Guanyin

déité

Guanyin
Guanyin en Déesse Marine de la Miséricorde, Sanya. Statue, H. 108 m. 2017
Guanyin en Déesse Marine de la Miséricorde, Sanya. Statue, H. 108 m. 2017
Symboles
Couleur Rouge (comme son Maître le Bouddha Amitābha)

Guanyin (chinois simplifié : 观音 ; chinois traditionnel : 觀音 ; pinyin : guānyīn ; cantonais Jyutping : Gun1 Jam1 ; coréen관음 (hanja : 觀音), gwan-eum ; japonais : kannon (観音?); vietnamien: Quan Âm ou Quán Thế Âm) est le bodhisattva associé à la compassion dans le bouddhisme d'Asie de l'Est. Le nom de Guanyin est une forme abrégée de Guanshiyin, « qui considère les sons du monde ».

On parle également parfois de Guanyin Pusa (chinois simplifié : 观音菩萨 ; chinois traditionnel : 觀音菩薩 ; pinyin : Guānyīn Púsà ; litt. « Bodhisattva Guanyin »)[1]; Shō-kannon 聖観音 (ou Shō-kan'non[2]) ou encore, au Japon, de Senjū Kannon Bosatsu[3].

D'abord figure masculine, comme en Inde, Guanyin est devenu un personnage de sexe féminin en Chine et en Asie de l'Est, chose très rare dans le bouddhisme. Sa forme japonaise a cependant quelquefois des traits masculins[4].

Guanyin tient son origine d'Avalokiteśvara (ou Âryâvalokiteśvarâ, sanskrit.) Communément considérée en Occident comme déesse de la Miséricorde[5], elle est aussi révérée par les taoistes en tant qu'Immortelle. Avalokiteśvara indien et Guanyin chinoise se rejoignent cependant dans la ferveur religieuse qu'ils suscitent : si le premier est considéré comme un des bodhisattva les plus importants du bouddhisme indien, la seconde est élevée au rang de divinité.

Métamorphoses d'un nomModifier

De Guanyin...Modifier

Le nom Guanyin est la traduction chinoise de Avalokitasvara, qui signifie littéralement « Observateur (avalokita) des voix (svara) ». Ce nom renvoie à la compassion sans limite du bodhisattva Avalokitasvara qui le porte à observer les cris des êtres qui souffrent, dans le but de venir les soulager de leurs peines[6]. La traduction de ce nom en chinois date du iie siècle[6], et elle est popularisée par le grand traducteur Kumarajiva, dans sa traduction du Sutra du Lotus datant de 405[7]. Guayin va devenir Kannon en japonais Quân Âm en vietnamien, Gwan-eum en coréen et Kwan Im en indonésien[6].

...À Guanshiyin...Modifier

On trouve aussi la traduction Guanshiyin, « observateur des sons du monde » qui joue sur les sens de lok et loka en sanscrit (observer et monde). Ce nom devient Kanzeon en japonais, Quán Thế Âm en vietnamien et Gwanse-eum en coréen[6].

...En passant par GuanzizaiModifier

Cependant, le nom Avalokitasvara va se transformer en Avalokiteśvara, que l'on peut comprendre comme signifiant « Souverain (Iśvara) qui abaisse son regard (ava-lok-ita) », avec le sens de « Souverain au regard compatissant »[6]. Entre le ve siècle et le milieu du viie siècle, cette nouvelle forme va supplanter la première (Avalokitasvara). C'est ainsi que dans sa traduction du Sutra du Lotus de 649, Xuanzang, un autre traducteur chinois célèbre, va rendre ce mot par Guanzizai, « souverain dans l'observation », qui deviendra Kanjizai en japonais et Kwanjajae en coréen[6],[7].

Toutefois, au-delà de ces différences, tous noms rappellent la compassion illimitée du bodhisattva pour l'ensemble des êtres — humains et non-humains — qui se débattent dans les filets du samsara. Toutefois, le regard de celui-ci n'est en rien passif : en fait, il s'agit d'un regard agissant qui éclaire l'objet observé, si bien que Guanyin scrute de son regard les voix du monde et balaie le monde de sa compassion, comme le faiscean d'un phare qui éclaire les flots[6].

