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Ivan Levaï

écrivain français
Ivan Levaï
Ivan Levaï par Claude Truong-Ngoc 5 octobre 2013 01.jpg
Ivan Levaï en octobre 2013.
Biographie
Naissance
(82 ans)
Budapest (Drapeau de la Hongrie Hongrie)
Nationalité
Activités
Conjoint
Anne Sinclair (divorcés)
Catherine Turmot
Autres informations
A travaillé pour

Ivan Levaï, né le à Budapest (Hongrie), est un journaliste de presse écrite, de radio et de télévision.

BiographieModifier

JeunesseModifier

Ivan Levaï est né en 1937 à Budapest de mère juive et de père inconnu. Sa mère le fait baptiser catholique pour le protéger des persécutions[1].

Alors qu'il n'a que 2 ans, sa mère et lui quittent la Hongrie pour se réfugier en France[2]. Le petit Ivan est scolarisé à Paris au début de la Seconde Guerre mondiale. Après la mort de maladie à Paris de sa mère en 1941[1], Ivan est confié à l'OSE (Œuvre de secours aux enfants) qui le cache à la campagne pour le mettre à l'abri des persécutions antisémites du régime de Vichy. Il reçoit une instruction religieuse protestante, puis catholique.

À la fin de ses études, il devient instituteur, puis professeur de lettres. Il enseigne à l'école du dimanche le catéchisme pour les enfants protestants.

Les débutsModifier

Passionné par l'information, il rejoint en 1965 Christian Génicot (RMC) et Jean-Marie Dupont (chargé de la rubrique jeunesse au Monde) pour créer l'association Presse Information Jeunesse, l'APIJ. Il va y rencontrer de nombreux journalistes : Henri Poumerol (Radio Ortf), Albert du Roy (L'Express), Claude Gambiez (Le Figaro), Yves Agnès (Le Monde), Jacques Bouzerand (L'Aurore)...

Il se lance lui-même dans le journalisme. Il entre au Service de la jeunesse de l'ORTF et anime, en 1963 et 1964, une émission sur France Inter en compagnie de José Artur, Claude Dupont et Michel Godard : Les ardugos. Pendant ce temps, il participe aussi à la création de la deuxième chaîne de télévision avec l'émission Main dans la main. Toujours à l'ORTF, il est chargé, au sein du Service de la Recherche dirigé par Pierre Schaeffer, d'une émission de trois mois sur les premières associations de téléspectateurs.

En 1966, Ivan Levaï rejoint l'équipe de Françoise Giroud à L'Express où il devient auprès de Danièle Granet, responsable de la rubrique « Éducation-jeunesse ».

En 1968, Michel Péricard et Jean-Émile Jeannesson le chargent d'un magazine quotidien pour les jeunes, Contact, destiné aux téléspectateurs de la première chaîne de télévision.

En 1969, il est professeur « d'expression francaise » dans des lycées parisiens.[réf. nécessaire]

En 1971, il accompagne le politicien Edgar Faure au Chili et y rencontre Salvador Allende et Augusto Pinochet[3].

Radio et télévisionModifier

 
Ivan Levaï en octobre 2013 au Festival international de géographie.

Ivan Levaï poursuit sa carrière comme animateur à France Inter, avant de devenir chef du service politique d'Europe 1 (1972-1974), puis responsable de la revue de presse matinale sur les ondes d'Europe 1, et animateur de l'émission Expliquez-vous (1973-1984).

C'est à cette époque (1975-1976) qu'il collabore à l'émission de FR 3 Vendredi, avec Christine Ockrent et André Campana.

Décrit comme un « homme de gauche », il est un proche de François Mitterrand, dont il écrit, le 10 mai 1981, la déclaration d'élu[4].

En septembre 1981, il est nommé conseiller spécial du président délégué d'Europe 1 (Jean-Luc Lagardère) pour l'évolution des programmes de la station, puis est confirmé dans cette fonction en décembre de la même année par Pierre Barret. Il crée l'émission quotidienne (20 h à 23 h) Radio Libre à... en juin 1981. Il prend ensuite la direction de la rédaction d'Europe 1 (1983-1985). En février, il est chargé de mission à la cellule de réflexion à la télévision pour Europe 1, éditorialiste et responsable de la revue de presse. Il assure ces fonctions jusqu'en 1987.

Il assume ensuite la responsabilité des rédactions des quotidiens Le Provençal et Le Soir (1987-1989).

Il retourne à Radio France en tant que directeur de l'information et responsable de la revue de presse du matin à France Inter (1989-1996). En juin 1996, le poste de directeur de l'information de Radio France est supprimé par son nouveau Président Michel Boyon.

