Ouvrir le menu principal

Chef-Boutonne

commune nouvelle des Deux-Sèvres, France

Chef-Boutonne
Chef-Boutonne
L'hôtel de ville.
Blason de Chef-Boutonne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Niort
Canton Melle
Intercommunalité Communauté de communes Mellois en Poitou
Maire
Mandat
Fabrice Michelet
2014-2020
Code postal 79110
Code commune 79083
Démographie
Population
municipale
2 583 hab. (2016 en augmentation de 21,55 % par rapport à 2011)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 06′ 38″ nord, 0° 04′ 06″ ouest
Altitude Min. 71 m
Max. 146 m
Superficie 40,38 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Deux-Sèvres

Voir sur la carte administrative des Deux-Sèvres
City locator 14.svg
Chef-Boutonne

Géolocalisation sur la carte : Deux-Sèvres

Voir sur la carte topographique des Deux-Sèvres
City locator 14.svg
Chef-Boutonne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chef-Boutonne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chef-Boutonne
Liens
Site web www.chef-boutonne.fr

Chef-Boutonne est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.

Le , la commune étend son périmètre à Crézières, La Bataille et Tillou sous le statut de la commune nouvelle[1].

GéographieModifier

Chef-Boutonne est située au sud du département des Deux-Sèvres à 80 km de Poitiers, 100 km de La Rochelle, 40 km de Niort et à 60 km d’Angoulême, dans une région de plaine qui correspond au Mellois.

L'altitude s'élève de 72 m au bord de la Boutonne en aval de Lusseau à 140 m au Maboué[2].

Du bocage subsiste principalement au sud de la commune. Les champs ouverts dominent au nord sur un relief entrecoupé par des vallées sèches[2].

ToponymieModifier

La commune doit son nom à la rivière la Boutonne, qui prend sa source au cœur de la ville, sous le lavoir de la rue de la Fontaine, d'où le nom de chef pour la tête de la Boutonne.

En poitevin, son nom est Ch' Boutoune [ʃˀ butu:n][3],[Note 1].

HistoireModifier

Chef-Boutonne est un chef-lieu de canton connu pour la célébrité nationale de deux personnages : Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, défenseur malheureux de Louis XVI, et plus près de nous, Jean-François Cail, qui fut, au XIXe siècle, l'équivalent de ce que représentent actuellement les industriels Dassault ou Bouygues. Le premier a laissé son nom à la place créée sur les ruines de l'ancien château féodal, au lieu-dit la Plaine, le second à la principale place au centre du bourg.

 
Carte du Sud-Est des Deux-Sèvres à l'époque gallo-romaine d'après la toponymie et l'archéologie.

Javarzay, dont le nom est d'origine gallo-romaine, a constitué l'habitat principal à l'origine, on a retrouvé dans son sous-sol des vestiges antiques ; toutefois, les tumuli au Champ des Chirons (rue du Pont-Supérieur, fouillé par Henri Beauchet-Filleau) indique que Chef-Boutonne a pu exister dès cette époque[4],[5].

En 1061, Guillaume VIII d'Aquitaine partit du château fort de Chef-Boutonne pour attaquer Foulque le Réchin, comte d'Anjou, campé à La Bataille[4].

 
Le château fort de Chef-Boutonne dessiné par C. Chastillon en 1610.

Il ne reste que quelques vestiges de l'ancien château fort de Chef-Boutonne, qui a été démoli au début de la Révolution, les deux dernières tours rasées en 1813 ; mais ce château fort paraît extrêmement imposant sur une gravure de Chastillon au XVIe siècle[5]. Le château de Javarzay construit vers 1513, 1514 est en partie conservé[4].

Le premier seigneur connu de Chef-Boutonne s'appelle Pons de Mortagne, époux de Claire de Lezay, vécut au XIVe siècle[5].