Légendes sur les origines de GuanyinModifier

La transformation de Guanyin en personnage féminin est l'objet de plusieurs légendes, en Chine mais aussi au Japon et au Vietnam.

La légende de Miao-shanModifier

OrigineModifier

 
Guanyin assise. Porcelaine de Dehua, 17e – 18e siècle. Hong Kong Museum of Art

La plus ancienne inscription relative au culte de Miao-shan, gravée en 1100, est attribuée au moine bouddhiste chinois Jiang Zhiqi (蒋志奇) (1031-1104). Mio-shan y est assimilée à Guanyin sous sa forme de Grande Compatissante aux mille bras et  mille yeux, vénérée depuis plusieurs siècles au monastère  du mont Putuo (普陀島 Putuodao), le Mont des Parfums[8], un des quatre monts bouddhistes de Chine.

Selon le sinologue britannique Glen Dudbridge, la plus ancienne version de la légende figure dans une des chroniques du bouddhisme en Chine, le Lung-hsing fo-chiao pien-nien t'ung-lun (龍興佛橋邊寧倫, Chroniques complètes des enseignements de Bouddha durant la période de l’empereur Song Xiaozong 宋孝宗), écrite en 1164 par le moine Tsu-hsiu[9],[10].

ReprésentationsModifier

Guanyin est un pusa (en chinois, bodhisattva en sanskrit), c'est-à-dire qu'elle a obtenu l'éveil, mais comme elle ne veut pas tout de suite accéder au rang de bouddha, elle s'arrête en cours de route afin de faire bénéficier de son enseignement les hommes. En Chine, on l'appelle la déesse de la miséricorde, parce qu'elle s'arrête un instant sur le chemin de la Voie, pour observer les hommes et tendre une oreille compatissante à leurs malheurs.

On la représente le plus souvent drapée dans une longue robe blanche qui la couvre de la tête aux pieds ; elle tient en main le vase de jade et une branche de saule ; elle est coiffée d'un chignon, noué sur le sommet, au milieu duquel  est représenté son maître, le Bouddha Amitābha[11]; sa peau est aussi blanche que du lait, du moins est-ce là l'image la plus répandue que l'on ait d'elle en Chine et celle qu'on trouve dans le roman du Voyage en Occident[12].

Elle résiderait sur le mont Putuo, entourée d'une foule de divinités à son service. Elle est souvent assise en méditation, les jambes croisées, ou debout sur une feuille de lotus et une auréole dorée entoure sa tête.

Mais Guanyin, c'est aussi des milliers de formes différentes pour représenter ses multiples capacités[13] ; elle peut ainsi disposer de une à onze têtes et de deux à quatre, voire huit et jusqu'à mille bras[14] ; il existerait en Chine un groupe de huit ou de trente-deux représentations de la Déesse[15]. Trente-trois formes sont couramment représentées et seraient adaptées de la légende de Miao-shan[16].

  1. « Guanyin au peuplier » (楊王觀音 Yangwang Guanyin), « Guanyin reine de la médecine » ou (楊柳觀音 Yangliu Guanyin) « Guanyin au saule » : la Guanyin reine de la médecine, assise les jambes croisées sur une fleur de lotus, tenant dans la main droite une branche de saule et la main gauche à la hauteur de la poitrine ;
     
