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Cette page concerne l'année 1919 du calendrier grégorien.


Chronologie de l'Europe

ÉvénementsModifier

  • 26 avril : affaire de Fiume. Face au refus de Wilson, Clemenceau et Lloyd George d’attribuer Fiume à l’Italie, le président du Conseil Orlando abandonne la Conférence de la paix et rentre à Rome. Le Conseil national de la ville de Fiume proclame le rattachement à la péninsule.
  • Printemps : Série de grèves sauvages dans les villes provoquées par la vie chère. Des centaines de magasins et de dépôts de vivres sont pillés à Forlì, Milan et Florence, où se constitue une république des Soviet qui dure trois jours.
  • 23 juin : ébranlé par des échecs diplomatiques, le président du Conseil Orlando tombe sur une question de procédure. Francesco Saverio Nitti lui succède (fin en 1920). Il tente de former un gouvernement exprimant la communauté nationale. Il réintroduit la représentation proportionnelle, maintient le prix politique du pain, envisage de nationaliser le commerce de certains produits de première nécessité (sucre, café, charbon, pétrole), fonde la garde royale pour le maintien de l’ordre tout en adoptant face aux grèves une attitude tolérante. À l’extérieur, il refuse de participer à une expédition franco-anglaise contre la Russie soviétique, abandonne le projet d’une expédition militaire au Caucase et condamne l’action de D’Annunzio à Fiume.
  • 28 juin : une nouvelle délégation italienne part pour reprendre sa place aux négociations de Paris. Elle est autorisée à signer le traité de paix avec l’Allemagne.
  • 6 juin : parution dans il Popolo d'Italia du premier programme du fascisme axé sur les réformes agricoles, administratives, fiscales et électorales (suffrage universel à 18 ans).
  • 29 juin : accord secret entre la Grèce et l’Italie. l’Italie soutient les revendications grecques sur la Thrace orientale et en Épire du Nord en échange de l’appui grec à ses visées sur l’Albanie et Valona.
  • Juillet : dans le Latium, dans le Sud puis dans la vallée du , les paysans revenus du front occupent, drapeau rouge en tête, les terres des latifundia. Le gouvernement Nitti autorise l’occupation des terres en échange de garanties de mise en culture. Fermiers et braccianti (journaliers) s’organisent en coopératives et en syndicats pour négocier leurs salaires. Le parti populaire italien de don Sturzo prend en charge les nouveaux groupements. La superficie des terres « occupées » ne dépasse pas 180 000 ha, mais cela suffit pour que les agrariens mettent en place des milices privées pour récupérer leurs terres.
  • 10 septembre : l’Italie annexe le Trentin, la Vénétie julienne et le Haut-Adige au traité de Saint-Germain-en-Laye. La frontière est reportée au nord au col du Brenner. L’Istrie orientale, la Dalmatie et Fiume, promises en 1915, ne sont pas accordées à l’Italie[1].
  • 11 - 12 septembre : Gabriele D'Annunzio, à la tête d’un corps expéditionnaire de légionnaires (20 000 hommes), entre dans Fiume et proclame son rattachement à l’Italie[1].
  • 2 octobre : décret royal créant la Garde Royale, force de police équivalente à la Gendarmerie française. Elle est chargée du maintien de l'ordre et est compétente sur l'ensemble du territoire italien. Elle comptera 40 000 hommes en 1922.
  • 5 octobre : ouverture à Bologne du 16e congrès socialiste italien : le parti, qui compte 200 000 adhérents, décide d’adhérer à la IIIe Internationale.
  • 9 octobre : ouverture à Florence du premier congrès des Faisceaux de combat : Mussolini se prononce en faveur de la participation aux élections et de l’alliance avec les groupes interventionnistes de gauche.
  • Novembre : dissolution de la Chambre. Les élections se déroulent pour la première fois au suffrage universel et à la proportionnelle. Les socialistes (156 députés sur 508) et les « populaires » (catholiques, 100 députés) obtiennent un succès considérable. Mussolini, candidat à Milan, n’obtient que 1 064 voix. Entre-temps, le pays est secoué par une vague de grèves (biennio rosso, 1919-1920).
  • 21 décembre : après avoir tenté en vain de se faire plébisciter par la population de Fiume, Gabriele D'Annunzio rompt les négociations avec le gouvernement italien.


  • Foire de Milan.
  • Crise industrielle de reconversion. L’État répond par l’emprunt, l’augmentation des impôts et l’inflation. Les difficultés économiques et financières se traduisent sur le plan social par une révolte prolétarienne extrêmement dure (bienno rosso) qui débouche sur un mouvement de réaction des classes possédantes qui s’appuient sur le fascisme pour se défendre.
  • 40 % des importations proviennent des États-Unis. Les prêts des États-Unis atteignent 1,5 milliard de dollars en 1919. La balance commerciale enregistre 10,5 milliards de lire de déficit, du principalement aux importations de produits alimentaires : la production de blé a baissé entre 1913 et 1919 de 52 millions de quintaux à 46 millions (28 millions en 1920), celle de maïs de 25 à 22 millions, celle de betteraves à sucre diminue de moitié.

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Gilbert Bosetti, De Trieste à Dubrovnik : une ligne de fracture de l'Europe, ELLUG, (ISBN 9782843100802, présentation en ligne)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier