Ouvrir le menu principal

Chassiecq

commune française du département de la Charente

Chassiecq
Chassiecq
La mairie de Chassiecq.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Bonnieure
Intercommunalité Communauté de communes de Charente Limousine
Maire
Mandat
Yvonne Debord
2014-2020
Code postal 16350
Code commune 16087
Démographie
Gentilé Chassiecquois
Population
municipale
144 hab. (2016 en diminution de 12,73 % par rapport à 2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 57′ 17″ nord, 0° 22′ 48″ est
Altitude Min. 100 m
Max. 175 m
Superficie 13,06 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Charente

Voir sur la carte administrative de la Charente
City locator 14.svg
Chassiecq

Géolocalisation sur la carte : Charente

Voir sur la carte topographique de la Charente
City locator 14.svg
Chassiecq

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chassiecq

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chassiecq

Chassiecq est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Chassiecquois et les Chassiecquoises[1].

GéographieModifier

Localisation et accèsModifier

Chassiecq est une commune du Nord Charente située à 5 km au sud-ouest de Champagne-Mouton.

Située à l'extrémité du canton de Champagne-Mouton, le bourg de Chassiecq est aussi à 7 km de Nanteuil-en-Vallée, 9 km de Saint-Claud, 16 km de Ruffec, 18 km de Mansle, 24 km de Confolens, 38 km d'Angoulême[2].

À l'écart des grandes routes, la commune est desservie par la D 102 et la D 36 qui mènent à Champagne-Mouton, ainsi que par une route communale qui passe au bourg, et la D 172 qui va de Nanteuil-en-Vallée au nord-ouest au Grand-Madieu au sud-est. La D 341 au sud de la commune va de Biarge à Beaulieu[3].

La gare la plus proche est celle de Ruffec, desservie par des TER et TGV à destination d'Angoulême, Poitiers, Paris et Bordeaux.

Hameaux et lieux-ditsModifier

Biarge constitue le plus gros village de la commune, situé à l'ouest du bourg sur la route de Saint-Gourson, mais n'est pas le chef-lieu.

La commune comporte de nombreux hameaux et fermes, comme Chez Jean de Beaulieu au nord-est, le Marmon, la Gellevraud, Chez Basset au sud, etc. Le bourg lui-même n'est pas plus gros qu'un hameau[3].

Communes limitrophesModifier

Géologie et reliefModifier

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme tout le Nord-Charente. Plus particulièrement, le Bajocien (Dogger) apparaît au centre de la commune, sur les flancs de vallée. Cependant, d'importants épandages d'altérites et dépôts du Tertiaire en provenance du Massif central sous forme d'argile rouge à silex et à pisolithes de fer (au nord-ouest) couvrent le plateau sur le reste de la commune[4],[5],[6],[7].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau d'une altitude moyenne de 150 m, traversé du nord au sud par une vallée centrale qui prend naissance au nord du territoire, et des combes y convergeant, au sud.

Le point culminant est à une altitude de 175 m, situé sur la limite orientale, au château d'eau de Chez Jean de Beaulieu. Le point le plus bas est à 100 m, situé sur la limite sud. Le bourg, dominant cette vallée sur sa rive orientale, est à 160 m d'altitude[3].

HydrographieModifier

Un ruisseau naît au pied du bourg et se dirige vers le sud, où il se jette dans la Sonnette au pied du château de Sansac.

Les combes sont parfois parcourues par des ruisseaux intermittents, qui convergent vers ce ruisseau au sud de la commune.

On trouve aussi quelques fontaines, comme celle au pied du bourg et aussi chez Fradin, le long du ruisseau, et aussi sur la limite de commune à l'est au pied du Bouchaud, ainsi qu'à Biarge (puits de Charlemagne)[3].

ClimatModifier

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

ToponymieModifier

Les formes anciennes sont Capciaco (non daté, antérieur au XIVe siècle)[8], Sapchiec au XIIIe siècle (lire probablement Chapsiec)[9], Chassiaco en 1523, Chassiers en 1597[10], Chassier en 1801[11].

L'origine du nom de Chassiecq remonterait à un personnage gallo-romain Capicius (dérivant du gaulois Capius) auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Capiciacum, le « domaine de Capicius »[12]. Talbert y voyait Sappius comme nom d'homme gallo-romain, donnant ainsi Sappiecum[13].

DialectesModifier

Linguistiquement, la commune est à la limite du domaine marchois au sud-est, et de la langue d'oïl au nord-ouest[14],[15].

Son nom en occitan est Chapciec[16].

Article connexe : Langues de la Charente.

HistoireModifier

La commune appartenait à la baronnie de Champagne-Mouton, province du Poitou, et était constituée de deux paroisses : Chassiecq et Biarge. Cette dernière fut rattachée à Chassiecq après la Révolution pour former la commune.

Le bourg de Chassiecq était le siège d'une petite seigneurie, qui, dans la seconde moitié du XVIe siècle, avait pour possesseur François Pastoureau, conseiller au parlement de Paris.

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes allant d'Angoulême à Confolens, appelée le Petit Mairat, et qui passait par Saint-Angeau. La gare était située à 1,5 km du bourg[17].

AdministrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
depuis 1999 En cours Yvonne Debord SE Employée Sécurité sociale
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[19].

En 2016, la commune comptait 144 habitants[Note 1], en diminution de 12,73 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
660554601758644665633642650
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
594607580621637591544530505
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
461481423402346361349314299
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 -
262222193172168168165144-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

Pyramide des âges à Chassiecq en 2007 en pourcentage[21].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
14,6 
75 à 89 ans
19,0 
22,5 
60 à 74 ans
21,5 
24,7 
45 à 59 ans
22,8 
16,9 
30 à 44 ans
21,5 
4,5 
15 à 29 ans
8,9 
16,9 
0 à 14 ans
6,3 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[22].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

ÉconomieModifier

Équipements, services et vie localeModifier

Lieux et monumentsModifier

  • L'église date initialement du XIIe siècle, puis a été remaniée jusqu'au XXe siècle[23].
  • La croix dans le cimetière date du XVe siècle[24].

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 22 avril 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ruffec », sur Infoterre, (consulté le 7 janvier 2012)
  7. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Confolens », sur Infoterre, (consulté le 3 novembre 2011)
  8. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 311
  9. Pierre Jean Rousselot, Les modifications phonétiques du langage, étudiées dans le patois d'une famille de Cellefrouin (Charente), H. Welter, , 372 p. (lire en ligne), p. 150
  10. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 39
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 177.
  13. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  14. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  15. Charles de Tourtoulon et Olivier Bringuier, Limite géographique de la langue d'oc et de la langue d'oil, Paris, Imprimerie nationale (réimprimé en 2007 par Massert-Meuzac, IEO), , 63 p. [[ Carte de la limite oc-oil en France, partie ouest, visualisation en ligne]]
  16. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 22 avril 2014)
  17. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 119-120
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  21. « Evolution et structure de la population à Chassiecq en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  22. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  23. « Église de Chassiecq », notice no IA16001354, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Croix de cimetière », notice no IA16001448, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Dujardin V., Moinot É., Ourry Y. (2007) - Le Confolentais, entre Poitou, Charente et Limousin, Images du patrimoine, n° 243, Geste éditions, 2007.

Liens externesModifier