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Pérignac (Charente)

commune française du département de la Charente
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Pérignac
Pérignac (Charente)
Vue de Pérignac depuis la route de Blanzac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Charente-Sud
Intercommunalité Communauté de communes des 4B - Sud-Charente
Maire
Mandat
Thierry Montenon
2014-2020
Code postal 16250
Code commune 16258
Démographie
Gentilé Pérignacais
Population
municipale
464 hab. (2016 en diminution de 14,07 % par rapport à 2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 27′ 55″ nord, 0° 04′ 42″ est
Altitude Min. 77 m
Max. 189 m
Superficie 25,52 km2
Localisation

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Pérignac

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Pérignac

Pérignac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Pérignacais et les Pérignacaises[1].

Sommaire

GéographieModifier

 
La D 46 vers Tire-Brette

Localisation et accèsModifier

Pérignac est une commune du Sud Charente située 4 km à l'est de Blanzac et 21 km au sud d'Angoulême.

Le bourg de Pérignac est aussi 8 km au nord-ouest de Montmoreau, 11 km au sud de Mouthiers-sur-Boëme. Il est aussi à 4 km à l'ouest de l'abbaye de Puypéroux[2].

À l'écart des grandes routes, Pérignac est située entre la D 5, route de Blanzac à Villebois-Lavalette, qui passe au nord, et la D 10, route de Blanzac à Montmoreau, qui passe au sud. La D 46 relie ces deux routes, et la D 54 entre Aignes et Blanzac dessert le bourg. La D 674, route d'Angoulême à Libourne, passe à 5 km à l'est du bourg[3].

La gare la plus proche est celle de Montmoreau, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-ditsModifier

La commune arrive aux foubourgs de Blanzac à l'ouest avec le quartier des Granges. Elle compte de nombreuses fermes formant souvent de véritables petits hameaux, comme l'Age, Chatignac ou Puytillac au sud, Lafond, le Burguet à l'ouest, etc.[3]

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Pérignac
Bécheresse Chadurie
Coteaux-du-Blanzacais   Montmoreau
Nonac

Géologie et reliefModifier

La commune est située dans les coteaux calcaires du Bassin aquitain datant du Crétacé supérieur, comme toute la moitié sud du département de la Charente.

 
Sablière près de la D 10 au sud de la commune

On trouve le Campanien, calcaire crayeux, sur toute la surface communale. Les crêtes au centre et au sud de la commune sont recouvertes de dépôts du Tertiaire (Lutétien et Cuisien), composés de galets, sables et argiles. Les sommets et certains flancs de vallées sont occupés par des formations de recouvrement et colluvions issues de la roche en place et datant du Quaternaire (Pléistocène)[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

La commune occupe un plateau vallonné compris entre les vallées du Né au nord et de l'Arce au sud. Le point culminant de la commune est à une altitude de 189 m, situé au mont Choix, près de la D 46 au nord-est de la commune. Le point le plus bas est à 77 m, situé près du Né à Blanzac, en limite nord-ouest. Le bourg, situé au centre de la commune près du Puy Tison, est à 163 m d'altitude[3].

HydrographieModifier

Le , affluent de la Charente, traverse le nord de la commune en amont de Blanzac. L'Arce, un des affluents du Né, traverse le sud de la commune. Ces deux cours d'eau prennent leur source à peu de kilomètres à l'est de la commune.

Le Né reçoit sur sa rive gauche trois petits affluents qui naissent dans la commune, dont le ruisseau de la Font Coulon qui est le plus au sud-ouest, et dont deux ruisseaux affluents naissent au pied du bourg. Au sud, la Rivollée se jette dans l'Arce.

La commune compte aussi des sources et fontaines, dont la fontaine de Vérine, la Font du Loup, la fontaine Chauvet[3], etc.

ClimatModifier

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

ToponymieModifier

Les formes anciennes sont in vicaria Petriacense avant 1075[7], Petriniaco, Petrinhaco, Perinhaco en 1312[8],[Note 1].

L'origine du nom de Pérignac remonterait à un nom de personne gallo-romain Patrinius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Patriniacum, « domaine de Patrinius »[9],[Note 2].

HistoireModifier

À partir du Xe siècle, Pérignac était le siège d'une viguerie, qui rendait la justice localement. Au nombre de six sous les Carolingiens, le comté d'Angoulême en comptera une vingtaine de par son extension[10].

Au Moyen Âge, principalement aux XIIe et XIIIe siècles, Pérignac était sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle qui passait en Charente par Nanteuil-en-Vallée, Saint-Amant-de-Boixe, Angoulême, Mouthiers, Blanzac, Puypéroux, Aubeterre. L'Aumônerie en serait l'ancien relais-étape[11].

L'église a été construite au XIIe siècle. Elle était le siège d'un des 13 archiprêtrés de l'Angoumois[12].

Les registres de l'état civil se succèdent sans interruption depuis 1653[13].

Bien qu'il n'en reste aucun vestige, jusqu'en 1986 se dressait en lieu et place de l'actuelle salle des fêtes une dîmerie. Elle fut abimée lors de la pose d'une nouvelle charpente, qui s'écroula en causant de lourds dégâts aux murs porteurs. On décida alors de la détruire entièrement.

Au sud de la commune, le château de l'Herse (ou de Lerse) était un ancien fief qui a d'abord appartenu aux La Rochefoucauld, puis à la famille de Lubersac.

Le Breuil et la Font étaient également deux seigneuries, dont Pierre Dexmier était propriétaire au XVIe siècle. Celui-ci fut l'un des chefs les plus ardents du protestantisme en Angoumois.

Au début du XXe siècle, on pouvait trouver encore quelques petits moulins qui fabriquaient de l'huile de noix[13].

AdministrationModifier

 
La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1999 2005 Francis Girou    
2005 2014 Christian Matrat   Pilote de montgolfière
2014 En cours Thierry Montenon   Agriculteur

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2016, la commune comptait 464 habitants[Note 3], en diminution de 14,07 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 1008891 8331 0111 0131 0441 0051 002961
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 004949874887845812715782718
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
700800640647638628582545528
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016
501467430475485508507470464
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

Pyramide des âges à Pérignac en 2007 en pourcentage[18].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90  ans ou +
1,2 
9,3 
75 à 89 ans
9,6 
11,3 
60 à 74 ans
14,7 
23,0 
45 à 59 ans
23,5 
22,6 
30 à 44 ans
19,5 
14,4 
15 à 29 ans
15,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,3 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[19].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

ÉconomieModifier

AgricultureModifier

La viticulture occupe une partie de l'activité agricole. La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[20].

Équipements, services et vie localeModifier

 
La bibliothèque et l'école

EnseignementModifier

Pérignac possède une école élémentaire publique comprenant deux classes. Elle se trouve au bourg, sur la place.

Le secteur du collège est Blanzac[21].

ServicesModifier

La commune dispose d'une bibliothèque située à côté de l'école.

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine religieuxModifier

  Église de Pérignac

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

 
Croix de pèlerinage au bourg

Patrimoine civilModifier

 
Le château de Lerse
  • Le Château de Lerse[3] (aussi orthographié de l'Herse ou Lerce plus anciennement[24]) est situé au sud de la commune et tire son nom de l'Arce dont il domine la vallée. Il date de la fin du XVe et XVIe siècles. Il a d'abord appartenu aux La Rochefoucauld, puis à partir du XVe siècle, aux Desmier, aux de Lubersac jusqu'au XVIIe siècle[24], puis aux Courjac, Desgenis... Il se présente avec un corps de logis flanqué de deux tours rondes à toits pointus. L'aile orientale comprend une porte sculptée avec des meurtrières[25].
  • Vestiges de trois moulins à vent
  • Anciens moulins à eau

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. La forme 'nh' est occitane. Avant les repeuplements du XVe siècle à la suite des ravages de la guerre de Cent Ans en Aquitaine, Angoumois et Saintonge étaient en langue d'oc et la toponymie dans les Charentes en garde de nombreuses traces.
  2. Comme Payrignac, Peyrignac, Périgné, Périgny...
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 1er mars 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c d et e Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montmoreau », sur Infoterre, (consulté le 2 décembre 2011)
  7. Paul-François-Étienne Cholet (préf. L.Clouzot), Cartulaire de l'abbaye de Saint-Étienne de Baigne, Niort, L.Clouzot, , 382 p. (lire en ligne), p. 164
  8. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 63,192,195,203
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 519.
  10. André Debord in Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents », , 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne), p. 88
  11. a et b Joël Guitton et al., Les chemins de Saint-Jacques en Charente, éditions Sud Ouest, , 254 p. (ISBN 978-2-8177-0053-3, présentation en ligne), p. 208
  12. Vigier de la Pile, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002), , 160 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne), p. 5
  13. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 269-270
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. « Evolution et structure de la population à Pérignac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  20. [PDF] Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Crus du cognac par communes », (consulté le 6 décembre 2015)
  21. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 13 juillet 2012)
  22. « Église de Pérignac », notice no PA00104453, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Pérignac », base Palissy, ministère français de la Culture
  24. a et b Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias, , 499 p. (ISBN 2-910137-05-8), p. 294
  25. Robert Dexant, Châteaux de Charente, Paris, Nouvelles Éditions latines, , 30 p., p. 18

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier