Ministère des Affaires étrangères (Tunisie)

ministère tunisien

Ministère des Affaires étrangères
وزارة الشؤون الخارجية
Logo de l'organisation
Siège du ministère.
Situation
Création 1956
Type Ministère
Ministère Avenue de la Ligue des États arabes
1030 Tunis
Langue Arabe
Français
Anglais
Budget 174,527 millions (TND) pour 2013[1]
Organisation
Ministre Noureddine Erray

Site web diplomatie.gov.tn

Le ministère des Affaires étrangères (arabe : وزارة الشؤون الخارجية) est un ministère tunisien chargé de la politique étrangère nationale et des relations avec les pays et organisations, telles que l'Union européenne ou l'Organisation des Nations unies.

Missions et attributionsModifier

  • Élaboration et mise en œuvre de la politique étrangère du gouvernement conformément aux orientations du président de la République
  • Établissement, maintien et développement des rapports d'amitié et de coopération dans les domaines politiques, économiques et culturels avec les États, institutions et organisations
  • Représentation de l'État auprès des autres pays, institutions et organisations
  • Protection, défense et sauvegarde à l'étranger des droits et intérêts de la Tunisie ainsi que ses ressortissants
  • Intermédiaire officiel entre les missions étrangères, institutions et organisations établies en Tunisie et les départements ministériels et organismes tunisiens
  • Préparation et conduite, en collaboration avec les départements ministériels concernés, de la négociation et de la conclusion des traités, conventions et accords internationaux ; le ministère propose la ratification, la publication, l'interprétation et veille à leur exécution

OrganisationModifier

  • Cabinet
  • Inspection générale
  • Secrétariat général
  • Direction générale des affaires politiques, économiques et coopération pour le monde arabe et les organisations arabes et islamiques
  • Direction générale des affaires politiques, économiques et coopération pour l'Europe et l'Union européenne
  • Direction générale des affaires politiques, économiques et coopération pour les pays d'Amérique, d'Asie-Pacifique et les organisations régionales américaines et asiatiques
  • Direction générale des affaires politiques, économiques et coopération pour l'Afrique et l'Union africaine
  • Direction générale des organisations et conférences internationales
  • Direction générale des affaires consulaires
  • Direction du protocole diplomatique
  • Direction de l'information
  • Unités d'étude et de recherche

Établissements rattachésModifier

  • Institut diplomatique pour la formation et les études

MinistreModifier

Ministre des Affaires étrangères
 
Titulaire actuel
Noureddine Erray
depuis le
(2 mois et 29 jours)
Création
Mandant Chef du gouvernement
Durée du mandat Variable
Premier titulaire Habib Bourguiba
Résidence officielle Ministère des Affaires étrangères
Site internet www.diplomatie.gov.tn 

Le ministre des Affaires étrangères est nommé par le chef du gouvernement depuis 2011, selon la loi sur l'organisation provisoire des pouvoirs publics, puis l'article 89 de la Constitution de 2014, qui précise que cette nomination s'effectue en concertation avec le président de la République[2]. Selon la Constitution de 1959, il était nommé par le président de la République sur proposition du Premier ministre.

Il dirige le ministère et participe au Conseil des ministres.

HistoriqueModifier

Le poste est créé le , dans le premier gouvernement de Habib Bourguiba, nommé le 12 avril comme Premier ministre par l'assemblée constituante. Bourguiba cumule alors les fonctions de ministre des Affaires étrangères et de la Défense jusqu'au , date à laquelle il est désigné président de la République. Il annonce alors la composition de son nouveau gouvernement trois jours plus tard, où Sadok Mokaddem devient ministre, avant la nomination de Mongi Slim le .

Le , c'est Habib Bourguiba Jr. qui est nommé ministre par son père avant de devenir ministre de la Justice et de laisser sa place à Mohamed Masmoudi, le . Masmoudi reste en fonction dans le gouvernement Hédi Nouira et fait partie des instigateurs du projet avorté d'union avec la Libye en 1974. Principal membre du gouvernement à soutenir cette union, car elle aurait été bénéfique selon lui pour l'économie tunisienne, il est remplacé par Habib Chatti à la suite de l'échec de cette initiative. Ce dernier fait de Tunis le siège de la Ligue arabe et permet à un Tunisien de prendre la tête de l'organisation, Chedli Klibi. À la suite du départ du gouvernement Nouira, il quitte ses fonctions et laisse sa place à Hassen Belkhodja.

Béji Caïd Essebsi devient ministre dans le gouvernement Mohamed Mzali, le . Il est confronté à plusieurs crises, notamment l'arrivée à Bizerte des combattants palestiniens chassés de Beyrouth en 1982, le bombardement par l'armée de l'air israélienne du quartier général de l'OLP à Hammam Chott (opération « Jambe de bois ») en 1985, sans oublier les sautes d'humeur de Mouammar Kadhafi[3]. Le moment le plus fort de son mandat reste cependant le vote de la résolution des Nations unies[4] condamnant l'agression israélienne contre la Tunisie[5].

Il quitte le gouvernement Rachid Sfar, le , remplacé par Hédi Mabrouk, dernier ministre des Affaires étrangères du président Bourguiba. Il est successivement remplacé par Mahmoud Mestiri, Abdelhamid Escheikh, Ismaïl Khelil, Habib Boularès, Habib Ben Yahia, Abderrahim Zouari, Saïd Ben Mustapha, Habib Ben Yahia, Abdelbaki Hermassi, Abdelwahab Abdallah et Kamel Morjane, dernier ministre du président Zine el-Abidine Ben Ali. Ce dernier est reconduit à son poste par Mohamed Ghannouchi dans son second gouvernement, engendrant alors des manifestations à travers le pays demandant le départ de toute personnalité appartenant au Rassemblement constitutionnel démocratique. Le 27 janvier, Morjane démissionne et laisse sa place à Ahmed Ounaies, Mouldi Kefi, Rafik Abdessalem (beau-fils du leader d'Ennahdha, Rached Ghannouchi) puis Othman Jerandi.

ListeModifier

Image Nom Parti Gouvernement Début du mandat Fin du mandat
  Habib Bourguiba Néo-Destour Gouvernement Habib Bourguiba (1)
  Sadok Mokaddem Néo-Destour Gouvernement Habib Bourguiba (2)
  Mongi Slim Néo-Destour
PSD
Gouvernement Habib Bourguiba (2)
  Habib Bourguiba Jr. PSD Gouvernement Habib Bourguiba (2)
Gouvernement Bahi Ladgham
  Mohamed Masmoudi PSD Gouvernement Bahi Ladgham
Gouvernement Hédi Nouira
  Habib Chatti PSD Gouvernement Hédi Nouira
  Mohamed Fitouri PSD Gouvernement Hédi Nouira
  Hassen Belkhodja PSD Gouvernement Hédi Nouira
Gouvernement Mohamed Mzali
  Béji Caïd Essebsi PSD Gouvernement Mohamed Mzali
Gouvernement Rachid Sfar
  Hédi Mabrouk PSD Gouvernement Rachid Sfar
Gouvernement Zine el-Abidine Ben Ali
  Mahmoud Mestiri PSD
RCD
Gouvernement Hédi Baccouche
  Abdelhamid Escheikh RCD Gouvernement Hédi Baccouche
Gouvernement Hamed Karoui
  Ismaïl Khelil RCD Gouvernement Hamed Karoui
  Habib Boularès RCD Gouvernement Hamed Karoui
  Habib Ben Yahia RCD Gouvernement Hamed Karoui
  Abderrahim Zouari RCD Gouvernement Hamed Karoui
  Saïd Ben Mustapha RCD Gouvernement Hamed Karoui
  Habib Ben Yahia RCD Gouvernement Mohamed Ghannouchi (1)
  Abdelbaki Hermassi RCD Gouvernement Mohamed Ghannouchi (1)
  Abdelwahab Abdallah RCD Gouvernement Mohamed Ghannouchi (1)
  Kamel Morjane RCD Gouvernement Mohamed Ghannouchi (1)
Gouvernement Mohamed Ghannouchi (2)
  Ahmed Ounaies Indépendant Gouvernement Mohamed Ghannouchi (2)
  Mouldi Kefi Indépendant Gouvernement Mohamed Ghannouchi (2)
Gouvernement Béji Caïd Essebsi
  Rafik Abdessalem Ennahdha Gouvernement Hamadi Jebali
  Othman Jerandi Indépendant Gouvernement Ali Larayedh
  Mongi Hamdi Indépendant Gouvernement Mehdi Jomaa
  Taïeb Baccouche Nidaa Tounes Gouvernement Habib Essid
  Khemaies Jhinaoui Nidaa Tounes Gouvernement Habib Essid
Gouvernement Youssef Chahed
  Sabri Bachtobji (intérim) Indépendant Gouvernement Youssef Chahed
  Noureddine Erray Indépendant Gouvernement Elyes Fakhfakh en cours

Secrétaires d'ÉtatModifier

RéférencesModifier

Liens externesModifier