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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Triade.
La « triade », telle que définie par Kenichi Ohmae en 1985 : selon lui, elle se limitait alors aux États-Unis, à la CEE (limitée à dix membres) et au Japon. Ces trois aires de puissance concentrent alors la production de richesse mondiale.

La triade désigne en géographie économique les trois pôles qui dominent l'économie mondiale qui étaient en 1985 le Japon, la CEE (composée de dix membres) et les États-Unis mais qui sont actuellement l'Asie orientale, l'Union européenne — ou l'espace économique européen — et l'Amérique du Nord.

La notion a été définie par l'économiste japonais Kenichi Ohmae en 1985. Il y désigne sous ce nom les trois marchés majeurs de la planète que sont alors le Japon, la CEE (composée de dix membres à cette date) et les États-Unis, où toute grande entreprise multinationale se doit d'être présente. La « triade » ainsi délimitée regroupe la majeure partie du PIB mondial (d'alors 75 % au début des années 1990). Les trois régions qui la composent réunissent les principaux acteurs de la mondialisation contemporaine et entretiennent des relations étroites avec leurs périphéries respectives : Amérique latine, Asie du Sud-Est, Europe de l'Est et Afrique.

La notion connaît une grande notoriété pendant deux décennies, reçoit des définitions variables (rajoutant d'autres États à la liste) et demeure un lieu commun de la géographie scolaire, mais elle perd de sa pertinence au début du XXIe siècle tel que définie par Ohmae : la « triade » qu'il avait décrite réalise seulement 31 % du PIB mondial à ppa en 2016[n 1], contre 70 % du PIB nominal au tournant du siècle[n 2].

D'autres notions permettent de mieux préciser les groupes de pays aux économies hors norme :

Sommaire

Une notion datant de 1985Modifier

L'auteur de la notion, Kenichi Ohmae, s'est spécialisé dans l'analyse des stratégies des entreprises. Dans son livre Triad Power: The Coming Shape of Global Competition[2], traduit en français la même année sous le titre La Triade : émergence d'une stratégie mondiale de l'entreprise[3], il affirme que toute grande entreprise multinationale doit passer à la « dimension triadique », c'est-à-dire s'implanter prioritairement dans ces trois aires géographiques, pour devenir une firme globale[4].

Triade élargieModifier

 
La triade actuelle : en rouge les principaux États, en orange leurs périphéries intégrées respectives. La composition précise de chacun des pôles est sujet à débats, notamment vis-à-vis de la Chine.

Cette notion reste valable au début du XXIe siècle, à condition de prendre en compte les évolutions, sous la forme d'une triade élargie, ou « nouvelle triade »[5] : l'Amérique du Nord s'est organisée au sein de l'ALÉNA, ce qui rajoute le Canada et dans une moindre mesure le Mexique comme périphéries intégrées des États-Unis. La CEE est devenue l'Union européenne, passant de dix à 28 membres et intégrant toute l'Europe centrale et une partie de l'Europe orientale. Enfin le Japon n'est plus la seule puissance économique d'Asie de l'Est, avec le développement principalement de la Chine, ainsi que de la Corée du Sud et de Taïwan (l'Asie du Sud-Est tend à devenir une périphérie intégrée, à travers l'accord de libre-échange ASEAN+3)[6].

TriadisationModifier

La « triadisation » désigne le renforcement des échanges économiques entre les trois pôles[7]. C'est toute l'économie mondiale qui se « triadise », cette mondialisation laissant un peu à la marge les autres territoires dont les échanges se développent moins vite[8].

Les facteurs de la puissanceModifier

L'intensité des échanges entre ces trois pôles s'explique principalement par les liens historiques, culturels, politiques puissants, marginalisant ainsi les autres espaces du système-monde, notamment les continents sud-américain et africain. Le géographe français Laurent Carroué définit la triade en 2006 comme « [rassemblant] les États dominants (États-Unis, Canada, Europe occidentale, Japon et Corée du Sud) qui contrôlent l'essentiel du pouvoir politique et économique du monde, possèdent les capitaux et maîtrisent les technologies et l'information. 20 % de la population dispose de 80 % du PNB, 70 % de l’industrie, 85 % de la recherche développement, 60 % des services de transports et du stock d’IDE[9]. »

Puissance économiqueModifier

La triade est le véritable cœur économique du système-monde. Si on prend en compte la production de richesse, les trois pôles de la triade (au sens large) totalisent les trois quart du PIB mondial 2014, à raison d'à peu près un quart pour chacun des trois ensembles.

Production de richesse estimée, en millions de dollars américains[n 3]
Aires géographiques États / régions Produit intérieur brut (PIB) 2016 Balance extérieure 2016 Revenu national brut (RNB) 2016
nominal
($ constants 2010)
à ppa
($ constants 2011)
croissance
(% PIB/an)
biens et services
($ courants)
paiements
(% PIB/an)
nominal
($ constants 2010)
à ppa
($ constants 2011)
croissance
(% RNB/an)
Asie de l'Est[n 4]   Chine[n 5] 9 807 183 20 313 042 6,7 281 662 2,3 9 779 913 20 252 941 6,7
  Japon 6 052 672 4 861 668 0,9 48 093 1,0 6 048 222 4 859 665 −2,8
  Corée du Sud 1 305 948 1 794 646 2,9 96 993 7,0 1 309 540 1 799 833 2,9
  Singapour 299 170 463 282 2,4 80 935 19,0 284 079 439 764 0,9
Totaux (4 pays) 17 464 973 27 432 638 507 682 20 971 879 27 352 203
Amérique du Nord
(ALÉNA)[n 6]
  États-Unis 16 920 328 17 269 670 1,5 521 239 −2,4 17 045 694 17 497 593 1,4
  Canada 1 828 002 1 568 018 1,4 −37 110 −3,2 1 803 390 1 547 200 1,6
  Mexique 1 259 037 2 194 541 2,9 −21 306 −2,2 1 216 057 2 120 054 1,6
Totaux (3 pays) 20 007 367 21 032 229 462 824 20 065 142 21 164 847
Espace économique
européen
(EEE) et
Association européenne
de libre-échange
(AELE)
  Allemagne 3 781 699 3 658 901 1,9 277 223 8,5 3 846 354 3 722 419 1,8
  France 2 806 036 2 544 859 1,2 −20 164 −0,9 2 855 934 2 587 593 1,3
  Italie 2 080 645 2 101 062 0,9 60 468 2,6 2 085 365 2 105 784 1,6
  Espagne 1 464 509 1 548 866 3,3 37 330 1,9 1 464 179 1 548 231 3,5
  Pays-Bas 890 136 805 017 2,2 85 559 8,4 879 510 795 504 1,6
  Pologne 572 132 988 583 2,9 19 079 −0,3 549 130 948 611 2,3
Totaux (zone euro) 13 372 441 13 065 981 1,8 13 370 218 13 062 794 1,9
  Royaume-Uni 2 757 620 2 578 518 1,9 −54 922 −5,8 2 711 810 2 537 204 2,1
Totaux (UE à 28 pays) 18 306 728 18 586 426 2,0 18 223 377 18 466 776 2,0
  Suisse 642 090 480 810 1,4 75 049 9,5
Totaux (29 pays) 18 948 818 19 067 236
Autres aires émergentes
ou industrialisées
  Inde 2 466 177 8 071 782 7,1 −39 102 −0,5 2 437 809 7 979 305 7,1
  Brésil 2 256 907 2 923 155 −3,5 7 444 −1,3
  Russie 1 654 434 3 581 297 −0,2 66 454 1,9 1 611 457 3 494 436 −0,1
  Australie 1 349 305 1 077 223 2,8 −27 367 −3,1 1 321 039 1 056 488 2,7
  Turquie 1 122 512 1 888 936 3,2 −24 923 −3,8 1 110 627 1 868 544 3,2
  Indonésie 1 037 864 2 811 266 5,0 7 486 −1,8 1 005 912 2 725 134 5,2
  Arabie saoudite 690 069 1 627 437 1,7 2 750 −3,7 703 632 1 656 688 1,2
  Iran 540 581 1 484 946 13,4 6 677 541 932 1 488 651 13,4
  Nigeria 456 775 1 010 804 −1,6 −9 252 0,7 449 091 990 501 −1,1
  Argentine 447 518 814 886 −1,8 −5 295 −2,6 429 753 783 003 −2,2
  Afrique du Sud 421 209 688 245 0,6 1 818 −2,7 409 438 669 280 0,3
  Thaïlande 407 015 1 081 557 3,3 59 963 11,7 388 074 1 030 937 3,9
  Colombie 366 457 639 063 2,0 −19 467 −4,3 363 511 634 945 3,1
  Égypte 260 816 987 900 4,3 −31 064 −6,0 257 125 974 583 4,7
  Pakistan 227 867 938 422 5,5 −19 547 −2,5 241 842 995 959 5,6
Totaux (15 pays) 13 705 504 29 626 918 −23 424
Monde Totaux (OCDE à 36 pays) 49 607 641 50 157 421 1,7 49 548 286 50 134 862 1,2
Totaux (tous pays) 77 631 270 112 260 716 2,5 77 576 839 112 189 724 2,3

La montée en puissance des pays émergents, surtout de la Chine, a remis en cause la triade telle que définie en 1985 : cette dernière représentait 74,2 % du PIB nominal mondial en 2005, 72,1 % en 2006, 70 % en 2007 et 67,7 % en 2008, tandis que le groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) en représentent 10,3 % en 2005, 11,6 % en 2006, 12,9 % en 2007 et 13,8 % en 2008.

Firmes transnationalesModifier

La triade est un regroupement des principales entreprises industrielles et financières de la planète. Elle concentre en 2008, 74 % des 500 premières entreprises du monde (classement Global Fortune 500 par le chiffre d'affaires). Ces pôles accueillent les principaux sièges sociaux des firmes multinationales (FMN) ou transnationales (FTN) :

Localisation des sièges sociaux des principales firmes transnationales (selon le magazine Fortune)
États 2000[10] 2011 2012 2013[10] 2014[11] 2015[12]
  États-Unis 179 133 132 132 128 564
  Chine[n 7] 10 61 73 89 95 265
  Japon 107 68 68 62 57 225
  Royaume-Uni 38 30 26 27 28 93
  France 37 35 32 31 31 66
  Corée du Sud 12 14 13 14 17 61
  Canada 12 11 11 9 10 57
  Allemagne 37 34 32 29 28 52
  Suisse 11 15 15 14 13 48
  Pays-Bas 10 13 13 11 13 27
Totaux 500 500 500 500 500 2 000
Article connexe : Fortune Global 500.

Puissances financièresModifier

La triade est également le cœur financier du monde. Elle détient :

Flux commerciauxModifier

 
Les trois pôles de la triade concentrent entre eux les flux commerciaux internationaux. NB : l'OMC regroupe sous le terme « Asie » l'Asie de l'Est, l'Asie du Sud, l'Asie du Sud-Est et l'Océanie.

Non seulement les principaux flux marchands, de marchandises comme de services, proviennent des trois pôles, mais la majorité du commerce international se fait entre les pays de la triade : ils représentent en 2013 68 % des exportations mondiales de marchandises et 70 % des importations[17].

Le commerce maritime est d'ailleurs essentiellement assuré par les transporteurs européens, est-asiatiques et nord-américains : Mærsk, MSC, CMA-CGM, Hapag-Lloyd, Evergreen, COSCO, CSCL, Hanjin, MOL, Hamburg Süd, OOCL, APL[18]... Par ailleurs, les principaux ports et façades maritimes (celle nord-européenne, ainsi que celles de la mer Jaune, du delta du Yangzi, de la rivière des Perles, du golfe du Mexique et de la côte Pacifique japonaise) de la planète se trouvent sur ces espaces.

Les principaux pays importateurs et exportateurs, en milliards de dollars pour 2013[17]
États Exportations de
marchandises (part)
Exportations de
services (part)
Importations de
marchandises (part)
Importations de
services (part)
  Chine[n 8] 2 209 (11,7 %) 205 (4,4 %) 1 950 (10,3 %) 329 (7,5 %)
  États-Unis 1 580 (8,4 %) 662 (14,3 %) 2 329 (12,3 %) 432 (9,8 %)
  Allemagne 1 453 (7,7 %) 286 (6,2 %) 1 189 (6,3 %) 317 (7,2 %)
  Japon 715 (3,8 %) 145 (3,1 %) 833 (4,4 %) 162 (3,7 %)
  Pays-Bas 672 (3,6 %) 147 (3,2 %) 590 (3,1 %) 127 (2,9 %)
  France 580 (3,1 %) 236 (5,1 %) 681 (3,6 %) 189 (4,3 %)
  Corée du Sud 560 (3 %) 112 (2,4 %) 516 (2,7 %) 106 (2,4 %)
  Royaume-Uni 542 (2,9 %) 293 (6,3 %) 655 (3,5 %) 174 (4 %)
Extra-UE[n 9] à 28 2 307 891 2 235 668
Total Monde 18 816 4 645 18 890 4 380

Puissance militaireModifier

La triade représente 81 % des 1 776 milliards de dollars de dépenses en 2014 du budget militaire mondial (dont 34 % rien que pour les États-Unis, 12 % pour la Chine, 3,5 % pour la France et 3,4 % pour le Royaume-Uni)[19]. Les seules grandes puissances militaires qui ne soient pas dans la triade sont la Russie et l'Arabie saoudite.

La triade compte la puissance militaire dominante de la planète, les forces armées des États-Unis, dont la marine contrôle les océans, s'appuyant sur ses alliés (dans le cadre de l'OTAN, du traité avec le Japon, etc.) et sur un important réseau de bases outre-mer. À ces dernières s'ajoutent trois puissances militaires de premier rang, l'Armée populaire de libération (chinoise, la première armée du monde en termes d'effectifs), les forces armées françaises et les forces armées britanniques, toutes les quatre disposant d'un armement thermonucléaire et des vecteurs (missiles intercontinentaux et sous-marins lance-missiles) pour frapper n'importe où.

Elle est aussi le lieu d'implantation des principales firmes de l'aéronautique et de l'aérospatiale militaire : Boeing, Lockheed Martin, BAE Systems, General Dynamics, AVIC, Airbus Group, Raytheon, Changhe, Chengdu, General Atomics...

Puissance diplomatiqueModifier

Les pays ayant les plus importants réseaux d'ambassades sont surtout des pays de la triade, les États-Unis, la Chine, la France, le Saint-Siège, le Royaume-Uni, l'Allemagne et le Japon en tête. Le G7 est d'ailleurs composé uniquement de pays de la triade : États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie et Canada (avec l'UE invitée systématiquement).

Pour des raisons souvent historiques, les organisations internationales ont souvent été créées grâce à des initiatives et des accords entre pays de la triade, c'est ainsi que ce sont créés l'ONU dont le siège est à New York (et dont les cinq membres permanents du conseil de sécurité appartiennent presque tous à la triade : les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Russie et la Chine), le FMI et la Banque mondiale dont les sièges sont à Washington, l'OMC et l'OMS à Genève, l'UNESCO et l'OCDE à Paris, la FAO à Rome, l'AIEA à Vienne, la CPI à La Haye, etc.

Puissance culturelleModifier

Article connexe : Soft power.

Une langue partagée : l'anglaisModifier

Aujourd'hui, l'anglais s'est imposé comme :

  • la langue des affaires privées (grandes entreprises, commerce…) et publiques (langue officielle des grands institutions internationales) ;
  • la langue des échanges.

Les meilleures universitésModifier

D'après les classements annuels[20],[21], la triade occupe la quasi totalité des places ; les universités américaines y sont les plus nombreuses et les plus prestigieuses.

Répartition des 100 premières universités mondiales
Pays %
2007 2017
  États-Unis 54 48
  Union européenne 33 29
  Japon 6 3
  Canada 4 4
  Australie 2 6
  Suisse 0 5
  Israël 1 1

Un niveau de vie comparableModifier

Le niveau de développement des pays de la Triade assure à leur population les plus hauts niveaux de vie du monde en particulier les pays nordiques de l'Union européenne[22]. Plus de 97 % de la population dispose de l'électricité, de l'eau potable, d'un système d'assainissement ou d'un téléphone portable. L'ensemble de la population dispose d'un système de retraite contre 13,7 % en Chine (Agence Chine nouvelle) et de filets de sécurité en cas de parcours personnels ou professionnels difficiles (salaire minimum, accès aux soins vitaux gratuitement…).

La Triade concentre l'essentiel des personnes disposant de plus de 1 million $ d'actifs financiers (hors immobilier) en 2008[23]. Les États-Unis, le Japon et l'Allemagne concentrent 54 % des millionnaires dans le monde (ils sont 8,6 millions soit 0,12 % de la population mondiale).

Répartition des millionnaires en dollars en 2008
Pays %
2006 2008
  États-Unis 31 29
  Union européenne 21 21
  Japon 16 16
  Chine 4 5
  Brésil 1 0

Une puissance contestéeModifier

Des accusations virulentesModifier

Les pays de la Triade sont confrontés à des critiques de plus en plus vives, accusés lors des forums mondiaux sociaux et par certaines ONG écologistes et/ou altermondialistes :

  • d'être responsable du réchauffement climatique en ayant pollué pendant des siècles sans contrainte ;
  • de piller les richesses des pays moins riches directement ou indirectement par le soutien de gouvernement corrompu ;
  • d'imposer un impérialisme économique ;
  • de mépriser les cultures non occidentales…

Si celles-ci prennent souvent la forme d'une contestation pacifique (manifestations, boycotts de produits…), elles relèvent parfois d'actes terroristes comme ce fut le cas en septembre 2001.

Contestation par les BRICSModifier

 
Vue d'artiste: L'EEE, les EU, le Japon et la C du Sud en vert représentant une Triade, le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Af. du sud en rouge représentant les BRICS.
 

La montée en puissance de la Chine, de la Russie, de l'Inde, du Brésil et de l'Afrique du Sud dans l'économie mondiale tend à redistribuer les cartes de la puissance économique et financière. La Chine en est le parfait symbole. Géant émergeant, elle est déjà la 1re puissance économique mondiale[24], la détentrice des premières réserves mondiales de change et un des principaux créateurs de richesse au monde. La Russie est une grande puissance économique déjà développée et industrialisée ; et a un niveau de vie comparable aux pays de la triade. Elle est le premier producteur de gaz naturel et de pétrole au monde et est dans le top 5 mondial des ressources minières (houille, fer, nickel, diamant, etc.).

Néanmoins, ce « contre-pouvoir », pour peser, doit d'abord respecter les règles qui ont été créées par la Triade (OMC, propriété industrielle, respect de l'environnement…). De plus, la corruption paralyse le développement de son économie.

En pratique, la plupart des pays du G7 et es BRICS se retrouvent dans le Groupe des vingt.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les PIB à parité de pouvoir d'achat additionnés des États-Unis, du Japon et des dix pays de la CEE (38 231 milliards de dollars) correspondent à 31,7 % du PIB planétaire 2016 (120 603 milliards de dollars)[1].
  2. Chiffres en dollars courants, selon les données publiées par la Banque mondiale.
  3. « DataBank - Indicateurs du développement dans le monde », sur https://databank.banquemondiale.org/
  4. Sont ici négligées les productions de la Mongolie et de la Corée du Nord.
  5. Y compris la République de Chine (Taïwan) et les régions administratives spéciales chinoises de Hong Kong et de Macao.
  6. L'ALÉNA ne correspond pas exactement à l'Amérique du Nord, car il n'inclut pas les Bermudes, le Groenland et Saint-Pierre-et-Miquelon.
  7. Les firmes taïwanaises ne sont pas comptabilisées comme chinoises par le magazine Fortune.
  8. Non compris Hong Kong, qui pratique essentiellement de la réexportation.
  9. À l'exclusion du commerce intra-UE.

