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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Michon.
Jean-Hippolyte Michon
Description de l'image Jean-Hippolyte Michon.jpg.
Naissance
Laroche-près-Feyt
Décès (à 74 ans)
Baignes
Nationalité Drapeau de France Français
Profession
Autres activités

L'abbé Jean-Hippolyte Michon (né le [1] à Laroche-près-Feyt en Corrèze, mort le à Baignes en Charente) est un prêtre catholique français, archéologue et précurseur de la graphologie.

Sommaire

BiographieModifier

Né le 21 novembre 1806 à Laroche-près-Feyt en Corrèze, Jean-Hippolyte Michon effectue ses études secondaires à Angoulême où il se fait remarquer pour sa curiosité et sa ferveur religieuse. Il se rend à Paris et entre au séminaire à Saint-Sulpice en 1830. Il devient prêtre et s’intéresse à la botanique, à l’histoire et à l’archéologie.

 
Château de Montausier, à Baignes (Charente), que l'abbé Michon a construit en partie et où il a vécu.

En 1844, il est l'un des membres fondateurs de la Société Archéologique et Historique de la Charente. Il s'intéresse particulièrement au site antique romain de Cassinomagus à Chassenon en Charente. Il écrit en 1844 la Statistique monumentale de la Charente publié en 1849, inventaire détaillé des monuments anciens de Charente qui fait encore référence aujourd'hui[2],[3].

Il manifeste un goût pour l’enseignement mais doit faire face aux critiques de ses pairs qui perçoivent chez lui une certaine tendance à la subversion. Il abandonne alors le ministère paroissial en 1848 pour devenir prêtre libre. Il occupe le poste de directeur d’un collège où il fait la connaissance de l’abbé Flandrin. Ce dernier prétend qu’il y a moyen de déceler les traits de personnalité des élèves à partir de leur écriture. Alors qu’il décide de s’intéresser à cette découverte, il mène en parallèle un combat militant pour l’église gallicane. Il publie de nombreux ouvrages engagés contre l’ultramontanisme qui – bien qu’anonymes – provoquent la désapprobation de son confrères. Ses postes sont successivement supprimés et Michon vit alors de la solidarité des pauvres qu’il avait aidés antérieurement. Désargenté et démuni, il consacre alors du temps à cette méthode que l’abbé Flandrin lui avait transmise. Il rassemble de nombreuses écritures et tente d’y déceler les indices de franchise, de générosité, d’avarice, etc. En 1860, il publie alors un premier Journal des autographes qui suscite un intérêt croissant avec les autres numéros. Certains journaux importants publient ses analyses d’écritures. Michon répertorie une série de caractéristiques graphiques qu’il intègre dans un système. Il fait alors la connaissance d’Adolphe Desbarolles, adepte de la chirogrammatomancie inventée par Adolf Henzé en 1863. Les deux hommes constatent leur intérêt commun pour l’écriture et décident de publier un ouvrage consacré à ce thème. La rédaction sera difficile, les deux auteurs rencontrant des divergences importantes. Desbarolles postule notamment l’existence d’une force transcendantale qu’il nomme électricité s’exprimant dans l’écriture.

Michon limite l’intervention de son coauteur à l’écriture de la préface. Les mystères de l’écriture paraît en 1872. Les deux auteurs se disputeront longtemps la paternité de leur découverte. Desbarolles n’abandonna pas l’idée de hisser la graphologie au rang de vraie science divinatoire au même titre que le magnétisme, l’hypnotisme ou l’envoûtement. Michon, quant à lui, n’aura de cesse d’exorciser les reliquats occultes de son objet d’étude. Il défend toutefois l’idée selon laquelle l’écriture implique la rencontre privilégiée de la pensée et de la réalité matérielle, c'est-à-dire de l’âme et du corps.

En 1875, Michon réaffirme son indépendance intellectuelle vis-à-vis de Desbarolles en publiant son Système de graphologie puis Méthode pratique de la graphologie, l’art de connaître les hommes d’après leur écriture (1878). La même année, Michon crée la Société de graphologie qui existe encore aujourd’hui sous le nom de Société française de graphologie (SFDG). Celle-ci assure la publication régulière d’une revue.

Il meurt le 8 mai 1881.

ŒuvresModifier

  • Statistique Monumentale de la Charente (1844), inventaire archéologique du département de la Charente[2]
  • De la rénovation de l'Eglise (1860)
  • Le Maudit (1863)
  • Le jésuite (1865)
  • Le moine (1865)
  • Le curé de campagne (1867)
  • Les odeurs ultramontaines (1867)
  • La religieuse (1868)
  • Les mystiques (1869)
  • Le Journal de l'autographe, revue
  • Les Mystères de l'écriture (1872), traduit en plusieurs langues
  • Système de graphologie, (1875), qui pose les bases de cette nouvelle discipline
  • La méthode pratique de graphologie (1878), dans lequel il explique plus précisément les liens entre écriture et caractère

Notes et référencesModifier

  1. L'acte de naissance indique : « Du vingt un novembre mil huit cent six acte de naissance de Jean Michon.... » à lire en ligne sur le site des archives départementales de la Corrèze
  2. a et b Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne)
  3. Pierre, « Présentation de la statistique monumentale de JH.Michon », Histoire et passion.eu, (consulté le 5 octobre 2009)

Voir aussiModifier