Maulévrier

commune française du département de Maine-et-Loire

Maulévrier
Maulévrier
Le château des Colbert de Maulévrier.
Blason de Maulévrier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Cholet
Intercommunalité Agglomération du Choletais
Maire
Mandat
Dominique Hervé
2020-2026
Code postal 49360
Code commune 49192
Démographie
Gentilé Maulévrais
Population
municipale
3 190 hab. (2018 en augmentation de 0,35 % par rapport à 2013)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 00′ 30″ nord, 0° 44′ 43″ ouest
Altitude 110 m
Min. 87 m
Max. 176 m
Superficie 33,63 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Maulévrier
(ville isolée)
Aire d'attraction Cholet
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Cholet-2
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site de Maulévrier

Maulévrier est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire. Elle se trouve au sud de la région historique et naturelle des Mauges, à la frontière avec les Deux-Sèvres.

Durement éprouvée par la guerre de Vendée, Maulévrier bénéficie depuis les années 1970 d'une croissance démographique soutenue. Ses habitants sont appelés les Maulévrais.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Commune des Mauges, elle est située au sud-ouest du département de Maine-et-Loire, très proche des Deux-Sèvres. Elle se situe à environ 11 km au sud-est de Cholet, la sous-préfecture, à 22 km au sud-ouest de Vihiers et à 53 km au sud d'Angers, la préfecture de Maine-et-Loire. Du côté des Deux-Sèvres, elle se trouve à 40 km à l'ouest de Thouars et 27 km au nord de Bressuire[1].

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophesModifier

Topographie, relief et paysageModifier

HydrographieModifier

La commune est traversée d'est en ouest par la Moine. Le barrage du Verdon forme le lac du Verdon dont une partie se trouve sur le territoire de la commune. De même, le lac de Ribou, formé par la Moine, s'étend également en partie sur Maulévrier. De nombreux autres ruisseaux non-pérennes, s'écoulant vers le sud au sud de la commune et vers le nord-ouest au nord, parcourent le territoire communal, formant plusieurs plans d'eau de faible étendue[2].

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 11,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 838 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Cholet », sur la commune de Cholet, mise en service en 1965[9] et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[10],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,9 °C et la hauteur de précipitations de 777,5 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « La Roche-sur-Yon », sur la commune de Roche-sur-Yon, dans le département de la Vendée, mise en service en 1984 et à 64 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 12,2 °C pour la période 1971-2000[13], à 12,1 °C pour 1981-2010[14], puis à 12,4 °C pour 1991-2020[15].

Voies de communication et transportsModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Maulévrier est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[16],[17],[18]. Elle appartient à l'unité urbaine de Maulévrier, une unité urbaine monocommunale[19] de 3 190 habitants en 2018, constituant une ville isolée[20],[21].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cholet, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[22],[23].

 
Place du château de Colbert.

Morphologie urbaine : le village s'inscrit dans un territoire essentiellement rural.

En 2013, on y trouvait 1 301 logements, dont 95 % étaient des résidences principales — pour une moyenne sur le département de 90 % — et dont 75 % des ménages en étaient propriétaires[24].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (92,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,8 %), prairies (24,2 %), zones agricoles hétérogènes (15,2 %), zones urbanisées (4,3 %), eaux continentales[Note 6] (3,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,1 %), forêts (1,1 %)[25].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[26].

Toponymie et héraldiqueModifier

ToponymieModifier

Maulévrier viendrait du latin Malum Leporarium avec différentes variantes : Malus Levrium, Malus Leporium ou encore Malus Levrarius.

Contrairement à ce qu'affirme Albert Dauzat, leporarium ne signifie pas le lévrier mais le parc à lièvre ; la combinaison de malus ou mau (mauvais) et de leporarium (du latin leporarium le parc à lièvre ou la garenne) se traduirait alors par « mauvais parc à lièvre » ou « mauvaise garenne »[27].

HéraldiqueModifier

  Blason
D’or au chef de gueules
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

HistoireModifier

Préhistoire et AntiquitéModifier

Seule la présence d'un menhir en élévation au lieu-dit la Moinie témoigne d'une présence humaine préhistorique. La voie romaine de Portus Namnetum (Nantes) à Lemonum (Poitiers) traversait le nord du territoire de la commune actuelle[28].

Moyen ÂgeModifier

Une église et un prieuré sont établis à une date inconnue.

Une forteresse y est érigée par Foulque Nerra, comte d'Anjou, après l'intégration des Mauges au comté d'Anjou avant 1027[29]. Le premier seigneur connu de Maulévrier est son lieutenant Aimery de Maloleporario et son épouse Milsend.

