Sūtra du Lotus

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Commentaire du Sūtra du Lotus datant de 615, copie attribuée au prince japonais Shōtoku.

Le Sūtra du Lotus est l'appellation simplifiée du Sūtra du Lotus de la Loi merveilleuse ou encore du Sūtra du Lotus de la Loi correcte (ou de la bonne Loi). Car le soutra porte différents titres : en sanskrit सद्धर्मपुण्डरीकसूत्र / Saddharmapuṇḍarīkasūtra ; en chinois Miàofǎ Liánhuā Jīng (妙法蓮華經) — dans la traduction de Kumarajiva — souvent abrégé en Fǎhuā Jīng (法華經) ; ou également Zhengfahuajing (正法華經 ) dans la traduction de Dharmarakṣa ; en coréen Myobeop Yeonhwa Kyong ; en japonais Myōhō Renge Kyō (妙法蓮華経), abrégé en Hokkekyō[1] ; en vietnamien Kinh Diệu Pháp Liên Hoa.

Il s'agit d'un sūtra très populaire dans le bouddhisme mahāyāna. Il occupe en fait une place primordiale dans plusieurs écoles mahāyānistes. C'est sur la base de ce sūtra que furent fondées les écoles Tiantai (T'ien t'aien) en Chine, ainsi que Tendai et Nichiren au Japon. L'universitaire britannique Paul Williams affirme que « pour de nombreux bouddhistes d'Asie du Sud-Est et depuis des temps très anciens, le Sūtra du Lotus contient l'enseignement final du Bouddha, complet, et suffisant pour le salut. »[2]

Le terme mahāyāna y apparaît pour la première fois[réf. nécessaire]. Le sūtra se présente comme une manifestation du plus haut degré d’enseignement bouddhiste, l’ekayana ou « véhicule unique », dans lequel les autres (hīnayāna, mahāyāna) sont subsumés. La notion des moyens habiles ou opportuns (upaya) y joue un rôle important, et une grande emphase est mise sur la dévotion qui, assure-t-il, peut sauver aussi bien que l’ascèse traditionnelle, en particulier durant la période de déclin du bouddhisme.

Histoire du texteModifier

Circonstances de la rédactionModifier

Dans la tradition bouddhisteModifier

Le Sūtra du Lotus se présente comme un enseignement prodigué par le Bouddha à la fin de sa vie terrestre, au Pic des Vautours (ou Pic de l'Aigle[3]) où furent donnés selon la tradition chinoise tous les enseignements mahāyāna. Ces enseignements, trop difficiles pour les gens de l’époque, devaient être révélés plus tard. C’est ainsi que le Sūtra du Lotus aurait été conservé dans le monde des Nâgas jusqu’à l’époque du quatrième concile. Selon la pensée mahāyāna, l’enseignement provient du bouddha éternel dont le Bouddha historique est la manifestation (nirmanakaya ou sambhogakaya).

Selon la recherche académiqueModifier

Le texte, composé en plusieurs étapes, daterait d’entre le Ier siècle av. J.-C. et le milieu du Ier siècle ap. J.-C., soit plusieurs siècles après la mort du Bouddha[4]. Selon le traducteur Burton Watson (en), il pourrait avoir été à l'origine écrit dans un dialecte prâkrit avant d'être plus tard traduit en sanskrit pour lui accorder une plus grande respectabilité[5]. Jan Nattier[6] a d’ailleurs avancé que ce serait le cas pour presque tous les sûtras parvenus en Chine avant le IVe siècle. Des fragments en sanskrit d’une version d’Asie centrale indépendante de la version chinoise ont été retrouvés dans les années 1990[7].

Certaines sources considèrent que le Sūtra aux sens infinis (Muryogi Kyō en japonais) et le Sūtra de la méditation sur la dignité de celui qui cherche l'illumination (Fugen Kyō en japonais) seraient le prologue et l’épilogue du Sūtra du Lotus circulant indépendamment.

