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Saint-Alban (Haute-Garonne)

commune française du département de la Haute-Garonne
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Alban.

Saint-Alban
Saint-Alban (Haute-Garonne)
L'école de musique et de danse.
Blason de Saint-Alban
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Castelginest
Intercommunalité Toulouse Métropole
Maire
Mandat
Raymond-Roger Stramare
2014-2020
Code postal 31140
Code commune 31467
Démographie
Gentilé Saint-Albanais
Population
municipale
6 122 hab. (2016 en augmentation de 6,75 % par rapport à 2011)
Densité 1 437 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 34″ nord, 1° 24′ 56″ est
Altitude Min. 121 m
Max. 133 m
Superficie 4,26 km2
Localisation

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Saint-Alban
Liens
Site web Site officiel

Saint-Alban est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Saint-Albanais.

Sommaire

GéographieModifier

Commune de l'aire urbaine de Toulouse, Saint-Alban est située dans son pôle urbain, dans la banlieue nord de Toulouse.

Communes limitrophesModifier

Saint-Alban est limitrophe de six autres communes.

 
Carte de la commune de Saint-Alban et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Saint-Alban[1]
Lespinasse Bruguières
Fenouillet   Castelginest
Aucamville Fonbeauzard

HydrographieModifier

La commune est bordée dans sa partie est par l'Hers-Mort.

Géologie et reliefModifier

La commune de Saint-Alban est établie sur la première terrasse de la Garonne en rive droite, dans la plaine toulousaine de la Garonne.

La superficie de la commune est de 426 hectares ; son altitude varie de 121 à 133 mètres[2].

UrbanismeModifier

Comme nouveaux lieux ont été créés la halle (où tous les mercredis se déroule le marché) et une nouvelle place où à l'heure actuelle s'est installée une nouvelle mairie. À la place de l'ancien hôtel de ville, s'est installée la caisse d'allocations familiales

Voies de communication et transportsModifier

Saint-Alban est desservie par quatre ligne de bus de Toulouse ainsi qu'une ligne de transport à la demande :

La ligne 51 du réseau Arc-en-Ciel, qui relie Toulouse à Villemur-sur-Tarn, dessert également la commune.

La commune est traversée en son milieu par l'autoroute A62.

ToponymieModifier

D'abord appelée Matte (ou Mathepezoul) puis Gaffelaze relevant des domaines de l'Abbaye de Saint Sernin de Toulouse[3], Saint-Alban, devenant une baronnie des seigneurs du Puget, ne prend son nom définitif qu'en 1675.

HistoireModifier

Cette petite ville a été très marquée par la culture de la violette (plante-emblème de la région toulousaine), tout comme ses voisines Lalande, Launaguet, Aucamville, Castelginest et Saint-Jory.

HéraldiqueModifier

Son blasonnement est : D'argent à la bande de gueules, accompagnée en chef d'une croix cléchée, vidée, pommetée de douze pièces de gueules, en pointe d'une violette au naturel.

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 5 000 habitants et 9 999 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt neuf[4],[5].

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Commune faisant partie de la cinquième circonscription de la Haute-Garonne de Toulouse Métropole et du canton de Castelginest (avant le redécoupage départemental de 2014, Saint-Alban faisait partie de l'ex-canton de Toulouse-14).

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 En cours Raymond-Roger Stramare PS puis DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

JumelagesModifier

  Salgareda (Italie) depuis 1989
  Brzeziny (Pologne) depuis 2010

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2016, la commune comptait 6 122 habitants[Note 1], en augmentation de 6,75 % par rapport à 2011 (Haute-Garonne : +6,98 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
70164173177198231260263230
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
244233240259265262239269259
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2742452512813013464608471 347
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016
1 7492 2582 7924 4175 1865 3395 6905 8706 122
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[10] 1975[10] 1982[10] 1990[10] 1999[10] 2006[11] 2009[12] 2013[13]
Rang de la commune dans le département 42 38 39 26 31 32 32 34
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

ÉconomieModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Église Saint-Alban.
  • Château de Saint-Alban d'origine médiévale, le donjon fut abattu à la Révolution de 1789. L'édifice fut remanié au cours des XVIIe et XVIIIe siècles puis transformé en plusieurs logements au cours du XXe siècle tandis que le parc d'origine servait de parcelles à une zone résidentielle. Un réseau souterrain permettait d'échapper avec trois sorties dont une qui menait au château de Castelginest.

Vie pratiqueModifier

Service publicModifier

EnseignementModifier

Saint-Alban fait partie de l'académie de Toulouse.

La ville dispose de deux écoles primaires et maternelles : Jean-Jaurès et La Peyronnette (en occitan : « petite pierre »), cette dernière étant la plus fréquentée.

CultureModifier

ÉvénementsModifier

Activités sportivesModifier

Skatepark assez fréquenté et comprend de multiples installations sportives (tennis, football...).

Le parcours sportif également très fréquenté à proximité de la piscine intercommunale. Une boucle de 1 115 m de longueur.

Écologie et recyclageModifier

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté urbaine de Toulouse Métropole et de l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie[14].

Une déchèterie est présente sur la commune .

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Personnalités liées à la communeModifier

  • Martine Biard (née Puig, à Saint-Alban, le 22 septembre 1961[15]) Poète, romancière, historienne et essayiste, a vécu dans cette commune toute son enfance et la première partie de sa jeunesse jusqu'en 1975. Saint-Alban revient souvent dans ses romans sous le nom de Sainte-Artémis. L'un d'entre eux Clarté d'enfance[16] est directement inspiré par la vie au château de Saint-Alban dans les années 1960-1970. Martine Biard vit et travaille dans le sud de la France entre Fraissé-des-Corbières et Lunel, en Petite Camargue.
  • Jacques du Puget (né en 1544-mort le 10/01/1625, il est enterré aux Cordeliers à Toulouse). Il épouse le 03/03/1573 Françoise de Barthes. Seigneur de Castillon de Gaffelas, avocat et capitoul à Toulouse où sa famille s'est installé à la mort de Louis II d'Anjou. Trésorier des deniers pour la construction du pont de Toulouse. Maître de cérémonie, élu par la ville, pour organiser les honneurs funèbres célébrés à l'occasion de la mort du roi Henri IV. Très fortuné, il fait l'acquisition pour le prix de 3 375 livres de la Seigneurie de Gaffelaze à l'abbaye de Saint-Sernin, le 24 juillet 1603, avec " toutes justices haute, moyenne et basse, droits de censive, de tasque, lods, et ventes, captes et arrières captes et tous autres droits et devoirs seigneuriaux, prééminences, préséances, voix et actions dont jouissait le Sieur Abbé de Saint Sernin, à la condition de prêter serment, foy, hommage et fidélité à chaque mutation de d'Abbé, la veule est homologuée par ordonnance royale le 6 mars 1604." Cette seigneurie de Gaffelaze, anciennement appelée Matte, est un vaste et riche domaine, en raison des nombreuses terres et immeubles que Jacques du Puget y possédait déjà par voie d'héritage ou achats. Par acte du 10 septembre 1613, Jacques du Puget, requiert de Gilles Ragouste, recteur à Castelginest " licence de faire construire une petite chapelle " hors et près de la maison qu'il a fait bâtir depuis peu. Cela permet de fixer à 1612 ou 1613 l'édification de ce qui deviendra le château.
  • Pierre du Puget, neveu du précédent, pour perpétuer le nom de ses aïeux de Provence (du Puget-Theniers où vivaient les seigneurs portant le nom de Saint Auban ou Saint Alban et dont le plus ancien seigneur est Bosson l'ancien, mort en 857, époux d'Engeltrude), obtient en 1675, la substitution du nom de Saint Alban à celui de Gaffelaze et l'érection de cette terre en baronnie.
  • Étienne du Puget, fils de Jacques du Puget et de Françoise de Barthes, est né vers 1580 et décédé le 27/11/1647. Il est Trésorier Général des Finances, capitoul, chevalier conseiller et secrétaire du roi Louis XIII, et Grand Voyer de France. Ses biens sont la Seigneurie de Gaffelaze, le terroir du Ser, la terre de Croix Bénite et 3 arpents de vignes à Castillon.
  • Guillaume du Puget est né le 8 février 1619, il est le fils d' Étienne du Puget et de Marie de Lafont épousée en secondes noces le 22 décembre 1610 (née le 31/08/1585 et décédée le 03/07/1650 à Toulouse). Conseiller au Parlement de Toulouse, seigneur de la Croix bénite, il épouse Marguerite d'Assézat (décédée en 1666). C'est par son frère aîné, Jacques du Puget (1607-1670), conseiller du roi, Trésorier Général et Grand Voyer, époux de Claire de Relongues, et mort sans enfant que la seigneurie de Gaffelaze va passer à son fils aîné:
  • Pierre du Pujet, né le 28/12/1645, Baron du Puget de Saint Alban, de Vabres, Blaignac et Fausin, Comte du Prat, Seigneur de Castillon, Lieutenant des Maréchaux de France et 6 fois Capitoul de Toulouse. Il épouse en premières noces, le 23 mars 1669, Bourguine de Garaud Montesquieu de Lescure, née le 11/05/1647 et décédée le 28/03/1692.
  • Emmanuel du Puget de Saint Alban, né le 22/06/1672, baron de Saint Alban, héritier de tous les titres de son père Pierre du Puget, chevalier, baron de Vabre et autres lieux, capitaine de cavalerie. Il épouse le 6 juin 1697, Marie du Fayot de Cuisy, née le 2 juin 1673.
  • Geneviève du Puget de Saint Alban, dite Mademoiselle Lescure, fille d'Emmanuel et de Marie, elle est née vers 1703 et décédée sans enfant le 25/05/ 1773 à Toulouse. Elle est la légataire particulière de son grand-père, Pierre du Puget de Saint Alban époux de Bourguine de Garaud Montesquieu de Lescure dont elle reçoit 4000 livres et d'autres legs. Geneviève donne la jouissance de tout son héritage à son frère Emmanuel qui n'a pas d'enfant et institue, enfin, pour héritier universel son neveu et filleul Julien de Papus, le fils de sa sœur Marie-Rose du Pujet de Saint-Alban (1706- 05/02/1671) qui a épousé Tristan-François de Papus(12/09/1709- 20/08/1786 à Toulouse), Conseiller au Parlement de Toulouse, seigneur de Cugnaux et baron du Fourneret.
  • Emmanuel du Puget de Saint Alban, né le 8/10/1709, baron de Saint-Alban, Vabre, Fausin, Comte du Prat, Lieutenant des Maréchaux de France. Il est institué héritier général et universel de son grand - père : Pierre (époux de Bourguine de Garaud Montesquieu Lescure) par testament du 28 octobre 1719. Il est l'époux de Marie de Custos réputée pour sa très grande beauté; le couple vivra à la Cour de Versailles, ce qui semble avoir précipité la ruine d'une fortune considérable.
  • Marie de Custos, veuve Puget, voit les scellés apposés à Saint Alban, abîmé par la Révolution de 1789, le 5 ventose an VI ; sa succession est placée sous séquestre en raison de l'émigration de son petit-fils Fortune de Miéjeville.
  • Jean-Joseph Pijon, Général, le 19 Pluviose an VII, devient propriétaire des biens vendus par Dame Marie-Rose Catherine de Miejeville, veuve Denjean et Dame Marie-Catherine Antoinette de Miéjeville, veuve Messeau, le 17 Nivose, an IX. C'est à ce moment là que " tout le reste de la fortune du Baron du Pujet fut anéantie, par la suite de cette vente, y compris le château de Saint-Alban avec tous ses trésors : meubles, tapisseries, portraits de famille et même probablement, le riche chartier que possédait la branche aînée des Puget ". François-Victor Pijon, le 24 messidor an VII, hérite du château et des terres.
  • Bernard Pujos achète ces biens à François-Victor Pijon, le 18 novembre 1842.
  • Hippolyte-Marie-Bernard Pujos, maire de Saint-Alban, en fait l'acquisition en 1871.
  • Pauline Louise Pujos, veuve de Marie-Joseph, Marcellin, Victor Figeard, demeurant à Pamiers, hérite de Saint-Alban et vend le domaine le 17/12/1920 à la famille Courrèges qui le lèguera, dans la deuxième partie du XXe siècle, à la famille Arlat. C[17]'est cette période que l'auteure Martine Biard, devenue historienne moderniste, a vécu et raconte dans "Clarté d'enfance".

