République dominicaine

état occupant la moitié orientale de l'île d'Hispaniola depuis 1844
(Redirigé depuis République Dominicaine)

République dominicaine

(es) República Dominicana

Drapeau
Drapeau de la République dominicaine.
Blason
Armoiries de la République dominicaine.
Devise en espagnol : Dios, patria, libertad (« Dieu, patrie, liberté »)
Hymne Quisqueyanos valientes
Description de l'image Dominican Republic on the globe (Americas centered).svg.
Description de l'image Dr-map.gif.
Administration
Forme de l'État République constitutionnelle
Président de la République Luis Abinader
Vice-présidente de la République Raquel Peña
Langues officielles Espagnol
Capitale Saint-Domingue

18° 29′ N, 69° 55′ O

Géographie
Plus grande ville Saint-Domingue
Superficie totale 48 442 km2
(classé 131e)
Superficie en eau 0,72
Fuseau horaire UTC -4
Histoire
Indépendance Drapeau d'Haïti Haïti, Drapeau de l'Espagne Espagne
Date ,
Démographie
Gentilé Dominicain(s), Dominicaine(s)
Population totale (2018[1]) 10 499 707 hab.
(classé 88e)
Densité 217 hab./km2
Économie
PIB nominal (2010) 87,25 milliards de $ (75)
IDH (2017) en augmentation 0,736[2] (élevé ; 94e)
Monnaie Peso dominicain (DOP​)
Divers
Code ISO 3166-1 DOM, DO​
Domaine Internet .do
Indicatif téléphonique +1-809, +1-829 et +1-849[3]
Organisations internationales
OEI
CIR
G33

La République dominicaine, en espagnol República Dominicana, est un pays des Grandes Antilles, Caraïbes. Elle occupe environ les deux tiers de l'île d'Hispaniola dans la mer des Caraïbes, Haïti occupant le tiers ouest de l'île. L'espagnol est la langue officielle de ce pays qui compte plus de 10 millions d’habitants.

Plage de la République dominicaine.

Nom du paysModifier

Le nom de République dominicaine a été institué par la constitution de 1844 (en espagnol, qui est la langue officielle, le pays se nomme « República Dominicana ») qui commence ainsi : « Les députés des peuples de l'ancienne partie espagnole de l'île de Saint-Domingue décrètent… » Son origine se trouve dans le nom de la capitale, Saint-Domingue (Santo Domingo en espagnol), elle-même baptisée en l'honneur de saint Dominique de Guzmán.

La République dominicaine n'a pas d'appellation officielle courte. Cependant, il en existe plusieurs officieuses :

  • la « Dominicaine » — cette appellation est peu usitée en français mais on trouve plus facilement ses équivalents anglais « Dominican » et espagnol « Dominicana » ;
  • « Saint-Domingue », par extension du nom de la capitale du pays, puisque c'est le substantif duquel dérive « dominicaine ». Ce nom a cependant aussi été utilisé dans le passé pour désigner la colonie française qui occupait le tiers occidental de la même île (dite Hispaniola) et à laquelle a succédé la république d'Haïti ;
  • la « Dominicanie », terme surtout utilisé par les Haïtiens et qui date de l'occupation haïtienne ;
  • « Quisqueya », qui est le vieux nom indien de l’île d’Hispaniola. Le nom signifie probablement « Mère de la Terre » en taïno. Ses habitants s’appellent « Quisqueyanos » (cf. l'hymne du pays Quisqueyanos valientes).

HistoireModifier

 
Parque Colón.

Habité par les Taïnos depuis le VIIe siècle, le territoire de la République dominicaine a été atteint par Christophe Colomb en 1492 et devint le site des premières colonies européennes en Amérique, Saint-Domingue devenant la première capitale espagnole au Nouveau Monde. Après trois siècles de règne espagnol, avec un interlude français et haïtien, le pays devint indépendant en 1821 mais fut rapidement repris par Haïti. Victorieux lors de la guerre d'indépendance de la République dominicaine en 1844, les Dominicains eurent pourtant de nombreuses difficultés à parvenir à une stabilité politique durant les 72 années suivantes. La République dominicaine s'est présentée en 1887 pour participer pour la première fois de l'histoire contemporaine à l'Exposition universelle de Paris de 1889[4].

TaïnosModifier

Les Taïnos sont des amérindiens Arawaks, peuples pacifistes et amicaux… Dans son journal de bord, Christophe Colomb les décrit comme des gens vivant nus, beaux et accueillants. Des échanges de cadeaux se font dès leur rencontre. Sur Hispaniola, peu de temps avant l’arrivée de Christophe Colomb, les Taïnos commencent à subir des attaques des indiens Caraïbes. Ces derniers, venus d’Amérique du Sud à la recherche de nouvelles terres à conquérir, sont beaucoup plus belliqueux[5],[6]. Christophe Colomb note dans son journal que les Taïnos lui ont rapporté l'existence de scènes d'anthropophagie des indiens Caraïbes, ce que confirmèrent les Espagnols. Jean Raspail affirme également que les Caraïbes, venus de l'embouchure de l'Orénoque mangeaient rituellement leurs ennemis et conservaient dans leurs habitations les os de leur famille dans leurs huttes[7]. C’est d’ailleurs à une déformation de leur nom que l’on doit l’étymologie du mot “cannibale”…

Dans la décennie qui suivit l’arrivée de Christophe Colomb, les Taïnos avaient disparu, victimes des maladies importées par les Espagnols et du travail forcé. Ce furent par la suite les Caraïbes qui furent victimes des conquistadors[8],[9].

Occupation par les États-UnisModifier

En 1905 et 1907, après l’échec d'un contrôle privé des douanes dominicaines par des banques créancières nord-américaines et sur intervention armée des États-Unis, les douanes sont placées sous la tutelle de Washington. Le gouvernement dominicain ne peut ni accroître sa dette publique ni modifier sa politique douanière. En outre, les États-Unis interviennent directement dans la politique intérieure, obligeant certains présidents à démissionner s'ils se refusent à devenir des instruments de la politique du département d’État. À la crise économique s'ajoute ainsi la crise politique et cinq présidents se succèdent entre 1911 et 1915. En , les États-Unis exigent de la République dominicaine de leur céder le contrôle de la collecte des recettes et des dépenses de l’État, ainsi que la dissolution de son armée et son remplacement par une gendarmerie formée et dirigée par des officiers américains. En , les troupes américaines envahissent la République dominicaine et imposent une autorité militaire d'occupation qui devient le gouvernement du pays. La loi martiale est déclarée, les finances et l’administration sont entièrement sous le contrôle des États-Unis[10].

Une guérilla s'organise contre l'occupant mais ne parvient pas à unifier son commandement. Les différents groupes restent peu coordonnés les uns aux autres, ce qui les empêche de mener des actions d’ampleur. Ils bénéficient cependant du soutien passif de la population qui refuse pour l'essentiel de collaborer avec l'occupant et de lui livrer des renseignements. L'augmentation du nombre des maquisards et l'extension de leurs activités conduisent les États-Unis à dépêcher des renforts. La répression et les campagnes de ratissages ont surtout pour effet d'accentuer la colère de la population. Les atrocités perpétrées par les marines dans ces opérations soulèvent une immense émotion conduisant à un sentiment généralisé « d’hostilité et d’amertume parmi les habitants », doit reconnaître le diplomate américain Summer Welles[10].

Régime de Rafael TrujilloModifier

Après le retrait des États-Unis en 1924, le pays connait une période de six ans de calme et de relative prospérité sous Horacio Vásquez. S'en est suivie la dictature de Rafael Trujillo, issu de la Garde nationale fondée par les États-Unis pour combattre les nationalistes, jusqu'en 1961. Parvenu au pouvoir le à la suite d'un coup d'État, Rafael Trujillo régna sans partage jusqu'à son décès. Il changea le nom de la capitale du pays (Saint-Domingue) en Ciudad Trujillo, s'appropria à son bénéfice et celui de sa famille la majeure partie des terres arables. Son régime fut marqué par la répression, l'usage de la torture et le meurtre politique.

En 1937, il ordonna le massacre de plus de 20 000 immigrants Haïtiens en deux semaines[11].

En , l'Organisation des États américains (OEA) imposa des sanctions diplomatiques à son encontre, estimant qu'il était complice de la tentative d'assassinat du président vénézuélien Rómulo Betancourt. Le , Joaquín Balaguer Ricardo, qui depuis 1935 avait été à divers titres au service du régime Trujillo, devint « président constitutionnel » fantoche au service de Trujillo. Au bénéfice de sa position au sein de l'appareil d'État et du soutien des États-Unis, il réussit à prendre le pouvoir à la suite de l'assassinat le de Trujillo. Il fut néanmoins rapidement renversé. En décembre 1962, lors du massacre de Palma Sola, six cents paysans sont assassinés par l'armée et la police.

Instabilité et seconde occupation par les États-UnisModifier

La première élection libre depuis près de cinquante ans porte au pouvoir Juan Bosch, chef du Parti révolutionnaire dominicain (PRD), l'un des plus actifs opposants à la dictature de Trujillo. Dès sa prise de fonction, il lance de profondes réformes du pays. Le , il proclame une nouvelle constitution qui garantit au peuple des libertés inédites dans le pays, notamment en matière de droit du travail, comme la reconnaissance des syndicats, mais aussi d'égalité entre homme et femme ou de protection des fermiers. En outre, il pose le principe d'une réforme agraire, légalise le divorce, proclame l'égalité des enfants naturels et légitimes, commence à contrôler les finances et la corruption et annule des contrats avec des compagnies nord-américaines afin de privilégier les intérêts de la République dominicaine[11]. Ces réformes irritent profondément les secteurs les plus conservateurs de la société dominicaine : les latifundistes, qui voient contester leur prérogatives sur les paysans, l'Église catholique, qui s'oppose à la sécularisation de la société encouragée par le président Bosch, et les industriels qui s'opposent aux nouveaux droits pour les ouvriers. En outre, les États-Unis craignent que Juan Bosch ne se déclare à son tour communiste, à l'instar de Fidel Castro.

Bosch est renversé à son tour par un coup d'État militaire. Après trente ans de dictature, la démocratie n'aura tenu que sept mois. Un nouveau gouvernement civil est instauré mais est étroitement contrôlé par les militaires, dont beaucoup ont des liens avec l'industrie sucrière. Contre ce qui est parfois qualifié de « trujillisme sans Trujillo » (les structures de répression de la dictature ayant été rétablies), deux partis d'inspiration marxiste mais très minoritaires, le Mouvement du 14-Juin et le Mouvement populaire dominicain, s'engagent dans des actions de guérilla. Devant la crise économique et la corruption des dirigeants politiques et militaires, le ressentiment populaire continue de s'accroître et des troubles éclatent[11].

Le 24 avril 1965, deux casernes se soulèvent et réclament le retour du président destitué Juan Bosch. La révolte est composée de jeunes sous-officiers et de quelques officiers exaspérés par la corruption outrancière de leurs supérieurs, et prend contact avec des civils. Le Parti révolutionnaire dominicains appelle à son tour la population à l'insurrection. Dès le lendemain, en réaction à des manifestations massives dans la capitale, le président Reid Cabral démissionne. Aussitôt, des chasseurs décollent de sa base de San Isidro et mitraillent le centre-ville, une nouvelle junte dirigée par le chef de l'aviation Pedro Benoit est instaurée, et de violents combats s'engagent entre les insurgés et les forces du régime militaire. Le 28 avril, sur requête de la Junte, les États-Unis envahissent à nouveau la République dominicaine. Au moins cinq mille cinq cents personnes sont tuées, en majorité des civils. Des milliers de rebelles et manifestants sont détenus dans le stade de baseball, au champ de courses et à la direction de la police[11].

Régime de Joaquín Balaguer et XXIe siècleModifier

Balaguer remporta les élections de et fut, aux termes d’élections fortement influencées par la violence politique d’État, réélu en 1970 et en 1974. En 1978, Antonio Guzmán Fernández (candidat du PRD — Parti révolutionnaire dominicain) fut élu. Il laissa la place en 1982 à Salvador Jorge Blanco, également membre du PRD.

En 1986, après la signature d’un accord entre le gouvernement et le FMI et la politique d’austérité qui s’en est suivie, les classes populaires (devant l’aggravation de la situation sociale) se rebellèrent avant d’être réprimées dans le sang. Plus d’une centaine de personnes furent tuées[12]. Balaguer retrouva un pouvoir de moins en moins dictatorial à la suite de l’élection présidentielle de 1986 et fut réélu en 1990 et en 1994. Cette dernière élection aux résultats serrés fut, aux dires des observateurs internationaux, suffisamment entachée d’irrégularités pour que la constitution soit modifiée et de nouvelles élections organisées seulement deux ans plus tard. Celles-ci conduisirent à l’élection du candidat du Parti de la libération dominicaine (PLD — centre droit) Leonel Fernández, âgé de 43 ans.

En 2000, c'est le candidat du PRD (membre de l'Internationale socialiste) Hipólito Mejía Domínguez qui accède au pouvoir. Il était opposé, d'une part, à Danilo Medina, candidat du PLD — la constitution interdisant à Leonel Fernández de se présenter à un second mandat consécutif — et, d'autre part, à Balaguer, candidat du Parti réformiste social chrétien (PRSC ; conservateur). Balaguer, âgé de 93 ans, obtient plus de 24 % des voix et manqua de peu la possibilité de provoquer un deuxième tour. Balaguer meurt le d'une crise cardiaque.

Hipólito Mejía Domínguez, candidat après une modification de la constitution lui permettant de se présenter à un second mandat, perd l’élection présidentielle de 2004 au profit de Leonel Fernández. Aux élections législatives du , le PLD, parti de Leonel Fernández, obtient des électeurs dominicains une majorité au Sénat et à la Chambre des députés. Leonel Fernández est réélu président de la République lors des élections du 16 mai 2008. Danilo Medina lui succède en 2012. Mais le pays continue de souffrir de la corruption[13].

Ordres et décorationsModifier

Les ordres nationaux civils :

Les anciens ordres nationaux civils :

Les ordres nationaux militaires :

PolitiqueModifier

 
Danilo Medina, président de la République dominicaine, au centre.

Le pays est une république de type présidentiel. Toutes les personnes de plus de 18 ans peuvent voter, de même que les personnes mariées, quel que soit leur âge. En revanche, les policiers et les militaires ne peuvent pas voter.

Le pouvoir exécutif est représenté par un président et un vice-président élus pour un mandat de 4 ans. L’élection présidentielle se déroule chaque année multiple de quatre (2012, 2016, 2020, etc.), à la date du .

Le pouvoir législatif est exercé par le Congrès national de la République dominicaine, composé de deux chambres : le Sénat et la Chambre des députés. Le Sénat compte 32 sièges et la Chambre des députés, 178. Les élections législatives sont organisées toutes les années paires non divisibles par quatre, au suffrage direct.

SubdivisionsModifier

La République dominicaine se divise en 31 provinces, plus la capitale, Santo Domingo, qui occupe le District national.

GéographieModifier

Saint-Domingue, la capitale et plus grande ville, est la plus ancienne ville des Caraïbes et du Nouveau Monde. Santiago de los Caballeros est la deuxième plus grande ville.

Le relief de la République dominicaine est très varié, avec cinq massifs montagneux, des hauts plateaux, des forêts tropicales humides et touffues donnant naissance à de nombreux cours d’eau et lacs, des vallées verdoyantes, des régions très arides et désertiques. Le pays est traversé par trois chaînes montagneuses principales :

  • au nord, la cordillère Septentrionale évoluant jusqu'à une altitude de 1 249 m entre Puerto Plata et Santiago ;
  • au centre par la cordillère Centrale, la plus importante des Antilles, avec les cinq plus hauts sommets des Caraïbes : le Pico Duarte (3 098 m, le Loma La Pelona (3 076 m), le Loma Rucilla (3 029 m), le Loma de la Viuda (2 802 m) et Yaque (2 760 m) ;
  • au sud, la Sierra de Bahoruco avec un maximum de 815 m au nord de Higüey.

Au sud-ouest, le lac hypersalé Enriquillo est à 44 mètres au-dessous du niveau de la mer, le point le plus bas du pays, des Antilles et le plus bas dans une île océanique.

Le littoral dominicain s'étend sur 1 633 km, de la côte Atlantique au nord, à la mer des Caraïbes au sud, avec près de 600 kilomètres de plages propices à la baignade. Le pays compte aussi 19 parcs nationaux, dont certains comme le parc national Armando Bermúdez permettent la randonnée ou d'autres comme le parc de Los Haïtises les excursions à travers la mangrove.

Les cinq principaux aéroports accueillant de nombreux touristes en provenance d'Amérique du Nord et d'Europe sont situés à Saint-Domingue, Punta Cana, Puerto Plata, La Romana et El Catey à Samana.

Distance de ville à ville (km)
Nom Barahona Higüey Jarabacoa La Romana Las Terrenas La Vega Montecristi Nagua Puerto Plata Punta Cana Samana San Francisco de Macorís San Pedro de Macorís Santiago de los Caballeros Santo Domingo (Saint-Domingue) Sosúa
Barahona 0 345 245 310 415 275 345 355 365 410 400 280 275 305 200 391
Higüey 345 0 290 35 386 265 415 320 355 60 385 280 70 290 145 410
Jarabacoa 245 290 0 265 178 30 165 135 95 365 205 65 215 50 155 143
La Romana 310 35 265 0 335 225 375 285 320 105 355 245 35 255 110 350
Las Terrenas 415 386 178 355 0 149 290 48 243 435 40 110 297 179 225 169
La Vega 275 265 30 225 149 0 145 110 90 335 175 40 195 36 125 124
Montecristi 345 415 165 375 290 145 0 240 135 480 305 170 345 115 270 139
Nagua 355 320 135 285 48 110 240 0 140 390 65 70 245 125 180 122
Puerto Plata 365 355 95 320 243 90 135 140 0 425 210 110 285 69 215 25
Punta Cana 410 60 365 105 435 335 480 390 425 0 455 345 140 365 205 450
Samana 400 385 205 355 40 175 305 65 210 455 0 135 315 190 245 155
San Francisco de Macorís 280 280 65 245 110 40 170 70 110 345 135 0 200 55 135 158
San Pedro de Macorís 275 70 215 35 297 195 345 245 285 140 315 200 0 225 70 321
Santiago de los Caballeros 305 290 50 255 179 36 115 125 69 365 190 55 225 0 155 94
Santo Domingo (Saint-Domingue) 200 145 155 110 225 125 270 180 215 205 245 135 70 155 0 240
Sosúa 390 410 143 350 169 124 139 122 25 450 155 158 321 94 240 0

ÉconomieModifier

 
Saint-Domingue.
 
Cayo Levantado.

L'économie est principalement dépendante du tourisme et de l’industrie. L'agriculture représente 7,1 % du PIB (2010), les industries représentent 28,3 % du PIB (2010) et les services, en grande partie le tourisme, représentent 64,6 % du PIB (2010). Le tourisme prend une importance croissante depuis les années 1990. Il représente plus d'un milliard de dollars et les envois des expatriés, principalement des États-Unis, représentent 1,5 milliard de dollars (2000). Le tourisme et les envois de l'étranger constituent tous deux d'importantes sources de devises. En 2009, le PIB réel était de 46,74 milliards de dollars US, le PIB par habitant était de 8 300 dollars et le taux d'inflation était de 1,4 %.