RéférencesModifier

  1. (en) « Gross domestic product 2016, PPP » [PDF], sur http://databank.worldbank.org, .
  2. (en) Ken'ichi Ōmae, Triad power: the coming shape of global competition, New York, Free Press, , 220 p. (ISBN 0029234700, LCCN 84026068).
  3. Ohmae Kenichi (trad. Chantal Pommier, préf. François Dalbe), La Triade : émergence d'une stratégie mondiale de l'entreprise [« Triad power : the coming shape of global competition »], Paris, Flammarion, , 309 p. (ISBN 2-08-064775-X).
  4. GEMDEV (Groupement économie mondiale, Tiers-monde, développement), coordonné par Michel Beaud, Olivier Dollfus, Christian Grataloup et al., Mondialisation : les mots et les choses, Paris, Karthala, coll. « Hommes et sociétés », , 358 p. (ISBN 2-86537-957-4), p. 190.
  5. Alexandre Kateb, « Chine, Etats-Unis, Eurozone : la nouvelle triade de la puissance mondiale », La Tribune,‎ .
  6. (en) Alan M. Rugman, The Regional Multinationals: MNEs and "Global" Strategic Management, Cambridge et New York, Cambridge University Press, , 276 p. (ISBN 0521842654 et 0521603617, LCCN 2004052681), « The triad power concept », p. 60.
  7. Denis Paquin, « Dimension géographique de l'intégration économique », sur profweb.qc.ca.
  8. (en) « Triadisation Instead of Globalisation? », sur http://www.dadalos.org/.
  9. Laurent Carroué, « Mondialisation - Globalisation : le regard d'un géographe », sur http://aphgcaen.free.fr/, (conférence-débat organisée par l'APHG de Caen).
  10. a et b (en) « The Changing Headquarters Landscape for Fortune Global 500 Companies » [PDF], sur http://www.ey.com/, p. 2.
  11. « Global 500 2014 », sur http://fortune.com/.
  12. (en) « The World's Biggest Public Companies », sur https://www.forbes.com/.
  13. (en) FMI, « World official gold holdings », , à actualiser avec « Latest World Official Gold Reserves », sur http://www.gold.org/.
  14. (en) « Reserves of Foreign Exchange and gold », sur https://www.cia.gov/.
  15. (en) « World Federation of Exchanges, Monthly Reports », sur http://www.world-exchanges.org/.
  16. (en) « Stock of direct foreign investment - abroad » et « Stock of direct foreign investment - at home », sur https://www.cia.gov.
  17. a et b OMC, « Statistiques du commerce international 2014 », p. 26-29.
  18. (en) « Alphaliner - TOP 100 Operated fleets », sur http://www.alphaliner.com/.
  19. (en) SIPRI, « Military Expenditure Database 2015 » [xlsx], sur http://www.sipri.org/.
  20. « Classement académique des universités mondiales 2014 », sur http://www.shanghairanking.com/.
  21. « World University Rankings 2014-15 », sur https://www.timeshighereducation.co.uk/.
  22. cf. Classement IDH des pays, 2003
  23. Capgemini et M. Lynch, World Health Report 2008
  24. (en) « Country comparaison: GDP (purchasing power parity) », sur https://www.cia.gov.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Ohmae Kenichi (trad. Chantal Pommier, préf. François Dalbe), La Triade : émergence d'une stratégie mondiale de l'entreprise [« Triad power : the coming shape of global competition »], Paris, Flammarion, , 309 p. (ISBN 2-08-064775-X).
  • Pascal Gauchon, Dominique Hamon et Annie Mauras, La Triade dans la nouvelle économie mondiale, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Major », (1re éd. 1992), 837 p. (ISBN 2-13-053116-4).
  • Christian Chavagneux, Françoise Milewski, Jean Pisani-Ferry et Dominique Plihon, Les Enjeux de la mondialisation, Paris, La Découverte, coll. « Repères : économie » (no 490), (1re éd. 2007), 123 p. (ISBN 978-2-7071-5245-9) (Précédemment paru sous le titre Sciences économiques et sociales : nouveau manuel, terminale ES).

Articles connexesModifier