L'église paroissiale de Chef-Boutonne, Saint-Barnabé, a disparu au cours des guerres de religion, la chapelle du château accueillit une partie des fidèle puis, démolie en 1824, elle fut remplacée par l'église actuelle deux ans plus tard. La religion protestante calviniste, alias réformée, cessa d'être célébrée dans la commune en 1685[5]. L'église romane de Javarzay, bâtie au XIIe siècle, possédait 115 reliques. Elle fut en partie détruite en 1567, puis reconstruite au XVIe siècle.

Dans les registres paroissiaux de Javarzay, Chef-Boutonne est encore qualifié de hameau en 1674, pourtant elle atteint 1 280 habitants en 1714[4],[5]. Quant à Lussay, la population de la commune était de 165 habitants en 1793, 130 habitants en 1796 et 167 habitants en 1800[4].

Chef-Boutonne, Javarzay et Lussay formant chacune une paroisse, elles devinrent des communes distinctes en 1789. Dès 1790, la commune de Javarzay fut rattachée à Chef-Boutonne, Lussay en fit de même en 1829[4] ou 1830 [5].

En 1714, 12 foires se tenaient dans la ville. Une faïencerie, fondée vers 1778, fonctionna au moins jusqu'en 1810. La fabrication des textiles disparut au XIXe siècle. Un filature de Javarzay brûla en 1859. En 1800, il y avait sept tanneries, toutes avaient cessé leur activité cinquante ans plus tard[5].

La gare, dont le bâtiment subsiste, était desservie par deux lignes, actuellement disparues :

Riche d'une vie associative abondante et diversifiée, la commune connaît depuis quelques années le renom d'un tournoi international de tennis de table. En effet de nombreux joueurs classés dans le top 100 mondial y participent. La 9e édition d'un tel tournoi a eu lieu en 2011.

Le , la commune étend son périmètre à Crézières, La Bataille et Tillou sous le régime de la commune nouvelle (arrêté préfectoral du [1]).

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Communes déléguéesModifier

Liste des communes déléguées de Chef-Boutonne
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
km2
Population
(dernière pop. légale)
Densité
hab./km2
Chef-Boutonne
(siège)
79083 CC Mellois en Poitou 40,38 2 583 (2016) 64
La Bataille 79027 CC Mellois en Poitou 6,28 84 (2016) 13
Crézières 79107 CC Mellois en Poitou 4,25 41 (2016) 9,6
Tillou 79330 CC Mellois en Poitou 10,04 335 (2016) 33


Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 octobre 1947 Alexandre Rémondière DVG Conseiller général du canton de Chef-Boutonne (1945 → 1951)
octobre 1947 mars 1971 Louis Doignon SFIO Haut fonctionnaire
Conseiller général du canton de Chef-Boutonne (1951 → 1958)
mars 1971 mars 1989 Jacques Courivaud    
mars 1989 mars 2001 Robert Micheau PS Conseiller général du canton de Chef-Boutonne (1988 → 1994)
mars 2001 octobre 2004
(démission)
Francis Delage    
octobre 2004 En cours
(au 8 janvier 2019)
Fabrice Michelet DVD Agent immobilier
Président de la CC Mellois en Poitou (2018 → )
Réélu maire de la commune nouvelle pour le mandat 2019-2020[6]
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementaleModifier

En 2017, la commune a été labellisée « deux fleurs » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[7].

Population et sociétéModifier

Évolution démographique de la commune déléguéeModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2016, la commune comptait 2 583 habitants[Note 2], en augmentation de 21,55 % par rapport à 2011 (Deux-Sèvres : +1,03 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5291 4221 6141 9332 0792 2602 3662 2962 376
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2322 3412 4012 3112 3462 2732 5042 2112 139
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1022 1042 1702 0052 0362 0292 1572 0882 131
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 1502 2182 3942 3872 2882 2182 1932 1262 137
2016 - - - - - - - -
2 583--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Évolution démographique de la commune nouvelleModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • L'église romane Saint-Chartier, qui a fait partie de la première liste des bâtiments classés monuments historiques en 1840 ;
  • Le château de Javarzay (XVIe siècle), classé monument historique, et qui abrite le musée de la Coiffe ;
  • L'ancienne rue du château devenue avenue des fils Fouquaud qui rappelle qu'ils furent fusillés par les Allemands en 1944.
  • L'avenue Louis-Proust rappelle que ce jeune résistant fut fusillé à l'âge de seize ans et demi. Cette "avenue" part de l’ancienne place du Marché où il y eut des halles démolies en 1787.
  • À Chef-Boutonne les dénominations officielles ne font pas de différences entre une avenue et une rue. Ainsi l'avenue Louis-Proust est prolongée par une rue, celle de l'Hôtel-de-Ville et des Écoles, de même importance, de même largeur, dans le même alignement, formant une partie de ce qu'on appelle tout simplement et plus justement l'avenue de Javarzay et qui est une création intentionnelle en 1738.
  • La Croix Perrine : le nom de cette petite place existait déjà en 1654 et il a sans doute son origine dans l'aumônerie qu'il y avait autrefois. C'était un établissement charitable accueillant les mendiants, les pèlerins au cours de leurs pérégrinations, pourvu d'une chapelle pour prier, d'un cimetière et qui naturellement devait avoir une croix. Il fut supprimé sous Louis XIV en 1696.
  • La Grand'Maison attire l'attention par son architecture. Dans le fronton triangulaire qui est au-dessus de la porte on pouvait lire à l'intérieur du médaillon une inscription latine affirmant que "la crainte du Seigneur est le début de la sagesse". Elle est datée de 1567 et, comme les protestants aimaient graver des citations bibliques à l'entrée de leur demeure, on peut supposer que la "Grand'Maison" fut construite par un protestant en 1567.
  • La source de la Boutonne ;
  • L'écomusée de la Vestegaille[12].

Patrimoine culturelModifier

Patrimoine naturelModifier

Personnalités liées à la communeModifier

. Jacques Richard (1954) réalisateur, originaire par son père de Chef-Boutonne, a réalisé sur place deux films : "Rebelote" (1982), présenté à Cannes l'année suivante, et "L'arche de Néné" (1995) sur René Coynault, sacristain et personnalité de Chef-Boutonne. Mais aussi "Ave Maria" (1984) avec Anna Karina au château de Melzéard, canton de Melle, dont l'affiche fit un scandale retentissant auprès des catholiques intégristes de l'époque, et donc censurée d'affichage public. Il est également auteur, producteur et artiste-peintre. Son ami comédien Philippe Castelli, mais aussi Vince Taylor, Paul Gegauff et Olga George-Picot, séjournèrent souvent dans sa maison de famille à Chef-Boutonne, ainsi que Florence Rey qui fut sa compagne de 2009 à 2014.

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
De gueules aux cinq tours de sable posées à plomb et ordonnées en chevron [13]

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le patois de Chef-Boutonne est présenté dans l'article sur le poitevin.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a et b « Arrêté portant création de la commune nouvelle de Chef-Boutonne », sur le site de la préfecture des Deux-Sèvres, (consulté le 13 décembre 2018).
  2. a et b « Géoportail »
  3. Jules Gilléron et Édmond Édmont, Atlas linguistique de la France, Paris, Champion, 1902-1910, point 513
  4. a b c d e et f Raymond Proust (imprimeur : Pairault (Lezay)), Chef-Boutonne, notes d'histoire, 88 p.
  5. a b c d e f et g Maurice Poignat, Le Pays Mellois. Histoire des communes des Deux-Sèvres, Niort, Editions du Terroir, , 425 p. (ISBN 2-903283-06-X (édité erroné), notice BnF no FRBNF34757011), p 161 à 175.
  6. « Hier soir également avait lieu l’élection du nouveau maire de Chef-Boutonne (Chef, La Bataille, Crézières, Tillou). Fabrice Michelet a été élu avec 35 voix, 3 blancs et 1 nul. » [1]
  7. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2017.
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. « Ecomusée de la Vestegaille », sur Ville de Chef-Boutonne (consulté le 8 février 2010)
  13. Gaso.fr.