Saint-Antonin-Noble-Val

commune française du département de Tarn-et-Garonne

Saint-Antonin-Noble-Val
Saint-Antonin-Noble-Val
Beffroi de l'ancien hôtel de ville.
Blason de Saint-Antonin-Noble-Val
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Montauban
Intercommunalité Communauté de communes du Quercy Rouergue et des gorges de l'Aveyron
(siège)
Maire
Mandat
Denis Ferte
2020-2026
Code postal 82140
Code commune 82155
Démographie
Gentilé Saint-Antoninois
Population
municipale
1 851 hab. (2019 en diminution de 1,8 % par rapport à 2013)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 09′ 10″ nord, 1° 45′ 21″ est
Altitude 300 m
Min. 110 m
Max. 395 m
Superficie 106,12 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Quercy-Rouergue
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Antonin-Noble-Val
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Saint-Antonin-Noble-Val
Liens
Site web http://www.st-antoninnv.com/

Saint-Antonin-Noble-Val, connu sous la Révolution sous le nom de Libre-Val[1], est une commune française située dans le département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants s'appellent les «Saint-Antoninois ».

St Antonin 6.jpg

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune est limitrophe du département du Tarn.

Située au confluent de la Bonnette et de l'Aveyron en limite du Rouergue et aux confins de l'Albigeois et du Quercy, Saint-Antonin-Noble-Val est une des plus vieilles cités médiévales qui ait survécu aux aléas de l'Histoire. Elle est entourée de bastides et borde la partie ouest de la forêt domaniale de Grésigne.

Son site est protégé dans les gorges de l'Aveyron et les falaises du roc d'Anglars.

Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[3]. Elle est drainée par l'Aveyron, la Bonnette, le Bombic, le ruisseau de daudou, le ruisseau de la Gourgue, le ruisseau de Lauger, le Saut, le ruisseau de Canténac, le ruisseau de Fon Lades, le ruisseau de Luserp, le ruisseau de Roziés, le ruisseau des Amourouses, le ruisseau des Granges, le ruisseau Nibousou et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 49 km de longueur totale[4],[Carte 1].

L'Aveyron, d'une longueur totale de 291 km, prend sa source dans la commune de Sévérac d'Aveyron et s'écoule d'est en ouest. Il traverse la commune et se jette dans le Tarn à Barry-d'Islemade, après avoir traversé 60 communes[5].

La Bonnette, d'une longueur totale de 24,9 km, prend sa source dans la commune de Puylagarde et s'écoule du nord-est au sud-ouest. Elle se jette dans l'Aveyron sur le territoire communal, après avoir traversé 7 communes[6].

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[7]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[8].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[7]

  • Moyenne annuelle de température : 13,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 12,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 836 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,5 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[11] complétée par des études régionales[12] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Ginals », sur la commune de Ginals, mise en service en 2000[13] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[14],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 13,2 °C et la hauteur de précipitations de 914 mm pour la période 1981-2010[15]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Montauban », sur la commune de Montauban, mise en service en 1885 et à 35 km[16], la température moyenne annuelle évolue de 13,6 °C pour 1981-2010[17] à 14 °C pour 1991-2020[18].

Milieux naturels et biodiversitéModifier

Espaces protégésModifier

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[19],[20].

Un espace protégé est présent sur la commune : le « cours de la Garonne, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn », objet d'un arrêté de protection de biotope, d'une superficie de 1 262,3 ha[21].

Réseau Natura 2000Modifier

 
Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 5]. Deux sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la directive habitats[23] :

  • les « gorges de l'Aveyron, causses proches et vallée de la Vère », d'une superficie de 11 660 ha, un ensemble de plusieurs grands espaces et milieux, caractérisé par une grande vallée dominée par de grandes falaises, des pentes à pelouses sèches et des plateaux secs, quelques petites vallées encaissées et surtout de nombreuses cavités naturelles riches en chiroptères. De nombreuses pelouses sèches abritent de belles stations à orchidées[24] ;
  • Les « vallées du Tarn, de l'Aveyron, du Viaur, de l'Agout et du Gijou », d'une superficie de 17 144 ha, s'étendant sur 136 communes dont 41 dans l'Aveyron, 8 en Haute-Garonne, 50 dans le Tarn et 37 dans le Tarn-et-Garonne. Elles présentent une très grande diversité d'habitats et d'espèces dans ce vaste réseau de cours d'eau et de gorges. La présence de la Loutre d'Europe et de la moule perlière d'eau douce est également d'un intérêt majeur[25] ;

et un au titre de la directive oiseaux[23] :

  • la « forêt de Grésigne et environs », d'une superficie de 27 701 ha, un site où onze espèces de l'annexe 1 se reproduisent régulièrement sur le site, parmi lesquelles sept espèces de rapaces (dont le Faucon pèlerin et le Grand-Duc d'Europe)[26].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristiqueModifier

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Quatre ZNIEFF de type 1[Note 6] sont recensées sur la commune[27] :

  • le « causse d'Anglars » (3 598 ha), couvrant 4 communes dont trois dans le Tarn et une dans le Tarn-et-Garonne[28] ;
  • le « cirques de Thouryes et de Bône » (489 ha), couvrant 3 communes dont une dans le Tarn et deux dans le Tarn-et-Garonne[29] ;
  • les « escarpements rocheux de Viel Four à Anglars » (391 ha)[30] ;
  • la « rivière Aveyron » (3 500 ha), couvrant 63 communes dont 38 dans l'Aveyron, cinq dans le Tarn et 20 dans le Tarn-et-Garonne[31] ;

et quatre ZNIEFF de type 2[Note 7],[27] :

  • le « causse du Frau et falaises rive droite de l'Aveyron entre Montricoux et Saint-Antonin-Noble-val » (6 135 ha), couvrant 7 communes dont une dans le Tarn et six dans le Tarn-et-Garonne[32] ;
  • la « forêt de Grésigne et environs » (18 733 ha), couvrant 21 communes dont 17 dans le Tarn et quatre dans le Tarn-et-Garonne[33] ;
  • la « vallée de l' Aveyron » (14 644 ha), couvrant 68 communes dont 41 dans l'Aveyron, cinq dans le Tarn et 22 dans le Tarn-et-Garonne[34];
  • la « vallée de la Bonnette et vallée de la Seye » (6 289 ha), couvrant 12 communes du département[35].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Saint-Antonin-Noble-Val est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 8],[36],[I 1],[37]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 2],[I 3].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (60,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (61,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53 %), zones agricoles hétérogènes (20 %), prairies (18,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,2 %), zones urbanisées (1 %), terres arables (0,8 %)[38].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Aménagements urbainsModifier

Place des MoinesModifier

En Automne 2019, la Société des amis du vieux Saint-Antonin SAVSA et des habitants se mobilisent contre le projet d’aménagement de la place des Moines retenu par la municipalité. Une réunion publique organisée par la SAVSA[39], une exposition historique et proposant un projet alternatif réalisée par des habitantes[40] ainsi qu’une lettre ouverte remise lors d’un conseil municipal aboutissent à reporter l’aménagement au mandat suivant[41].

Au printemps 2020, à l'issue du confinement lié au Covid19, du mobilier apparaît sur la place des Moines : fauteuils, chaises, tables dont tables pour jouer aux échecs. Les meubles sont signés "Don des gens d'ici"[42]. Ces meubles seront rapidement évacués par les services municipaux.

ToponymieModifier

La commune tient le nom de Saint-Antonin de saint Antonin de Pamiers, premier évangélisateur du Rouergue.

Durant la Révolution française, la commune, alors nommée Saint-Antonin, porte le nom de Libre-Val[43] (et non Libreval pour se différencier des autres communes françaises qui avaient adopté le même toponyme).

En 1962, la terminaison Noble-Val est ajoutée au nom de la commune[43]. L'origine de cet ajout est le nom de la vallée baptisée Nobilis vallis par les Romains.