    Tête de Guanyin, arborant le Bouddha Amitābha dans sa coiffure. Calcaire, Dynastie Jin. Náprstek Museum (en) Prague.
  2. « Guanyin à la tête de dragon » (aussi connue comme Longnü) (龍頭觀音 Longtou Guanyin) : assise sur un Dragon ou une tortue marine, son voile rabattu sur son haut chignon, tenant un lotus épanoui ou réalisant une posture de méditation cachée sous la robe ; cette forme tient souvent un enfant et est confondue avec Guanyin Donneuse d'Enfants ;
  3. « Guanyin aux écritures » (持線觀音 Chixian Guanyin) : assise en position de méditation, tenant dans ses mains un rouleau des écritures sacrées ;
  4. « Guanyin à l'orbe de lumière » (圓光觀音 Yuanguang Guanyin) : assise en méditation, les mains jointes et entourée de rayons lumineux ;
  5. « Guanyin oisive et théâtrale » (遊戲觀音 Yuanxi Guanyin) : assise sur une jambe, l'autre recroquevillée, la main droite reposant sur son nuage et l'autre sur le genou ;
  6. « Guanyin à la robe blanche » (白衣觀音 Baiyi Guanyin) (Pândaravâsinî) : assise sur une fleur de lotus, les mains en méditation ou tenant les écritures, souvent confondue avec Longtou Guanyin ou Baishen Guanyin (Shvetabhagavatî) ;
  7. « Guanyin étendue » (連觀臥音 Lianwo Guanyin) : assise sur une fleur de lotus ou couchée et méditative ;
  8. « Guanyin à la cascade » (瀑見觀音 Pujian Guanyin) : assise en méditation sur un rocher en face d'une chute d'eau ;
  9. « Guanyin s'adonnant à la joie » (施樂觀音 Shile Guanyin) : assise, la main droite appuyé sur le visage, contemplant une fleur de lotus ;
  10. Guanyin au panier à poissons (魚籃觀音 Yulan Guanyin) : debout sur un poisson ou tenant un panier avec un poisson (scène extraite du Xiyouji), sans doute une de ses apparences la plus connue et la plus représentée ;
  11. Guanyin reine de la vertu (德王觀音 Dewang Guanyin) : assise en méditation tenant une branche de saule à la main, souvent confondue avec Yangliu Guanyin ;
  12. « Guanyin à la lune sur l'eau » (水月觀音 Shuiyue Guanyin) : assise ou debout sur une fleur de lotus, parfois munie (rarement de trois têtes et six bras) et observant le reflet de la Lune sur l'Eau ;
     
    Guanyin aux Mille Mains et aux Mille Yeux. Dynastie Song, 12e siècle. Couleurs sur soie. 79.2 x 176.8 cm. Musée national du Palais (Taïwan)[a]
  13. « Guanyin à la feuille » (一葉觀音 Yiye Guanyin) : assise dans un délassement royal sur une feuille ou debout sur elle sur l'Océan, parfois appelée ( 海 Guohai Guanyin) « Guanyin qui passe sur la mer »
  14. « Guanyin au cou bleu » (青頸觀音 Qingjing Guanyin) : assise sur un lotus ou un rocher, tenant un lotus dans la main gauche, et de la droite esquissant la paix, ou encore accoudée à un rocher, un vase à ses pieds, pourvue parfois de trois têtes et quatre bras tenant chacun un bâton, un lotus, un anneau et une conque ; la légende du « cou bleu » prend son origine dans l'épisode du barattage de la mer de lait (sanskrit IAST: kṣīrodamathana)[17], un des chants du Bhagavata Purana: afin de sauver le monde, Shiva avale un poison qui risque de tout détruire. Mais s'il n'avala pas tout le poison, celui-ci était si puissant que sa gorge bleuit, d’où le nom «Gorge bleue» (Nīlakaṇṭha) donné à Shiva (sanskrit: nīla = bleu + kaṇṭha = gorge)[18],[19].
  15. « Guanyin à la majesté vertueuse » (威德觀音 Weide Guanyin) : assise en délassement royal, tenant un lotus dans la main droite, sans doute la plus représentée de ses formes en Chine ;
  16. « Guanyin prolongatrice de vie » (延命觀音 Yanming Guanyin) : assise pensive derrière un rocher ;
  17. « Guanyin aux nombreux trésors » (眾寶觀音 Zhongbao Guanyin) : assise en délassement royal ;
  18. « Guanyin à la porte de Rocher » (岩戶觀音 Yanhu Guanyin) : assise à l'entrée d'une grotte ;
  19. « Guanyin à l'immobile capacité » (能靜觀音 Nengjing Guanyin) : assise derrière un rocher ;
  20. « Guanyin fin de vie » (阿耨觀音 Anou Guanyin) : assise sur un rocher au bord de la mer, protectrice contre les monstres aquatiques et des noyés ;
  21. « Guanyin aux questions » (阿麼觀音 Ame Guanyin) : assise en délassement royal sur un tigre blanc ou sur un rocher, peut être pourvue d'une tête à trois yeux et quatre bras ;
  22. « Guanyin porte-enveloppe » Yeyi Guanyin (葉衣觀音 Yingyi Guanyin) : assise sur un rocher, ses mains dans ses manches, ou tenant dans la main droite un joyau entouré de flammes, l'équivalent indien de (Parnashavarî) ou (Palashambarî) ;
  23. « Guanyin au joyau de beryl » (珠璃觀音 Zhuli Guanyin) : debout sur une feuille posée sur l'eau, tenant en main un joyau ;
  24. « Tārā Guanyin » (多羅觀音 Duoluo Guanyin) : il s'agit de la Tārā Verte, une des formes de la boddhisattva féminine Tārā, représentée assise sur un lotus, ou debout sur un nuage les mains drapées dans sa robe[b]
  25. « Guanyin au coquillage » (蜍利觀音 Chuli Guanyin) : assise en méditation sur un coquillage, les mains drapées dans sa robe ;
  26. « Guanyin des six heures de la journée » (六時觀音 Liushi Guanyin) : debout, tenant un livre dans les mains ;
  27. « Guanyin à la tristesse universelle » (普悲觀音 Pubei Guanyin) : debout les mains drapées dans sa robe ;
  28. « Guanyin la marchande Ma » (馬郎觀音 Malang Guanyin) : vêtue comme une riche marchande ;
  29. « Guanyin aux mains jointes » (合掌觀音 Hezhang Guanyin) : debout les mains jointes en adoration ;
  30. « Guanyin de l'unicité » (一如觀音 Yiru Guanyin) : assise en délassement royal sur un nuage ;
  31. « Guanyin sans égal » (不二觀音 Buer Guanyin) : debout sur une feuille de lotus, les mains jointes sur le ventre ;
  32. « Guanyin au lotus » (持蓮觀音 Chilian Guanyin) : debout tenant une fleur de lotus des deux mains ou des mains jointes ;
  33. « Guanyin de l'aspersion » (酒水觀音 Jiushui Guanyin) : debout, une branche dans la main droite et un vase dans la gauche.

