Thiron-Gardais

commune française du département d'Eure-et-Loir

Thiron-Gardais
Thiron-Gardais
Le domaine de l'abbaye et ses jardins
Logo monument historique Classé MH (1912), Logo monument historique Inscrit MH (1962, 2001)[1].
Blason de Thiron-Gardais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Nogent-le-Rotrou
Intercommunalité Communauté de communes Terres de Perche
Maire
Mandat
Victor Provôt
2020-2026
Code postal 28480
Code commune 28387
Démographie
Gentilé Thironnais, Thironnaises
Population
municipale
985 hab. (2018 en diminution de 6,19 % par rapport à 2013)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 18′ 41″ nord, 0° 59′ 44″ est
Altitude Min. 200 m
Max. 279 m
Superficie 13,46 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Nogent-le-Rotrou
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Nogent-le-Rotrou
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Thiron-Gardais
Liens
Site web http://www.mairie-thiron-gardais.fr/

Thiron-Gardais est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

GéographieModifier

SituationModifier

 
Position de Thiron-Gardais (en rouge) dans l'arrondissement de Nogent-le-Rotrou (en vert) du département d'Eure-et-Loir (grisé).
Carte de la commune de Thiron-Gardais et des communes limitrophes

Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

La commune est traversée par la rivière la Thironne, affluent en rive droite du Loir, lui-même sous-affluent de la Loire par la Sarthe et la Maine.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Thiron-Gardais est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nogent-le-Rotrou, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 25 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

ToponymieModifier

Thiron est attesté sous les formes Thiron en 1793[6], Thiron-de-Gardais en 1801[6], Thiron en 1987[6].
La toponymie actuelle orthographie Thiron avec un "h" (alors que les chartes latines l'omettent), comme la rivière Thironne, qui sillonne le territoire d’ouest en est[7].

Gardais est attesté sous la forme Gardiensis parrochia en 1113, puis Gardais jusqu'en 1774. Sens probable : « poste de garde », « petite forteresse ».

La commune de Thiron-Gardais est créée en 1790.

HistoireModifier

Moyen ÂgeModifier

Aux portes du Perche, le bourg de Thiron-Gardais est né de l'implantation d'une abbaye fondée par Bernard de Ponthieu, né dans le comté du même nom. L'ancienne abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron exerce son influence dans toute la moitié nord de la France, en Angleterre, en Irlande et jusqu’aux Hautes-Terres d’Écosse.

En effet, au XIIe siècle, alors que l’abbaye de Tiron est en construction depuis 1114, son rayonnement est tel qu’elle reçoit de nombreux dons et exerce son autorité sur vingt-deux abbayes et plus d’une centaine de prieurés. L’ordre de Tiron suit la stricte observance de la règle de saint Benoît.

Époque moderneModifier

Le 17 novembre 1870, durant la guerre franco-allemande eut lieu l'affaire de Thiron-Gardais, où fut engagé le 30e régiment provisoire formé de la garde nationale mobile de la Manche.

Époque contemporaineModifier

Cette prospérité et ce rayonnement sont tombés dans l’oubli et il ne reste pour témoin que la longue nef romane de l’église abbatiale, la grange aux dîmes, le collège militaire et les dépendances.

Mais son histoire est partout et les jardins du parc de l'abbaye sont marqués de la présence de l’Ordre à travers le potager des simples, celui des aromates, l'allée des tilleuls, au coin du vivier ou sur la terrasse des fruitiers.

XXe siècleModifier

  • « Thiron » a été renommé officiellement « Thiron-Gardais » en 1987. Ceci en raison du village limitrophe de Gardais qui l'a rejoint ;

XXIe siècleModifier

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1953 1995 Philippe Lamirault Rad.
puis MRG
puis PS
Conseiller général du canton de Thiron-Gardais(1967-1992)
1995 2001 Lionel Bellina    
2001 2008 Bernard Jégo    
2008 En cours Victor Provôt[8],[9]   Personne sans activité professionnelle de moins de 60 ans (non retraitée)

IntercommunalitéModifier

De 2005 à 2016, Thiron-Gardais est le chef-lieu de l'ancienne communauté de communes du Perche thironnais, intégrée le à la communauté de communes Terres de Perche.

JumelagesModifier

 
Jumelages et partenariats de Thiron-Gardais. 
Jumelages et partenariats de Thiron-Gardais. 
VillePaysPériode
 Ebenweiler Allemagnedepuis

Thiron-Gardais et Ebenweiler (Bade Wurttemberg) sont jumelés depuis . Ce jumelage permet aux thironnais et aux habitants des environs de mieux connaître l'Allemagne, ses coutumes et ses traditions. Chaque année, un week-end de rencontre est organisé, tantôt en Allemagne, tantôt en France, et "un échange de jeunes" regroupant une vingtaine de participants allemands et français, leur permet de passer trois semaines de vacances ensemble. Parallèlement, les jeunes qui désirent améliorer leurs connaissance linguistiques, peuvent travailler pendant un mois dans la commune jumelée.

Politique environnementaleModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2018, la commune comptait 985 habitants[Note 3], en diminution de 6,19 % par rapport à 2013 (Eure-et-Loir : −0,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600532582613678663671668680
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
621610630600571570615597593
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
582557555505492466433491404
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
5716168541 0191 1711 1211 1031 1011 098
2013 2018 - - - - - - -
1 050985-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services publicsModifier

La commune dispose d'une maison des services publics bénéficiant d'assistantes sociales et de cyber emploi, abritée dans la grange aux dîmes, d'une salle associative (salle Jacques-Loizeleur), d'une médiathèque, d'une salle des fêtes, d'un bureau de poste, d'une caserne de pompiers et d'une gendarmerie.

