Jean-Jacques Dessalines

empereur d'Haïti

Jacques Ier
Illustration.
Portrait de l'empereur Jacques Ier d'Haïti.
Titre
Empereur d'Haïti

(2 ans, 1 mois et 15 jours)
Couronnement
Prédécesseur Lui-même (gouverneur général)
Successeur Henri Christophe (État du Nord)
Alexandre Pétion (République du Sud)
Gouverneur général d'Haïti

(8 mois et 1 jour)
Prédécesseur Poste créé
Successeur Lui-même (empereur)
Biographie
Dynastie Famille Dessalines
Nom de naissance Jean-Jacques Duclos
Date de naissance
Lieu de naissance Grande-Rivière-du-Nord (Saint-Domingue)
Date de décès (à 48 ans)
Lieu de décès Pont-Rouge (Haïti)
Conjoint Marie-Claire Bonheur
Enfants princesse Marie-Françoise
prince Jacques
princesse Célestine
princesse Jeanne-Sophie
prince Louis
princesse Sérine
Illégitimes :
Catherine Flon-Dessalines, princesse du sang
César-Jacques Dessalines, prince du sang
Jacques Météllus, prince du sang
Innocent Dessalines, prince du sang
Marie-Thérèse Angèle Dessalines, princesse du sang
Héritier prince Jacques
Profession Militaire (général de division)

Jean-Jacques Dessalines
Monarques d'Haïti

Jean-Jacques Dessalines (né le , sur l'habitation Vye Kay, à Grande-Rivière-du-Nord – assassiné le à Pont-Rouge) est un militaire et chef d'État haïtien, ayant combattu sous la Révolution française (1789-1804) puis lors de la Révolution haïtienne (1791-1804), en tant que lieutenant-général au service de Georges Biassou puis de Toussaint Louverture.

En tant qu'officier de l'armée française, il participe aux affrontements contre les Espagnols et les Britanniques. Plus tard, il devient un dirigeant de la Révolution haïtienne en tant que lieutenant principal du général Louverture. Il mène contre les colonisateurs français de nombreux combats couronnés de succès, dont la bataille de la Crête-à-Pierrot.

Après la trahison et la capture dont Toussaint Louverture fut victime en 1802 lors de l'expédition de Saint-Domingue, Dessalines devint le leader de la révolution. Devenu un temps l'allié des forces françaises, il les trahit et bat définitivement les Français à la bataille de Vertières en 1803. Il proclame l'indépendance d'Haïti en 1804 et s'auto-proclame « gouverneur-général à vie ». Au pouvoir, il ordonne le massacre des colons français, entraînant, entre février et , la mort de 3 000 à 5 000 personnes y compris les femmes et les enfants[1]. En septembre, sur le modèle napoléonien, il est proclamé Empereur d'Haïti par les généraux de l'Armée sous le nom de Jacques Ier.

Sacré en , il établit un empire autoritaire, héréditaire et de conviction catholique, et officialise le français comme langue officielle, même si une grande partie de la population ne parle que le créole. Ayant confisqué les terres des colons français expulsés ou tués, il en distribue les meilleures à ses officiers, créant ainsi une noblesse haïtienne. La constitution du interdit la propriété privée aux personnes blanches, sauf celles qui ont été naturalisées par le gouvernement[2]. Pour remettre en marche l’économie, il édicte les travaux forcés pour les cultivateurs, avec un règlement plus dur que celui de Louverture : leur condition est à peine moins mauvaise qu'à l'époque de l'esclavage colonial français. Contesté par certains officiers de l'armée, Dessalines est assassiné en 1806 à Pont-Rouge à la suite d'une conspiration, laissant ainsi le pouvoir à ses assassins qui abolissent l'Empire et chassent la famille Dessalines[3].

Considéré aujourd'hui comme le « Père fondateur d'Haïti », il voit son nom donné à l'hymne national haïtien, La Dessalinienne, écrite par Justin Lhérisson.

BiographieModifier

Premières annéesModifier

D'origine africaine (afro-caribéen), il est d'abord esclave à Saint-Domingue dans l'habitation d'Henri Duclos. Dessalines, qui naquit le sous le nom de Jean-Jacques Duclos, fut élevé sous le regard de sa tante, la future guerrière Victoria Montou, esclave comme lui[4]. Victoria Montou, femme énergique, s'en trouvera astreinte quotidiennement au rude labeur des champs. Son meilleur ami était son propre neveu, esclave comme elle. Plus âgée que lui, elle lui enseigna comment se battre dans un combat au corps à corps et la façon de lancer un couteau. Surnommé affectueusement Gran Toya, elle guida et conseilla Dessalines dans sa jeunesse. Il était fort attaché à cette tante, seul membre vivant de sa famille.