Au début du XIIe siècle, les seigneurs de Maulévrier entrent en conflit avec ceux de Chemillé, la paix est faite en 1110. Les seigneurs de Maulévrier, Renaud et Baudouin, prennent le parti de Jean sans Terre dans le conflit qui oppose ce dernier au duc Arthur Ier de Bretagne et au roi de France Philippe Auguste. Au début du XIIIe siècle, Renaud de Maulévrier soutient le vicomte de Thouars dans un conflit avec le roi de France Louis VIII[28].

Pendant la guerre de Cent Ans, le fils du seigneur de Maulévrier, Guillaume, meurt probablement à la bataille de Poitiers en 1356. En 1360, à la suite du traité de Brétigny, Renaud VI de Maulévrier est un des otages livrés aux Anglais pour obtenir la libération du roi de France Jean II ; il est le fils de Jean de Maulévrier et de Louise d'Avoir.

En 1386 (ou 1388 ?) sa fille Marie, dame de Maulévrier et d'Avoir, dernière du nom, épouse Jacques de Montberon, sire de Montbron[28], futur maréchal de France et dernier mari de Marguerite de Sancerre.

Ancien RégimeModifier

Les terres et le château de Maulévrier sont tenus par la famille de Montberon[30] mais en 1505, ces terres sont confisquées à la demande des créanciers de Christophe de Montberon, arrière-arrière-petit-fils du maréchal Jacques de Montberon. Christophe de Montberon, vicomte d'Aulnay, prétend à la succession du comté de Périgord ; il est le fils d'Eustache de Montbron — fils de François II, lui-même fils de François Ier de Montbron, un des enfants du maréchal Jacques — et le frère aîné d'Adrian de Montbron qui continue les barons de Montbron ; quant à la baronnie d'Avoir, elle était échue à la branche de Guichard de Montbron, prince de Mortagne, un grand-oncle paternel de Christophe.

En 1513 la seigneurie passe donc par acquisition à la famille Gouffier, seigneurs d'Oiron (Deux-Sèvres), en la personne d'Arthus, grand maître de France sous Louis XII puis François Ier, qui le céde à son fils Claude, grand écuyer de François Ier puis de Henri II ; le domaine est érigé en comté en .

La petite ville connaît un déclin lors des guerres de religion.

En 1664, Charles Gouffier vend le comté à Édouard-François Colbert[31], frère puîné de Jean-Baptiste Colbert, le grand ministre des finances de Louis XIV ; de 1679 à 1683 il fait rebâtir le château avec comme principal architecte Jules Hardouin-Mansart[28].

Au XVIIIe siècle, Maulévrier dépend de la sénéchaussée d'Angers, de l'élection de Montreuil-Bellay et du grenier à sel de Cholet. Au niveau religieux cependant, la paroisse dépend du diocèse de La Rochelle[32].

Révolution et guerre de VendéeModifier

Pendant la Révolution, Édouard-Charles-Victurnien Colbert, seigneur de Maulévrier, émigre pour ne revenir que vers 1802 ; il réhabilite le château à partir de 1817 ; certains vitraux de l'église paroissiale ont été offerts par ses descendants dont ils portent les noms et armes.

Les religieux refusent de prêter serment et sont déportés en Espagne.

En 1790, Maulévrier devient chef-lieu du canton de Maulévrier, avant de faire partie du canton de Cholet dès 1801[32].

Maulévrier se trouve en plein centre de la guerre de Vendée[32]. Jean-Nicolas Stofflet, ancien soldat devenu garde-chasse du marquis de Maulévrier, est un des principaux chefs du soulèvement royaliste. Le , il rallie 11 forgerons de la région de Maulévrier et se joint à la troupe de Jacques Cathelineau lors de la prise de Cholet, un des premiers succès des révoltés[33].

Le , la sixième colonne infernale du général de brigade Jean Alexandre Caffin arrive à Maulévrier. Le 23, les Républicains pillent les villages autour de Maulévrier et Yzernay ; quatorze femmes et filles sont fusillées[34]. Le , la commune et son château sont totalement incendiés par la "sixième colonne" ; seule l'église échappe à la destruction[35].

Un grand hôpital forestier se situe dans l'immense forêt de Maulévrier qui est le territoire de Stofflet, à l'est de Cholet. Cet hôpital est très fréquenté avec cinq cents blessés et malades. Il fonctionne au ralenti en 1795 pour reprendre une plus grande activité quand Stofflet relance la guerre en [36].

Époque contemporaineModifier

 
Église Saint-Jean-Baptiste.

En 1864, une partie du territoire de la commune est soustraite pour l'ajouter à la nouvelle commune de Toutlemonde. Les bâtiments de la mairie sont érigés entre 1874 et 1875. Si une école de garçons existe avant 1830, l'école de filles n'est installée qu'en 1869[37].

La guerre de 1870 coûte la vie à seize hommes de la commune[38].

En 1895 le Maulévrais Eugène Bergère, gendre du riche industriel choletais Pellaumail, achète le château à M. Guerry de Beauregard, veuf de Marguerite de Colbert-Maulévier (1841-1885) et le fait rénover luxueusement dans le "goût versaillais" par l'architecte orientaliste Alexandre Marcel qui, en 1899, épouse sa fille Madeleine.

De 1902 à 1910, celui-ci y crée un parc oriental inspiré des parcs de promenade de la période Edo, qui est le plus grand parc japonais d'Europe (29 hectares) ; restauré à partir des années 1980 par la commune et l'Association du parc oriental de Maulévrier, il est labellisé jardin remarquable en 2004.

La Première Guerre mondiale voit la mort de 64 hommes et la seconde de 4 habitants dont un mort en déportation au camp de Bergen-Belsen[39].

Depuis 1977, le château est devenu successivement un restaurant puis un hôtel-restaurant de luxe ; en 2001 il est vendu au couple Popihn.

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

 
Mairie de Maulévrier.

Le conseil municipal est composé de vingt-trois élus, proportionnellement au nombre d'habitants. Il se compose du maire et de cinq adjoints[40].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1971 François Girard    
1971
(démission)
Henri Michel    
mars 1983 André Simonneau   Professeur de mathématiques
mars 1983 mars 2001 Jean-Louis Belouard UDF-FD Conseiller général (1992 → 2004)
mars 2001 mai 2020 Jean-Pierre Chavassieux[41] DVD puis UDI Directeur de site touristique
Conseiller général (2004 → 2015)
Conseiller départemental (2015 → )
4e vice-président du conseil départemental de Maine-et-Loire
mai 2020 En cours
(au 29 mai 2020)
Dominique Hervé[42]    
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultatsModifier

IntercommunalitéModifier

Jusqu'en 2016, la commune est membre de la communauté de communes du Bocage[43], elle-même membre du syndicat mixte Pays des Mauges jusqu'au  ; date à laquelle elle s'en retire[44].

Le , la commune devient membre de l'Agglomération du Choletais, après la fusion avec la communauté de communes du Bocage[45].

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

Démographie avant 1793Modifier

Dans son Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique de Maine-et-Loire, Célestin Port livre le compte de la population de Maulévrier sous l'Ancien Régime. La population est exprimée en « feux », c'est-à-dire en foyer de famille.

Évolution démographique
1689 1699 1720 1789
133 feux156 feux, 638 hab.140 feux, 635 hab.175 feux, 964 hab.
(Source : Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique de Maine-et-Loire, Célestin Port[37])

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[47].

En 2018, la commune comptait 3 190 habitants[Note 7], en augmentation de 0,35 % par rapport à 2013 (Maine-et-Loire : +1,96 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9625435571 5161 7572 0852 0442 2342 398
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3632 4861 9131 8951 9181 9591 9441 8671 784
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6571 6401 6651 5661 5341 5381 5651 6371 617
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 5791 6701 8382 3302 6102 8302 8553 0723 147
2018 - - - - - - - -
3 190--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[48] puis Insee à partir de 2006[49].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 50,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,7 %, 15 à 29 ans = 17 %, 30 à 44 ans = 21,7 %, 45 à 59 ans = 18,7 %, plus de 60 ans = 18,9 %) ;
  • 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 20,2 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 20,1 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 23 %).
Pyramide des âges à Maulévrier en 2008 en pourcentage[50]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,1 
75 à 89 ans
8,5 
12,4 
60 à 74 ans
13,4 
18,7 
45 à 59 ans
18,5 
21,7 
30 à 44 ans
20,1 
17,0 
15 à 29 ans
18,3 
23,7 
0 à 14 ans
20,2 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[51].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

EnseignementModifier

Maulévrier possède deux écoles primaires — l'école Victor-Hugo et l'école Saint-Joseph — et un collège, le collège Daniel-Brottier[52].

SantéModifier

SportsModifier

ÉconomieModifier

Sur 261 présents sur la commune à la fin de 2010, 21 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 13 % du secteur de l'industrie, 6 % du secteur de la construction, 49 % de celui du commerce et des services et 10 % du secteur de l'administration et de la santé[53]. En 2014, sur 290 établissements présents sur la commune, 13 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 11 % sur le département), 12 % du secteur de l'industrie, 8 % du secteur de la construction, 58 % de celui du commerce et des services et 9 % du secteur de l'administration et de la santé[24].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Menhir de la Pierre au Sel.
  • Le menhir dit la Pierre au Sel[54].
  • Le château des Colbert du XVIIe siècle[55], avec le potager Colbert, potager contemporain de 8 000 m2 créé entre 2012 et 2014 à partir des plans de l'ancien potager datant de 1816 et bénéficiant du label Jardin remarquable depuis 2018[56].
  • Le parc oriental de Maulévrier, situé dans le parc du château Colbert et aménagé par l'architecte Alexandre Marcel, est le plus grand jardin japonais d'Europe.
  • Le château de Touvois[57].
  • la chapelle Notre-Dame-de-Toutes-Aides, des XVIIe au XIXe siècle[58].
  • L'église Saint-Jean-Baptiste[59].
  • La fontaine dédiée à Jean-Nicolas Stofflet.
  • Le lac du Verdon, est un lac artificiel créé à la suite de la construction du barrage du Verdon en 1979.
  • Le cynodrome, où la Société des courses de lévriers du Grand-Ouest (SCLGO) organise des courses de lévriers à pari mutuel.