EnseignementModifier

La commune met à disposition deux écoles et un restaurant scolaire.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  •  : Saint-Bernard de Tiron (1046-1117), fondateur de l’abbaye et de l’ordre de Tiron ;
  • Dimanche de Pâques : Pâques aux Jardins de l’abbaye, grande chasse à l’œuf, jeux...
  • 1er week-end de juin : Rendez-vous aux Jardins ;
  • Week-end de Pentecôte (tous les deux ans depuis 2014) : Cel’Tiron Pentecôte Festival, Championnat Highland games France, musique et danses celtiques, village médiéval, marché artisanal, animations, rassemblement historique des anciens sites de l’ordre de Tiron...
  • Dernier week-end de juin : Festival Vintage dans les jardins de l’abbaye ;
  • Tous les samedis soirs du samedi le plus proche de la fête de la musique () jusqu’au dernier samedi d’août : Les samedis de l’été à partir de 19 h dans le jardin Imbert : pique-nique, buvette, stands artisanaux, animations, concert (visite nocturne des jardins du collège royal et militaire) ;
  •  : retraite aux flambeaux et feu d’artifice' dans les jardins de l’abbaye ;
  •  : Fête Nationale, brocante et vide-Grenier dans les rues du bourg et salon du livre dans les jardins de l’auberge de l’abbaye.
  • 3ème week-end de septembre : Journées Européennes du Patrimoine ;
  • 3ème week-end d’octobre : Rando Thi’Perche' (pédestre et VTT) le matin et toute la journée, Festival d’automne, dans les jardins de l’abbaye, animations, marché artisanal, fabrication de jus de pomme...

ÉconomieModifier

Thiron-Gardais réunit :

  • une vingtaine de commerces, artisans et services, dont une auberge et une maison de retraite faisant partie de la fondation Texier-Gallas ;
  • la Société de Mécanique de Thiron-Gardais (SMTG) acquise en 1989 à Renault par le holding Bassano Industries[13]

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Abbaye de la Sainte-Trinité de TironModifier

L'abbaye est composée de l'église,   Classé MH (1912), des façades et toitures du presbytère,   Inscrit MH (1962), de la grange dîmière, du collège royal militaire, du pigeonnier, de la tour de guet, des communs et des vestiges,   Inscrit MH (2001)[1].

PresbytèreModifier

Datant du XVIIe siècle, dans un premier temps officialité, puis demeure du prieur de l'abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron, la commune achète le bâtiment en 1818 pour en faire le presbytère de la paroisse[14].

Grange aux dîmesModifier

La grange aux dîmes est un bâtiment réhabilité en 2006, qui comme son nom l'indique servait de grange lors de l'époque monastique de la ville au (XIIe siècle). La bâtisse est aujourd'hui un lieu proposant des services et des locaux très utiles aux thironnais : syndicat d'initiative, entrée des jardins de l'abbaye, accueils d'évènements, d'expositions, de réunions, maison des services publics, cyber emploi, rencontres, activités diverses...

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Autres lieux et monumentsModifier

  • Chapelle Sainte-Anne des Bois, sur la route de la Gaudaine au bord de l'étang Sainte-Anne[15] ;
  • Chapelle de la Croix Saint-Jacques à Gardais[15] ;
  • Étang, avec la possibilité d'y pêcher : des chalets sont à la disposition des personnes voulant y passer la nuit ;
  • Terrain de football et plateau multi-sports, deux terrains de tennis et un complexe sportif ;
  • Piscine municipale, ouverte tous les jours en période estivale : activités aquagym, bébé nageur, femmes enceintes, scolaires.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'azur au dextrochère de carnation mouvant du flanc senestre et tenant une crosse pastorale de sinople (d'or) accompagnée de deux fleurs de lis d'or rangées en bande et de deux étoiles du même en barre.

AnecdotesModifier

Il est souvent fait référence aux anciens moines de Thiron dans le « Roman de Renart » ; en effet, les moines de Thiron étaient victimes de la satire dissimulée de cet ensemble de récits médiévaux.

Des recherches sur le collège militaire ont permis de découvrir qu'un dénommé Napoléon Bonaparte aurait dû venir faire ses études au collège militaire de Thiron-Gardais[16].

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. a et b « Abbaye de la Sainte-Trinité et son collège », notice no PA00097223, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 décembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 décembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 décembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 décembre 2020)
  6. a b c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 13 décembre 2020)
  8. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 10 août 2020)
  9. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 août 2020)
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 1999, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. « SMTG La précision à toute épreuve », sur http://www.smtg.fr/ (consulté le 14 septembre 2020).
  14. Laurence de Calan, Presybtères du Perche, éditions des Amis du Perche, collection "Présence du Perche", juillet 2012, p. 169. [ (ISBN 978-2-900122-983)].
  15. a et b Paroisse Saint-Lubin du Perche (préf. Abbé Daniel Rambure, curé), Ces 36 églises ont quelque chose à vous dire..., , 101 p..
  16. http://www.perchethironnais.com/college-royal-militaire-son-histoire/