Dessalines avait deux frères, Louis et Joseph Duclos, qui plus tard prirent le nom de Dessalines. Le premier fut le père du maréchal de camp Raymond Dessalines, et fut titré 1er baron Dessalines le par le roi Henri, dont il fut l'aide-de-camp et le conseiller privé entre 1811 et 1820, mais également membre de la Chambre Royale d'Instruction Publique avant de recevoir le grade de Chevalier de l'Ordre de Saint-Henri. Il fut tué par les révolutionnaires à Cap-Henri le . Le second, Joseph, fut également créé baron en 1816 et fut chambellan du roi Henri II.

Travaillant dans les champs de canne à sucre comme ouvrier, le jeune Duclos se hisse au rang de « commandeur » ou contremaître. Il travaille dans la plantation jusqu'à l'âge de 30 ans. Affranchi, il prend le nom de Dessalines et s'installe dans la Plaine du Nord.

La RévolutionModifier

En 1791, Dessalines rejoint la rébellion des esclaves des plaines du nord dirigée par Boukman Dutty et Georges Biassou. Cette rébellion est la première action de ce qui allait devenir la Révolution haïtienne. Dessalines devient lieutenant dans l'armée de Papillon et suit celui-ci à Saint-Domingue, où il s'engage pour servir les forces militaires espagnoles contre la colonie française de Saint-Domingue.

C'est alors que Dessalines rencontre le commandant militaire naissant Toussaint de Bréda (plus tard connu sous le nom de Toussaint Louverture), un homme mûr, également né en esclavage, qui combat avec les forces espagnoles sur Hispaniola. Ces hommes veulent avant tout vaincre l'esclavage. En 1794, après que les Français ont déclaré la fin de l'esclavage, Louverture change de camp et fait allégeance aux Français. Il se bat pour la République française contre les Espagnols et les Britanniques. Dessalines suit, devenant lieutenant en chef de Toussaint Louverture et s'élevant au grade de brigadier général en 1799, lâchant Biassou, qui était, entre-temps, devenu vice-roi au service de l'Espagne.

 
Combats pendant la Révolution.

Puis, durant les troubles qui mènent à l'indépendance de l'île, il devient lieutenant de Toussaint Louverture, devenu gouverneur à vie, et combat à ses côtés lors de la Guerre des couteaux (1799-1800). En octobre 1802, il organise la mutinerie de l'armée saint-dominguoise contre l'expédition napoléonienne[5]. Il combat le général mulâtre André Rigaud et le général français Charles Leclerc[6].

Après la déportation de Toussaint[7], il se soumet à la France. S'étant insurgé peu après, il se retire au nord de l'île ; il réussit, avec l'aide du commandant du fort de la Crête-à-Pierrot, Louis Daure Lamartinière, et de la femme de celui-ci, Marie-Jeanne Lamartinière, à repousser Donatien-Marie-Joseph de Rochambeau dans le sanglant combat de la Crête-à-Pierrot, de Petite-Rivière de l'Artibonite[8]. Par la suite, après la mort du colonel Louis Daure Lamartinière, sa veuve rejoindra Jean-Jacques Dessalines et deviendra, un temps, sa maîtresse.

Le 18 mai 1803, lors du congrès de l'Arcahaie, regroupant l'ensemble des chefs de la Révolution haïtienne, Jean-Jacques Dessalines arrache du drapeau tricolore français la partie centrale de couleur blanche. Catherine Flon, fille naturelle légitimée de Dessalines, prend les deux morceaux restants, le bleu et le rouge, et les coud ensemble pour symboliser l'union des noirs et des mulâtres et créer le nouvel étendard d'Haïti. Ce drapeau, inspiré du drapeau français dont la partie blanche, considérée comme le symbole de la race blanche et non pas de la royauté, a été déchiré. Presque tous les officiers se rallieront à ce nouveau drapeau, sauf ceux de Lamour Desrances qui lui préféreront le drapeau aux couleurs noire et rouge. Dessalines pourchassera les partisans du chef de guerre Lamour Desrances, qui refusait de le reconnaître comme général en chef, en envoyant à ses trousses le général Nicolas Geffrard qui finira par l'arrêter et anéantir son parti.

IndépendanceModifier

 
Dessalines et Pétion lors du serment dit « serment des ancêtres ».
 
Bataille de Vertières, le 1803.

Les généraux de Toussaint Louverture, dont Henri Christophe (en avril) et Dessalines (à la Crête-à-Pierrot après trois semaines de combat inégal et sanglant en ) se rendent aux Français après d'âpres combats si bien que Toussaint Louverture lui-même accepte sa reddition en . Il est autorisé à se retirer sur l'une de ses plantations, à proximité du bourg d'Ennery, dans l'ouest de l'île, non loin de la côte. Le , Toussaint Louverture est arrêté malgré sa reddition et Dessalines, défait par les Français à la Crête-à-Pierrot, participe à cette arrestation. Louverture est déporté en France mais avant d'embarquer dans le navire qui le transportait il a dit :' En me renversant vous n'avez abattu que le tronc de l'arbre de la liberté, mais il repoussera par ces racines car elles sont profondes et nombreuses. il est interné au fort de Joux, dans le Jura, où il mourra des rigueurs du climat et de malnutrition le , après avoir prophétisé la victoire des Noirs.

Toussaint Louverture neutralisé, Leclerc décide le désarmement de la population et le met en œuvre à grand renfort d'exécutions sommaires ; alors les chefs de couleur se détachent peu à peu de l'expédition de Saint-Domingue et rejoignent les insurgés, prenant conscience que cette opération n'avait d'autre but plus important que celui de rétablir l'esclavage à Saint-Domingue.

C'est en apprenant le rétablissement de l'esclavage à la Guadeloupe qu'Alexandre Pétion donne le signal de la révolte, le . À la tête de cinq cent cinquante hommes, il marche contre le principal poste français du Haut-du-Cap, le cerne, le fait désarmer et sauve quatorze canonniers que les siens voulaient égorger : l'armée des « indépendants » est alors formée. Les généraux Geffrard, Clervaux et Christophe, viennent se joindre à Pétion qui, plein d'abnégation, cède au dernier le commandement de l'insurrection.

Dessalines rejoint alors de nouveau les révoltés, dirigés par Pétion, en . Au congrès de l'Arcahaye (15-), Dessalines réalise à son profit l'unité de commandement. C'est lors de ce congrès que naît le premier drapeau haïtien, bicolore bleu et rouge, inspiré du drapeau français dont la partie blanche a été déchirée. Le , à la tête de l'armée des indigènes, avec à ses côtés Henri Christophe, Dessalines impose à Rochambeau - le cruel successeur de Leclerc - qui utilisait contre les insurgés des chiens féroces achetés à Cuba et entraînés à chasser et manger les Noirs, la capitulation du Cap après la défaite des armées françaises, la veille, à la bataille de Vertières. Rochambeau n'a alors d'autre choix que d'ordonner l'évacuation de l'île[9].

Après le départ des Français, Dessalines redonne à Saint-Domingue son nom indien d'Haïti (Ahatti) et déclare l'indépendance[10] le 1er janvier 1804 aux Gonaïves. Il provoque aussitôt le massacre de la population française restée sur l'île[11], à l'exception de quelques personnes pratiquant un métier utile pour le nouvel État[12].

L'EmpireModifier

 
Portrait posthume de Dessalines.

Il réussit le à vaincre les Français à la bataille de Vertières, et le 1er janvier 1804 Dessalines proclame l'indépendance d'Haïti. Il se fait d'abord nommer gouverneur général à vie, puis empereur — pour ne pas être devancé par son rival, Napoléon — sous le nom de Jacques Ier (1804)[13].

Le , il est couronné empereur au Cap-Haïtien sous le titre : Sa Majesté Jacques Premier, Empereur. Il est couronné par Jean-Baptiste-Joseph Brelle, qu'il a fait grand-archevêque d'Haïti le jour précédent. Dans la constitution impériale rédigée par l'empereur lui-même, il est précisé que la monarchie impériale est héréditaire. Le fils aîné de Dessalines, Jacques, est fait prince et héritier de la Couronne.

Craignant le retour des Français dans l'île, l'empereur fait construire des forts.

Le , Dessalines à la tête de 30 000 hommes s'empare de Santiago. Le 7 mars l'armée haïtienne converge sur la ville de Santo Domingo et l'assiège. Le 21 mars, les assiégés reçoivent en renfort un escadron français, mené par l'amiral Comte de Missiessy. Le 28 mars, Dessalines abandonne le siège de Santo Domingo et fait retraite vers Haïti. Il va alors commencer les Massacres de 1804 en Haïti contre les colons français qui restent dans le pays (5000 morts)[14].

 
Caricature de Dessalines lors du massacre des colons français d'Haïti.

Parallèlement, il officialise le français, même si la grande majorité de la population ne parle que le créole.

Il confisque les terres des colons et donne les meilleures à ses officiers. La constitution du interdit la propriété privée aux personnes blanches sauf celles qui ont été naturalisées par le gouvernement[15]. Pour remettre en marche l’économie, il édicte le travail forcé des cultivateurs avec un règlement plus dur que celui de Toussaint.

Le peuple reprend les armes contre cette dictature.C'est à Marchand, le , que Dessalines prend connaissance de la révolte. Ignorant que Christophe avait été proclamé chef de l'insurrection, il lui écrit de se tenir prêt à entrer en campagne. Au général Pétion, qui était également dans le complot, il donne l'ordre de marcher sur les Cayes à la tête des troupes de la seconde division de l'Ouest. Sur le chemin de retour après son passage à Jacmel, l'empereur dit à son fils : « Mon fils tient toi prêt, après tout ce que je viens de faire dans le sud si les citoyens ne se soulèvent pas c'est qu'ils ne sont pas des hommes, et de la les citoyens du Sud se sont soulevés. »[16].

Son gouvernement ayant décidé d'entreprendre une réforme agraire au profit des anciens esclaves sans terre, il est assassiné le 17 octobre 1806 à Pont-Rouge, au nord de Port-au-Prince, par ses généraux, Alexandre Pétion, Jean-Pierre Boyer, André Rigaud et Bruno Blanchet qui servaient d'intermédiaires entre tous sans oublier Henri Christophe qui se trouvait dans le nord[17]. Après l'assassinat de Jacques Ier, ses ministres tentent de faire reconnaître son fils Jacques, comme souverain légitime. Mais l'empire est immédiatement aboli par les assassins de Dessalines. L'impératrice quitte alors la capitale avec ses enfants. Le dernier fidèle de l'Empire, le maréchal François Capois, est assassiné à son tour par les hommes de Christophe, après avoir tenté en vain de mettre sur le trône le jeune fils Dessalines. Le corps de l'empereur est simplement inhumé sur le lieu de son assassinat. Sous le Second Empire, le corps de Dessalines est inhumé dans un tombeau digne de son rang, avant d'être placé dans un grand mausolée à sa gloire sous la république.

Mariage et descendanceModifier

Après avoir eu de nombreuses maîtresses, Dessalines épouse le , Marie-Claire Heureuse Félicité, à l'église paroissiale Sainte-Rose-de-Lima de Léogâne. On l'a décrite comme aimable, miséricordieuse et naturelle, avec des manières à la fois élégantes et chaleureuses, et qui tout au contraire de son époux manifestait sa gentillesse envers les blancs. Elle lui donna 7 enfants et fit légitimer ses bâtards comme Catherine Flon :

  • S.A.S. Marie-Françoise Dessalines, princesse impériale (1789-1859) ;
  • Albert Dessalines (1791), mort à la naissance ;
  • S.A.I. Jacques Bien Aîmé Dessalines, prince de l'Empire d'Haïti (1793-1874) ;
  • S.A.S. Célestine Dessalines, jumelle du précédent, princesse impériale (1793-1867) ;
  • S.A.S. Jeanne-Sophie Dessalines, princesse impériale (1799-1874) ;
  • S.A.S. Louis Dessalines, prince impérial (1801-1845) ;
  • S.A.S. Sérine Dessalines, princesse impériale, (1805) morte à la naissance.

Exilés après la chute de l'Empire, certains enfants de Dessalines s'installèrent à l'étranger tandis que d'autres attendirent la chute de Jean-Pierre Boyer pour revenir au pays comme l'ex-impératrice Marie-Claire, décédée en 1858 à l'âge de cent ans. Parmi les descendants de l'empereur, on compte Cincinnatus Leconte, arrière-arrière-petit-fils de Dessalines, qui fut président de la république en 1911. Ce dernier descendait d'un fils légitimé de l'empereur, le prince César-Jacques Dessalines.

HommagesModifier

 
Statue de l'Empereur au Mausolée de Dessalines et Pétion.

En 1910 est inaugurée la statue de Jacques Ier Dessalines sur le Champ-de-Mars de Port-au-Prince.

En 1926 est inauguré le mausolée à la gloire de Dessalines et d'Alexandre Pétion.

 
Inauguration du mausolée de Dessalines et de Pétion en 1926.

L'hymne national d'Haïti, la Dessalinienne, est nommé en son honneur, ainsi que le sont la ville et l'arrondissement de Dessalines.

Son effigie figure sur le billet de 250 gourdes (monnaie de la République d'Haïti).

De nombreux auteurs haïtiens ont rendu hommage à Dessalines, comme Ignace Nau, dans la première moitié du XIXe siècle, dans son poème Dessalines[18], ou comme Félix Morisseau-Leroy, en 1979, dans son poème Mèsi Papa Desalin, ou encore Jean Métellus, en 1986, dans L'Année Dessalines (Éditions Gallimard, Paris).

 
L'effigie de Dessalines sur le billet de 250 gourdes.
 
Monument en hommage à Dessalines, sur le Champ-de-mars de Port-au-Prince.

SourcesModifier

  1. Philippe R. Girard (2011). The Slaves Who Defeated Napoleon: Toussaint Louverture and the Haitian War of Independence 1801–1804. Tuscaloosa, Alabama: University of Alabama Press. (ISBN 978-0-8173-1732-4)
  2. Haïti. « Constitution du 20 mai 1805 », art. 12-13 [lire en ligne (page consultée le 23 novembre 2019)].
  3. « Slave Revolt in St. Domingue », sur Fsmitha.com
  4. "Jean Jacques Dessalines", Educando, March 2007.
  5. Jan Rogozinski, A Brief History of the Caribbean : from the Arawak and the Carib to the present, New York, Facts on File, Inc., , Revised éd., 415 p. (ISBN 0-8160-3811-2), p. 216
  6. Simmonds, Yussuf J., « Jean Jacques Dessalines », Los Angeles Sentinel,
  7. Philippe R. Girard, « Jean-Jacques Dessalines and the Atlantic System: A Reappraisal », Omohundro Institute of Early American History and Culture, vol. 69, no 3,‎ , p. 559 (DOI 10.5309/willmaryquar.69.3.0549, lire en ligne[archive du ], consulté le 10 décembre 2014) :

    « a list of “extraordinary expenses incurred by general Brunet in regards to [the arrest of] Toussaint” started with “gifts in wine and liquor, gifts to Dessalines and his spouse, money to his officers: 4000 francs.” »

  8. (en) Trouillot, Michel-Rolph, Silencing the Past: Power and the Production of History, Beacon Press, Boston, Massachusetts, 1995.
  9. « Chapter 6 – Haiti: Historical Setting », Country Studies, Library of Congress (consulté le 18 septembre 2006).
  10. (en) William Alexander MacCorkle, The Monroe doctrine in its relation to the republic of Haiti, Neale Publishing Company, 1915, p. 42.
  11. Rémy Zamor, Histoire d'Haiti de 1804 à 1884 : fin du gouvernement de Salomon, Imprimerie Le Natal, , 308 p. (lire en ligne)
  12. Pierre Pluchon et Lucien-René Abénon, Histoire des Antilles et de la Guyane, Privat, , 480 p.

    « [...] un décret du 22 février 1804 enjoint aux chefs militaires d'arrêter et de mettre à mort tous les blancs, à l'exception des prêtres, médecins, chirurgiens, pharmaciens et autres Français professant des arts ou métiers susceptibles d'être utiles à la population, ainsi que les Polonais et les Allemands. »

  13. « Gazette Politique et Commecial D’Haïti », P. Roux, Imprimeur de L’Empreur (consulté le 12 octobre 2017)
  14. (en) "A Brief History of Dessalines", from 1825 Missionary Journal.
  15. Haïti. « Constitution du 20 mai 1805 », art. 12-13 [lire en ligne (page consultée le 23 novembre 2019)]
  16. (en) Bob Corbet, "A Brief History of Dessalines", from American Missionary Register (October 1825, Vol. VI, No. 10, pp. 292–297).
  17. (en) David Patrick Geggus, The World Of the Haitian Revolution, Indiana University Press, 2009, p. 368.
  18. Lucmane Vieux, « Dessalines à travers la littérature haïtienne », dans Le Nouvelliste, 25 octobre 2006.

Liens externesModifier