Le 31 octobre 1996, il présente sa 1 500e et dernière revue de presse quotidienne à France Inter.

Après la direction déléguée du quotidien La Tribune en octobre 1997, Ivan Levaï lance la Chaîne parlementaire de l'Assemblée nationale[5] en octobre 1999. Il est président de la chaîne à partir de 2001 ; il quitte la présidence en 2003, sa gestion étant mise en cause[6],[7].

 
Ivan Levaï lors de la cérémonie de clôture du 24e Festival international de géographie le 6 octobre 2013.

En parallèle à la revue de presse de France Musique dont il est chargé depuis septembre 1999, Ivan Levaï relance l'historique magazine Tribune juive créé par des Juifs ashkénazes d'Alsace en 1945[8] sous une nouvelle présentation mensuelle en octobre 2004. Il en assure la direction de la publication avec Yves Azeroual comme rédacteur en chef. Pour son développement marketing, il s'appuie sur une équipe composée de Françoise Sampermans, Martine Heissler et Lisette Jacquemont. En janvier 2008, Pierre Besnainou, actionnaire principal du magazine, transfère le journal à son partenaire en affaires immobilières. Six mois après, Ivan Levaï et son équipe sont « débarqués » par le nouveau propriétaire et actionnaire unique qui s'installe à la direction avec sa propre équipe.

En automne 2005, il revient à France Inter où il produit et anime, avec Sophie Loubière, chaque samedi l'émission Intermedia, consacrée aux média.

De l'automne 2006 à 2014, il présente la revue de presse Le Kiosque les samedis et dimanches matins (excepté pendant la période estivale) sur France Inter. Durant cette période il cite, au moins une fois chaque année, l'extrait du poème d'Éluard que le Président Georges Pompidou avait évoqué, et cité, le 22 septembre 1969, à propos de l'affaire Gabrielle Russier[9].

En 2014, Ivan Levaï est congédié de la station France Inter par la nouvelle directrice, Laurence Bloch[10],[11].

Il est président de l’Association Presse-Liberté.

Vie privéeModifier

Ivan Levaï est le père de trois garçons : Marc, David et Élie. Divorcé d'Anne Sinclair, mère des deux plus jeunes, David et Élie, il est aujourd'hui l'époux de Catherine Turmot qui a été chef de cabinet de Michel Boyon, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel de 2007 à 2013[12].

ControverseModifier

Venu défendre Dominique Strauss-Kahn sur France Inter, Ivan Levaï a affirmé qu'« un viol, c'est avec un couteau ou un pistolet[13] ». Il a toujours maintenu son avis que dans cette affaire Dominique Strauss-Kahn est innocent des accusations portées contre lui[4].

OuvragesModifier

CinémaModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Ivan Levaï, le miraculé », sur Le Parisien,
  2. (hu) Balázs Pócs, « Bevehetetlen erőd » [« La forteresse imprenable [Anne Sinclair] »], Népszabadság,‎ (lire en ligne).
  3. « La chute de Salvador Allende », sur www.franceinter.fr (consulté le 10 avril 2019)
  4. a et b Ivan Levaï, dernier avocat de Dominique Strauss-Kahn, article du quotidien Le Monde, daté du 25 novembre 2011.
  5. Rapport Parlementaire sur la Création de la LCP-AN
  6. « Un député déchaîné contre la chaîne des députés. Le RPR Michel Bouvard accuse de « gabegie » LCP-AN, dirigée par Ivan Levaï, et demande sa suppression. », Libération, jeudi 8 novembre 2001.
  7. « La gestion et le salaire d'Ivan Levaï mis en cause. Vu à la télé du Parlement : vertes prairies et décrochages subits. », Le Monde, 18 novembre 2001.
  8. « Histoire du Bulletin de nos Communautés d'Alsace et de Lorraine », site du judaïsme d'Alsace et de Lorraine (consulté le 9 novembre 2008)
  9. « Repères méditerranéens - Le président Pompidou évoque l'affaire Gabrielle Russier - Ina.fr », sur Repères méditerranéens (consulté le 6 février 2016)
  10. «Viré» de France Inter, Ivan Levaï dit avoir été rangé dans «la catégorie des vieux cons caducs» sur Libération.fr
  11. France Inter rajeunit ses troupes, Ivan Levaï en fait les frais sur Télérama.fr
  12. Michel Taubman, Le roman vrai de Dominique Strauss-Kahn, Éditions du Moment, (ISBN 978-2-35417-089-9), p. 203 [1]
  13. [2]Nouvel Observateur, 6 octobre 2011.

Liens externesModifier

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