Entre la fin des années 1990 et le début des années 2000, le gouvernement engage un programme de privatisation de l'essentiel des entreprises publiques. Face aux coupures récurrentes d'électricité, de nombreuses manifestations sont organisées. En 2002, quelque 50 personnes avaient été tuées dans de telles protestations[12].

En 2003 et 2004, le pays a connu, sur fond de divers scandales dont celui de la banque Banco Intercontinental, une grave crise financière conduisant à une forte dévaluation du peso dominicain (dont la parité est passée d'environ 16 pesos dominicains pour un dollar américain à 50 pesos dominicains pour un dollar américain), une inflation importante (plus de 40 %, la plus élevée en Amérique latine) et une crise de l'endettement suite aux injections massives d'argent public dans les banques en faillites. Cette crise financière s'est accompagnée d'une baisse considérable du niveau de vie des habitants.

Le changement d'administration à la suite de l'élection présidentielle de 2004, au terme de laquelle le président sortant n'a pas été réélu, a redonné confiance aux intervenants internationaux, l'année 2004 se terminant par un rebond du peso dominicain (28,5 pesos dominicains pour un dollar américain) et le FMI approuvant un accord portant sur 600 millions de dollars « pour soutenir le programme économique du pays » En 2005 et 2006, le pays a renoué avec une forte croissance, la situation macroéconomique paraissant stabilisée.

Le 22 novembre 1916, le prêtre Miguel Domingo Fuertes de Loren de la paroisse de Barahona a demandé la permission au ministère de la République dominicaine d’explorer et d’exploiter une mine qu’il avait découverte et qui contenait une certaine roche bleue, nommée larimar. Il s'agit d'une pectolite de couleur bleue qui se trouve uniquement en République dominicaine et en Italie. Étant donné que personne ne connaissait ce dont il parlait, la demande a échoué et la découverte de la pierre bleue a été retardée.

Le gisement de larimar fut retrouvé en 1974 et exploité à partir de 1976. La mine de Los Chupaderos constitue l’unique mine de larimar connue dans le monde et le larimar fut classé en 1979 comme pierre semi-précieuse. La mine est scindée en deux parties : d’un côté l’exploitation faite par l’État est mécanisée, de l’autre des petits exploitants locaux qui travaillent avec des moyens archaïques. La République dominicaine est aussi le siège d'importants gisements d'ambre bleue, très prisée des chinois.

Économie criminelleModifier

L'économie dominicaine ne suffit pas à assurer un niveau de vie suffisant à sa population, laquelle aspire au modèle américain[14] dont elle est constamment abreuvée par la télévision locale. Aussi, une énorme partie de la population dominicaine, principalement les fonctionnaires[15], doit se tourner vers l'économie criminelle pour assurer un niveau de vie proche de leurs aspirations. La RD serait le deuxième pays le plus corrompu de l'Amérique latine (sur 32 pays).

La communication gouvernementale, qui ne peut nier l'importance de l'économie criminelle sur son territoire, accuse fréquemment les organisations criminelles étrangères d'être à l'origine de ces désordres. Les étrangers à la tête des trafics seraient principalement américains ou européens. Parfois d'autres pays sud-américains.

On notera plusieurs types d'activités criminelles[16], par ordre d'importance:

  • le marché international des stupéfiants
  • la corruption
  • le blanchiment de capitaux
  • l'émigration clandestine
  • la prostitution
  • jeux illégaux
  • trafics de marchandises diverses
  • Assassinats

Drogues et stupéfiantsModifier

Les spécialistes internationaux estiment que 5 tonnes de cocaïne sont importées chaque jour et débarquées sur les plages dominicaines[17], soit environ 1 800 tonnes/an. La cocaïne arrive principalement de Colombie et du Venezuela par voie maritime sur des lanchas (vedette) ou des sous-marins artisanaux. Les quantités arrivant par voie aérienne représentent à peine 1% du total. La très grande majorité de la cocaïne arrivant en République dominicaine est réexpédiée vers la cote Est des États-Unis, l'Europe occidentale et la Russie.

L'héroïne n'est presque pas présente[18]. La résine de cannabis ou marijuana est présente dans des quantités non évaluées[19].

CorruptionModifier

L'association transparency International a classé la République dominicaine en 137e place sur 180 en 2019[20], comme l'un des pays les plus corrompus au monde. De nombreux scandales politico-judiciaires, vrai ou faux, émaillent l'actualité dominicaine. Presque tous concernent les mêmes infractions : trafic international de stupéfiants, blanchiment de capitaux, ou assassinats.

  • Affaire Jeremías Jiménez Cruz : ex consul dominicain en poste en Allemagne et en Jamaïque, président du Mouvement chrétien national, Jeremías Jiménez Cruz, est accusé en septembre 2019 par la cour fédérale de Manhattan (New York États-Unis)[21] d’avoir conspiré en vue d’importer de la cocaïne aux États-Unis et ensuite procéder au blanchiment des avoirs résultant du trafic des stupéfiants[22].
  • Affaire Gonzalo Castillo : candidat à l'élection présidentielle dominicaine en mai 2020 est sous le coup d'un mandat d'arrêt des États-Unis pour trafic de stupéfiants et blanchiment de capitaux[23]
  • Affaire DICAN : le 02/03/2018 la cour d'appel de Santo Domingo confirme le jugement en première instance du 21/09/2016[24] condamnant le directeur national Carlos Fernandez Valerio, ex colonel de la DICAN (Département d'enquête anti-narcotrafic), alors qu'il était sur le point de passer général et appelé à être à la tête de la Police nationale dominicaine, à 20 ans de réclusion criminelle pour avoir soustrait 0,950 tonne de cocaïne lors d'une opération de police[25]. Neuf policiers dont le numéro 2 (le colonel Félix Humberto Paulino López) et numéro 3 (le commandant Luciano Gómez Cabrera) de la DICAN ont été incarcérés et condamnés. Deux procureurs du ministère public, Ramón Augusto Veras Castro et Máximo Antonio Díaz Ogando ont également été incarcérés pour complicité et condamnés à 15 et 10 années de réclusion criminelle.
  • Affaire Arsénio Quevedo, ex député et entrepreneur de transport en commun, a été incarcéré deux années accusé d'assassinat en bande organisée et de blanchiment d'argent, a finalement été blanchi par la justice dominicaine qui l'avait ruiné et écarté de tous ses mandats[26].
  • Affaire des Supertucano : Le colonel Carlos Piccini Nunez a été incarcéré 36 mois de 2016 à 2019 puis mis sous contrôle judiciaire[27], accusé d'avoir récupéré une commission de 3 millions de dollars versée sur son compte aux États-Unis dans le cadre d'un marché de 100 millions de dollars d'équipement pour huit SuperTucano , avion d'interception et de soutien sol de l'armée de l'air dominicaine, achetés à l'entreprise brésilienne Embraer[28]. En réalité, l'argent a été directement dans les poches de sénateurs qui auraient appuyé la transaction. Ont également été accusés dans cette affaire l'ex ministre de l'Armée de l'air dominicaine, le General de cors d'armée Pedro Rafael Peña Antonio ainsi que les chefs d'entreprise Daniel Aquino Méndez, et son fils Daniel Aquino Hernández.

Blanchiment d'argentModifier

Emigration clandestineModifier

Chaque année, pour la saison de la récolte de la canne à sucre, environ vingt-cinq mille Haïtiens rejoignent la République dominicaine. Pour beaucoup, ils se retrouvent à la merci des grands propriétaires dominicains ; leurs papiers leur sont confisqués à leur arrivée et ils sont entassés dans des baraquements parfois entourés de barbelés, sans eau potable ni électricité. Ils doivent travailler de l’aube à la tombée de la nuit pour un salaire très faible et les punitions peuvent aller jusqu'aux mutilations. Leur situation est dénoncée comme une forme d'esclavage contemporain par des journalistes[29]. La récolte terminée, la grande majorité de ces travailleurs, endettés et en situation illégale, ne peuvent quitter le pays. Leurs enfants, dont le nombre était estimé à 250 000 en 2008, ne sont pas reconnus par les autorités et sont apatrides, le plus souvent sans accès à l’école ni aux soins médicaux et pour la plupart forcés de travailler dans les plantations dès qu’ils atteignent l’âge de tenir une machette[30].

ProstitutionModifier

La prostitution est légale en République dominicaine ce qui en fait un point chaud de la prostitution mondiale[31] depuis plusieurs décennies. En 2019, l'ONU (par l'intermédiaire de l'ILO) a classé la République dominicaine comme le pays leader de la prostitution mondiale[32]. C'est un des marchés connexes au tourisme sexuel ou non[33]. Certaines organisations internationales estiment qu'une femme sur trois en République dominicaine s'est déjà prostitué pour des besoins économiques[34]. Il existe à ce effet de très nombreux complexes abritant des cabanas, chambres discrètes louables à l'heure que le client peut louer pour accueillir des prostituées ou des amis, sans être vu. Les cabanas ne sont pas des hôtels même si ces entreprises se présentent ainsi.

L'Organisation internationale du travail (ILO) estime que la RD est le théâtre de nombreuses activités criminelles liées à la prostitution dont, la prostitution de mineurs homme ou femme, le trafic d'être humains par importation[35] ou exportation[36].

DémographieModifier

 
Évolution démographique entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

La population s'élève à 10 734 247 habitants (estimation 2017[1]).

En 2017, environ 75 % de la population vivait dans des zones urbaines. Plus de 3 millions de personnes vivent dans le Grand Saint-Domingue.

Les Haïtiens constituent le groupe d'étrangers le plus important.

En 2017, le taux de croissance était de 1,2 %, le taux de natalité de 18,4 naissances pour 1 000 habitants, le taux de mortalité de 4,7 pour 1 000, et le taux de fécondité de 2,29 enfants par femme[1].

Beaucoup ont émigré aux États-Unis d'Amérique depuis les années 1960, notamment à Washington Heights à New York, quartier surnommé « les hauteurs Quisqueya ». Il est estimé qu’environ 2 millions de Dominicains vivent aujourd’hui aux États-Unis[37]

Environ 85 % des Dominicains sont d'origine africaine, des descendants d'esclaves africains amenés sur l'île pour travailler dans les champs de canne à sucre. Les autres sont d'origine européenne, principalement des Canariens, des Espagnols et des Portugais[38].

La République dominicaine compte également entre 500 000 et 700 000 immigrés haïtiens qui vivent en partie dans des bateys, près des champs de culture de la canne à sucre. Le reste dans les grandes villes comme Saint-Domingue ou Santiago de los Caballeros. Les Haïtiens constituent la communauté la plus pauvre de ce pays. Beaucoup d'entre eux ne parlent que le créole haïtien[39].

En 2008, des chercheurs dominicains et portoricains identifient dans la population dominicaine actuelle la présence de gènes appartenant aux indigènes des îles Canaries, communément appelées guanches[40]. Ces types de gènes ont également été détectés à Porto Rico[40].

LanguesModifier

La langue officielle est l'espagnol. La République dominicaine est membre observateur de l'Organisation internationale de la francophonie depuis octobre 2010[41].

ReligionsModifier

Religion en République dominicaine en 2014 selon Pew Research Center[42]
Religion Pourcentage
Catholicisme 57
Protestantisme 23
Sans religion 18
Autres confessions 2

SantéModifier

En décembre 2014, l'avortement est dépénalisé en cas de viol, d'inceste, de malformation fœtale ou de danger pour la vie de la femme[43].

CultureModifier

 
Merengue.

Le merengue et la bachata sont des styles musicaux originaires de la République dominicaine. Le carnaval en République dominicaine a encore des caractères d'originalité.

Le baseball est un sport populaire. La République dominicaine fournit, devant le Venezuela, le plus grand nombre de joueurs étrangers au championnat professionnel de baseball de la Ligue majeure de baseball aux États-Unis[44]. Dans ce pays le football est un sport principalement féminin.

La canne à sucre, avec la distillation du rhum, et le tabac font aussi partie de la culture dominicaine. Plus de 50 % du tabac en République dominicaine est produit à Villa González, petite commune d'environ 30 000 habitants située dans la Cibao, qui représente de ce fait la capitale du tabac dominicain.

De nombreux Dominicains et Dominicaines sont descendants d’anciens esclaves. Les différences de richesse sont très fortes et les blancs descendants de colons espagnols sont de loin les plus riches tandis que les Noirs et les Métis, mélange d’amérindiens taïnos, d'africains et d’espagnols, occupent généralement le bas de l'échelle sociale. Néanmoins, le métissage y est très important.

CodesModifier

La République dominicaine a pour codes :

JumelageModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c (en) « The World Factbook », sur www.cia.gov, Central Intelligence Agency, (consulté le 15 septembre 2020).
  2. (en) « Human Development Reports », sur hdr.undp.org (consulté le 12 octobre 2018).
  3. « Comment passer un appel téléphonique vers la République dominicaine ? », sur www.indicatifs-telephoniques.net (consulté le 15 septembre 2020).
  4. Les Chantiers de l'Exposition universelle de 1889 : revue bimensuelle du commerce et des industries se rattachant à l'Exposition, Paris, .
  5. Guide de voyage National Geographic : République dominicaine, pages 22 et suivantes.
  6. James A. Michener, Caraïbes, Pocket, Tome 1 — premier chapitre “Une haie de crotons”.
  7. Jean Raspail, « Bleu caraïbe et citrons verts », sur via-romana.fr (ISBN 979-10-90029-75-0, consulté le 5 juin 2020).
  8. Bartolomé de Las Casas, Très brève relation de la destruction des Indes, La Découverte.
  9. Robert Pinchon, Guide bleu Hachette - Chapitre : Le peuplement ancien des Petites Antilles, Guide bleu Hachette.
  10. a et b Leslie Manigat, L’Amérique latine au XXe siècle, 1889-1929, , p. 378-388.
  11. a b c et d Maurice Lemoine, Les enfants cachés du général Pinochet. Précis de coups d’État modernes et autres tentatives de déstabilisation, Don Quichotte, , p. 37-54.
  12. a et b Frédéric Lévêque, « République dominicaine : l’ajustement au bout du fusil », sur Risal, (consulté en septembre 2020).
  13. Jean-Michel Caroit, « « Marche verte » contre la corruption en République dominicaine », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  14. « Dominican Republic vs United States: Crime Facts and Stats », sur www.nationmaster.com (consulté le 5 juin 2020)
  15. Dominican Republic Govt., LatAm’s 2d most corrupt - https://dominicantoday.com/dr/local/2019/09/23/dominican-republic-govt-latams-2nd-most-corrupt/
  16. (en) « Refworld - République dominicaine : information sur la criminalité, y compris sur le crime organisé; information sur les mesures prises par l'État, y compris sur leur efficacité; protection offerte par l'État aux témoins et aux victimes d'actes criminels (2013-septembre 2015) », sur Refworld (consulté le 5 juin 2020)
  17. L'État cocaïne: Science et politique de la feuille à la poudre; Domic Zorka; Presses Universitaire de France; 1991; (ISBN 9782130668718)
  18. PROYECTO SOBRE EL ESTADO DEL PROBLEMA DE HEROÍNA EN REPÚBLICA DOMINICANA; INFORME DE RESULTADOS; http://www.cicad.oas.org/oid/pubs/ProyectoHeroina_Informe_RepublicaDominicana.pdf
  19. « Marihuana es droga de mayor consumo en RD - El Nacional », sur elnacional.com.do (consulté le 5 juin 2020)
  20. (en) « CPI 2019 Global Highlights - News », sur Transparency.org (consulté le 5 juin 2020)
  21. (en) « Former Government Official In The Dominican Republic Charged With Conspiring To Import Cocaine Into The United States And Money Laundering Offenses », sur www.justice.gov, (consulté le 5 juin 2020)
  22. (es) « Ex cónsul general en Jamaica dirigía narco banda que producía millones de dólares en calles de Estados Unidos », sur quisqueyainformativa.do, (consulté le 5 juin 2020)
  23. ULTIMO MINUTO: Gonzalo Castillo tiene orden de arresto en los Estados Unidos por narcotráfico presentan informe oficial FBI DEA
  24. Johanna García, « Condenan a implicados en caso Dican a 10, 15 y 20 años de prisión », sur eldia.com.do, (consulté le 5 juin 2020)
  25. (es) « Ratifican condenas contra exdirector del DICAN y dos exficales », sur www.diariolibre.com (consulté le 5 juin 2020)
  26. (es) « Víctimas en caso Quevedo piden RD$800 millones de indemnización », sur hoy.com.do (consulté le 5 juin 2020)
  27. (es) « Sale de prisión Carlos Piccini, acusado en caso Super Tucanos », sur listindiario.com, (consulté le 5 juin 2020)
  28. (es) « Tribunal dispone libertad a coronel Piccini Núñez, acusado del caso aviones Súper Tucanos », sur listindiario.com, (consulté le 5 juin 2020)
  29. « L'enfer des Esclaves au paradis », sur www.20minutes.fr
  30. Benjamin Fernandez, « Des centaines de milliers d’esclaves au paradis dominicain »
  31. Reuters, « Busting Sex Tourists in Dominican Republic », sur newsweek.com, (consulté le 3 octobre 2020).
  32. (es) « ¿Será cierto que la RD es líder en prostitución? », sur www.diariolibre.com (consulté le 5 juin 2020)
  33. https://www.elnuevoherald.com/ultimas-noticias/article2020716.html
  34. (es) « Mi Familia es de Prostitutas en República Dominicana », sur esquirelat.com, (consulté le 5 juin 2020)
  35. « Dicen trabajadoras sexuales venezolanas desplazan a dominicanas con bajas tarifas » [vidéo], sur YouTube (consulté le 30 juillet 2020).
  36. (es) « Wikileaks: EE.UU dice que RD exporta prostitutas, bailarinas y empleadas domésticas - Acento - El más ágil y moderno diario electrónico de la República Dominicana », sur acento.com.do, (consulté le 5 juin 2020)
  37. https://factfinder.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=ACS_17_1YR_B03001&prodType=table
  38. « www.hisprint.org Travel to Dominican Republic », sur hisprint.org (consulté le 11 janvier 2019).
  39. « République dominicaine », sur www.tlfq.ulaval.ca (consulté le 5 juin 2018).
  40. a et b (es) « Un estudio descubre la presencia de genes guanches en la República Dominicana », sur soitu.es, .
  41. « Organisation internationale de la Francophonie », sur www.francophonie.org (consulté le 5 juin 2018).
  42. (en) Religion in Latin America: Widespread Change in a Historically Catholic Region, Pew Research Center, , 14, 162, 164 p., PDF (lire en ligne).
  43. Leila Minano et Julia Pascual, « L'interdiction de l'avortement se fissure au Chili », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne).
  44. (en) Stuart Anderson, « 27% Of Major League Baseball Players Are Foreign-Born », sur Forbes (consulté le 2 octobre 2019)

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier