Eugène Burnouf

linguiste et indologue français, fondateur de la Société asiatique

Eugène Burnouf, né à Paris le et mort à Paris le , est un linguiste et indologue français, fondateur de la Société asiatique en 1822 et fils de Jean-Louis Burnouf.

Eugène Burnouf
Burnouf Eugène.jpg
Portrait en médaillon par Pierre-Jean David d'Angers.
Fonction
Secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 51 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Formation
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Autres informations
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Maîtres
Influencé par
Isaak Jakob Schmidt (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Prix Volney
Pour le Mérite pour les sciences et arts (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père-Lachaise - Division 59 - Burnouf 01.jpg
Vue de la sépulture.

BiographieModifier

Il étudie d'abord à l'École royale des chartes[1] puis se consacre aux langues orientales et suscite un mouvement d’études védiques scientifiques en France. Il enseigne un cours de grammaire générale à l'École normale supérieure et il est nommé professeur au Collège de France, où il est titulaire de la chaire de langue et de littérature sanskrites de 1832 à 1852. Parmi ses anciens élèves on compte le philologue et philosophe Ernest Renan et le bio-chimiste Marcellin Berthelot. En 1831 il reçoit le Prix Volney. Il est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1832. Ses recherches débordent largement le cadre du sanskrit, puisqu’il étudie notamment le pali et l’avestique.

Eugène Burnouf est considéré comme l'un des plus grands indianistes français et le père des études bouddhiques modernes en Occident. On lui doit, notamment, une traduction du Bhâgavata Purâna et la première traduction du Sutra du Lotus, du sanskrit en français, publié en 1852. Son Introduction à l'histoire du Bouddhisme indien (1844), découvert par Richard Wagner dix ans plus tard, donna naissance à un projet d'opéra, Die Sieger (WWV 89), dont des fragments se retrouvent dans Parsifal (1882)[2].

Sa tombe se trouve au cimetière du Père-Lachaise (59e division). Une rue porte son nom dans le XIXe arrondissement de Paris.

Eugène Burnouf est le cousin germain d'Émile-Louis Burnouf. Sa fille Laure a épousé l'historien Léopold Delisle.

Ouvrages choisisModifier

  • Essai sur le Pali (1826)
  • Vendidad Sade, l'un des livres de Zoroastre (1829-1843)
  • Commentaire sur le Yaçna, l'un des livres liturgiques des Parses (1833-1835)
  • Mémoire sur les inscriptions cunéiformes (1838)
  • Bhâgavata Purâna ou histoire poétique de Krichna (3 volumes, 1840-1847)
  • Introduction à l'histoire du Bouddhisme indien (1844 ; 1876)
  • Le Lotus de la bonne loi, traduit du sanscrit, accompagné d'un commentaire et de vingt et un mémoires relatifs au buddhisme (Paris, Imprimerie Nationale, 1852). Réimpression : Librairie d'Amérique et d'Orient A. Maisonneuve, Paris, 1973.

Notes et référencesModifier

  1. « Liste des élèves pensionnaires de l'École royale des chartes » dans Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 1, 1840, p. 44
  2. (en) Barry Millington (direction), The Wagner Companion, Londres, Thames and Hudson, 1992, p. 322.

SourcesModifier

Voir aussiModifier

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