », La Sambre La Frontière, no 2060,‎ , p. 18 « Cousolre, dont il a été maire de 1965 à 1995, doit aussi à Jean Ghislain « la construction des cités sous la gendarmerie, les Ifs et les Malus, la construction du collège Jennepin avec la salle de sports, liste Jacques Copin, ancien élu entré à la mairie avec Jean Ghislain. Sous son temps, la commune a aussi acheté l’ancienne marbrerie, devenue un dancing, le Blue Stone, en référence à la pierre bleue, pour en faire une salle polyvalente, qui est aujourd’hui le centre socio- culturel » . Autres réalisations saluées par l’ancien adjoint aux travaux, « le transfert de La Poste dans une maison de la place, l’entretien des routes, la desserte des hameaux, l’installation du gaz en 64, (…) le remplacement du clocher de l’église ».
  6. a et b « Carnet », Maires du Nord, Association des maires du Nord, no 19,‎ , p. 8 (lire en ligne [PDF]).
  7. Ariane Chemin, « La gifle du maire, saison II », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  8. « Gifle à un adolescent de Cousolre: le maire relaxé en appel », L'Obs,‎ (lire en ligne).
  9. « Le maire ne veut pas lâcher sa gendarmerie : Un temps oublié, le transfert de la gendarmerie à Solre- le- Château est de nouveau évoqué. Déjà fermement opposé au projet en 2012, Maurice Boisart n’a pas changé d’avis », La Sambre La Frontière, no 2030,‎ , p. 14.
  10. « Cousolre: élu sur le fil, Maurice Boisart disposera d’une confortable majorité : Cela s’est joué à quinze voix d’écart. Autant dire, à la photo finish. La liste du maire sortant, Maurice Boisart (50,66 %) l’emporte d’une très courte tête face à la liste menée par l’ancien adjoint aux sports, Éric Appart (49,34 %) », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne) « En 2008 aussi, l’élection avait été très serrée. Dix conseillers avaient émergé de la liste Boisart, neuf de l’autre. Conséquence, le mandat avait été marqué par une scission au sein du conseil ».
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. « Évolution et structure de la population à Cousolre en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 juillet 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 juillet 2010)
  16. « Le musée de la machine parlante vous souhaite la bienvenue !  », Office du tourisme de Cousolre, (consulté le 31 décembre 2016).
  17. « Alfred Jennepin (1836-1914) », data.bnf.fr, Bibliothèque nationale de France (consulté le 31 décembre 2016).