Ouvrir le menu principal

Aubigné (Deux-Sèvres)

commune française du département des Deux-Sèvres
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Aubigné.

Aubigné
Aubigné (Deux-Sèvres)
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Niort
Canton Melle
Intercommunalité Communauté de communes Mellois en Poitou
Maire
Mandat
Yvan-Pierre Royer
2014-2020
Code postal 79110
Code commune 79018
Démographie
Population
municipale
212 hab. (2016 en augmentation de 1,44 % par rapport à 2011)
Densité 7,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 03′ 25″ nord, 0° 08′ 28″ ouest
Altitude Min. 99 m
Max. 159 m
Superficie 29,15 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Deux-Sèvres

Voir sur la carte administrative des Deux-Sèvres
City locator 14.svg
Aubigné

Géolocalisation sur la carte : Deux-Sèvres

Voir sur la carte topographique des Deux-Sèvres
City locator 14.svg
Aubigné

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Aubigné

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Aubigné
L'église.
Le monument aux morts.
La plaque Michelin présente sur le mur de la mairie.

Aubigné est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.

GéographieModifier

Localisation et accèsModifier

La commune d'Aubigné a une forme massive qui s'inscrit dans un cercle de huit kilomètres de diamètre.

Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

En période d’étiage, il n'existe pas de cours d'eau permanent, mais dès fin novembre, l'eau monte dans les puits qui débordent. Plusieurs sources sortent alors du fond des vallons pour alimenter un réseau de fossés qui drainent eaux de sources et eaux pluviales vers le ruisseau saisonnier : la Couture, affluent de l'Aume, elle-même affluent de Charente[2].

Avant les travaux de remembrement et le surcreusement des fossés, les zones en dessous de la cote 107, inondaient pendant plusieurs mois d'hiver et du printemps (parfois jusqu'au mois de juin).

Géologie et reliefModifier

Aubigné se trouve dans la région transitoire entre le Limousin et la Gâtine vendéenne au sud du seuil du Poitou, à la limite nord des plaines charentaises. C'est un plateau ondulé dont l'altitude varie entre 100 et 159 m qui surplombe la vallée de la Boutonne. Cette région de collines est légèrement creusée par une dépression en pente douce suivant un axe synclinal NO-SE qui se termine en cul-de-sac sur plusieurs ramifications en forme de feuille de vigne.

Ce plateau d'origine sédimentaire est constitué par un puissant ensemble où alternent sur une épaisseur de 25 à 30 m des bancs de calcaire lithographique et de minces couches de marne. Ce calcaire fissuré est un véritable réservoir qui alimente les puits en leur restituant tout au long de l'année les eaux emmagasinées au moment des périodes pluvieuses, de l'automne au printemps.

La terre dite de « groie » est d'une couleur brune, parfois jaunâtre, selon sa teneur en argile. C'est une terre légère, assez riche en matières organiques, qui craint la sécheresse. D'une très faible épaisseur sur les collines, elle est vite traversée par le laboureur trop optimiste qui racle la roche mère et en détache de larges plaques.

C'est une terre qui convient bien à la vigne, aux céréales et aux prairies artificielles.

HistoireModifier

Les originesModifier

Le nom d’Aubigné (Albign = gentilice Albinius ou Albinus + -acum = suffixe gallo-romain qui désigne un domaine) apparaît pour la première fois dans l'acte de la donation que fait Cadelon, vicomte d'Aulnay, à l'abbaye clunisienne de Montierneuf à Poitiers en 1081. Ce don comprend l'église (Ecclésia de Albignacum), son prieuré et divers droits de pâturage dans la forêt d'Aulnay. Mais le village est probablement beaucoup plus ancien car nous savons que la bataille que se livrèrent les armées de Foulques le Réchin l’Angevin et de Guillaume VI de Poitiers, duc d'Aquitaine), le 21 mars 1061, aboutit à la destruction du bourg qui se trouvait au lieu-dit Bourg-Sanglant. Ce village s'était certainement implanté autour d'une ancienne villa romaine car plusieurs tessons de tegulae et d’imbrices y ont été trouvées.

Le village actuel est au carrefour des routes qui mènent d'Aulnay à Chef-Boutonne et d'Aigre à Brioux-sur-Boutonne. À l'époque la région est couverte par la Grande forêt d'Argenson qui va de la forêt de Benon aux frontière du Marais aux forêts de Tusson et de Boixe en Charente. Dans les clairières qui s'agrandissent par essartage, quelques villages implantés dans des lieux stratégiques :

  • Fleury (villa et ecclesiam de Floric en 1081, Eccl. Albinec et Florec en 1157) et son quartier de La Chicornerie dont l'origine est probablement gauloise (du celtique Chil qui a donné chilos = maison, hameau). Placé sur une hauteur et au bord de la voie qui mène d'Aulnay à Chef-Boutonne ;
  • Le Peu (du latin podium = lieu élevé, colline au sommet arrondi) sur la même route est un nom du XIIe siècle ;
  • La Brousse (buisson) quartier de Semoussais à cheval sur trois communes, qui est situé sur un promontoire au carrefour du chemin de La Rochelle et du chemin de Romazières, un des anciens chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle ;
  • Bret (inventaire de la maison Brez en 1313, Brest en 1457, Brectz en 1460 et 1487, etc.) est un toponyme d'origine celtique (bré = colline, tertre en breton + les finales st, tz, ctz ...indiquent un espace collectif). Enfin Nanteuil (Nanto-ialos = clairière cultivée) et Balet (Baled = petit hangar rudimentaire) sont des toponymes celtiques qui se trouvent à proximité du hameau.

C'est à l'initiative de Marie de Montbron, dame de Chef-Boutonne, à partir de 1455 que s'accélère le défrichage des forêts ; les lieux-dits la Rente, les Rompis sont de bons indicateurs des essartages du XVe siècle.

  • Le Pas des Chaumes : le 22 janvier 1481 Marie de Montbron concède aux frères Alain et Étienne Beaumont 8 journaux à prendre sur la forêt de Chef-Boutonne ;
  • Bois-Giffard est créé par Jean Coudray dit « Génicot » à qui Marie de Montbron concède en février 1481 quatre journaux de terre, à prendre à l'extrémité sur de la forêt sur le chemin de Bret à Romazières, il peut y construire une maison à quatre travées ;
  • Prémorin est concédé à Jean Daniau et Jean Bouyneau le 2 décembre 1484.

Lieux et monumentsModifier

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
(maire en 1981)[3]   Marie-Alice Hennessy    
mars 2001 En cours Yvan-Pierre Royer PS Retraité[4]

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2016, la commune comptait 212 habitants[Note 1], en augmentation de 1,44 % par rapport à 2011 (Deux-Sèvres : +1,03 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
651722682590669658626706667
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
609560519477500506506473418
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
431412468396401398410366388
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
393336319303248214212210215
2016 - - - - - - - -
212--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Personnalités liées à la communeModifier

CinémaModifier

Le film Mumu de Joël Séria avec Sylvie Testud a été tourné à Aubigné en 2010.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier