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BiographieModifier

Ancien RégimeModifier

Il entre à l'École militaire en 1769, et affecté avec le grade de sous-lieutenant au Custine-Dragons le . Réformé à la formation de 1776, il est réadmis au corps, avec son grade de sous-lieutenant le  ; il prend rang de capitaine le , et devient capitaine de remplacement dans Montmorency-Dragons le , et quand ce régiment prend le titre de 2e régiment de chasseurs à cheval, le , il y reste comme capitaine et le suit à l'armée du Rhin.

Guerres révolutionnairesModifier

Au combat de Spire, le , à la tête de douze de ses chasseurs, il fait trois cents prisonniers autrichiens. Le suivant, il reçoit, en récompense de cette action d'éclat, le grade de chef de brigade. Il exerce les fonctions de général de brigade avec l'autorisation des représentants du peuple à l'armée du Rhin, depuis le , lorsque, dans une charge de cavalerie qui a lieu le 25 messidor an II, et dans laquelle il a un cheval tué sous lui, il tombe au pouvoir des Prussiens.

Échangé au mois de germinal an III et nommé général de brigade le 25 prairial () de la même année, il est successivement employé aux armées de Rhin-et-Moselle et d'Allemagne. Il est blessé à l'affaire de Roth  , le 19 frimaire an IX,[réf. nécessaire] d'un coup de feu à l'épaule droite. Le 23 nivôse an VI, il passe à l'armée d'Angleterre, et le 29 thermidor à celle de Mayence.

Il sert ensuite, comme général de division nommé le 5 ventôse an VII (23 février 1799), en Italie et en Suisse pendant les ans VII, VIII et IX, et a le commandement de l’armée de réserve depuis le 22 thermidor an VIII jusqu'à la fin de la campagne de l'an IX dans les Grisons.

Consulat et EmpireModifier

Mis en non-activité le 1er vendémiaire an X, il est nommé inspecteur général d'infanterie le 7 nivôse, puis de nouveau inspecteur général de cavalerie le 8 ventôse.

Le premier Consul le fait entrer au Sénat conservateur le 7 fructidor an XI. À la création de la Légion d'honneur, il est nommé membre de l'Ordre le 9 vendémiaire an XII, et grand officier de l'ordre le 25 prairial suivant. Napoléon Ier lui confie la sénatorerie de Bourges par un décret du 2 prairial an XII. Il devient chambellan de l'Empereur au mois de pluviôse an XIII.

Le , l'Empereur lui confie le commandement de la 4e légion de réserve de l'Intérieur, et l'envoie, au mois d'octobre, présider le collège électoral de la Charente ; il lui confère le titre de comte de l'Empire en 1808.

Appelé au commandement supérieur de Strasbourg le , il meurt avant d'avoir pu se rendre à sa destination.

Il est inhumé au Panthéon de Paris.

TitresModifier

DistinctionsModifier

ArmoiriesModifier

Figure Blasonnement
  Armes des Garnier de La Boissière

Gironné d'or et d'azur, le cinquième giron, qui est d'azur, ch. d'une épée d'or.[4]

Armes du comte Garnier-Laboissière et de l'Empire

Gironné de huit pièces d'or et d'azur ; au cinquième giron qui est d'azur une épée d'or ; au franc-canton de sénateur brochant sur le tout.[2]

Ascendance et postéritéModifier

Pierre Garnier était le fils d'André Garnier ( † 10 août 1776 - Saint-Claud), écuyer, seigneur du Bois et de la Boissière, porte-étendard et sous-brigadier des gardes du corps du Roi (compagnie de Beauvau), capitaine de cavalerie, et de Françoise de Salignac de La Maingotterie[5].

Le comte Garnier était l'oncle du général de brigade François Garnier de La Boissière.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Notes et référencesModifier

  1. « Web.genealogie, le site de la généalogie historique », Les militaires / Les maréchaux, généraux et amiraux 1789-1815 / Terre / Généraux de division / L, sur web.genealogies.free.fr (consulté le 7 août 2011)
  2. a b et c « BB/29/974 page 30. », Titre de comte accordé à Pierre Garnier Laboissière. Bayonne ()., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  3. « Cote LH/1079/6 », base Léonore, ministère français de la Culture
  4. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. 1 et 2, Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887
  5. Jean-Marie Ouvrard, « Salignac de La Mothe-Fénelon » (consulté le 19 juillet 2012)
  6. « Cote LH/1079/5 », base Léonore, ministère français de la Culture

Voir aussiModifier