Ses habitants sont appelés les Saint-Antoninois.[44].

Microtoponymie[pas clair]Modifier

  • Moulin de Roumégous : deux possibilités
  1. Romegar « rouspéter, râler », « maugréer », en occitan du latin rumigare « ruminer ».
  2. Romec-, -ga "ronce", et Romegar, « couper des ronces » du latin rumicem « forme de lancet »[45]
  • pèch : puy, puech : sommet, colline
  • coudres : peut-être un bois de coudriers (nom archaïque du noisetier)
  • castagnerettes : bois de chataigniers
  • larxo : peut être bois de mélèze (larix)
  • Bosc de Quercy : bois de chêne (quercus)
  • le martinet : marteau hydraulique ou foulon, mu par un moulin sur la rivière.
  • Fontales : présence de source

HistoireModifier

PréhistoireModifier

La commune abrite le site de Fontalès, occupé à la fin du Paléolithique supérieur (Magdalénien).

 
Vu du belvédère du roc d'Anglars.

Le site est protégé, c'est celui des gorges de l'Aveyron et des falaises du roc d'Anglars, du cirque de Bône… sur l'un des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Légende de Saint-AntoninModifier

On raconte que le premier évangélisateur des Ruthènes fut saint Antonin qui aurait été, selon des vies du saint tardives (XIe siècle), le fils du comte de Pamiers. Il réussit rapidement dans sa tâche, et malgré les supplications des habitants de Noble-Val, il voulut porter ensuite l'Évangile à Pamiers, sa patrie. Hélas ! dans cette ville ingrate, le saint apprit à ses dépens que « nul n'est prophète en son pays ». Ses farouches compatriotes le décapitèrent et jetèrent ses restes dans l'Ariège. Des anges s'empressèrent de recueillir les vénérables reliques et deux grands aigles blancs guidèrent la barque où elles furent placées. La barque miraculeuse glissa doucement sur les flots de l'Ariège, puis remonta le cours du Tarn et de l'Aveyron. Elle s'arrêta enfin au confluent de la Bonnette et de l'Aveyron (on appelait alors ce confluent Condate, mot celtique qui signifie précisément « confluent »), par une nuit transparente d'été, étincelante d'étoiles.

En ce temps-là, régnait un riche et puissant comte sur le « Noble-Val », la vallée de l'Aveyron. Son nom était Festus. Il reconnut la main de Dieu dans ce voyage merveilleux et fit déposer les reliques du martyr dans une luxueuse châsse où fut élevée plus tard une abbaye.

Une communauté monastique se développa très tôt, semble-t-il, autour des reliques de saint Antonin. Une autre lecture[46] proposée par les Bollandistes (début du XVIIIe siècle) expliquerait que l'abbaye déjà créée aurait été chercher les reliques du saint en Asie Mineure (il existait un saint antonin à Apamée en Syrie) de façon à augmenter son prestige et attirer les pélerins[47].

En référence à la légende de saint Antonin, et aussi à la présence de faucons pèlerins dans les falaises qui dominent les gorges de l'Aveyron, les habitants de Saint-Antonin-Noble-Val étaient souvent désignés par leurs voisins comme « Picats de l'ègla », piqués de l'aigle. « Piqués » doit s'entendre au sens de « toqués », « entichés », ou « fiers » de leurs aigles.

Moyen ÂgeModifier

Saint Antonin est une abbaye bénédictine attestée dès 817[48], fondée selon la tradition au VIIIe siècle et dotée par Pépin d'Aquitaine, puis par Desiderata, une des épouses de Charlemagne, fille du roi des Lombards. Selon l'archéologie, elle a été construite sur un cimetière antique[49] qui se trouve aux confluents de Aveyron et de la Bonnette (rivière), et au point de rencontre des frontières du Quercy, de l'Albigeois et du Rouergue auquel elle appartient.

L'abbaye de Saint-Antonin comptait au IXe siècle parmi les trois grandes abbayes bénédictines du Rouergue, aux côtés de Conques et de Vabres. Elle a reçu en 1029 la visite du roi Robert le Pieux, elle était considérée comme située en Quercy par le chroniqueur Adhémar de Chabannes.

Il y avait aussi un chapitre composé d'un prévôt et de 18 chanoines séculiers; mais en 1090, le pape Urbain II décida de le réduire à douze chanoines réguliers, et douze prébendiers séculiers. L'un d'eux était chargé de promouvoir la culture et la récolte du safran qui s'est pratiquée à Saint-Antonin jusqu'au XVIIIe siècle.

Au XIIe siècle la vicomté de Saint-Antonin était possédée par la Première maison de Lautrec qui donne en 1140 des coutumes à la ville. Ils rendaient hommage aux comtes de Toulouse.

L'ancien château fort de Valette (castrum vallatum devenu Valleta) a été construit en 1180 par Fortuné de Valette, né à Saint-Antonin, fils du vicomte Archambauld et mort en Terre sainte en 1190. Ce château était situé en haut d'un rocher escarpé dominant l'Aveyron, à « trois quarts de lieue au sud de Saint-Antonin »[50],[51]. Ses ruines étaient encore visibles au XIXe siècle[52]. Il est aussi connu sous le nom de château de Bône[53],[Note 9]. La famille de La Valette-Parisot revendiquait d'être issue de cette famille, mais des récentes recherches ont montré qu'il n'en serait rien.

Les seigneurs de Saint-Antonin embrassèrent l'hérésie albigeoise. Pons de Lautrec, vicomte de Saint-Antonin, fut fait prisonnier en 1212 en défendant son château contre Simon de Montfort qui le fit enfermer dans une prison à Carcassonne avec Adhémar-Jourdain, chevalier, alors gouverneur de Saint-Antonin; son frère, Bernard-Hugues de Lautrec, dernier vicomte de Saint-Antonin, céda en et le au roi Saint Louis, pour 500 lives tournois de rente, tous les droits qu'il avait sur la succession de feu Frotard de Lautrec, son père, sur la ville de Saint-Antonin, sur le château de Bereux, et sur la ville de Saint-Céré. La création du siège d'un bailliage royal important qui ressortissait de la Sénéchaussée de Rouergue et l'octroi des privilèges à la ville dotée de douze consuls en 1227, apportèrent une grande prospérité à la ville.

En 1351 les Anglais envahirent Saint-Antonin. En 1369, des nouveaux privilèges sont accordés à la ville par Charles V le Sage, avec une amnistie pour les habitants qui ont pris le parti anglais, par Louis, duc d'Anjou, lieutenant du roi en Languedoc, alors résidant à Toulouse.

Comme les autres abbayes du Rouergue, celle de Saint-Antonin a été prise en 1570 par les calvinistes, l'église incendiée, les reliques et les statues démolies, la bibliothèque et les archives brûlées, puis la ville devint une place forte protestante. En 1575, les calvinistes détruisirent l'hôpital qui avait été doté en 800 et reconstruit par le cardinal Tasserre, prieur et prévôt.

Temps modernesModifier

Saint-Antonin avait un Collège.

À partir du XVIIe siècle, les habitants perdirent peu à peu leurs privilèges et la prospérité de la ville diminua.

Lors des guerres de religion, les habitants eurent encore à souffrir : adepte de la Réforme, la ville assista à une lutte acharnée entre catholiques et protestants. En 1622, pendant les rébellions huguenotes, Louis XIII s’empare de la ville[54]. Les Saint-Antoninois évitèrent un massacre identique à celui de Négrepelisse en payant 100 000 livres comme rançon[55].

En 1681, tous les protestants étaient exclus du conseil politique et du consulat de Saint-Antonin.

Le , la commune adopte le nom de Libre-val[56] qui est, selon le procès-verbal du conseil de la ville, « analogue à l’énergie républicaine dont les citoyens de l’endroit sont animés depuis le commencement de la révolution »[57].

Époque contemporaineModifier

Ville du Rouergue, Saint-Antonin fut initialement rattachée au département de l'Aveyron, avant d'en être détaché en 1808 lors de la constitution du département de Tarn-et-Garonne par Napoléon Ier.

Elle compte parmi le réseau des villes humanistes labellisées « Cittaslow »[Depuis quand ?].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Résultats de l'élection présidentielle française de 2017 à Saint Antonin
Premier tour Second tour
Inscrits 1 376 1 376
Abstentions 255 18,53 % 330 23,98 %
Votants 1 121 81,47 % 1 046 76,02 %
Bulletins enregistrés 1 121 1 046
Bulletins blancs ou nuls 10 0,89 % 152 14,53 %
Suffrages exprimés 1 111 99,11 % 894 85,47 %
Candidat Parti Suffrages Pourcentage Suffrages Pourcentage
E. Macron EM 215 19,35 % 621 69,46 %
M. Le Pen FN 220 19,8 % 273 30,54 %
F. Fillon LR 160 14,4 %
J. L. Mélenchon LFI 316 28,44 %
B. Hamon PS 76 6,84 %
N. Dupont-Aignan DLB 52 4,68 %
J. Lassalle UDF 42 3,78 %
Autres - 30 2,7 %

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 juin 1995 Maurice Constans    
juin 1995 juillet 1999[58] Jean Paul Raynal PRG  
septembre 1999 mars 2008 Jean Spénale PS  
mars 2008 2020 Gérard Agam DVG  
2020 En cours Denis Ferte DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[59]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[60].

En 2019, la commune comptait 1 851 habitants[Note 10], en diminution de 1,8 % par rapport à 2013 (Tarn-et-Garonne : +4,13 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 6055 3965 3595 4155 4625 4555 4105 4455 407
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 3475 1525 0994 8754 9244 6824 5294 1374 033
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 7453 5463 3642 8722 6732 5282 4662 3182 077
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 8991 8141 7431 8301 8671 8871 7971 8991 858
2019 - - - - - - - -
1 851--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2006[61].)
Histogramme de l'évolution démographique

Particularité : la moitié environ de la population est au centre bourg, l'autre est répartie dans les hameaux dispersés dans la très grande commune ; ces écarts ayant été autrefois des villages avec église, école, mairie... avant regroupement communal.

EnseignementModifier

Les établissements éducatifs de la commune relèvent de l'Académie de Toulouse[62]

  • École maternelle
  • École élémentaire Paul-Bayrou
  • Collège Pierre-Bayrou

SportsModifier

ÉconomieModifier

Saint-Antonin a été élu 3e village préféré des Français en 2015, ce qui a attiré beaucoup de touristes[64].

Le commerce sur ce carrefour et la présence du pont ont fait la prospérité initiale de la ville. La force hydraulique des nombreux moulins sur la Bonnette et surtout sur l'Aveyron ont suivi, travaillant (le grain), tannant (le cuir), foulant (les tissus), produisant du papier... puis plus tardivement les phosphates extraits des phosphatières des causses. Les fours à chaux ont été nombreux avant d'être supplantée par la grande cimenterie de Lexos en amont. La maison Rodolausse installée sur deux sites (le moulin du Gravier et l'usine sur le moulin des Claustres) a produit des monte-pailles au tournant du XIXe et XXe siècle.

Culture locale et patrimoineModifier

Saint-Antonin abrite le plus ancien hôtel de ville de France datant du XIIe siècle. C'est une cité médiévale, dont les ruelles et venelles ont plus de huit siècles, tout un patrimoine de maisons à ogives, colombages, passages couverts et un ensemble de bâtiments classés ou inscrits aux registres du patrimoine national.

Lieux et monumentsModifier

 
Une rue ancienne à Saint-Antonin-Noble-Val.

Saint-Antonin-Noble-Val est inscrit aux Grands Sites d'Occitanie « Bastide et gorges de l’Aveyron« 

Monuments religieuxModifier

  • Église Saint-Antonin de Saint-Antonin-Noble-Val (XIXe siècle). L'édifice néogothique est référencé dans la base Mérimée et à l'Inventaire général Région Occitanie[65]. De nombreux objets sont référencés dans la base Palissy (voir les notices liées)[65]. Dans l'église, orgue de chœur de la manufacture Puget, primé à l'exposition internationale de Toulouse en 1887. Pour cet orgue un projet de restauration est porté par l'association des Amis de l'orgue Puget avec mécénat organisé avec la Fondation du Patrimoine.
  • Église Sainte-Sabine de Sainte-Sabine. L'édifice est référencé dans la base Mérimée et à l'Inventaire général Région Occitanie[66]. De nombreux objets sont référencés dans la base Palissy (voir les notices liées)[66].
  • Église de la Nativité-de-Notre-Dame à Servanac.
  • Église Notre-Dame-du-Rosaire au Bosc de la Cam.
  • Chapelle du Calvaire de Pech-Dax.
  • Chapelle Notre-Dame de Saint-Antonin-Noble-Val (dans le cellier subsistant de l'ancienne abbaye).
  • Temple protestant de Saint-Antonin-Noble-Val.
  • Ancien couvent des Génovéfains, actuelle mairie.
  • Prieuré de Costejean.
  • Oratoire Notre-Dame-de-la-Salette à Servanac.
  • Croix du Marché sur la place de la Halle.

Monuments civilsModifier

  • L'ancien palais vicomtal, bâti en 1125 à l'intention d'un seigneur nommé Archambault, puis devenu la maison du viguier des vicomtes avant d'être la maison consulaire en 1313. Quand Eugène Viollet-le-Duc est venu en 1842 pour étudier le transfert de l'abbaye de Beaulieu à Saint-Antonin, il a découvert la ville et cette maison romane qu'il a considérée comme un hôtel de ville. Pourtant sa décoration sculptée montre un programme traduisant sa fonction judiciaire. Si la façade côté place était bien conservée, l'arrière du bâtiment était en mauvais état. Il en entreprend la restauration à partir de 1846 avec l'aide de l'architecte Théodore Olivier. Elle est occupée par le musée municipal, actuellement fermé (devenant Musée de France) en attendant une réinstallation en d'autres lieux (recherche en cours).
  • En plus de l'ancien hôtel de ville, plusieurs maisons sont inscrites au titre des monuments historiques :
    • maison dite Caserne des Anglais, rue Guilhem-Peyré,
    • maison Muratet,
    • maison Le Maréchal,
    • maison Leris,
    • maison de l'Ave Maria,
    • maison de l'Amour,
    • moulin à huile de la place Bessarel.
  • D'autres maisons, sans être classées ou inscrites au titre des monuments historiques, présentent un intérêt architectural :
    • maison dite du Roy, place de la Jogaria ;
    • maison en pierre du XIIIe siècle au no 14 rue Guilhem-Peyré ;
    • maison à pans de bois au no 53 rue Droite ;
    • maisons de la rue de la Porte-de-Rodanèze ;
    • maison du passage de la rue Bombecul ;
    • maison des Sonnets.
  • Halle.
  • Pont sur l'Aveyron (pont très ancien et important pour la ville au Moyen-Age, inclus dans les fortifications) mais modifié au XIXe siècle pour le passage des charrois (dont les phosphates exploités dans les environs) vers la gare.
  • Bâtiment des anciens thermes.
  • Cinéma "Le Querlys" où était prévu le casino accompagnant la station thermale
  • Moulin de Roumégous[67]. Le bâtiment actuel ressemble aux minoteries récentes, étroit avec plusieurs étages pour le blutage. Rien ne subsiste pour savoir si et comment l’énergie hydraulique était récupérée par cette installation. L'épaisseur des murs et les ouvertures sont aussi remarquables. Ce moulin n'est qu'un des nombreux moulins installés au long de l'Aveyron et de la Bonnette depuis le Moyen-Age et qui ont porté des activités variées : les seuils, pourtant peu importants, sont menacés d'effacement au nom de la continuité écologique. Le seuil de Roumégous détermine le "miroir d'eau" qui entre le site des thermes et l'allée de la gare, rive opposée, fait partie du paysage urbain.
  • fours à chaux : vestige de l'activité importante et récente des chaufourniers. Le four à chaux sur l'ancienne route menant à Caussade a des carrières souterraines[68].
  • lavoirs et fontaines : au moulin de Roumégous et sous la maladrerie[69] La fontaine de Roumégous est encore fréquentée par des gens qui viennent avec des bouteilles faire des réserves de cette eau réputée.
  • le système de canaux qui traverse une partie de la ville, dont des sections en souterrain.
  • Des anciennes tanneries qui étaient placées le long de la dérivation de la Bonnette, où se trouvent différents bacs.
  • Ancienne usine Rodolausse installée fin XIXe siècle sur le site du moulin des Claustres, dépendant de l'abbaye. Devenue caserne des pompiers et désormais en attente d'une nouvelle affectation.

SitesModifier

CinémaModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Son blasonnement est : parti au 1 de gueules à trois fleurs de lis mal ordonnées d’argent ; au 2 de sable au pont de trois arches d’argent sur une rivière de même, soutenant trois tours crènelées de trois pièces aussi d’argent ; le chef d’azur pour le tout chargé de trois fleurs de lis d’or[72].


AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • Alexia Aleyrangues, Diane Joy, Saint-Antonin-Noble-Val. Ville et hameaux, conseil régional de Midi-Pyrénées (collection Patrimoines Midi-Pyrénées), Toulouse, 2010, p. 128, (ISBN 978-2-953521221)
  • Bernard Loncan (dir.), Caylus et Saint-Antonin-Noble-Val[73], Coll. Cahier du patrimoine no 29, Paris, Imprimerie nationale, 1993, (ISBN 2-11-081251-6).
  • Jean-Baptiste Fol, Du panache et des noix[74], J.-B. Fol, impr. 2013, p. 198
  • Bulletin des Amis du Vieux Saint-Antonin (publié de 1943 à nos jours) : articles mis en ligne sur le site https://bibnum.savsa.net
  • Stéphane Bern, Le village préféré des français, 44 trésors incontournables, Paris, Albin Michel, , 256 p. (ISBN 978-2-226-25920-2)
    Ce livre est tiré de l'émission Le village préféré des français, diffusée par France Télévisions, conçue et produite par Morgane Production : Saint-Antonin-Noble-Val, pages 192 à 197** I - De la baie de Somme au littoral charentais en passant par la Bretagne,** II – Des Flandres au Jura en passant par l'Alsace,** III – De l' Île-de-France aux monts d'Auvergne en passant par la Bourgogne,** IV – Du littoral atlantique aux Alpes en passant par la Méditerranée.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[9].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[10].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[22].
  6. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  7. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  8. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  9. Les Valette étaient « seigneurs de Bung ».
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. « Carte hydrographique de Saint-Antonin-Noble-Val » sur Géoportail (consulté le 1 novembre 2021).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

Site de l'InseeModifier

  1. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  2. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  3. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).

Autres sourcesModifier

  1. Roger de Figuères, Les noms révolutionnaires des communes de France : listes par départements et liste générale alphabétique, Paris, Société de l'histoire de la Révolution française, (notice BnF no FRBNF35460306), p. 67
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
  4. « Fiche communale de Saint-Antonin-Noble-Val », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
  5. Sandre, « l'Aveyron (affluent du Tarn) »
  6. Sandre, « la Bonnette (rivière) »
  7. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  8. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  9. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  10. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  11. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  12. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  13. « Station Météo-France Ginals - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  14. « Orthodromie entre Saint-Antonin-Noble-Val et Ginals », sur fr.distance.to (consulté le ).
  15. « Station Météo-France Ginals - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  16. « Orthodromie entre Saint-Antonin-Noble-Val et Montauban », sur fr.distance.to (consulté le ).
  17. « Station météorologique de Montauban - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
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  19. « Les différents espaces protégés. », sur http://www.observatoire-biodiversite-centre.fr/ (consulté le )
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  21. « le « cours de la Garonne, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
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  23. a et b « Liste des zones Natura 2000 de la commune de Saint-Antonin-Noble-Val », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
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  31. « ZNIEFF la « rivière Aveyron » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
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  45. « Index des mots occitans | Etymologie-occitane », sur www.etymologie-occitane.fr (consulté le ).
  46. Marie-José Perchet (L’article du jésuite Jean Stiltingh revient sur cette identité incertaine du saint très populaire et qui est revendiqué dans de nombreuses localités. L’auteur Jean Stiltingh cherche à introduire un peu de rationalité en s’appuyant sur des données historiques. Les arguments qu’il développe mettent à mal bien des affirmations qu’il qualifie de « sornettes », de « racontars ». Pour lui, Antonin est celui de Syrie (Apamée), adopté par l’abbaye de Saint-Antonin. Les reliques ont été données par l’empereur byzantin (ce qu’on a appelé le « trafic de reliques » ou plus calme- ment la vente de reliques, très pratiquée). Le nom, plus les reliques, a permis la « naturalisation » du saint qui est alors devenu ruthène.), « Une première: la traduction du latin en français de la notice de J. S. (Jean Stiltingh (Stiltingus) (1703-1762) », Bulletin des Amis du Vieux Saint-Antonin,‎ , p. 8 pages
  47. Dominique Perchet, « Un mode de translation: sources et représentations La barque de Saint-Antonin », Bulletin de la Société des Amis du Vieux Saint-Antonin,‎ , pp. 24 à 36
  48. Première mention authentique en 817 dans la Notitia de Monasterii du Capitulaire d'Aix-la-Chapelle cité par Baluze.
  49. Un fragment de sarcophage de marbre de l'Antiquité tardive, avec rinceau de feuille d'acanthe et chapiteau de pilastre d'angle a été remployé dans la construction et retrouvé sur le site de l'ancienne abbaye. (Gallia information, 1975, page 502.
  50. Hippolyte de Barrau, Documens historiques et généalogiques sur les familles et les hommes, Rodez, , 765 p. (lire en ligne), p. 373.
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  67. Deux moulins se font face de part et d'autre de la rivière au bout de la diguette en V qui régule le débit et dirige le flux en bief vers les deux moulins. Le moulin de Roumégous est celui qui a le plus de vestiges observables. Au point de vue situé derrière le grand bâtiment on note un bâtiment sur lequel on marche, avec un système de vanne. Le moulin est en dessous de cette "terrasse", avec trois roues à axe vertical, ce qui est peu connu mais pas exceptionnel. Il ne reste rien de la partie où se faisait la mouture. Une meule de volume cubique est posée sur cette terrasse. Les trois roue ne sont pas d'importance égale
  68. « ressourcespatrimoines.laregion.fr », sur ressourcespatrimoines.laregion.fr (consulté le ).
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  71. (de) Jürgen Kloosterhuis, et al., Militär und Gesellschaft in Preussen – Quellen zur Militärsozialisation 1713-1806, Berlin, Geheimenstaatsarchiv PK, (ISBN 978-3-923579-22-8, lire en ligne), p.172.
  72. « Bienvenue... », sur Société des Amis du Vieux Saint-Antonin (consulté le ).
  73. Aux confins du Quercy et du Rouergue, les cités médiévales de Caylus et Saint Antonin-Noble-Val ont exceptionnellement conservé des églises préromanes, l’abbaye de Beaulieu cistercienne, une maison de justice du XIIe siècle unique en Europe ; après les guerres de religions, Caylus est catholique, Saint-Antonin protestant.
  74. « Catalogue SUDOC », sur www.sudoc.abes.fr (consulté le ).