TraductionsModifier

En chinoisModifier

 
Passage du Sūtra du Lotus, Japon, XIIe siècle

Bien qu'il y ait probablement eu plusieurs traductions en chinois, on a gardé la trace de seulement six d'entre elles, dont trois ont été conservées. Il fut d'abord traduit par Dharmaraksha en 286 avant d'être retraduit 妙法蓮華経 (Myōhō Renge Kyō) en huit rouleaux ou fascicules par Kumārajīva en 406[8]. La plus ancienne édition illustrée de ce soutra, datée de 868, a été retrouvée en Chine à Dunhuang.

Traductions en langues occidentalesModifier

La première traduction en français a été réalisée en 1840, mais publiée en 1852, par Eugène Burnouf (Le Lotus de la Bonne Loi), à partir d'une version sanskrite primitive postérieure aux versions chinoises[9]. Il fut le premier à le traduire dans une langue occidentale. En 1997, Jean-Noël Robert traduisit la version chinoise de Kumarajiva. Quant à la première traduction anglaise, elle date de 1884 et elle est due à Hendrik Kern, toujours à partir du texte sanskrit[10]. On doit d'autres traductions anglaises, à partir du chinois, à Leon Hurvitz, Burton Watson (en) à côté d'autres traducteurs[11].

Résumé des chapitresModifier

Le Sūtra du Lotus se compose de 28 chapitres répartis en huit volumes, dans la version chinoise appelée 妙法蓮華経 (Myōhō Renge Kyō)[8],[12]. Il met en scène le Bouddha historique, comme dans une pièce de théâtre dont la scène serait l'univers.

Chapitre 1 : PrologueModifier

Le texte s'ouvre par une formule habituelle aux sūtras traditionnellement récités par Ananda lors du premier concile : « Ainsi ai-je entendu… »[13].

Le Bouddha est représenté installé sur le pic des Vautours, entouré de divers humains et créatures de la mythologie bouddhique. En méditation profonde (samādhi), il enseigne le Sūtra aux Sens Infinis, puis, après certains présages, il annonce le temps venu du Sūtra du Lotus. Le Bouddha déclare en avoir la connaissance, car sa récitation était déjà advenue dans une de ses vies antérieures.

Chapitres 2 à 14Modifier

Chapitre 2 : Moyens opportuns ou salvifiquesModifier

Gautama annonce dans ce chapitre que la venue de tous les bouddhas a pour but d'éveiller la sagesse (prajñā) dans chaque être, afin de leur permettre à tous d'atteindre l'éveil (bodhi). Il déclare que la sagesse des bouddhas est infinie, et en ce sens plus complète que celle des arhats, puisqu'elle a pour but d'éveiller tous les êtres, sans exception.

Chapitres 15 à 22Modifier

Nichiren considère le Sūtra du Lotus comme l'héritage ultime du Bouddha qui révèle l’objet de respect fondamental (Gohonzon) dans ces huit chapitres enseignés pendant les huit dernières années de sa vie : les chapitres XV (“Surgir de terre”) à XXII (“Transmission”)[14].

Le kōsen-rufu mondial[15] prend sa source dans le chapitre XXIII du Sūtra : « Quand je serai entré dans l'état d'extinction dans la dernière période de cinq cents ans, il te faudra le propager largement en terres étrangères, et à travers tout le Jambuvipa, sans le laisser jamais disparaître. »[16] ainsi que dans les commentaires du Grand Maître Tiantai, Zhiyi : « Dans la cinquième période de cinq cents ans, la voie mystique se répandra et apportera des bienfaits à l’humanité pour longtemps à l’avenir. »[17],[18] en établissant que le Gohonzon doit apparaître deux mille ans après la disparition du Bouddha, au cours des cinq cents premières années de la période de la Fin de la Loi, Mappō.

Nichiren va donc expliquer en quoi consiste cet objet de vénération transmis par Shakyamuni à «la grande multitude» de bodhisattvas qui apparaissent au chapitre XV “Surgir de terre”[19] : reprenant le schéma de la Cérémonie dans les airs décrite dans le chapitre XI, il inscrit, en caractères japonais kanji, chinois et siddham, les noms de personnages cités dans le Sūtra, de personnages historiques ou alégoriques, de dieux et divinités du panthéon bouddhiste japonais afin de représenter les dix états de vie décrits par Zhiyi, l’état de bouddha et les neuf autres états de vie que possède tout être humain[20] entourant le Daimoku qui se trouve au centre. Cet objet de culte sous la forme d’un mandala concrétise Nam-myōhō-renge-kyō et rend accessible à tous le principe d’inséparabilité de la Loi (Dharma) et du Bouddha.

Chapitre XVI, “La durée de la vie de l’Ainsi-venu“. La partie en prose raconte la parabole de l'excellent médecin dont les enfants souffrent après avoir absorbé une boisson empoisonnée. Il leur concocte «un remède extrèmement efficace, de couleur, de saveur et odeur excellentes». Certains le prennent aussitôt mais ceux chez qui le poison a déjà fait des ravages ont l’esprit égaré et refusent de le prendre. Usant d’un moyen opportun, il leur laisse le bon remède en évdence, les quitte puis envoie un messager annonçant sa mort. Le chagrin finit par leur faire reconnaître les qualités du remède, ils le prennent et guérissent. Alors leur père revient... Et l'Honoré du monde pose la question à lassemblée : «Ce médecin expérimenté s’est-il rendu coupable de mensonge ?». L’assemblée ayant répondu par la négative, le Bouddha fait le parallèle avec lui-même : il a atteint la bouddhéité depuis d’innombrables kalpas. Cependant, il se sert «du pouvoir des moyens opportuns» et dit qu’il va «bientôt passer en extinction»... Et personne ne peut affirmer qu’il soit «coupable de mensonge ou de fausseté.»

Dans la partie en vers, le Jigage, l’Honoré du monde (c'est-à-dire le Bouddha) explique que, constamment, il peut apparaitre pour «prêcher la Loi» et qu’il s’interroge : «Comment puis-je permettre aux êtres vivants d’accéder à la voie inégalée et d’acquérir rapidement le corps d’un bouddha.»

Chapitre XVII, “Distinctions des bienfaits”.

Chapitre XVIII, “Les bienfaits de la joie ressentie”.

Le chapitre XIX, “Les bienfaits du maître de la Loi” rend compte des bienfaits obtenus par les hommes et les femmes qui acceptent et observent ce Sūtra, le récitent, l'expliquent, le prêchent ou le transcrivent.

Le chapitre XX expose la vie modèle du “bodhisattva Jamais-méprisant” qui, quelle que soit la personne en face de lui, s'inclinait et disait en substance : « J’éprouve envers vous un profond respect. Je n’oserais jamais avec arrogance ni vous mépriser. Pourquoi cela ? Parce qu’en pratiquant la voie du bodhisattva vous parviendrez tous à la bouddhéité. »

Le chapitre XXI, “Les pouvoirs surnaturels de l’Ainsi-venu” sont développés pour réjouir les êtres vivants. La partie en vers conclut que quiconque, réalisant tous les bienfaits qu’il sera possible d’obtenir après l’entrée du Bouddha dans l’extinction, devrait accepter et garder ce Sūtra.

Chapitre XXII, “Transmission”.

Chapitres 22 à 28Modifier

Transmissions et influencesModifier

 
Reliquaire bouddhique portatif représentant le Bouddha prêchant le Sûtra du Lotus, Chine (Xe siècle~XIIe siècle, Dynastie Song)[21]. The Walters Art Museum.

Zhiyi (538–597), fondateur du courant T'ien-t'ai chinois, le mit au centre de son enseignement et en fit l’un des sûtras les plus populaires de Chine. Des fragments parvinrent assez tôt au Japon. Selon le Nihon Shoki, le prince Shotoku (574-622) en était un fervent lecteur ; une copie partielle datant de 615 lui est attribuée par la tradition, quoique les spécialistes soient partagés sur cette attribution. On a suggéré que le sûtra aurait inspiré la constitution reflétant les idéaux bouddhistes que Shotoku fit promulguer. Parti étudier le bouddhisme en Chine, Saicho (767-822) en rapporta un exemplaire complet au Japon ; il devint alors le texte principal de l’influente école Tendai (nom japonais de l'école T'ien-t'ai / Tiantai) et influença également le courant Jodo.

Au XIIIe siècle, le moine Tendai Nichiren (« Lotus du Soleil », pseudonyme inspiré par le sûtra) renforça l’importance de ce sûtra tout en lui donnant une interprétation particulière. Il le considérait comme le seul digne d’être enseigné ; selon lui, le titre du sûtra rassemblait l'enseignement de l’ensemble du texte et possédait la même puissance salvatrice. Il fit de la récitation de ce titre, Namu-Myōhō-Renge-Kyō (Hommage au Sûtra du Lotus de la Loi merveilleuse), un rituel essentiel[22]. Des portions du sûtra sont récitées quotidiennement par les adeptes des différentes écoles du courant Nichiren.

Dôgen (1200-1253), fondateur de l'école zen sôtô au Japon mais ancien moine de l'école Tendai, avait une dévotion infinie pour ce texte. Il écrit dans le Shôbôgenzô :

« Parmi tous les sûtra prêchés par le grand maître, le vénérable des Shâkya, le Sûtra du Lotus est leur grand-roi et leur grand-maître. Les autres sûtra et dharma sont tous comme ses sujets ou ses enfants. L'enseignement contenu dans le Sûtra du Lotus représente la vérité, les autres sûtra ne rendent tous que des expédients et ne reflètent pas l'intention originelle du Bouddha. Doit-on prendre les autres sûtra et les comparer au Lotus afin de le circonscrire ? S'il n'y avait cette force et ces mérites dans le Lotus, il n'y aurait pas d'autre sûtra ; tous les autres sûtra ne font qu'introduire au Lotus. » (Shôbôgenzô kie buppôsôbô, « Prendre refuge dans les trois trésors »)[23]

Dans l'école zen japonaise, on privilégie plus particulièrement deux chapitres, le seizième, « La longévité de l'Ainsi-Venu » et le vingt-cinquième, « La porte universelle du bodhisattva qui considère les voix du Monde » (japonais : Nyorai juryôhon et Kanzeon bosatsu fumonhon).

DoctrineModifier

Texte mahāyāna, le Sûtra du Lotus envisage un « bouddha éternel », le dharmakāya, qui donne lieu à des émanations sous forme de sambhogakāya ou Nirmāṇakāya. La forme qui y prodigue l’enseignement est le Bouddha historique.

Pour la première fois[réf. nécessaire], le terme mahāyāna — « grand véhicule » — est qualifié de voie plus efficace que celles de l’auditeur et du pratyekabuddha (bouddha solitaire) — qui ressortissent au hīnayāna, « petit véhicule » — à quoi s'ajoute l'apparition de la notion d’ekayāna — « véhicule unique » — qui subsume les deux autres, dont il se veut l’expression.

Le sutra affirme le credo mahāyāna qui veut que chacun peut prétendre atteindre l'état de bodhisattva et que les mérites accumulés peuvent être transférés. Il apporte des précisions sur la voie de bodhisattva, développant en particulier le don d’upaya qui permet de trouver les « moyens habiles (opportuns) » de guider les êtres sur la bonne voie du bouddhisme. Il insiste également sur la force des vœux et particulièrement du grand vœu de Kōsen-rufu (chapitre XXIII).

Cet ouvrage met l'accent sur la puissance de la dévotion, particulièrement utile dans le contexte de la période appelée mappō qui est vue comme celle du déclin du bouddhisme, au cours de laquelle il est de plus en plus difficile de mettre en œuvre les pratiques ascétiques et méditatives du bouddhisme originel. Les terres pures d’Amitābha et de Bhaisajyaguru y sont mentionnées. Le chapitre XXV, lui, est entièrement consacré aux mérites liés à la récitation du nom du bodhisattva de la compassion Avalokiteshvara. La récitation de ce chapitre faisant partie des liturgies quotidiennes du zen et du bouddhisme shingon.

Notes et référencesModifier

  1. Référencé dans le Taisho : vol. 9, no 262
  2. (en) Paul Williams, Mahāyāna Buddhism: the doctrinal foundations, 2nd Edition, Routledge, (ISBN 9780415356534, lire en ligne), p. 149
  3. Selon la traduction anglaise de Burton Watson
  4. Williams, Paul. Mahāyāna Buddhism: the doctrinal foundations, Routledge1989, p. 142. (ISBN 9780415356534)
  5. Watson, Burton (tr.). The Lotus Sutra. New York 1993 (Columbia University Press), p. IX
  6. Nattier, Jan, A Guide to the Earliest Chinese Buddhist Translations, Bibliotheca Philologica et Philosophica Buddhica X, IRIABS Tokyo 2008
  7. Matsuda Kazunobu New Sanskrit Fragments of the Saddharmapu.n.dariikasuutra in the Schoyen Collection, Norway, The Journal of Oriental Studies V. 10 (2000) p. 97-108
  8. a et b « Résumé du Sûtra du Lotus »
  9. Akira Yuyama: Eugene Burnouf: The Background to his Research into the Lotus Sutra, Bibliotheca Philologica et Philosophica Buddhica, Vol. III, The International Research Institute for Advanced Buddhology, Tokyo 1998, p. 61-77, (2000). (ISBN 4-9980622-2-0) Internet Archive
  10. Kern, H. (tr.). Saddharma Pundarîka or the Lotus of the True Law. Sacred Books of the East, Vol. XXI, Clarendon Press, Oxford 1884.
  11. Hurvitz, Leon (trad). Scripture of the Lotus Blossom of the Fine Dharma: The Lotus Sutra, Columbia University Press, New York 1976.
  12. « La structure du Sûtra du Lotus »
  13. « Bouddhisme Nichiren »
  14. Nichiren, « ÉCRITS: 101, La composition du Gohonzon, p.838 », sur nichirenlibrary.org (consulté le 12 juin 2020)
  15. « Kosen-rufu, la paix mondiale », sur soka bouddhisme.fr (consulté le 19 juin 2020)
  16. Traduction en anglais de Burton Watson puis en français par Sylvie Servan-Schreiber et Marc Albert (trad. du chinois), Le Sûtra du Lotus, Paris, Les Indes savantes, , 323 p. (ISBN 978-2-84654-180-0), p273 chapitre XXIII les actes antérieurs du boddhisttva Roi-de-la-Médecine.
  17. Lettres et traités de Nichiren Daishonin. Volume I, ACEP, , 370 p. (ISBN 2-9507206-0-9), p 119 Sur les prédictions du Bouddha, note 3
  18. Hokke mongu : 法華文句 : Commentaire textuel du Sūtra du Lotus
  19. Nichiren, « ÉCRITS: 39, L’objet de vénération pour observer l’esprit, p.371 », sur www.nichirenlibrary.org/fr (consulté le 12 juin 2020)
  20. « L’état de vie est le plus important », sur soka-bouddhisme.fr (consulté le 12 juin 2020)
  21. « Portable Buddhist Shrine », The Walters Art Museum
  22. Biographie de Nichiren – site Nichiren
  23. Cité par Éric Rommeluère, Hokkekyo le sutra du lotus dans le zen, www.zen-occidental.net (Consulté le 13 juin 2020)

BibliographieModifier

TexteModifier

  • Le Lotus de la Bonne Loi, traduit du sanskrit par Eugène Burnouf, accompagné d'un commentaire et de vingt et un mémoires relatifs au bouddhisme, Paris, Imprimerie Nationale, 1852. Réédition : Paris, Adrien Maisonneuve, 1973.
  • (en) The Lotus Sutra, traduit du chinois de Kumārajīva par Burton Watson, New York, Columbia University Press, 1993.
  • Le Sûtra du Lotus, version française de la traduction anglaise du chinois de Kumārajīva par Burton Watson, Paris, Les Indes savantes, 2007, (ISBN 978-2-84654-180-0).
  • Le Sûtra du Lotus, Suivi du Livre des sens incomparables et du Livre de la contemplation de Sage-Universel, traduit du chinois de Kumārajīva par Jean-Noël Robert, Paris, Fayard, 1997, 480 p.

ÉtudesModifier

En françaisModifier

OuvragesModifier
  • Bernard Frank (Résumé du Sûtra du Lotus), « Thèmes religieux dans les rouleaux illustrés », dans Annuaire du Collège de France 1992-1993, Résumé des cours et travaux, Paris, Collège de France, , p. 717-741.  
  • Bernard Frank, Dieux et Bouddhas au Japon, Paris, Odile Jacob, , 463 p. (ISBN 978-2-738-10824-1, présentation en ligne)
  • Bertrand Rossignol, La Tradition du Sûtra du Lotus, Paris, Les Indes savantes, 2020. (ISBN 978-2-84654-535-8)
  • Sylvie Servan-Schreiber et Marc Albert, Le Sûtra du Lotus 妙法蓮華経, Paris, Les Indes savantes,‎ , 323 p. (ISBN 978-2-84654-180-0), version française de la traduction anglaise du chinois de Kumārajīva par Burton Watson.
Articles et chapitres d'ouvrageModifier
  • Daniel Cornu, « Sûtra du Lotus », dans Dictionnaire encyclopédique du bouddhisme, Paris, Seuil, , 949 p. (ISBN 978-2-020-82273-2), p. 585-588
  • Kyong-Kon Kim, « La première traduction coréenne du Sūtra du Lotus (1463), , 3 | , », Revue de l’histoire des religions,‎ 2014, 3, p. 425-465 (lire en ligne, consulté le 8 mai 2020)
  • Joseph S. O'Leary, Philosophie occidentale et concepts bouddhistes, Paris, PUF, coll. « Collection de métaphysique - Chaire Étienne Gilson », , 165 p. (ISBN 978-2-130-59309-6), « Les expédients salvifiques: Le Soutra du Lotus », p. 149-164.
  • Jean-Noël Robert, « Préface / Glossaire », dans Le Sûtra du Lotus, Paris, Fayard, (1re éd. 1997), 480 p. (ISBN 978-2-213-59857-4), p. 9-40 / 455-480.  
  • Jean-Noël Robert, « Cinq et cinq font-ils dix? La double liste des Dix Ainsités du Sûtra du Lotus », dans Jacqueline Pigeot et Hartmut O. Rotermund (Dir.), Le vase de béryl : Études sur le Japon et la Chine en hommage à Bernard Frank, Arles, Philippe Picquier, , 638 p. (ISBN 978-2-877-30303-3), p. 35-45.
  • Rossella Marangoni (trad. de l'italien par Todaro Tradito), Le Zen : Fondements, courants, pratiques, Paris, Hazan, coll. « Guide des arts », , 334 p. (ISBN 978-2-754-10343-5, notice BnF no FRBNF41406495), « Sûtra du Lotus », p. 31–35

En anglaisModifier

OuvragesModifier
  • (en) Michael Pye, Skilful Means - A concept in Mahayana Buddhism, London, UK: Gerald Duckworth & Co. Ltd., 1978. (ISBN 0-7156-1266-2). 2nd edition: Routledge 2003.
  • (en) George J. Tanabe & Willa Jane Tanabe, The Lotus Sutra in Japanese Culture, University of Hawai Press, 1989.
  • (en) Sangharakshita, The Drama of Cosmic Enlightenment: Parables, Myths, and Symbols of the White Lotus Sutra, Windhorse Publications, 2004.
  • (en) Shinjo Suguro, Introduction to the Lotus Sutra, Jain Publishing Company, 1998. (ISBN 0875730787)
  • (en) Yoshiro Tamura (trad. du japonais et introduction par Gene Reeves), Introduction to Lotus Sutra, Somerville (MA), Wisdom Publication, , 210 p. (ISBN 978-1-614-29080-3).  
  • (en) Yoshirō Tamura & Bunsaku Kurata (Eds), Art of the Lotus Sutra : Japanese masterpieces, transl. by Edna B. Crawford, Tokyo, Kōsei Publications, 1987
Articles et chapitres d'ouvrageModifier
  • (en) Jacqueline I. Stone, « Lotus sutra (Saddharmapundarika Sutra) », dans Robert E. Buswell Jr., Encyclopedia of Buddhism, New York, Macmillan, , 981 p. (ISBN 978-0-415-31414-5), p. 471-477.
  • (en) Robert E. Buswell Jr. & Donald S. Lopez Jr., The Princeton Dictionary of Buddhism, Princeton, Princeton University Press, , 1265 p. (ISBN 978-0-691-15786-3), « Saddharmapundarika Sutra », p. 729-730.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Manuscrits du Sûtra du Lotus à la Bibliothèque Nationale de France

Lien direct vers la version originale du sûtra du Lotus dans Wikisource :

Sur Archive.org :

Sur un forum en français complet :

Le sûtra de la version japonaise :