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Aillon-le-Vieux

commune française du département de la Savoie
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Aillon (homonymie).
Ne doit pas être confondu avec Aillon-le-Jeune.

Aillon-le-Vieux
Aillon-le-Vieux
Chef-lieu d'Aillon-le-Vieux vu depuis le Margériaz en hiver.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Saint-Alban-Leysse
Intercommunalité Grand Chambéry
Maire
Mandat
Christian Gogny
2014-2020
Code postal 73340
Code commune 73005
Démographie
Gentilé Aillonnais
Population
municipale
178 hab. (2016 en augmentation de 0,56 % par rapport à 2011)
Densité 8,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 06″ nord, 6° 05′ 38″ est
Altitude Min. 673 m
Max. 2 040 m
Superficie 21,63 km2
Localisation

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Aillon-le-Vieux

Aillon-le-Vieux est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

SituationModifier

Le chef-lieu d'Aillon-le-Vieux est situé sur le flanc de la chaîne de montagne Rossanaz dont la Dent de Rossanaz et surplombé par le mont Colombier (2 043 m).

Communes limitrophesModifier

ClimatModifier

ToponymieModifier

Aillon-le-Vieux est composé d'un toponyme dérivé du nom d'un propriétaire gallo-romain auquel a été ajouté l'adjectif « le Vieux », la distinguant de sa voisine « le Jeune », à partir de la création de sa voisine "Aillon-le-Jeune" en 1863[1] (voir ci-après).

Aillon ou Allionis est un toponyme semblant désigner un ancien fundus dont le nom du propriétaire est passé à la propriété, dans la période gallo-romain le terme recouvre le territoire d'une exploitation agricole avec ses installations spécifiques et le logis de son propriétaire[2],[3]. Le propriétaire semble être un certain Allio, Allionis, dérivé du gentilice Allius selon le chanoine Gros[2], ou peut être est-il un hypocoristique du prénom Élie[3].

Les mentions de la paroisse ou de sa chartreuse ou de ses représentants évoluent au cours des siècles. Le chanoine Adolphe Gros reprend le travail d'historien du spécialiste du territoire des Bauges, l'abbé Laurent Morand (1830-1894), auteur de Les Bauges : histoire et documents (3 tomes, Chambéry, 1889- 1890-1891). On trouve ainsi Guigo prior de Allione en 1158, Domus Allionis vers 1178, date supposée de la fondation de la chartreuse, puis Bernardus prior de Allione en 1198, prior Allonis en 1223, Cura de Allion vers 1344, Prioratus de Ayllone au XIVe siècle[2],[3].

En 1803, lors de la division de la paroisse, on distingue Aillon-le-Vieux, là où se trouve l'ancienne église dédiée à saint Donat, et Aillon-le-Jeune où l'on érige une nouvelle église dédiée à Notre-Dame de l'Assomption et qui accueille la station de sports d'hiver Les Aillons-Margériaz[2]. Trois ans après l'Annexion de la Savoie, en 1863, la division des deux paroisses donne naissance à deux communes distinctes portant le nom des deux paroisses[2],[4].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Alyon-le-Vyeû, selon la graphie de Conflans[5].

HistoireModifier

Le village d'Aillon-le-Vieux était appelé Allius au temps des Romains puis Allion au Moyen Âge[6][réf. non conforme].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Roger Miguet    
mars 2014 En cours
(au avril 2014)
Christian Gogny SE Cadre supérieur

Population et sociétéModifier

Les habitants de la commune sont appelés les Aillonnais[1].

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8].

En 2016, la commune comptait 178 habitants[Note 1], en augmentation de 0,56 % par rapport à 2011 (Savoie : +2,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 4762 3531 6881 8601 6771 7321 5021 516688
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
660644642635628586558553516
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
432370369337301249207169169
1982 1990 1999 2006 2011 2016 - - -
155156169173177178---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

SantéModifier

EnseignementModifier

La commune de Aillon-le-Vieux est située dans l'académie de Grenoble. En 2015, elle administre une école primaire publique regroupant 21 élèves[11].

MédiasModifier

Radios et télévisionsModifier

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS radio ou encore la radio des Bauges Radio Alto... Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale du bassin annécien. France 3 et son décrochage France 3 Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Presse et magazinesModifier

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré[12]. Plus localement, on trouve aussi d'autres journaux avec La Vie nouvelle[13] ou encore l'Essor savoyard.

ÉconomieModifier

Les clouteries des Bauges, au XIXe siècle, participèrent à l'essor économique du village et plus largement des Bauges. Installées au bord du Nant (ruisseau qui prend sa source dans la combe de Savoie), ces industries expliquent l'essor démographique du village à cette époque. Les clous de charpente s'exportaient jusqu'à Genève. Le déclin de cette activité explique en partie l'exode rural.

À partir des années 1960, le tourisme hivernal avec la station de ski d'Aillon-le-Jeune puis en 1980, l'extension du domaine skiable à la montagne Margériaz, Les Aillons-Margériaz, participe à l'économie locale.

L'élevage permet à la commune de perpétuer la tradition laitière et la production de tome des Bauges (la tome des Bauges s'écrit avec un seul M  tandis que la tomme de Savoie comprend deux M).

Aillon-le-vieux possède également une chèvrerie.

En 2014, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 354 lits touristiques répartis dans 67 structures[Note 2], dont 19 meublés[14].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Le mont Margériaz, altitude 1 845 m.
  • Église dédiée à saint Donat.
  • Pierre d'octroi dans l'enceinte du mur du cimetière.
  • Four à pain (classé « patrimoine local »).
  • Nombreuses toitures de taule typiques de la région.

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  2. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[14].

RéférencesModifier

  1. a et b Histoire des communes savoyardes, 1982, p. 121.
  2. a b c d et e Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 21.
  3. a b et c « Article « Aillon, Aillon-le-Jeune, Aillon-le-Vieux » », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté en juillet 2014).
  4. Voir les pages Ldh/EHESS/Cassini, « Aillon », Notice communale, sur Des villages cassini aux communes d'aujourd'hui, sur le site cassini.ehess.fr (consulté en juillet 2014) ; Ldh/EHESS/Cassini =, « Aillon-le-Vieux », Notice communale, sur Des villages cassini aux communes d'aujourd'hui, sur le site cassini.ehess.fr (consulté en juillet 2014) ; Ldh/EHESS/Cassini, « Aillon-le-Jeune », Notice communale, sur Des villages cassini aux communes d'aujourd'hui, sur le site cassini.ehess.f (consulté en juillet 2014).
  5. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 19
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  6. "Le Sonnaillon" d'Henriette Trépier[réf. non conforme]
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. « Savoie (73) > Aillon-le-Vieux > École », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 22 décembre 2015).
  12. « Aillon-le-Vieux | Savoie », sur www.ledauphine.com (consulté le 22 décembre 2015)
  13. « La Vie Nouvelle | Les Affiches de Chambéry et de Savoie », sur www.la-vie-nouvelle.fr (consulté le 22 décembre 2015)
  14. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, (consulté en janvier 2015) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».