En plus de ces 33 formes communément admises, Guanyin dispose d'un millier d'autres formes, dont sept ésotériques[20] :

  1. « Guanyin à onze têtes » (十一頭觀音 Shiyitou Guanyin) (Sîtâtapatrâryâvalokiteśvara) : debout ou assise sur un trône de lotus, tenant le vase ou une fleur de lotus, à deux ou quatre bras, couronnée de 11 têtes représentant les vertus principales ;
  2. « Guanyin aux mille bras » (千臂觀音 Qianbi Guanyin) (Sahasrabhûjâryâvalokiteśvarâ) : debout ou assise sur un lotus, munie parfois de onze à vingt sept têtes et surtout de mille bras représentant l'omniscience de la divinité ;
  3. « Guanyin au joyau du savoir » (如意輪觀音 Ruyilun Guanyin) (Chintâmanichakrâryâvalokiteśvarâ) : debout, mais le plus souvent assise en délassement royal ou pensive, à deux ou quatre bras, tenant une fleur de lotus ;
  4. « Guanyin à tête de cheval » (馬頭觀音 Matou Guanyin) (Hayagrîvâryâvalokiteśvarâ) : debout ou assise avec une tête de cheval sur un corps humain, ou de une à trois têtes humaines couronnées d'une ou deux têtes de cheval, à l'aspect menaçant ;
  5. « Guanyin la pure » (準胝觀音 Zhunzhi Guanyin) (Chundiâryâvalokiteśvarâ) : debout ou assise sur un lotus, pourvue de deux, quatre, six, huit, douze, dix-huit, trente deux ou soixante quatre bras, portant une tiare cylindrique ou cônique ;
  6. « Guanyin au nœud de soie vide » (不空絲繩觀音 Bukongsīsheng Guanyin) (Amoghapâshâryâvalokiteśvarâ) : debout ou assis, tenant la corde, le bâton de pèlerin, le rosaire, avec parfois trois têtes et de deux à trente deux bras ;
  7. « Guanyin la bonzesse » (陀羅尼觀音 Tuoluoni Guanyin) (Bhrikutîâryâvalokiteśvarâ) : assise sur un lotus, munie d'une tête à trois yeux, de trois à six bras. La dernière des formes qu'on lui prête est celle de Guanyin Donneuse d'Enfants (送子觀音 Songzi Guanyin), sans doute une tentative de « bouddhéiser » une divinité taoïste, telle que (天仙送子 Tianxian Songzi) et c'est cette dernière forme qui contribua à l'identifier aux yeux des Européens à la Vierge Marie Chrétienne.

Guanyin est souvent appelée aussi Guanyin des Mers du Sud (南海 Nanhai Guanyin) , en référence au temple du (普陀山 Putuoshan) où elle réside, mais elle possède bien d'autres épithètes.

Elle prend parfois la forme d'une prostituée pour délivrer les hommes de leur luxure[21] ou leur permettre d'atteindre l'éveil[22].

Relation avec le végétarismeModifier

Guanyin  a fait le vœu d’attendre que tous les êtres vivants (êtres humains et animaux) soient libérés de la souffrance avant d’atteindre elle-même l’état de Bouddha. Dans les pays où le bouddhisme mahayana s'est développé, les pratiquants considèrent que cet engagement est l'expression d'une profonde compassion. Ainsi Guanyin est-elle associée au végétarisme bouddhique. C'est pourquoi nombreux sont ceux qui décorent leurs cuisines avec des images ou des calendriers sur lesquels son effigie est imprimée. Des revues et magazines végétariens bouddhistes l’ont prise pour emblème ou logo[23].         .

Guanyin dans l'univers du qigongModifier

Plusieurs qigong font référence à Guanyin et certains en portent même le nom. En France une forme du qigong de Guanyin dite « des Milles mains sacrées » est enseignée à Paris par le maître Jian Liujun, qui décrit ce qigong dans Dao de l'harmonie, Quintessence du qigong[24]. Deux autres formes sont également enseignées en France par l'école Sheng Zhen dirigée par maître Li Junfeng (en) qui vit aux États-Unis. Ces qigong sont décrits dans le livre Wuji Yuan Gong[25].

Dans la science-fictionModifier

Le titre de Guanshiyin apparaît dans l'œuvre de science-fiction The Expanse de James S. A. Corey pour désigner le nom du vaisseau spatial du milliardaire Jules-Pierre Mao[26].

Dans les mangasModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Guan Yin représenté avec plusieurs têtes de bodhisattva surmontées d'une tête de Bouddha. La figure se tient sur un socle en lotus soutenu par quatre Rois célestes. Deux assistants de bodhisattva encadrent Guan Yin de chaque côté. Les bouddhas assis sont dans les nuages au-dessus de la figure. Huit rois Deva apparaissent sous la figure.
  2. Ne doit pas être assimilée à la princesse Bhrikuti, une des épouses du roi du Tibet Songtsen Gampo, laquelle, selon la légende était une des émanations de Tārā, mais qui n'a pas de lien direct avec la « Duoluo Guanyin » dont il est ici question.

RéférencesModifier

  1. Henry Doré 1914, p. 2.
  2. (en) « Kakebotoke (Hanging round tablet) with image of Shō-kan'non (Avalokiteśvara) », sur narahaku.go.jp (consulté en consulté le 7 juillet 2020)
  3. (en) « Kannon Bosatsu - Bodhisattva of Compassion », sur shingon.org, (consulté le 7 juillet 2020)
  4. Philippe Cornu.
  5. London School of Economics, Fathom.lse.ac.uk. « http://fathom.lse.ac.uk/seminars/21701773/21701773_session4.html »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  6. a b c d e f et g Ducor 2010, p. 18.
  7. a et b Buswell & Lopez 2014, p. 332-333.
  8. (en) « Chinese Cultural Studies:The Legend of Miao-shan », sur columbia.edu (consulté le 29 octobre 2019)
  9. Glen Dudbridge, The Legend of Miao-shan (Revised Edition) Oxford, Oxford University Press, 2004 [1972] (ISBN 978-0-903-72938-3) 172 p.
  10. Chün-fang Yü, Kuan-yin, The Chinese Transformation of Avalokiteśvara, New-York, Columbia University Press, 2001, (ISBN 978-0-231-12029-6), 656 p.; p. 300.
  11. Amoghavajra (不空), 《青頸觀自在菩薩心陀羅尼經 (T. 1111), cité par Lokesh Chandra, The Thousand-armed Avalokiteśvara, 1988.
  12. Wu Cheng'en, La Pérégrination vers l'Ouest, Gallimard, coll. Pléiade, Vol. 1, 1991, p. 113, note 1.
  13. Louis Frédéric, Les Dieux du Bouddhisme, Paris, Flammarion, 1992, p. 153.
  14. Louis Frédéric, Les Dieux du Bouddhisme, Paris, Flammarion, 1992, p.158
  15. Louis Frédéric, Les Dieux du Bouddhisme, Paris, Flammarion, 1992, p. 159-165.
  16. Louis Frédéric, Les Dieux du Bouddhisme, Paris, Flammarion, 1992, p. 165-170 et 174-179.
  17. Gérard Huet, Dictionnaire Héritage du Sanscrit, version Dico en ligne, entrée «kṣīrodamathana», lire: [1]; Consulté le .
  18. Gérard Huet, version Dico en ligne, entrée «nīlakaṇṭha», lire: [2]. Consulté le .
  19. Lokesh Chandra (1988), p.45.
  20. Louis Frédéric, Les Dieux du Bouddhisme, Paris, Flammarion, 1992, 179-180.
  21. (en) Randall L. Nadeau, Asian Religions : A Cultural Perspective, Wiley-Blackwell, , 278 p. (ISBN 978-1-118-47195-1, lire en ligne), p. 182
  22. (en) Paola Zamperini, Lost Bodies : Images and Representations of Prostitution in Late Qing Fiction, Berkeley, University of California, , 266 p. (ISBN 978-1-849-21095-9, lire en ligne), p. 28
  23. Shri Bhagavatananda Guru, A Brief History Of The Immortals Of Non-Hindu Civilizations, Notion Press, 2015.
  24. Liujun Jian, Dao de l'harmonie, Paris, Éditions Quimétao, dl 2014, 248 p. (ISBN 978-2-911858-19-2 et 2911858190, OCLC 944263604, lire en ligne)
  25. (en) Junfeng Li, Wuji yuan gong : a return to oneness : qigong of unconditional love, Lotus Press/Shangri-La, , 224 p. (ISBN 978-0-914-95577-1)
  26. James S. A. Corey, The Expanse, La guerre de Caliban, vol. 2, Arles, Actes Sud, , 715 p. (ISBN 978-2-330-06453-2), p. 401

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

OuvragesModifier

  • John Blofeld (trad. de l'anglais par Josette Herbert), Le Yoga de la compassion : Le Culte mystique de KuanYin, Paris, Albin Michel, , 254 p. (ISBN 2-226-01556-6)
  • (en) Lokesh Chandra, The Thousand-armed Avalokiteśvara, Volume1, New Delhi, Abhinav Publications, Indira Gandhi National Centre for the Arts, , 203 p. (ISBN 8-170-17247-0).
  • Minh Chi, Ha Van Tan, Nguyen Tai Thu, Le Bouddhisme au Vietnam, Hà Nội, Thế Giới, Éditions en langues étrangères, , 220 p.  
  • Zheng-Sheng DU (dir.), Le Bouddha de compassion : Images de Guanyin, Éditions Les Grégoriennes, (1re éd. 2000), 248 p. (ISBN 978-2-914-33813-4)
  • (en) Chün-fang Yü, Kuan-yin: The Chinese Transformation of Avalokitesvara, New York, Columbia University Press, , 688 p. (ISBN 978-0-231-50275-7, lire en ligne).  
  • (en) E.B Cowell, R. Chalmers, H.T Francis, W.H.D. Rouse, R.A. Neil, The Jātaka or Stories of the Buddha's Former Births, vol. 1 à 6, Cambridge, Angleterre, Cambridge University Press, 1895-1907. (rééditions: 1913, 1990, 2004, 2013, 2015, 2016), 1862 p. (ISBN 978-8-120-80725-9).
  • Henri Doré (le PDF est au fond de la page web), Recherches sur les superstitions en Chine. 2e partie: Le Panthéon chinois, Paris, You Feng, , 219 p. (ISBN 2-842-79018-9, lire en ligne), Sur Miaochan: T. VI, chap. III Art. VIII. P. 122-197 de l'ouvrage en ligne.  
  • (en) Henry Doré S.J. (trad. M. Kennelly, S.J.), Researches into Chinese Superstitions, vol. 1, Shanghai, Tusewei Press, , p. 2.  .
  • Jérôme Ducor, Le regard de Kannon, Gollion (CH) - Genève, Infolio - Musée ethnographique de Genève, , 104 p. (ISBN 978-2-884-74187-3).  
  • (en) Glen Dudbridge, The Legend of Miao-shan (Revised Edition), Oxford, Oxford University Press, (1re éd. 1978), 172 p. (ISBN 978-0-903-72938-3, présentation en ligne).  .
  • (en) Wilt L. Idema, Personal salvation and filial piety : two precious scroll narratives of Guanyin and her acolytes, Honolulu, University of Hawai Press, , 240 p. (ISBN 978-0-824-83215-5), p. Voir The Filial Parrot in Qing Dynasty Dress: A Short Discussion of the Yingge baojuan (Precious scroll of the parrot).  
  • (en) Cuong Tu Nguyen, Zen in Medieval Vietnam : A Study of the Thiền Uyển Tập Anh, Honolulu, University of Hawaii Press, , 481 p. (ISBN 0-824-81948-9).
  • (en) Victor H. Mair (Ed.), The Columbia History of Chinese Literature, New-York, Columbia University Press, , 1342 p. (ISBN 978-0-231-10985-7).  
  • (en) Martin Palmer & Jay Ramsay with Man-Ho Kwok, The Kuan Yin Chronicles. The Myths and Prophecies of the Chinese Goddess of Compassion, Charlottesville (VA), Hampton Roads, (1re éd. 1995), 190 p. (ISBN 978-1-571-74608-5).  
  • (en) Shri Bhagavatananda Guru, A Brief History Of The Immortals Of Non-Hindu Civilizations, Notion Press, , 76 p. (ISBN 978-9-352-06453-3).  .
  • (vi) Trần Hữu Tá, Nguyễn Huệ Chi, Từ điển văn học (bộ mới) [« Dictionnaire de la littérature »], Ho-Chi-Minh-Ville, Nhà xuất bản Thế Giới, 2005 (nouvelle édition), 2180 p. (lire en ligne)
  • (en) Charles A.S Williams, Chinese Symbolism and Art Motifs, Quatrième édition complétée, Clarendon (VT), Tuttle Publishing, , 4th revised éd. (1re éd. 1921), 448 p. (ISBN 978-1-462-90314-6).  

ArticlesModifier

  • Minako Debergh, « Maria Kannon », dans Iwao Seiichi et al., Dictionnaire historique du Japon, vol. 14 : Lettres L et M (1), , p. 31-32
  • (en) Sherman E. Lee & Wai-Kam Ho, « A colossal eleven-faced Kuan-Yin of the T'ang dynasty », Artibus Asiae, vol. 22, nos 1/2,‎ , p. 121-137 (lire en ligne, consulté le 22 février 2021).  
  • (en) Miyeko MURASE, « Kuan-Yin as Savior of Men: Illustration of the Twenty-Fifth Chapter of the Lotus Sūtra in Chinese Painting », Artibus Asiae, vol. 33, nos 1/2,‎ , p. 39-74 (DOI https://doi.org/10.2307/3249788).  
  • Iwao Seiichi et al., « Kannon shinkô », dans Iwao Seiichi et al., Dictionnaire historique du Japon, vol. 11 : Lettre K (1), (lire en ligne), p. 100-101.  
  • (en) Paul Steven Sangren, « Female Gender in Chinese Religious Symbols : Kuan Yin, Ma Tsu, and the ‘Eternal Mother’ », Signs, vol. 9, no 1 « Women and Religion »,‎ , p. 4-25 (lire en ligne, consulté le 17 février 2021).  
  • Rolf A. Stein, « Avalokitesvara / Kouan-yin : Exemple de transformation d'un dieu en déesse », Cahiers d’Extrême-Asie,‎ , p. 17-80 (lire en ligne, consulté le 17 février 2021).  
  • (en) C.N. Tay, « Kuan-Yin: The Cult of Half Asia », History of Religions, vol. 16, no 2,‎ , p. 147-177 (lire en ligne, consulté le 22 février 2021).  

DictionnairesModifier

Guanyin dans la littératureModifier

Bande dessinéeModifier

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