Personnalités liées à la communeModifier

  • La famille Colbert, dont :
    • Édouard-François Colbert, comte de Maulévrier, militaire ;
    • René-Édouard Colbert, marquis de Maulévrier, mort en au château d'Everly, appartenant à son épouse, née de Manneville ; un extrait de l'inventaire après décès du château de Maulévrier en décembre suivant, pour une somme de 32 185 livres de mobilier et d'argenterie[60] ;
    • Édouard-Charles-Victurnien Colbert, comte de Maulévrier (1758-1820), militaire et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles ;
    • Juliette Colbert de Barolo (1785-1864), née à Maulévrier, fondatrice d'œuvres sociales.
  • Jean-Nicolas Stofflet, garde-chasse du comte de Colbert-Maulévrier, qui devient par la suite l'un des principaux généralissime des guerres de Vendée.
  • Louis-Joseph Luçon (1842-1930), évêque de Belley puis archevêque de Reims et cardinal, est né à Maulévrier[61].
  • Alexandre Marcel, qui aménagea notamment les intérieurs du château Colbert — appartenant à ses beaux-parents — et le parc oriental de Maulévrier sur la période 1899-1913.
  • André-Hubert Hérault (1947- ), né à Maulévrier, éditeur et écrivain français, auteur d’ouvrages d’histoire, de romans et de nouvelles[62].
  • Jean-Marc Ayrault (1950- ), né à Maulévrier, homme politique français.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Pierre-Louis Augereau, Les secrets des noms de communes et lieux-dits du Maine-et-Loire, Le Coudray-Macouard, Cheminements, , 398 p. (ISBN 2-84478-338-4, notice BnF no FRBNF39295447, ASIN B00GKFEMGW, lire en ligne), p. 52-53 .  
  • Maurice Dureau, Notice sur Maulévrier, Angers, Éditions Siraudeau, (ASIN B00184JJB8)
  • Pierre-Marie Gaborit et Nicolas Delahaye (préf. Henri Servien), Les 12 Colonnes infernales de Turreau, Cholet, Pays et terroirs, , 159 p. (ISBN 978-2-908048-20-9) .  
  • André-Hubert Hérault et Louis Ouvrard, Histoire du château des colbert en Maulévrier, Maulévrier, Éditions Hérault, , 109 p. (ASIN B003WVJTRE)
  • André-Hubert Hérault et Louis Ouvrard, Maulévrier, son histoire : des origines à 1815, t. 1, Maulévrier, Éditions Hérault,
  • André-Hubert Hérault et Louis Ouvrard, Maulévrier, son histoire : de 1815 à nos jours, t. 2, Maulévrier, Éditions Hérault, (ISBN 978-2-7407-0137-9)
  • André-Hubert Hérault (préf. Maurice Ligot), Maulévrier dans les guerres, Maulévrier, Éditions Hérault, , 238 p. (ISBN 978-2-7407-0332-8)
  • André Hubert Hérault, La chronique du temps qui passe : Maulévrier (1800-1899), Maulévrier, Éditions Hérault, , 274 p. (ISBN 978-2-7407-0348-9)
  • Guy Massin-Le Goff, Le Château Colbert à Maulévrier, Lyon, Nouvelles éditions Scala, coll. « châteaux », , 172 p. (ISBN 978-2-35988-144-8)
  • Célestin Port (édition révisée par Jacques Levron, Pierre d'Herbécourt, Cécile Souchon), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : D-M, t. 2, Angers, H. Siraudeau et Cie, , 873 p. (notice BnF no FRBNF34649310) .  
  • Reynald Secher, Le génocide franco-français : La Vendée-Vengé, Paris, Éditions Perrin, coll. « hors collection », , 360 p. (ISBN 978-2-262-02564-9) .  
  • Teddy Verron, L'intégration des Mauges à l'Anjou au XIe siècle, Limoges, Presses Universitaires de Limoges et du Limousin, coll. « Cahiers de l'Institut d'anthropologie juridique », , 403 p. (ISBN 978-2-84287-433-9, lire en ligne) .  

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

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