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Transmission des recherches effectuées par Guilhermine Arlat et Martine Biard à partir des archives municipales de la commune de Saint-Alban à la fin du XXe siècle.
  4. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  5. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031107.html.
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  14. brax2, « Collecte des déchets »,
  15. État civil de Saint-Alban, enregistrement pour Martine, Geneviève, Françoise Puig, née le 22 septembre 1961 à la clinique du Berceau, quartier des Minimes, à Toulouse, de Marcel Puig (06/08/1932-25/04/1998), cadre à la Société d'Alimentation de Provence située à Fenouillet(31) et de Renée-Simone Bacou-Puig (14/11/1931), sous-officier dans le Personnel féminin de l'Armée de Terre à Toulouse (31), service des transmissions de la Ve Région. Les parents, mariés à Toulouse depuis 7 ans, sont domiciliés à Saint-Alban. La déclaration à la mairie, le 23/09/61 à Saint-Alban, se fait par l'intermédiaire du chauffeur du père dans des conditions assez rocambolesques qui ont été romancées dans Les rivages du père de Martine Biard (publié en 2015, (ISBN 978-2-332-83807-0)).
  16. Martine Biard, Clarté d'enfance, Saint-Denis ( 93 ), France., Editions Aparis-Edilivre, , 84 p. p. (ISBN 978-2-8121-2266-8)
  17. À partir des témoignages, par transmission orale et écrite de Guilhermine Arlat et de Martine Biard, fondés sur leur bonne connaissance des lieux et les recherches effectuées, à la fin du siècle dernier, dans les archives municipales de la commune de Saint-Alban (31140) dont deux volumes (confiés, en 2002, par Monsieur le Maire) sur la lignée des Puget.